Quel discours tiennent en général ceux qui à l’heure actuelle essaient de se faire passer pour HPI, TDAH ou autistes Asperger, afin de ne pas s’ouvrir aux autres, de cultiver secrètement leur « mystère », leur dépression – et surtout leur orgueil ! – et de ne pas vous écouter ?
Ils répètent comme des perroquets le script que la pseudo « science » compassionnelle et victimisante a préécrit récemment pour les définir.
Par exemple, celle-ci leur a dit qu’ils « ne se connaissaient pas du tout »… donc eux le croient et jouent les innocents dépassés par leur « génie intellectuel », leur fonctionnement « atypique » – leur fameux « je suis neuro-atypique » – (alors qu’en réalité, ils croient se connaître parfaitement bien, et passent leur temps à se définir, à s’analyser, à se regarder le nombril).
Cette science leur a dit qu’ils ne « comprenaient pas l’implicite », qu’ils « n’avaient pas accès au second degré »… donc ils jouent les plus bêtes et les plus ignorants qu’ils ne sont (En réalité, ils comprennent très bien l’implicite ; ils auraient même tendance à surinterpréter tout et tout le monde pour ensuite leur imputer leurs propres fantasmes paranoïaques et multiplier les accusations à leur encontre).
Cette science leur a dit qu’ils « avaient un problème avec les groupes » (« et que c’était O.K. » : #LOL), qu’ils « étaient inadaptés socialement »… donc que ça leur fournissait le droit – et surtout le devoir ! – de s’isoler encore plus des autres et de jouer les génies incompris, vivant dans une réalité ou un monde parallèle, « dans leur univers ». Ils invoquent en général une pseudo « différence radicale » authentifiée par un « diagnostic » scientifique qu’ils considèrent comme un précieux sésame irréfutable et qui concerne leur « santé mentale », leur « bien-être », présenté(e) comme un « enjeu de survie », une « question de vie ou de mort » : ils sont au bord de l’asphyxie, là ; de l’apoplexie ! les pauvres petits chéris…
Cette science leur a dit qu’ils étaient « supérieurement intelligents » et qu’ils « n’étaient pas responsables de ça » (et là, pareil, « que c’était O.K. » : #reLOL), que leur « génie » était hors de contrôle… donc ils se déresponsabilisent, jouent les folles perdues dépassées par leur émotions (ne sont-ils pas « hypersensibles », donc « incapables de raisonner », « de se concentrer », « de juger », « de penser »?), qui ne comprennent même pas ce qu’on leur dit (« Je ne comprends pas ce que tu dis »… « No sé. » « Qui êtes-vous monsieur ? » « Qui me parle? »). Une excuse pour nous museler encore plus, prendre la posture de l’offensé (« C’est comme ça que tu me vois?!? O.k. J’ai compris… Ça me blesse beaucoup ce que tu me dis là. Je ne m’en remettrai jamais. »), couper court à toute discussion avec nous – en soutenant que « ça ne sert à rien, c’est un dialogue de sourds » – ou avec toute voix discordante qui essaierait de leur faire entendre raison, et qui surtout a démasqué leur petite comédie de la fausse innocence/du faux génie « scientifique ».
En fait, ces gens-là n’ont rien d’autistique. Ce sont juste des petits cons révoltés, narcissiques et capricieux, misanthropes, manquant totalement d’humour – et donc d’humilité – sur eux-mêmes, ayant décrété qu’ils ne pouvaient ni raisonner ni se concentrer ni changer, déclarant forfait et s’avouant vaincus par « eux-mêmes » et par un diagnostic « scientifique » extérieur de « différence radicale authentifiée et indépassable ». Vous pouvez PAS comprendre ! Moi-même, je ne (me) comprends pas. « Je suis malaaadeu. Parfaitement malaaadeu! ».
Et si tu oses dénoncer leur mauvaise foi et leur petit manège, ces faux malades s’empresseront de te traîner en procès d’ « insensibilité » et de dire à tout le monde que tu serais un « juge impitoyable », un « monstre d’orgueil », un « incrédule » ou un « gourou catholique qui insulterait l’Évidence et la Science toute entière » ! (Véridique).
Un conseil à tous ces passifs agressifs : riez un coup ; et surtout, si les symptômes mélancoliques et méprisants persistent, allez vous faire exorciser.
N.B. : Je vous renvoie au chapitre dédié à l’autisme dans mon essai La Singularité est la Marque de la Bête (éd. du Panthéon).
