En l’état actuel du monde et de l’Église, un Synode doit-il seulement « faire du bien », alors que nous nous trouvons aux urgences de l’hôpital de campagne?
 

En résumé, le Synode fut une colo « sympa ». Ni plus ni moins. Un « bain de jouvence » convivial (une « boom » de maison de retraite) que les jeunes et les vieux se sont offerts. Et c’est tragique (vu les urgences, les violences extérieures et les absences de réponses) même si – en apparence – terriblement banal. Le constater fait-il de moi un rabat-joie jaloux et aigri, incapable d’accueillir le « bonheur » des autres ? Je ne crois pas. Le bonheur ne se trouve que dans la Vérité et dans la confrontation à la Croix. Il ne finit pas par un gala pailleté « à la Fame » entre profs et élèves, même quand les rôles ont été « humblement » et « exceptionnellement » inversés. La colonie de vacances, ce n’est pas la vie. Et les jeunes cathos, de retour dans le monde, devront vivre au jour le jour les persécutions dues au non-dit sur l’homosexualité, retourner au milieu des loups, et sans armes. Et ça, ça ne me fait pas du tout rigoler.
 

 

J’ai lu en entier le document final du Synode : c’est vraiment de la soupe. Comme c’était à prévoir. Il n’y a que des mots-slogans : « accompagnement », « engagement », « solidarité »… De la merde en boîte. Des « il faut » et des « y’a qu’à », mais pas de réponses aux questions les plus brûlantes.