Je viens d’avoir une conversation téléphonique passionnante avec Mel, une amie française. Et en prime, un diagnostic de la situation mondiale des plus instructifs, lucides et paradoxalement consolants qu’il m’a été donné d’entendre jusque-là. Dans les grandes lignes, elle m’a dit 2 choses d’une grande nouveauté, et à contre-courant de ce qu’on peut entendre dans la cacophonie des réseaux, avec des exemples concrets à l’appui (elle est notamment en lien avec une amie jeune mère de famille à Rome) :
 

1) Mel dit que l’enjeu pour nous, confinés, ce n’est pas de vivre dans l’illusion qu’on échappera au virus (vu que nous allons quasiment tous le choper : à 70 %, m’a-t-elle dit)… mais d’accueillir sereinement que nous l’avons déjà quasiment tous – sous ses formes parfois bénignes et invisibles – ou que nous l’aurons sans doute massivement prochainement… Donc ce n’est pas ça le problème. La seule chose que nous puissions faire, c’est de souhaiter que nous ne tombions pas malades tous en même temps (sinon, là, ça va être critique), et d’attendre les périodes de décrue.
 

2) Mel conclut que cette situation, c’est à la force mentale et à la Foi (en Jésus) que nous la surmonterons (elle a fait le parallèle entre les gens qui vivaient la situation calmement, en faisant confiance à nos dirigeants et en mesurant leur chance d’être en France, et les gens de son entourage qui au contraire ne géraient pas du tout leur stress ni la menace mondiale qui pèse sur nous, parce qu’au fond le vrai virus qui va les emporter – en plus du Corona – c’est la peur, la plainte, la colère, bref, leur égoïsme et leur manque de Foi).
 

Ça m’a beaucoup consolé. C’est pour ça que je vous le partage :-). Et Mel a deux petits bouts qui sont (pour l’instant) ravis d’être en confinement ^^.