Archives de catégorie : Phil de l’Araignée

Série Demain nous appartient sur TF1 : l’hymne apocalyptique à la sororité

Betty et Jessica, amies pour la vie

J’aime beaucoup regarder la saga « Demain nous appartient » sur TF1. Non seulement parce qu’il y a Lorie (hihi : moi j’ai besoin d’amour, des bisous, des câlins tous les jours), mais parce qu’en plus, cette série m’offre sur un plateau un miroir social et une boule de cristal parfaits pour paaufiner les dernières finitions de mon prochain livre sur l’Apocalypse : intrigue sur fond d’empoisonnement aux pesticides ressemblant à un mystérieux virus (chapitre sur le fléau viral*), discrédit du mariage homme-femme aimant et de la famille (les liens du sang seraient moins forts que les liens sentimentaux), célébration de l’homosexualité (les personnages homos sont les confidents qui donnent les meilleurs conseils), sacralisation bobo de la maternité (rien ne serait plus indestructible – et plus toxique ! – que l’attachement d’une mère), total mépris du pardon (les personnages qui doivent pardonner ne le font jamais), féminisme exacerbé (culminant avec le concept incestuel de la SORORITÉ : les sœurs, en gros, c’est Dieu… comme dans « La Reine des Neiges » : Ana et Chloé, Yasmine et sa cousine Soraya, Sandrine et Victoire, Jessica et Betty), mépris des hommes et des pères en général, ésotérisation des neuro-sciences (célébration de l’inconscient humain, de l’intuition féminine, de l’hypnose, de la mémoire enfouie…), diabolisation de l’État et des chefs, etc. Parfait pour cette Fin des Temps ! J’ai tout un chapitre dédié à l’inceste comme signe des Temps maximal.
 

Puisqu’on vous dit que Sandrine (la voyante lesbienne) a tout compris de sa soeur Victoire, et finalement de tous !


 

Ana et Chloé, le « couple-phare » de la série


 

Yasmine et sa cousine Soraya qui la pousse à l’homosexualité


 
 
 

* Dans l’épisode d’aujourd’hui (27), ils ont traité des chimères (ces animaux-médicaments), et ont cité les porcs pour les greffes de rein. Mais bien évidemment, ils ne les ont pas appelées par leur nom: ils ont dit « les nouveaux protocoles »…

La série des Cars de Disney-Pixar : le déroulé précis du programme du Gouvernement Mondial antéchristique


 

Vous allez peut-être trouver que je vois de la Franc-Maçonnerie partout, mais je m’en fous. En me tapant hier les deux dessins animés Disney-Pixar « Cars » sur M6 hier soir (que je n’avais jamais vus), j’ai trouvé qu’ils étaient bourrés de messages francs-maçons : le « devenir lumière » comme un éclair, le « devenir machine humanisée », le « devenir angélique », la toute-puissance de la volonté individuelle et la demande de changement pour les autres et pas pour soi-même, les triangles, les V partout, la promotion de l’hyper-technologie maquillée d’écologie, l’apparition de l’Antéchrist dans « Cars 2 » en forme de V, les « célébrations » d’une loge dans un salon italien rempli de pyramides, l’invasion de la puce électronique avec ses caméras cérébrales, ses ondes et ses drones, etc. Je ne rêve pas, même si je suis le seul à le voir et à le dénoncer.
 

La phrase que j’ai préférée, c’est celle de « Cars 1 » où Mack, la remorque, a clairement fait une référence voilée à la figure maçonnique très connue du Grand Architecte de l’Univers : « Loué soit le Grand Constructeur ! »
 

Cars 2 autour du professeur nazi Zundapp


 

Je crois que rien n’est anodin, même quand c’est habillé de film d’animation jeunesse pour toute la famille. Si on suit le déroulé idéologique de la série des « Cars », on peut y entrevoir tout le programme des ténèbres : « Cars 1 » (2006) représentait le stade bobo de l’Humanité (sur fond de problématique national rat des villes/rat des champs, choc culturel national entre modernité et tradition) ; « Cars 2 » (2011) représentait le stade transhumaniste de l’Humanité (sur fond de contre-espionnage mondialiste, de Guerre internationale entre les Nazis et les Progressistes, de puce électronique, et de défense des « énergies alternatives ») ; « Cars 3 », qui vient de sortir au cinéma (2017), pourrait bien représenter le stade eschatologique de l’Humanité (sur fond de guerre surnaturelle entre les forces du Bien et les forces du mal, de conflit entre la terre et les forces célestes, et de Nouvelle Religion mondiale : déjà, les affiches avec leur V et leur W mettent le film sous les hospices de l’Antéchrist, et la bande-annonce exprime un refus des limites humaines et divines). Comme je ne pourrai pas aller voir le n°3 tout de suite, je confie l’interprétation à ceux d’entre vous qui aiment penser et qui iront au cinéma.
 

Enfin, pour terminer, je voudrais retenir votre attention sur la prolifération actuelle des courts-métrages promotionnant l’amour énergétique (les instincts, les passions et les pulsions – par essence non-libres – présentés comme des rêves à réaliser à tout prix), et donc l’« amour » homosexuel ou asexué (pas le pardon, évidemment, puisque ça demanderait un effort et un renoncement à soi et à sa petite volonté). Il y en a deux qui tournent beaucoup en ce moment sur les réseaux sociaux. Le premier, c’est « In a Heartbeat » de Beth David et Esteban Bravo, qui présente l’amour comme une émoticône incontrôlable. Le second, c’est « Le Feu de l’Amour : Extinguished » d’Ashley Anderson et Jacob Mann. Concernant ce dernier, c’est drôle comme, inconsciemment, ses réalisateurs ont présenté l’« amour » homo comme un acte satanique cornu, dans la bande-annonce.
 

 

Mes frères cathos homos, vous n’êtes pas au rendez-vous


 

Chers frères cathos homos,
 

C’est rare que je m’adresse directement à vous comme ça. Par le passé, j’ai fait preuve de plus de patience et de longanimité. Sous prétexte que notre situation, surtout en tant que personnes homos ET cathos, n’est objectivement pas confortable. Mais je crois qu’en vous ménageant et en me satisfaisant des timides avancées, je ne nous rends pas service. Et comme la situation s’envenime mondialement et ecclésialement, et qu’en plus je ne me fais toujours pas entendre, je me vois obligé de « durcir » le ton.
 

Reconnaissez-le : vous n’êtes pas au rendez-vous de la sainteté à laquelle, nous, personnes homosexuelles continentes, devrions tendre. Et en plus, quand je dis ça, je ne parle même pas d’un rendez-vous que j’aurais moi-même fixé. Non. C’est le rendez-vous de Jésus, dont je me serais personnellement bien passé… mais j’ai eu à peine le choix : c’est Lui qui nous choisis et nous convoque, qui vient nous chercher. Et pour une mission aussi ingrate et incomprise que celle-là, franchement, heureusement que je n’ai pas su à l’avance ce que ça impliquait !
 

Vous me vantez les valeurs de discrétion, de prudence, vous vous targuez d’avoir mis votre homosexualité de côté, d’avoir « changé », d’avoir « géré », de « stabiliser la bête », parfois même d’avoir « guéri », d’être un « ex-gay », d’avoir « construit votre vie avec le Seigneur », d’avoir « oublié » à certain moment votre tendance dans le mariage ou le sacerdoce. Mais au fond vous refoulez. Au fond, vous n’exploitez pas cette homosexualité qui demeure en vous. Vous ne comprenez pas la dimension mondiale, apostolique, positive et joyeuse de l’homosexualité. Vous me suivez en cachette ou de loin, vous êtes contents (ou énervés !) que j’existe. Mais vous ne connaissez pas la vue magnifique des sommets dont je vous parle. Parfois, vous aimeriez bien m’aider, faire un petit bout de chemin avec moi. Un enthousiasme soudain, et une prise de conscience furtive (comme un flash) de la grandeur de l’apostolat de l’homosexualité vous traversent. Mais très vite, égoïstement et lâchement, vous revenez à votre quotidien, votre travail, votre façade sociale, votre sécurité, votre ministère de prêtre ou de séminariste, votre réputation, votre engagement dans le mariage, vos petites préoccupations, votre quête de respectabilité, votre matérialisme, vos thérapies réparatives et votre laïus romantique sur votre amitié (souvent fantasmée) avec Jésus. Vous dénigrez et relativisez votre homosexualité, vous vous trouvez mille excuses pour continuer votre vie comme avant et ne pas faire le grand saut. Vous me laissez me battre tout seul devant les journalistes, sur les réseaux sociaux, devant les caméras (qui elles-mêmes me fuient), devant les évêques, sur le front des communautés chrétiennes. Vous vous croyez mes supporters et mes amis. Mais vous ne l’êtes pas. En vrai, vous me laissez tomber. Mon vrai ami, c’est celui ou celle qui se bat concrètement avec moi sur le champ de bataille, celui qui a tout risqué et qui n’a pas honte de son homosexualité, qui connaît la puissance que la continence homosexuelle lui donne, qui n’a pas honte de moi, qui a compris que c’était drôle et profond l’homosexualité. À ce jour, je n’ai pas un seul partenaire catho homo continent qui ait fait le pas d’être public, qui joue le Jeu de l’apostolat public de la continence homo. Pas un seul. Il n’y a que Giorgio Ponte en Italie. C’est tout. Sinon, je suis vraiment tout seul. Nous sommes complètement isolés, nous les témoins homos continents. Nous jouons tout seuls dans un coin de notre immense cour. La fraternité de saints homos n’existe pas et n’est pas prête d’exister, quoi qu’en diront les organisateurs du parcours « Homosexualité » de Paray-le-Monial cette année consacré à la « sainteté ». Car il n’y a pas de sainteté sans martyre. Et martyre, ça veut dire témoignage PUBLIC. Pas « sacrifice » (Mt 12, 7) ni « groupe de convivialité privé ».
 

J’ai rencontré bien des flippés chez les « cathos pédés ». Pour les plus courageux d’entre vous, vous donnez tout au plus votre prénom et témoignage en circuit fermé, mais jamais votre nom (ou alors quand vous le donnez entier, c’est pour justifier la pratique homo comme de l’amour, ou à l’extrême inverse pour justifier l’homosexualité comme une irréalité). Vous vous planquez tous. Vous ne comprenez pas ce que je vis. Vous n’avez même pas bossé le sujet. Vous arrivez en touristes, les mains dans les poches, avec votre petite expérience existentielle à raconter (et rien d’autre : allez-vous repasser le disque de votre enfance en boucle ?), et avec votre mépris du « lobby gay ». Pour vous, l’homosexualité n’est pas un thème qui mérite d’être approfondi et abordé, sous prétexte que – et c’est vrai en plus – l’homosexualité n’est ni une identité, ni nous, ni de l’amour, ni notre raison de vivre. Vous n’avez pas compris la caverne d’Ali Baba qu’est la culture homo, les supers lunettes que notre homosexualité constitue pour comprendre le sens profond de la sexualité et de l’Église. Vous sous-estimez l’homosexualité. Vous la voyez comme une honte, une banalité, une infirmité, un danger, un détail de votre vie. Vous ne réalisez pas la liberté que procure la Vérité éclairée par l’homosexualité, la joie que donne l’explication publique de l’homosexualité, la force du don entier de sa personne (y compris avec cette dimension homo parfois prégnante en soi). Le pire, c’est que j’en ai vus, des mecs homos cathos qui avaient toutes les qualités requises pour être des supers compagnons de cordée et de combat dans l’apostolat de l’homosexualité, des supers évangelisateurs mais qui finalement me lâchaient en route, me disaient « Non, je peux pas te suivre. C’est trop haut et dangereux pour moi. J’ai pas la carrure. Je ne peux pas montrer plus haut avec toi » Je rencontre quelques graines de saints homos potentiels. Je les vois de mes propres yeux! Je connais parfois leurs plus intimes secrets. Et à peine commencent-ils à deviner cette bombe atomique qu’est l’homosexualité continente dans leur vie, pour le monde, pour l’Église, qu’ils me sortent, tout confus pour moi et tout déçus d’eux-mêmes : « Désolé. Je peux pas. Bats-toi tout seul. Et encore bravo. » C’est terriblement frustrant. La grande joie de la communion des saints cède systématiquement la place à l’immense déception du « J’aime beaucoup ce que tu fais ; je devrais le faire avec toi… mais non », la déclaration gênée du forfait. Vous m’avez bien eu. Je vis mille belles rencontres… et aussi mille abandons dans le même temps ! J’entrevois des trésors cachés indéniables, et pourtant vous, mes faux frères, me renvoyez sans cesse à mon incroyable isolement. Je serai donc toujours tout seul à me battre? Toujours entouré de lâcheté et de peur? Toujours regardé avec une admiration et une honte mêlées? Toujours méchamment soutenu ? Mon apostolat n’aura été pour l’instant qu’une succession d’abandons, de trahisons, de faux soutiens, d’incompréhensions, de jalousies, de mirages de fraternité, de mauvaise foi, d’amitiés fuyantes. Un vrai désert. Je ne savais pas que le nom choisi pour mon blog serait si malheureusement concret et prédestiné ! Vous, les cathos homos planqués, vous n’êtes pas mes amis. En théorie, nous aimerions l’être. Nous le sommes par petites touches. Dans le secret des mails, des discussions Skype, des balades en tête à tête. Mais vous êtes davantage des admirateurs spectateurs que des amis. Vous consommez de temps en temps du Philippe Ariño plus que vous ne me nourrissez. Vous avez peur – en me soutenant d’un peu trop près – de vous griller vous-mêmes et de perdre vos connaissances, votre job, votre place dans la communauté chrétienne. L’amitié que vous me proposez est majoritairement en carton, est une schizophrénie.
 

Un groupe de saints homos : désolé mais je n’y crois plus. Je pourrais jouer sempiternellement la comédie de l’esprit fraternel rassembleur rainbow catho, comme je l’ai déjà fait et comme je continuerai de le faire. Quelque part, dans un coin de mon cœur, j’en ai toujours envie car je crois aux miracles. Et j’ai souvent exprimé le désir de l’existence d’une fraternité sainte, d’une communauté de warriors homos ; et en plus, je ne peux pas en vouloir à certains d’être stratèges, de rester fidèles à leurs engagements, de ne pas avoir ma folie, et d’avoir déjà le petit courage d’être abstinents (cf. questions 242 et 243). On ne peut forcer personne à l’héroïsme. C’est éminemment personnel et libre, la continence. Mais je ne peux néanmoins pas mentir sur la situation objective en l’état actuel des choses : la communauté de saints homos, on en est très loin, elle ressemble à une utopie (le groupe Courage est d’ailleurs un bien pâle essai raté), et comme dirait Mylène Farmer, force est de reconnaître qu’il y a « un précipice » entre ma situation et la vôtre. Donner son nom publiquement, c’est un saut immense que personne n’a fait sauf moi. On ne joue radicalement pas dans la même cour. Vous, que risquez-vous à venir à Courage? Rien. Que risquez-vous à venir m’écouter? Rien. Que risquez-vous à vous inscrire au parcours « Homosexualité » de Courage : rien. Que risquez-vous, même, à raconter votre vie « en tant qu’homo et catho (et continent) » sous un chapiteau de Paray-le-Monial ? Rien. C’est pour ça que je ne pouvais pas rester dans ce mouvement. M’inviter à participer à cette semi mascarade, c’est comme faire connaître à un cachalot qui a goûté à la grandeur des océans la « joie » d’un poisson rouge dans un bocal exigu. Même si on lui dit qu’il n’y sera pas seul. C’est me forcer à rentrer dans du 6 ans. En revanche, qui oserait devant tout le monde se lever et me rejoindre à la tribune ou sur les plateaux télé, tout quitter (son travail, sa famille, son ministère sacerdotal, ses amis, sa santé, sa sécurité matérielle, etc.) ? Personne.
 

Vous me parlez de prudence. Vous jouez les hommes mariés discrets, les parfaits curés, les célibataires intégrés, les homos réconciliés, les miraculés, les écoutants apaisés, les amis. Mais au fond, vous êtes restés dans l’arrière-cour. Vous rentrez parfois dans le rôle de chantres de la chasteté. Mais de la continence, vous ne connaissez rien car sans l’apostolat public (qui est la chair même de la continence), vous n’expérimenterez que l’abstinence. Vous êtes toujours d’accord avec moi mais seulement en privé. Devant les autres, vous ne m’assumez pas. Objectivement, vous ne m’aidez pas. Et sur ce coup-là, je trouve que vous abusez. Parce que je ne fais rien et ne dis rien d’extraordinaire : je tombe parfois, comme vous; et je ne fais juste que défendre et essayer de vivre ce que nous demande notre Église et que vous devriez défendre vous aussi : pas de quoi me regarder comme un héros, un modèle inaccessible, un grossier personnage ou un extraterrestre excessif et fondamentaliste! Objectivement, vous n’êtes pas là. Vous restez bien au chaud dans votre placard. Je comprends. Mais ça reste en dessous de ce que nous sommes appelés à vivre. Et surtout, c’est insatisfaisant pour vous, c’est une aide énorme en moins pour vivre la continence (car l’apostolat booste la continence, individuellement parlant), un gâchis monumental pour le monde. Je me devais de vous le dire.

Réagir à la vague pro-homosexualité (Interview péruvienne)


 

1. L’enseignement de l’Église est-il homophobe ? D’après ton expérience et ton travail, l’Église haït-elle ou discrimine-t-elle les homos ?

L’Église Catholique ne se trompe pas dans ce qu’Elle dit, y compris sur le péché mortel. Et Elle n’a jamais été homophobe. Elle déteste le péché et aime le pécheur ou les personnes qui portent un signe de péché. Et l’attraction homosexuelle ne semble pas être un choix, et est un signe de péché. C’est une peur. Pas une maladie. Mais une peur de la différence des sexes. Toute personne homo a eu peur de ne pas être un « vrai homme » ou une « vraie femme ». Et l’Église catholique ne peut pas défendre une peur.

Ceci dit, pour parler en Vérité, la grande majorité des gens d’Eglise est homophobe. Ils ont peur de l’homosexualité. Les mouvements pro-Vie ne parlent que de l’enfant, et ne dénoncent ni l’Union Civile ni l’hétérosexualité. Et les rares fois où ils sollicitent les personnes homosexuelles, y compris celles qui ne justifient pas la pratique homo et vivent ce que demande l’Église, ils nous utilisent pour diaboliser la pseudo « dictature gay ». Ils ne nous invitent jamais et censurent notre témoignage, alors qu’il est le plus puissant. Les premiers persécuteurs des personnes homos, c’est triste à dire mais ce sont les fondamentalistes pro-Vie comme La Manif Pour Tous ou Hazte Oír. Ils sont là honte de l’Église Catholique.
 

2. Le mois des Gay Pride vient de passer, avec des annonces Facebook et tout. Mais crois-tu que le style de vie qu’adoptent les gays éloignés de Dieu puisse être célébré ?

D’abord la Gay Pride n’est pas le « style de vie gay ». C’est juste un carnaval, une certaine image de l’homosexualité qu’il convient d’écouter et d’analyser. Bien souvent, nous, catholiques, réagissons, nous nous indignons, pour ne pas réfléchir, pour ne pas parler de l’homosexualité ni des personnes. Le problème de l’homosexualité, ce n’est pas son image médiatique ni la Gay Pride : c’est la pratique homo. Je fais partie du lobby gay et mes amis aussi. Je vous demande de nous aimer.
 

3. Je te pose une question que tu abordes dans ton livre L’Homosexualité en Vérité ?, avec la cruauté de l’interview brève : si tu es croyant et homo, quoi faire ? Existe-il un chemin ?

Oui. Le chemin, c’est Jésus et Marie. Concrètement, c’est l’annonce de la Vérité par un apostolat mondial de l’homosexualité. Nous, personnes homos continentes, ne devons pas être écoutées simplement par misérabilisme ou devoir moral, « parce que nous en aurions besoin », « parce qu’il faudrait nous accompagner ». Non. Nous sommes les gardiens des sacrements les plus importants de l’Église (Mariage, Eucharistie, Confession, et surtout Sacerdoce), nous sommes les meilleurs boucliers humains de l’Église parce que la persécution anticléricale repose principalement sur l’homosexualité.

Et nous avons le pouvoir de combattre l’hétérosexualité (appelé aussi diversité ou égalité), qui est notre ennemi numéro 1, qui est le pilier idéologique de la Franc-Maçonnerie, et que la grande majorité des catholiques défendent. L’hétérosexualité, écoutez-moi bien, est le diable déguisé en différences des sexes. Toutes les lois pro-gays passent au nom de l’hétérosexualité. Alors que l’Église n’a jamais défendu l’hétérosexualité. J’appelle donc toutes les personnes homos qui m’écoutent et qui aiment Jésus à se lever pour défendre leur Église. C’est maintenant ou jamais.

Reaccionar frente a la oleada pro-homosexualidad (Entrevista peruana)


 

1. ¿La enseñanza de la Iglesia es homofóbica? ¿En tu experiencia y trabajo, la Iglesia odia o discrimina a los homosexuales?

La Iglesia Católica no se equivoca en lo que dice, incluso sobre el pecado mortal. Y nunca ha sido homófoba. Ella odia el pecado y ama al pecador o a las personas que llevan un signo de pecado. Y la atracción homosexual no parece ser una opción, y es un signo de pecado. Es un miedo. No una enfermedad. Es el miedo a la diferencia sexual. Cualquier persona homo ha tenido miedo de no ser un « verdadero hombre » o una « verdadera mujer ». Y la Iglesia Católica no puede defender el miedo.

Ahora bien, a decir la verdad, la gran mayoría de la personas de Iglesia son homófobas. Tienen miedo de la homosexualidad. Los movimientos pro-Vida sólo hablan del niño, y no denuncian ni la Unión Civil ni la heterosexualidad. Y las pocas veces que solicitan a las personas homosexuales, incluyendo aquellas que no justifican la práctica homo y que viven lo que pide la Iglesia, nos utilizan para demonizar la seudo « dictadura gay ». Ellos nunca nos invitan. Nos censuran, mientras que nuestro testimonio es el más poderoso. Los primeros perseguidores de las personas homosexuales, siento decirlo, son los fundamentalistas pro-vida como La Manif Pour Tous o Hazte Oír. Son la vergüenza de la Iglesia Católica.
 

2. Acaba de pasar el mes del « Orgullo gay », con íconos de Facebook y todo, pero ¿ crees que el estilo de vida que llevan los gays alejados de Dios se puede celebrar ?

Primero, el Orgullo Gay no es el « estilo de vida homosexual ». Tan sólo es un carnaval, una cierta imagen de la homosexualidad, que se debe considerar y analizar. A menudo, los católicos reaccionan, se indignan, para no pensar, para no hablar de la homosexualidad o de las personas. El problema de la homosexualidad, no es su imagen mediática ni el Orgullo gay : es la práctica homo. Yo formo parte del lobby gay y mis amigos también. Les pido que nos amen.
 

3. Una pregunta que abordas en tu libro La homosexualidad en Verdad, te la hago ahora con la crueldad del tiempo breve: Si eres creyente y homosexual, ¿qué hacer? ¿Existe un camino?

Sí. El camino es Jesús y María. Concretamente, es el anuncio de la Verdad a través de un apostolado mundial de la homosexualidad. Nosotros, personas homos continentes, no debe ser escuchadas simplemente por miserabilismo o deber moral, « porque lo necesitaríamos » o « para que nos acompañarais ». No. Somos los guardianes de los sacramentos más importantes de la Iglesia (Matrimonio, Eucaristía, Confesión, y sobre todo Sacerdocio), somos los mejores escudos humanos de la Iglesia, porque la persecución anticlerical actual se basa principalmente en la homosexualidad.

Y tenemos el poder para luchar contra la heterosexualidad (también llamada diversidad o igualdad), que es nuestro enemigo número 1, que es el pilar ideológico de la masonería, y que la gran mayoría de los católicos defienden. La heterosexualidad, escúchadme, es el diablo disfrazado de diferencias de sexos. Todas las leyes pro-homosexuales se aprueban en nombre de la heterosexualidad. Mientras que la Iglesia nunca ha defendido la heterosexualidad. Por lo tanto, hago un llamamiento a todas las personas homosexuales que me escuchan y que aman a Jesús para defender a nuestra Iglesia. Es ahora o nunca.

Allons-nous être des Barrabas ou des Jésus ?


 

Très intéressante, la personne biblique de Barabbas, pour comprendre notre situation actuelle et ce qui va se passer prochainement. Le choix crucial qui va s’imposer à chacun de nous.
 

Le Barabbas de Zeffirelli, beaucoup plus juste


 

Barabbas se présente lui-même (à l’instar du FN, des jeunes loups dissidents radicaux et altermondialistes, des Poutine ou des Trump, des groupes anti-Système et même des identitaires catholiques style Civitas) comme un « patriote », un rebelle, un résistant contre Rome : « Je ne suis pas un meurtrier. Je suis un patriote » dit-il, magnanime, dans le « Jésus de Nazareth » de Zeffirelli (39’10). Et les Juifs (Peuple de Dieu) vont choisir, face à Ponce Pilate, de sauver pour la Pâque ce zélote (et les Romains, par démagogie, aussi) à la place de l’Agneau désarmé Jésus.
 

Barrabas est un homme qui, bien loin de la caricature de la brute épaisse ricanante dépeinte par Mel Gibson dans « La Passion » (ce film est une honte, au passage), peut apparaître comme un type bien et innocent, qu’on pourrait presque justifier par ses bonnes intentions, qui a sa part d’héroïsme touchant car c’est, d’un point de vue strictement mondain, un idéaliste, un fougueux, un jusque-boutiste, un rebelle millénariste, un stratège cynique, un courageux, un vrai bobo anar d’extrême droite, un « martyr de la Cause » (juive, culturelle, nationaliste, politicienne).
 

Le Barabbas de Mel Gibson


 

Et il est fort possible qu’aujourd’hui, l’ensemble des catholiques, face à ce choix entre Jésus désarmé et leur dieu « Chrétienté » (numérique ou patriotique), choisissent aussi leur Barabbas, la parodie humaine vivante et musclée de Jésus. Bar-Abbas : Fils du Père en hébreu… il singe en effet le Fils… il s’érige libérateur, par les moyens qui ne sont pas ceux du Christ…
 

Moi, personnellement, en ce moment, je me sens comme la Marie-Madeleine impuissante qui s’époumone « en vain » au milieu du brouhaha orchestré par les anti-Système qui marchent finalement pour le Système (55’00).
 

Marie-Madeleine dans le Zeffirelli


 

Je me sens en total décalage avec l’orientation pastorale actuelle de certains évêques et prêtres (Mgr Rey, les prêtres du Padreblog, …). L’impression que Jésus est livré au numérique. L’impression de vivre un cauchemar en direct. Je crois que nous devons être des résistants non-résistants.
 

Entrevista (sin explotar) sobre el WorldPride de Madrid


 

Entrevista que he dado al periodista Juan Bosco Martín Algarra y que hubiera tenido que salir (para el WorldPride de Madrid) :
 

1 – En términos generales, ¿le parece positiva o negativa la celebración del Día del Orgullo gay?
 

Creo que es una falsa pregunta. Nos encierra en la reacción, en vez de llevarnos a la reflexión. Enfocar la cuestión de la homosexualidad sobre el desfile del Orgullo Gay es evitar hablar de la homosexualidad en sí misma. Es sustituir la homosexualidad por su imagen mediática, y finalmente entrar en el juego que se denuncia. La homosexualidad no es el Día del Orgullo Gay. Pero el Día del Orgullo Gay reúne a personas homosexuales, e ilustra muchísimas cosas acerca de la homosexualidad : hacemos mimos de nuestra vida amorosa. A veces hasta representamos nuestro sufrimiento, nuestra insatisfacción amorosa, nuestras violaciones, de manera exagerada y paródica. En lugar de despreciar el evento y de solicitarnos para que nos quejemos, sería mejor que analizarais los mensajes que se emiten allí y escucharais lo que nosotros, las personas homosexuales, tenemos que deciros sobre la sociedad, la sexualidad, el matrimonio mujer-hombre, la política, la Iglesia. Probablemente es el único momento en que podéis oírnos, en que salimos a la calle.
 

2 – Si le parece positiva, ¿cambiaría algo? ¿Por qué? Si no le parece positiva, ¿por qué cree que no debe celebrarse?
 

Ya participé en varias marchas. Es un momento con los amigos, donde cada vez me lo pasé en grande. Hasta bailé en las carrozas. Es igual de agradable que un carnaval. Es una oportunidad para tropezar con mucha gente : me encontré con varios alumnos (era profesor en un instituto). Incluso es algo mejor que un carnaval, ya que hay en aquellos desfiles una convivialidad inédita entre personas homosexuales (¡ es la única vez que no nos ligamos !), hay una mezcla increíble de provocación y de sofisticación que suele ser súper divertida. Nada que ver con la visión de pesadilla o de vulgaridad que nos pintan los adversarios de este acontecimiento. Además, al hacer el Orgullo Gay, nos damos cuenta que las ¾ partes de las carrozas no son visualmente choquantes, y que las imágenes que las teles filman no reflejan la fraternidad y la amistad vividas durante este marcha.
 

3 – ¿Cree que ofrece una buena imagen de las personas homosexuales esa celebración, es decir, que consigue el objetivo de que la sociedad respete más a las personas homosexuales? Explique por qué.
 

Podría soltaros la cantinela gruñona y académica de la mayoría de las personas homosexuales, que no se reconocen en el Orgullo Gay y que encuentran que no da una imagen fiel y respetuosa de ellas. Y muchas personas homofóbas esperan de nosotras, las personas homosexuales, que expresemos su descontento de la homosexualidad y su homofobia en su lugar. Pero eso no me interesa. Esta pregunta incita al odio y quiere crear división entre las personas homosexuales. ¡ Como si esta división no fuera ya lo suficientemente grande ! Yo prefiero decir que la Marcha del Orgullo Gay tendría toda su razón de ser si nosotras, las personas homosexuales, explicáramos nuestra tendencia homosexual y por qué deberíamos oponernos a las leyes que pasan en nuestro nombre. En lugar de escupir al desfile del Orgullo Gay, deberíais amar, como nosotros, a las personas que lo emprenden. La homosexualidad no es principalmente una cuestión de buena o mala imagen. Es una cuestión de personas. Dejad de preguntarnos lo que opinamos del Orgullo gay. ¡ Pedidnos en cambio lo que pensamos de nuestra homosexualidad !

Interview (inexploitée) sur la WorldPride de Madrid


 

Interview que j’ai accordée au journaliste espagnol Juan Bosco Martín Algarra qui aurait dû être publiée (à l’occasion de la World Pride à Madrid) :
 

1 – De manière générale, la célébration du jour de l’orgueil gay vous semble positive ou négative ?
 

Selon moi, c’est une fausse question. Elle nous enferme dans la réaction, au lieu de nous conduire vers la réflexion. Focaliser la question de l’homosexualité sur la Gay Pride, c’est éviter de parler de l’homosexualité en elle-même. C’est remplacer l’homosexualité par son image médiatique, et finalement rentrer dans le jeu qu’on dénonce. L’homosexualité n’est pas la Gay Pride. Mais la Gay Pride réunit des personnes homosexuelles, et dit énormément de choses sur l’homosexualité : nous y mimons notre vie amoureuse. Parfois même nous scénarisons notre souffrance, notre insatisfaction en amour, nos viols, de manière exagérée et parodique. Au lieu de mépriser l’événement et de nous demander de nous plaindre, vous devriez plutôt analyser les messages qui y sont diffusés et écouter ce que nous, personnes homosexuelles, avons à vous dire sur la société, la sexualité, le mariage femme-homme, la politique, l’Église. C’est peut-être le seul moment où vous pouvez nous entendre, où nous sortons dans la rue.
 

2 – Si cette célébration vous paraît positive, est-ce que vous changeriez quelque chose ? Pourquoi ? Si elle vous paraît négative, pourquoi croyez-vous qu’il ne doit pas être célébré ?
 

J’ai déjà fait plusieurs marches. C’est un moment entre amis, où j’ai pris à chaque fois beaucoup de plaisir. J’ai même dansé sur des chars. C’est aussi agréable qu’un carnaval. C’est l’occasion pour y croiser beaucoup de monde : j’y retrouve pas mal de mes élèves. C’est même un peu mieux qu’un simple carnaval car il y a dans les Gay Pride une convivialité inédite entre personnes homosexuelles (c’est le seul moment où nous ne nous draguons pas !), il y a un mélange incroyable de provocation et de sophistication qui est souvent drôlissime. Rien à voir avec la vision d’horreur ou de vulgarité que nous dépeignent les opposants à cet événement. En plus, quand on fait la Gay Pride, on se rend compte que les ¾ des chars ne sont pas choquants visuellement, et que ce que filment les télés n’est pas le reflet de la fraternité et de l’amitié vécues lors de cette marche.
 

3 – Vous croyez que cette fête donne une bonne image des personnes homosexuelles, c’est-à-dire qu’elle contribue à ce que la société respecte davantage les personnes homosexuelles ? Expliquez pourquoi.
 

Je pourrais vous sortir le discours râleur appris de la majorité des personnes homosexuelles, qui ne se reconnaissent pas dans la Gay Pride et qui trouvent qu’elle ne donne pas une image fidèle et respectueuse d’elles. Et beaucoup de personnes homophobes attendent de nous, personnes homosexuelles, que nous exprimions leur mécontentement de l’homosexualité et leur homophobie à leur place. Mais ça ne m’intéresse pas. Cette question incite à la haine et veut créer de la division entre personnes homosexuelles. Comme si cette division n’était pas déjà assez grande ! Je préfère vous dire que les Gay Pride auraient toute leur raison d’être si nous, personnes homos, expliquions notre tendance homosexuelle et les raisons pour lesquelles nous devrions nous opposer aux lois qui passent en notre nom. Au lieu de cracher sur la Gay Pride, vous devriez aimer, comme nous, les personnes qui la font. L’homosexualité n’est pas d’abord une affaire de bonne ou de mauvaise image. Elle est une affaire de personnes. Arrêtez de nous demander ce que nous pensons de la Gay Pride. Demandez-nous plutôt ce que nous pensons de notre homosexualité !

Visite de Poutine à Versailles : un choix anodin de Macron ? Pas du tout : un calendrier et une mise en scène typiquement francs-maçons


 

Le président Emmanuel Macron ne choisit jamais les lieux où il s’expose médiatiquement par hasard (on a pu s’en rendre compte lors de son discours du Louvre). Son agenda est particulièrement franc-maçon. Aujourd’hui, il a choisi de rencontrer le dirigeant russe Vladimir Poutine à Versailles… pile 300 ans après la visite diplomatique du tsar russe Pierre Legrand à Versailles en 1717, année de naissance de la Franc-Maçonnerie moderne. Coïncidence ? Difficile à croire. Même si les mass médias et nos contemporains ne parleront jamais de la grille franc-maçonne que suit Macron, elle est bien là.

Los obispos españoles y la homosexualidad : la Gran Ceguera

Originalmente, este artículo tenía que ser publicado en mi blog de Forum Libertas (crónica « Ariño Cariño »). Ya había escrito anteriormente tres otros artículos (1, 2 y 3) para aquel sitio español, antes de que me censuraran por esta cuarta entrada sobre los obispos españoles. Al parecer, no es de buen tono criticarlos…
 
 
 

La necesidad urgente de formarse

Mons Reig Plà delante de la pantalla Hazte Oír


 

Lo digo con toda la Esperanza y el amor a la Iglesia-Institución que me habitan : al descubrir el discurso sobre la homosexualidad que van llevando muchos obispos españoles en estos últimos años, y sobre todo la última entrevista del cardenal Cañizares del 29 de marzo del 2017, tengo ganas de llorar. Debido a los errores que estos obispos dicen, a todas sus imprecisiones bien intencionadas o incluso provocadoras, a sus no-dichos, pero también a los ataques que han recibido y que caerán próximamente sobre ellos y la Iglesia en nombre de la homosexualidad. Porque sus meteduras de pata o su miedo a nombrar el mal son cuidadosamente registrados y ya tienen consecuencias dramáticas. La cuenta pendiente crece peligrosamente, hasta un punto de incomprensión y de ruptura irreversible.
 

En España, no hay 1 solo cardenal Barbarin (Gargamel para los íntimos)… ¡ sino una docena ! El objetivo de mi artículo no es cargar aún más a los obispos españoles (los hay que son estupendos), sino decirles que es urgente para ellos que se formen seriamente sobre el tema de la homosexualidad, y que paren de pensar que esta cuestión es anexa, mundana, demasiado peligrosa, o al contrario que la dominan perfectamente. El verdadero peligro es precisamente aplazar su tratamiento, o hablar mal de ella creyendo solucionarla rápidamente. El « a como caiga » o lo perentorio, respecto a la homosexualidad, mediática y mundialmente, ya no perdona. No bastan la benevolencia, o la postura miserabilista y compasiva del no-juicio a las personas. El exceso de seguridad tampoco. ¡ Doy la alarma !
 
 

Florilegio de las meteduras de pata episcopales

Las salidas de los obispos en España en relación con la homosexualidad son raras, pero ya más numerosas que en Francia. Y lo menos que se puede decir es que éstas no se distinguen por su sutileza, su clarividencia ni su humildad.
 

En general, los obispos/cardenales caen en los estereotipos homófobos más simplistas : la homosexualidad-enfermedad (mientras que en realidad un miedo o una herida – y la homosexualidad es un miedo – no es una enfermedad), la homosexualidad-ideología (mientras que la palabra « ideología » no significa ni nombra absolutamente nada), la homosexualidad-irrealidad (mientras que la atracción homoerótica no es un mito, sino una realidad y una condición concreta ; y la homosexualidad es un verdadero tema por estudiar), la homosexualidad-transición (mientras que la tendencia homo no es siempre/a menudo pasajera), la homosexualidad antinatural (¡ mientras que la homosexualidad suele traducir un fanatismo por la naturaleza, precisamente !), la homosexualidad-rechazo-de-alteridad (mientras que la homosexualidad activa incluso puede ser una experiencia de alteridades), la homosexualidad-infecundidad (mientras que algunas « parejas » homos hacen bien en su alrededor y no son estériles), la sexualidad-procreación (mientras que la procreación no es la finalidad de todo amor humano, incluso en el matrimonio mujer-hombre), la homosexualidad-fin-de-civilización (la homosexualidad es un síntoma de decadencia civilizacional, ¡ pero se ha de explicar por qué y de arremeter contra la heterosexualidad !), la homosexualidad-especie (mientras que « los homos » y « los heteros » no existen), la homosexualidad-maldad (mientras que las personas que defienden la homosexualidad e incluso que la practican no tienen malas intenciones y están convencidas de hacer el bien), la homosexualidad-homofobia (de ésta, nadie habla, porque todos desprecian por error la palabra « homofobia »), la homosexualidad-violencia (mientras que la práctica homosexual también tiene sus delicias, su ternura, sus beneficios), la homosexualidad-lobby (mientras que dentro del llamado « lobby gay », no hay casi nadie, y se encuentra sobre todo el lobby heterosexual), la homosexualidad-mafia (¡ mientras que las personas homosexuales se huyen entre ellas y no se llevan lo bastante bien como para formar una mafia !), la homosexualidad-zoofilia (mientras que las personas homosexuales son seres humanos), la homosexualidad-peligro-para-la-juventud (mientras que los niños pueden ser correctamente criados por « parejas » homos y no crecer traumatizados), la homosexualidad-tristeza (¡ mientras que las personas homosexuales continentes son, por su extraño apostolado, los escudos humanos de la Iglesia y de los sacramentos, son la alegría de la Iglesia !), la homosexualidad-infierno (mientras que la comunidad homosexual se compone de humanos y algunas veces de amigos)…
 

Numerosos son los obispos que, por exceso de celo o de prudencia, se caen de narices cuando tratan de asumir una postura a propósito de la homosexualidad. Por ejemplo, en 2007, Mons Bernardo Álvarez (obispo de Tenerife) alegó que « el fenómeno de la homosexualidad es algo que perjudica a las personas y a la sociedad » (¿ Ah sí ? y la homosexualidad vivida en la continencia, ¿ qué ?), subrayando que « no es políticamente correcto decir que es una enfermedad de la naturaleza propia del ser humano » y que « debido a la homosexualidad, a la larga pagaremos las consecuencias como las han pagado otras civilizaciones ». ¿ Y qué es de la Buena Nueva por anunciar a las personas homosexuales ?
 

En 2012, Mons Juan Antonio Reig Plà (obispo de Alcalá de Henares) habló de las personas homosexuales como seres « llevados por muchas ideologías » (« ideología »… ¡ la palabra maleta ya ideológica en sí !) e hizo hincapié en que muchos casos de homosexualidad podían ser resueltos « con una terapia adecuada ». En 2015, durante el oficio del Viernes Santo, describió el mundo homosexual como la experiencia homosexual del « infierno » : « Os aseguro que a veces encuentran el infierno. » Este obispo puso en marcha un curso terapeútico para « curar la homosexualidad » (Es posible cambiar) y « hablar de sexualidad como Dios manda ». ¿ Cómo se puede soltar aquellas formulas-bombas sin explicación, sin amor, sin dejar a las personas la impresión de que serían malas, de que no serán rescatadas, de que las quieren cambiar y que no toman en serio su tendencia ?
 

En 2013, Mons Casimiro López Llorente (obispo de Castellón) escribió en una hoja diocesana que las parejas del mismo sexo provocan « el notable aumento de hijos con graves perturbaciones de su personalidad » y « el desarrollo de un clima que termina con frecuencia en la violencia ». ¿ Cómo es posible caricaturizar y pintar en negro la situación así ? Aunque moralmente no se pueda justificar « la homoparentalidad » ni considerar estas estructuras como « familias », es excesivo hacer de los niños criados por « parejas » homosexuales neuróticos y desequilibrados rodeados de violencia.
 

En 2014, Mons Fernando Sebastián Aguilar (obispo de Málaga) afirmó en una entrevista al diario Sur que « la sexualidad tiene una estructura y un fin, que es el de la procreación » y que « señalar a un homosexual una deficiencia no es una ofensa : es una ayuda porque muchos casos de homosexualidad se pueden recuperar y normalizar con un tratamiento adecuado ». ¿ Cómo se puede descartar así a los célibes y a las parejas mujer-hombre « estériles », imponiendo la procreación como único horizonte de la sexualidad ? El mismo Benedicto XVI nos advirtió de los excesos del natalismo : « Aunque la maternidad sea un elemento fundamental de la identidad femenina, no es de ninguna manera una excusa para considerar a la mujer sólo desde la perspectiva de la reproducción biológica. Puede haber al respecto graves exageraciones que exaltan una fecundidad biológica en términos vitalistas y que vienen a menudo acompañadas de un terrible desprecio por la mujer. […] No basta con dar la vida física para engendrar verdaderamente al otro. La maternidad puede encontrar formas de plena realización incluso donde no hay engendramiento físico. » (Joseph Ratzinger, Carta a los obispos de la Iglesia Católica sobre la colaboración del hombre y de la mujer en la Iglesia y en el mundo, 2004)
 

En 2014, Mons Jesús Catalá (obispo de Málaga) hizo, a ejemplo del cardenal Barbarin en Francia, la desafortunada comparación entre el « matrimonio homosexual » y la zoofilia, la poligamaia, la pedofilia e incluso el incesto, además frente a escolares : « La legislación española sobre el matrimonio es la peor del mundo, porque se habla de ‘cónyuge 1’ y ‘cónyuge 2’, que bien podría ser dos hombres, un hombre y un perro o un bebé y un anciano de 70 años. » ¿ No habría manera de limitarse a la violencia de la ley del « matrimonio homosexual » en sí, ya que hay más de lo suficiente por denunciar ? ¿ Para qué se necesita hacer asociaciones inútiles que pueden ser interpretadas como amalgamas ?
 

En 2015, Mons José María Martín de la Torre (obispo de Aguascalientes) definió la homosexualidad como una enfermedad, comparándola entre otras cosas con el sífilis : « Todos estos temas – aborto, matrimonio entre personas del mismo sexo – son enfermedades de la familia contemporánea ; unos más graves que otros, pero es necesario curarlos porque de otra manera la familia perecerá y perecerá la civilización, porque la familia es baluarte. » ¿ Cómo poner en el mismo plano el sífilis y la homosexualidad, o el aborto y el matrimonio homosexual ? Matar a un niño no es lo mismo que dos hombres que se presentan a alcalde. ¿ Y cómo comparar la homosexualidad a una enfermedad, cuando es un miedo a la diferencia sexual ? Qué vergüenza…
 

El cardenal arzobispo de Valencia, Antonio Cañizares, en 2016, cargó contra el « Imperio gay » diciendo que éste armaba una « importante escalada contra la familia ». Acusó también al PP de complicidad con la comunidad gay, de ser « infectado ideológicamente por el lobby LGBT y la ideología de Género ». Una vez más, la retórica del contagio y de la ideología asusta más que nombra y explica. ¿ Dónde están en las enseñanzas de este obispo la pedagogía y la humanización de las personas ?
 

En 2016, Mons López de Andújar (obispo de Getafe), Mons Rico Pavés (obispo auxiliar) y Mons Juan Antonio Reig Plà firmaron una carta pastoral contra la Ley de Transexualidad elaborada por la Comunidad de Madrid (ley que se aprobó finalmente el 17 de marzo de 2017, con la abstención del Partido Popular), denunciando « la sumisión de las personas a un poder totalitario ». « Totalitario »… es una palabra que condena sin ninguna explicación.
 
 

La simulación de mea culpa… para luego justificar un endurecimiento autoritario : el caso Cañizares

 

Los peores no son tanto los obispos directos o silenciosamente prudentes. Son los que fingen golpearse el pecho o la compasión… para luego arremeterse aún más fuerte contra las personas homosexuales. Al principio, se deshacen en disculpas. Por los errores del pasado. Por las mujeres. Por la pedofilia. Y ahora por la homosexualidad. ¿ Y qué ? Pedir perdón, me parece bien, es muy hermoso si está relacionado con la Verdad-Caridad. ¿ Pero qué sentido tiene si no se solicita el perdón por las buenas razones, sino que estas disculpas se formulan solamente para guardar las apariencias, por conveniencia o por cobardía para ganarse el silencio y la paciencia de sus agresores sirviéndoles el discurso que esperan sin responder verdaderamente a sus preguntas ? ¿ De qué sirve la contrición si es una coartada para no hablar de homosexualidad o para no enunciar la propuesta de felicidad que la Iglesia ofrece a las personas homosexuales ? ¿ si se trata de una excusa para luego justificar una respuesta intransigente ?
 

La mejor prueba de este giro hipócrita, es la actitud del cardenal Cañizares, vicepresidente de la Conferencia Episcopal Española vicepresidente de la Conferencia Episcopal Española, es decir el jefe de los obispos de España. En primer lugar, nos pega la estrofa del penitente… seguido de cerca por la estrofa no menos teatral de la franqueza, de la Verdad seca, de la obstinación orgullosa. Finjir bajar la guardia para a continuación darse el derecho a jugar más duro, ¡ eso sí que sabe hacerlo ! Valerse de un lenguaje sin concesión y « positivamente intransigente », « necesariamente duro » (porque según él, la Verdad debe lastimar, contraatacar), ¡ eso también lo sabe hacer ! Y, al final, en nombre de la lucha contra la « ideología », acaba por ser tan ideológo como sus oponentes y por usar conceptos igual de vagos o maniqueos : « ideología », « dictadura », « enfermedad », « fenómeno », « lobby », « perversión », « laicismo », los hechos/ideas antes que las personas (o dicho de otra manera, el sistema « lobby gay » por encima de las personas homosexuales), « transhumanismo », « maternidad subrogada », « Género », « libertad de expresión », « tolerancia », « discriminación », « deshumanisación », « anticlericalismo », ¡ y hasta « familia », « dignidad », « Verdad », « valores », « Esperanzas », « fragilidad », « libertad religiosa » y « Jesucristo ». ¡ Nos quedamos con una jerga política/eclesialmente correcta ! ¡ Sólo una sabiduría humana !
 

El cardenal dice por exemplo que « la Iglesia debe pedir perdón a los gays y a otra mucha gente ». Se nota en seguida en su discurso que la humildad y la concesión eran en realidad una cortina de humo. Sirven de excusas para justificar a continuación una venganza, un hablar sin pelos en la lengua, un radicalismo despectivo. « Yo estoy al servicio del Evangelio y, por tanto, la libertad mía nadie podrá hacerla callar. » (en el periódico El Mundo del 29 de marzo de 2017) A esto se le llama un paso atrás para saltar tres pasos palante y transgredir la línea de la Caridad.
 

El cardenal Cañizares es capaz de decir en la misma frase que hay que acogernos totalmente, a nosotros personas homosexuales, y al mismo tiempo, en nombre de un humanismo integral crístico, que esa tendencia sexual que sentimos – que no es nosotros pero que sin embargo a veces condiciona fuertemente nuestra identidad – no existe o no importa : « Hay que acogerlas con la máxima amplitud y cariño. En la Iglesia no deben ser excluidos, Jesucristo no hubiese preguntado a una persona si es homosexual. » (en el diario El Mundo)
 

En el fondo, el « perdón » de Cañizares no es efectivo. Se reduce a una fórmula convenida. La petición de disculpa es pronunciada con desgana, con un toque condicional. Con él, parece ser que siempre haya un « pero ». Diluye la homosexualidad en un universalismo que la pasa por alto, y luego en la comparación con los ataques anticatólicos que supuestamente la superarían en gravedad : « [El papa Francisco dijo que la Iglesia debe pedir perdón a los gays, y] lo acepto completamente. Hay que pedir perdón a los gays, pero no sólo a ellos, a mucha gente. Pero añado, la Iglesia es la única que pide perdón, los demás no piden perdón a la Iglesia. Se persiguen a miles de cristianos por el hecho de serlo y nadie se levanta contra eso ni se publica en los medios. Hay un control para que ciertas cosas no se digan. » (en el diario El Mundo)
Cañizares no se contenta con no reconocerse como un verdadero pecador y no digirse a nosotros personas homosexuales como pecadores amados y perdonados (el becerro gruesa esperará…), sino que encima, nos transforma en sistema opresor invisible, en infraestructura demoníaca y perversa infiltrada en los medios y en la política. « El colectivo LGTBI es un Imperio gay, no reconocerlo es estar ciego. No tengo nada contra los homosexuales, tengo amigos homosexuales y lesbianas. Con Imperio, hablo de lobbies, y los lobbies son imperios. Se ejerce un dominio en las legislaciones. » (en el diario El Mundo) ¡ Y claro, la evocación de los pocos « amigos homos » viene a coronar la homofobia paranoica !
 

Mons Cañizares suelta fórmulas grandilocuentes y amenazadoras, sin ni siquiera explicar los peligros que éstas levantan ni definir los términos, sin identificar que el Género es la heterosexualidad. Sólo por la satisfacción de « meterse en líos »: « La ideología de género es la más terrible de la humanidad. » (en el diario El Mundo) Lo peor es que estos golpes publicitarios magnifican lo que denuncian a la vez que no lo resuelven.
 

El cardenal « acelerado » no ha identificado en absoluto el Género tal como es, a saber la heterosexualidad. Prefiere caricaturizarlo como una « ideología », un « laicismo anticlerical » y una « dictadura », o bien como la negación de la realidad biológica, y una mala fe… cuando en realidad, los promotores del Género (que ni siquiera saben lo que es el Género : para ellos, sólo es « el Amor », es « ser uno mismo ») niegan tanto como sacralizan la ciencia y la naturaleza, y se creen que honran verdaderamente a Cristo y a los Hombres. Cañizares está totalmente desfasado : « Nacemos hombre o mujer, es evidente. Parece que en la ideología de género no importa la biología. ¿ Sabes cuántos géneros dicen que hay ? 35. Es grotesco. Género no es igual a decir homosexual, lesbiana, transexual… A los transexuales hay que aceptarlos y acogerlos, que se sientan en la Iglesia como en su casa, sin ser rechazados. Pero la ideología de Género dice que no hay naturaleza, que no hay cuerpo, que no hay biología… ¡que no hay Dios! Y eso es terrible para la humanidad. La ideología de Género no es feminista, ni mucho menos, la primera víctima de esa ideología es la mujer. » Uno se engaña con el Género y sus intenciones en cuanto piense que éste es anti-Vida, antinatural, anti-Realidad, anti-humano, anti-Iglesia. Al contrario, el Género se quiere imponer proponiendo y agregando. Pretende destruir construyendo. Desea matar al Humano glorificándolo, neutralizar la Naturaleza y la Realidad elevándolas al rango de nueva religión. El Género es una emanación espiritualista y sobrenatural del esencialismo de los natalistas religiosos, a los que pertenece Mons Cañizares sin su conocimiento. El cardenal valenciano convierte el Género en abstracción, en locura furiosa (mientras que esta ideología tiene una verdadera lógica), en deshumanismo (¡ mientras que el Género es el humanismo por excelencia !), en trastero de los malos pensamientos que no se tendría que analizar y al que no se debería prestar ninguna atención ni buena intención.
 

Hay malicia y orgullo detrás de la « postura de Verdad » del « humilde servidor de Cristo » que pretende ser Cañizares : « Me gusta ser políticamente incorrecto » (en el diario El Mundo) reconoce. Cuando la Verdad se vuelve una postura orgullosa basada en el anti-conformismo, en la ilusión de una transparencia justiciera y « crística », en un simulacro de humildad misericordiosa, en una parodia sincera de mea culpa, y en la enunciación de una Verdad estricta, es un antitestimonio horrendo. Observo una actitud similar con el cardenal Sarah o el cardenal Barbarin. La misma auto-satisfacción y la misma certeza farisea de ser deshacedor de entuertos. « No miento. La mentira está alejada de mi vida. Gracias a Dios. » (Mons Cañizares entrevistado por el diario La Razón, el 29 de marzo de 2017) ¿¿ Cómo se atreve a decir eso un cardenal ??
 

Además, Mons Cañizares es un falso rebelde, ya que en realidad, aprueba el lenguaje del mundo. Retoma literalmente las fórmulas demagógicas del liberalismo capitalista, del « humanismo integral » y del Gobierno Mundial anticrístico : « Tenemos que avanzar hacia la Europa que defiende a las personas, la de las libertades y la de los derechos humanos. » (en el diario El Mundo) Defiende la « libertad » en sí (primero « la libertad de expresión », con una marcada preferencia por la « libertad religiosa o de conciencia o de educación »). Retoma el argumento de la autoafirmación : « Uno puede ser lo que sea ». Vuelve a recitar la cantinela de la Doctrina Social de la Iglesiael bien común », « la Esperanza », « la transmisión ») la cual, tomada por fragmentos, ahoga a Cristo en el humanismo integral, o bien en el espiritualismo/ritualismo integral. Terrible sumisión al pensamiento común contemporáneo.
 

 

Cañizares viste la piel de un politiquero, ensalzando la voluntad humana (o « ciudadana », « comprometida »), la terquedad, la pugnacidad, la perseverancia, el extremismo, la omnipotencia de la (visibilidad de la) fe (confundida con la voluntad individual). Al fin y al cabo, Cañizares es un poco Alaska en su versión episcopal. « ¿ A quién le importa lo que yo haga ? ¿ a quién le importa lo que yo diga ? Yo soy así y así seguiré, nunca cambiaré. ». Cuando los periodistas le preguntan si le afectan las críticas, él contesta, magnánimo, y con una autosatisfacción emocionada, todo y su contrario : « No. Me duelen. ¿ Cómo no me van a doler ? Pero no me afectan. Nunca bajaré la guardia. Dejaría de ser Antonio Cañizares como Dios me ha querido. » (en el diario La Razón, el 29 de marzo de 2017)
 

Cuando los medios se interesan por saber si « los católicos tendrán que salir más a la calle » (en el diario El Mundo), Mons Cañizares mantiene el discurso típico del líder de las facciones « católicas identitarias » anarquistas que privilegian la apariencia, la visibilidad, la acción, la resistencia, la protesta, la oposición, la venganza, el escándalo, el jaleo, la indignación, la acusación, a la reflexión, a la oración, a la dulzura, a la templanza, a la Verdad-Caridad, a la realidad, a la razón, a la adaptación al mundo, a la longanimidad, al silencio. Por ejemplo, no es de extrañar que el corazón de los periodistas del diario ultra-católico Actuall arde por este tipo de excitaciones bélicas y mesiánicas, por estos obispos pedreros y agitadores que exaltan un cristianismo de cruzadas : « Tenemos que ser cristianos no anónimos, que se nos note. Es necesario y a los obispos más todavía. » (Mons. Cañizares en el diario El Mundo) No estoy seguro de que Jesús hubiera dicho algo así.
 

Nuestra Cruz en Francia, son Civitas y los movimientos pro-Vida (Alliance Vita, La Manif Pour Tous, Les Survivants, etc.) o de ultra-derecha (¡… aunque los mismos desprecien la ultra-derecha !) que han atascado el debate y apagado la fuerza del análisis sobre la homosexualidad por su familialismo, su natalismo histérico, su vitalismo sin fondo, su victimización de los católicos y su demonización de los medios de comunicación y de los políticos. Y a vosotros, en España, por desgracia, lo peor que os podía tocar, eran Hazte Oír y Actuall. Aquellos grupos son sus Cruces internas. Hacen mucho ruido, se creen en lo verdadero, se fanatizan, van a la lucha mediática y polémica, sin amor es decir finalmente sin Verdad. Pretenden odiar a los medios de comunicación y a la política, pero están obsesionados por el impacto mediático y se pelean para obtener un puesto político o televisual o eclesial. Proclaman actuar a favor de la Iglesia, pero La desprecian en privado, y no rezan. Se lanzan en cuerpo y alma en el combate político, para « tener razón » y no para amar. Sus mensajes que van al choque por el choque en sí mismo son provacadores, hasta irracionales a veces. Ellos atacan, juzgan y dividen, sin amor, sin misericordia, sin reflexión profunda sobre la homosexualidad.
 

Como lo denunciaba Dom Jean-Baptiste Chautard en El Alma de todo apostolado (1905), « desgraciadamente, en la Iglesia, hay muchos canales y pocos depósitos. […] Los que rezan hacer más por el mundo que los que combaten, y si el mundo va de mal en peor es que hay más batallas que oraciones. » El discurso y los métodos de los zélotes nueva generación es una verdadera plaga, una gripe intelectual y espiritual, que los obispos deberían denunciar con toda la fuerza. De momento, estos últimos no lo hacen. Peor. Algunos imitan a esos grupos paramilitares y los justifican, mediante silogismos maquiavélicos (stricto sensu) en plan « El fin justifica los medios » proclamados con la tibieza de un Poncio Pilato que se está lavando las manos : « Los líderes de la campaña de Hazte Oír han dicho una cosa que es evidente y hoy decir lo que es evidente no se entiende. Aunque a lo mejor tampoco es prudente haber hecho una cosa semejante. Yo no apoyo ni denuncio nada, simplemente digo que la ideología de género es la más insidiosa de toda la historia. » (Mons Cañizares en el diario La Razón) De manera implícita, y por omisión, hasta Mons Cañizares se pone a defender a Donald Trump. De hecho, cuando le piden su opinión respecto al presidente norteamericano, él se contenta con rendirle un homenaje velado, esgrimiendo el complot mediático-político anticristiano : « Es curioso que muchos medios y políticos silencien muchas cosas de las que dice, como la defensa de los cristianos perseguidos. » (en el diario La Razón) « Bueno, lo digo de paso, como si nada… » Una vez más, no estoy seguro de que Jesús hablaría así. Y a mi parecer, Él debe estar llorando sobre el autobús Hazte Oír y sobre Trump y sus partidarios con manto rojo.

 
 

Algunos consejos filiales

Acabaré mi artículo con una advertencia para todos los católicos pro-Vida, y en particular para los obispos españoles que me leerán. No os preocupéis : será corta, amable, y podría aplicarse igual de bien a los obispos franceses (que en este momento, a causa de su orgullo, de su miedo y de su ignorancia, están rozando la muerte clínica en cuanto a la comprensión de la primacía de la homosexualidad en el escenario mundial, eclesial y escatológico)
 

1) Por favor, dejad de decir « los homos » o « los gays », o al contrario de usar circunloquios (« persona atraída por personas del mismo sexo ») que endulzan la realidad, que no llaman las cosas por su nombre o que son inaudibles : « las personas homosexuales » (he probado por vosotros) es el término que pasa más desapercibido socialmente y que asegura el mejor compromiso entre la Verdad y la receptividad del mundo.
 

2) El colectivo LGBT no es el lobby gay (no hay casi nadie detrás de la puerta « lobby gay ») sino el lobby heterosexual (del que forman parte la mayoría de los católicos, ya que casi todo confunden la heterosexualidad con la diferencia de sexos).
 

3) Os lo ruego, no demonicéis el Género (ni la palabra « homofobia »). No lo transforméis en pulpo gigante sin sentido, en trampa discursiva, en sistema oscuro o diabólico (como lo hacen patéticamente el cardenal Sarah o el cardenal Cañizares). Al contrario, tenéis que racionalizarlo, domarlo. Todo artículo que demoniza el Género, incluso de manera « científica » o mediante una persona homo o « ex homosexual », dejadlo. El Género es una suerte para denunciar la heterosexualidad, siendo esta última el mal principal, el diablo disfrazado de diferencia de sexos, una parodia de la sexualidad en la que se basan todas las reclamaciones legislativas a favor de « los homosexuales ». Sino, la mera referencia al « Género » sólo sirvirá el miedo, la homofobia, y a los fundamentalistas natalistas seudo « católicos ».
 

4) No seáis demasiado duros ni demasiado blandos. Sed humildes y no os hagáis de cruzados : la franqueza o la transparencia y la sinceridad no son la Verdad. Se puede querer el bien sin hacerlo, o querer decir la Verdad quitándola Su humildad y Su amor. La única Verdad que importa es la Caridad.
 

5) Ánimo. Cristo ha vencido abandonándose (en la obediencia al Padre), y no resistiendo. « No mi voluntad sino la tuya. » (Mateo 26, 43)