Moment jouissif ce soir. Un cadeau du Seigneur. Je marchais d’un bon pas pour me rendre de chez moi (Jardin des plantes) au Sacré-Coeur, pour aller à la confession. Et arrivé à mi-chemin, je vois devant moi un type en polo rouge qui marchait presque aussi vite que moi mais que j’ai dépassé. Et il se trouve que c’est lui qui, après m’avoir reconnu, m’a rattrapé. En fait, par le plus grand des « hasards », il se trouve que c’était le gars catho (cinquantaine, pas homo, mais célibataire) qui me harcelait d’appels téléphoniques ces derniers jours pour avoir des réponses sur mes écrits, et à qui je refusais de répondre parce que je le trouvais bien trop insistant, mais aussi parce qu’il avait voulu il y a quelques mois de cela me forcer à lire Janov. Bref, là, je n’avais pas d’autre choix que de lui adresser la parole et de supporter sa compagnie (pour ce concours de circonstances, lui devait jubiler et être tout content de son coup : depuis le temps qu’il me réclamait une entrevue et qu’il arrivait à me coincer). Et finalement, Dieu a bien fait les choses puisque nous avons eu notre discours à bâtons rompus et avons pu finir sur une réconciliation et une note positive. Mais le plus marrant dans l’histoire, c’est que, pour mériter notre échange, il a été obligé de changer sa direction et de me suivre jusqu’à Montmartre, de tenir la cadence effrénée que j’ai prise. Et comme j’étais contrarié de le rencontrer – j’avoue -, pour lui donner une bonne leçon, j’ai tracé un peu plus vite que je ne l’aurais fait tout seul : je traversais les rues n’importe comment (même aux feux rouges!), je passais limite quand les voitures arrivaient sur nous, je zigzaguais entre les passants, je montais les escaliers de Montmartre d’une traite, le tout sans transpirer… et lui, à côté, tenait le rythme pour avoir son interview exclusive et ne pas en perdre une miette, mais peinait quand même (sans se plaindre), suait à grosses gouttes, tirait la langue, et sur les marches de Montmartre, marchait comme un canard. Une fois arrivés entiers là-haut et à ma vitesse, on n’a pas pu s’empêcher de rigoler ensemble d’avoir eu chacun notre douce vengeance ainsi qu’exactement ce que nous voulions (moi la paix, la ponctualité, la confession ; lui ma présence, mes explications à ses questions ou contre-arguments). Un « Alors ? Heureux ? » tout essoufflés. Si je devais prendre une comparaison, ça faisait un peu penser aux deux amis qui se sont tabassés et qui éclatent de rire en voyant leurs coquards et l’absurdité de leur conflit. Il m’a laissé aller me confesser, même s’il aurait eu encore tout un tas de choses à me dire. Et le pire dans tout ça (mdr), c’est que de cette impitoyabilité dont j’ai fait preuve, je n’ai même pas pensé à me confesser ! 🙂
Archives de catégorie : Je l’ai dit
L’onde de choc
Je vous avais annoncé que l’onde de choc contre l’Église Catholique serait sans commune mesure concernant l’homosexualité qu’avec le célibat des prêtres, l’avortement, l’adultère et même la pédophilie. Ça ne fait que commencer. Les catholiques ont eu bien tort de dévaloriser l’étude de l’homosexualité et de minorer l’homosexualité.
Blague du jour
Blague du jour : figurez-vous que je suis la « star des cathos »! MDR (la réalité = je ne suis plus invité par eux, j’ai été éjecté dès le départ par La Manif Pour Tous et je les dénonce, les évêques et les cardinaux me renient, les maisons d’édition cathos refusent tous mes livres, je n’ai précisément jamais été une star, je ne dénonce pas le « lobby LGBT »)

Les « catholiques » de droite ne sont PAS DU TOUT francs-maçons, allons donc…
La fachosphère et les « catholiques » de droite et d’extrême droite (Le Cercle Aristote et Pierre-Yves Rougeyron, l’Institut Civitas, le cardinal Sarah, le SIEL et Karim Ouchikh, l’UPR et François Asselineau, l’Homme Nouveau, l’Académia Christiana, L’Incorrect de Jacques de Guillebon, etc.) ne sont PAS DU TOUT francs-maçons. Allons donc… Où allez-vous chercher tout ça… La Franc-Maçonnerie, ça ne peut être que la gauche et les athées anticléricaux, voyons !




N.B. 1 : Je rappelle, pour ceux qui ne savent pas détecter les francs-maçons « cathos », que leur discours repose sur les trois champs lexicaux de la Franc-Maçonnerie actuelle (lumière-tissu + architecture + humanisme intégral) et qu’ils y rajoutent un messianisme christocentré et un millénarisme transformant Jésus en puissance, en force lumineuse, en racines, en conquête, en croisade identitaire, en culture à transmettre, en patrimoine civilisationnel traditionaliste à rebâtir, en groupe armé des armes humaines, en géniteurs voués prioritairement au mariage procréatif ou au célibat consacré ascétique et abnégationiste.
N.B. 2 : Il est étonnant de voir partout dans le monde un engouement euphorique pour le cardinal Sarah de la part des traditionalistes catholiques. En particulier dans le continent latino. Et je me dis : celui qu’on veut faire roi – même ecclésial – ou qui suscite massivement chez les autres ce genre d’envie carriériste, n’est absolument pas net et est carriériste lui-même (sauf qu’il attend que ce soit ses fans qui l’érigent sur son trône de gloire humaine plutôt que ça vienne de lui, pour que son coup d’État paraisse humble et désintéressé).


N.B. 3 : J’ai été bien inspiré de couper le lien « amical » avec le psychanalyste Vincent Rouyer, car je viens de visiter son Facebook, et c’est devenu un nid à bobos fachos (mépris et grogne systématiques contre le Pape François, rejet des migrants, soutien ambigu de la peine de mort, anti-gauchisme arbitraire, adulation du cardinal Sarah, extrême droite non assumée, traditionalisme obsessionnel, etc.).
Retour du Festival Welcome to Paradise à Hautecombe du 7 au 8 août 2018
Le Festival « Welcome to Paradise » à l’Abbaye d’Hautecombe – pas loin d’Annecy – prend fin pour moi. Et la bonne nouvelle, c’est que j’y ai trouvé la Paix de Jésus.
Je me faisais d’ailleurs la réflexion ce matin, par rapport à mes frères homos cathos qui sont en « couple » homo, qu’à force de ne pas nourrir notre foi par des retraites ou des pèlerinages ou des temps forts comme celui-ci, notre cœur s’attiédit, se fatigue, et finit par s’installer – par résignation et éloignement progressif de Jésus et de la communauté de croyants – dans le péché, la tristesse et la pratique homo. Ce passage à Hautecombe a été une bonne piqûre de rappel, et surtout un lieu où reprendre des forces pour la continence homosexuelle.
J’y allais sans cœur, en me disant que ce serait la dernière conférence. Mais Hautecombe est un lieu spécial, où l’Esprit Saint souffle et régénère les forces. Et je dois reconnaître que, même si le Chemin Neuf peut avoir ses côtés bobos (volonté de paraître « cool » et branché) – comparé à la communauté de l’Emmanuel qui est carrément bourgeoise –, il garde une vraie pauvreté et est indéniablement nourri par un œcuménisme (dans le sens noble du terme) qui le transforme de l’intérieur et le rend authentique. J’y ai trouvé des prêtres doux (pas mielleux) et solides. J’ai aussi rencontré pas mal de personnes homos (au moins 3, qui m’ont fait leur coming out, + une personne transsexuelle), et mon workshop (atelier) a fait le plein (il y avait sans doute plus de 200 personnes, de surcroît très réceptives). J’ai pu dire combien nous, personnes homos, n’étions pas accueillies dans l’Église, étions mal accompagnées, étions méprisées, déconsidérées, ou faisions peur. J’ai parlé aussi des limites intellectuelles du discours de l’Église sur l’homosexualité, sans pour autant désavouer sa justesse et son bien-fondé surnaturel (Jésus). J’ai pu dire aussi mes combats intimes, mes rencontres concrètes avec Jésus, mes interrogations par rapport aux « couples » homos qui m’entouraient et par rapport à Jérémy (sans diaboliser les unions homos, sans relativiser la gravité de la pratique homo non plus, sans renoncer à défendre la prévalence de la continence). Et puis le texte du jour (Jérémie 30, 1-2. 12-15. 18-22, justement !) du mardi 7 août m’a confirmé que dans ma Croix de la continence et de l’homosexualité, Jérémy était là, très présent : « Lecture du livre du prophète Jérémie : Parole du Seigneur adressée à Jérémie : ‘Sion, incurable est ta blessure, et profonde, ta plaie. Pas de remède pour la cicatriser. Oui, comme un ennemi je t’ai blessée. Ta peine est incurable. Sur la masse de tes fautes, tes péchés n’ont cessé de s’accroître : c’est pourquoi je t’ai infligé cela’. Ainsi parle le Seigneur : ‘Voici que je vais restaurer les tentes de Jacob, pour ses demeures j’aurai de la compassion ; la ville sera rebâtie sur ses ruines, la citadelle sera rétablie en sa juste place. Les actions de grâce en jailliront avec des cris de joie. Bien loin de diminuer ses fils, je les multiplierai ; bien loin de les abaisser, je les glorifierai. Ils seront comme autrefois. Vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu’. »
Je reviens à Paris cette nuit. Je vais commencer à accélérer le rythme de rédaction de mon livre sur Joséphine ange-gardien. Priez pour moi si vous le voulez.
Saintes paroles du Pape François sur la honte
Saintes paroles du Pape François hier à Santa Marta, et son éloge du sentiment de honte :
« La confession est une rencontre avec Jésus, mais avec le Jésus qui nous attend, qui nous attend tels que nous sommes. ‘Seigneur, regarde: moi, je suis comme ça. J’ai honte de dire la vérité : j’ai fait ça, j’ai pensé ça.’ Mais la honte est une véritable vertu chrétienne et humaine… la capacité d’avoir honte. Je ne sais pas si en italien ça se dit, mais par chez nous, à ceux qui ne peuvent pas avoir honte, on les appelle les ‘sans-honte’. Untel est un ‘sans-honte’ parce qu’il n’a pas la capacité d’avoir honte, et ressentir de la honte est une vertu de l’humble, de l’homme et de la femme qui sont humbles. »
Tellement d’accord !
Santas palabras del Papa Francisco ayer en Santa Marta, sobre el sentimiento de culpa y de verguënza :
« La confesión es un encuentro con Jesús, pero con el Jesús que nos espera, que nos espera como somos. ‘Pero Señor, mira yo soy así… me avergüenza decir la verdad: He hecho esto, he pensado esto’. Pero la vergüenza es una verdadera virtud cristiana y también humana… la capacidad de avergonzarse: yo no se si en italiano se dice así, pero en nuestra tierra a aquellos que no pueden avergonzarse se les llama ‘sinvergüenzas’: esto es un ‘sin vergüenza’, porque no tiene la capacidad de avergonzarse y avergonzarse es una virtud del humilde, del hombre y de la mujer que son humildes. »
Comment reconnaîtra-t-on les faux prophètes d’aujourd’hui ?
Comment reconnaîtra-t-on parmi les catholiques les faux prophètes d’aujourd’hui ? C’est assez simple : ces pharisiens aduleront le cardinal Sarah et ils ne sauront même pas vous dire pourquoi.
On a l’air de quoi ?
Le p’tit couple de gays quadras-quinquas adorables vivant depuis 10-15 ans dans votre immeuble ou dans votre quartier, qui a l’air constitué de deux « gentils » veillant l’un sur l’autre et faisant de jolis voyages autour du monde, qui sont chéris voire préférés de leurs neveux et des enfants ou des amis, qu’est-ce que nous, les catholiques, allons les faire chier en leur disant qu’ils ne sont pas en règle, pas heureux, qu’il faut qu’ils se séparent, que leur âme est en grand danger, que leur couple est un péché grave, franchement ? Nous avons l’air de quoi ? Je nous pose la question.
Amitié sacrée
Je savoure ces soirées ou pique-niques à Paris où des amis que j’ai réunis alors qu’ils ne se connaissaient pas s’entendent tellement bien qu’ils pourraient se passer de ma présence. C’est une grande joie et satisfaction.
Notre groupe de 10 personnes devait être avenant, vu qu’un SDF quinquagénaire est venu s’incruster chez nous. Imbibé d’alcool, il a d’emblée commencer par nous parler d’exorcisme. Je lui ai sorti le médaillon de saint Antoine de Padoue que je porte au cou, et il l’a spontanément embrassé. Il m’a révélé qu’il était homosexuel (j’avais déjà entendu qu’il y aurait beaucoup plus d’homosexualité chez les gens de la rue qu’on ne l’imagine) et les marques d’une agression homophobe par un ancien camarade SDF, qu’il portait au dos. Il s’est fait frapper par lui à la colonne vertébrale, par derrière, à coups de pieds. Et il m’a parlé de vengeance, et de son projet de tuer son agresseur. Je l’ai menacé durement de ne pas le faire (car sinon, gare au Salut de son âme) : il a pleuré à chaudes larmes au moment où nous avons parlé de Jésus, d’homosexualité et de pardon (instant de grâce : ça perlait tout seul)… même si, à d’autres moments, il reprenait son rôle de pirate-vengeur, bourré, violent et fou, son côté peau-de-colle. Sous le blouson en cuir noir très macho, il portait un lingerie féminine sur le haut du corps; et par-dessus son pantalon, une robe longue de femme, qu’il a fini par dérouler. Il se disait « bisexuel ». Il vit en foyer où il est connu par ses camarades pour ça, et se fait rejeter. C’était la première fois de ma vie que je tombais sur un SDF-travelo en chair et en os (cf. suite).
Joséphine est la Bête
Je viens de découvrir l’un des 3 seuls épisodes de Joséphine ange-gardien (intitulé « T’es Ki Toi ? ») qu’il me restait à voir. Il était particulièrement mauvais. Mais je suis quand même vraiment content pour une grosse confirmation qu’il m’a offerte et qui colle avec mes conclusions : Joséphine est la Bête (ou au moins l’image de la Bête technologique luciférienne). En effet, dans l’intrigue, Mélanie, l’héroïne dyslexique de 17 ans, se crée un faux profil Facebook, avec pour prénom « Lucy », pour nom de famille d’emprunt celui de Joséphine (« Delamarre »), pour avatar la photo de la tête d’un jaguar, tout cela sur la base d’une citation spiritiste de Victor Hugo (Vive la Franc-Maçonnerie!). Que demande le Peuple ? ^^




