Revient très souvent dans le discours totalitaire des manichéens monistes actuels – qui sont très nombreux aujourd’hui et qui pensent que le Tout est dans l’un et l’un est dans le Tout – la croyance erronée que Dieu aurait créé le mal, voire qu’Il serait le mal incarné, ou bien, ce qui revient au même – étant donné que ces relativistes ne croient au fond ni à l’existence du mal et du Bien, ni encore moins à l’existence de Satan et de Jésus – une sorte de Totalité bipolaire embrassant les contraires (le Bien et le mal, le ying et le yang, le plus et le moins, le féminin et le masculin, le hasard et le destin, l’ombre et la lumière, la paix et la guerre, etc.) et les annulant dans sa toute-puissance énergétique « équilibrante »*.
 

Cette manière de concevoir Dieu et d’appréhender le Bien et le mal est complètement fausse. Dieu (qui est Jésus) a certes créé les méchants (l’Archange Lucifer, les humains capables d’atrocités) mais pas le mal. Le mal, en revanche, même s’il n’est pas création de Dieu, est permis par Lui à cause de l’Amour et de la liberté qu’Il nous offre de bien agir ou de mal agir.
 

Pour résumer, dans la pensée catholique, Dieu et Satan (ou Bien et mal, enfer et Paradis) sont bien distincts, alors que dans la cosmovision des manichéens relativistes, à la fois ils sont fusionnels et soi-disant ils n’existeraient pas : ce ne serait qu’une affaire de perceptions, de subjectivités, ce serait des créations et des projections humaines superstitieuses des méchants catholiques.
 
 
 

* J’entends dans la bouche de beaucoup de personnes qui refusent de croire en Jésus ou de penser qu’il y a un combat spirituel entre Jésus et Satan, qu’il existerait une « Divinité des contraires », ni gentille ni méchante, mais juste une « Évidence énergétique » qui engluera et annulera tout. Un profond nihilisme anesthésiant qui s’annonce en plus comme un équilibre nécessaire, fatal et « bon » (le meilleur). On rêve !