Parmi les évêques et les cardinaux actuels (dont certains sont excellents : heureusement !) se trouvent ceux que j’appellerais les « haineux hypocrites ». Ceux qui par devant ont l’air de respecter le Pape, de feindre l’humilité et la piété, d’être les gardiens de la pureté, de la Justice et de la Vérité, de défendre l’Église Catholique en prenant position sur des sujets dits « tabous » et impopulaires (avortement, Islam, homosexualité, Idéologie du Gender, euthanasie, Franc-Maçonnerie…), d’être obéissants et fermement rebelles à la fois (c.f. le chapitre 2 de mon livre Homo-Bobo-Apo sur les cathos bobos anars d’extrême droite)… mais qui par derrière grincent des dents, méprisent les prêtres et les catholiques ordinaires, diabolisent le Monde, sont eux-mêmes francs-maçons (c.f. ma vidéo de décryptage « Pourquoi le Cardinal Sarah raconte de la merde »), sont homosexuels refoulés et/ou pratiquants, rêvent de pouvoir et de promotion (quitte à s’associer abusivement au Pape émérite Benoît XVI pour faire parler ce dernier comme une marionnette), tirent sur le Pape François (en disant ensuite qu’il ne faut pas tirer dessus…), usent de leur « intelligence » ou de Jésus ou de la dimension formelle et traditionnelle du culte pour ne pas traiter des sujets de fond et pour s’acheter le soutien de tous les néo-pharisiens sédévacantistes actuels, et qui ne perdent aucune occasion pour créer de la division au sein même de l’Église. La particularité de ces évêques et cardinaux schismatiques, c’est d’une part qu’ils jouent l’Unité tandis qu’ils divisent, et d’autre part qu’ils n’aiment pas les gens et qu’ils n’annoncent jamais – contrairement au Pape François – la Bonne Nouvelle ni la Miséricorde. Car pour eux, l’Amour est une faiblesse et une entorse à la Vérité.
 

 

Pour préparer leur sédition, l’expulsion du Pape et la destruction de l’Église, ces haineux hypocrites ont pour habitude de lancer de temps en temps des pavés dans la mare médiatique, avec l’aide et le relais des blogs de la Réacosphère (Salon Beige, Infocatólica, Riposte Catholique, Le Blog de Jeanne Smits, LifeSiteNews, etc.). Ils ont vite pris le pli de discrets « lanceurs d’alerte », rôle très à la mode en ce moment mais qui pourtant devrait nous indigner car il est juste le nom pudique des accusateurs, des délateurs, des balances, des trolls et des haters. C’est le cas par exemple de Mgr Viganò (vous savez, le mouchard qui avait accusé le Pape François d’avoir couvert Mgr McCarrick et de fomenter/soutenir la « Mafia rose » au Vatican), de Mgr Schneider (qui travaille à prouver que le Pape François est un « hérétique »…), du Cardinal Sarah (celui qui dit que « le lobby LGBT est la 2e tête de la Bête de l’Apocalypse »), du Cardinal Müller (celui qui dit que « l’homophobie n’existe pas »… #BLAGUE. Mes amis et moi, dans notre documentaire « Les Folles de Dieu », avons à peine eu assez d’une journée pour parler du sujet…), du Cardinal Burke (qui mène actuellement une croisade contre la transidentité), etc.
 

En général, ces évêques et cardinaux frondeurs se fendent tous les 6 du mois d’une missive qu’ils envoient dans l’océan du web plutôt qu’en privé au Pape (sous prétexte qu’ils auraient déjà essayé « en vain » de se faire entendre du Saint Père, mais que cet « Antéchrist-dictateur communiste » aurait refusé de les écouter. Pauvres petits chats…). En général, le ton de ces lettres est hyper neutre mais bénéficie et/ou alimente un contexte ecclésial sous haute tension et particulièrement émotionnel, pour ne pas dire hystérique. C’est pourquoi, malgré les apparences de calme et de fermeté qu’ils se donnent, les putschistes cardinalices passent par tous les états et tous les stades de la palette d’humeurs hystériques, mélodramatiques et grandiloquentes de la Drama Queen : d’abord la simulation de silence contemplatif et de longanimité (ils méditent, comme le Cardinal Sarah, au fin fond de leur monastère…), puis la simulation d’interrogation quand ils sont secrètement excédés et en désaccord (par exemple leurs dubias après l’encyclique Amoris Laetitia : Les pauvres petits chéris… ils voudraient bien « comprendre » mais ils ne parviennent toujours pas à « comprendre »… ils « s’interrogent »… ils « s’inquiètent »…), la simulation de désarroi (par exemple leurs déchirantes « suppliques »), la simulation de colère (leurs « pétitions » où ils se lâchent calmement, tapent silencieusement du poing sur la table et se fâchent tout rouge mais d’un air pincé, car « cela suffit ! »), et enfin la simulation de rébellion (leurs « appels » sur fond de victimisation… Ils se prennent pour le Général de Gaulle) puis de radicalité justicière (Dieu ou rien ! Le martyre ou la damnation éternelle !). Je crois qu’on peut le dire : ils sont grotesquement sincères. « Francs-maçons », on dit.
 

Tenez, justement, là, ils n’y tenaient plus. La situation est « trop grave »… Ils viennent de nous pondre un énième « appel » ! Cette fois sur fond de crise sanitaire Covid-19. Allô la Fachosphère ? Ici Londres. Dans cette pétition toute pourrie, on retrouve bien sûr le Cardinal Müller et sa clique de prélats comploteurs (… souvent émérites, donc à la retraite ou évincés). On s’étonnera ici de l’absence du plus hypocrite et tacticien des cardinaux de la Réacosphère, à savoir le cardinal Sarah. Mais c’est normal. Ce dernier observe une apparente distance et discrétion, pour ne pas être sur tous les fronts non plus et ne pas apparaître comme le putschiste qu’il est vraiment. Comme à son habitude, ce doucereux, qui n’en est pas à son premier coup d’essai de putsch « accidentel » (le dernier en date, c’est quand il a essayé d’enrôler le Pape Benoît XVI en le désignant « co-auteur » d’un livre qu’ils n’ont jamais écrit en commun), prend son air de ne pas y toucher. En ce qui concerne l’« appel » du 7 mai, on comprend tout de même qu’il est de mèche avec les auteurs de la pétition, mais qu’il les soutient de loin et de manière tacite. Il a refusé – pour cette fois – de se mouiller, mais il n’en pense pas moins : « Je peux partager à titre personnel certaines des interrogations ou inquiétudes qui sont soulevées en matière de restrictions des libertés fondamentales mais je n’ai pas signé cette pétition. » écrit-il dans un tweet. Je vous dis : avec lui, on retrouve souvent la palette de réactions de la Drama Queen cardinalice : simulation de silence et de retenue, neutralité fondamentaliste d’apparat, simulation d’« interrogation », simulation d’« inquiétude », révolte contenue mais réelle, puis attaque silencieuse plus ou moins frontale. L’hypocrisie dans toute sa splendeur !
 

Je m’attarderai peu sur le contenu de ce vibrant « appel » du 7 mai qui encourage à une désobéissance pseudo « héroïque » et ecclésiastique générale à l’encontre des mesures sanitaires anti-Coronavirus qui seraient une persécution anticléricale masquée (thèse qui se tient et que je partage par certains aspects d’ailleurs… mais c’est la réponse, les moyens d’action proposés, le discrédit jeté sur le Pape – jugé implicitement « passif », « mou » et « collabo du Système mondialiste » dans cette affaire -, la tonalité hystérique, qui me gênent). J’ai déjà écrit là-dessus. Cette victimisation me semble complètement déplacée, traduit un pharisaïsme puant, et ne donne pas tous les droits (c.f. article 1, article 2, article 3). Ce que je retiens de la nouvelle pétition, c’est simplement que le discours de ces évêques frondeurs anti-Franc-Maçonnerie et anti-Gouvernement Mondial est paradoxalement hyper maçonnique et particulièrement mondialiste. D’ailleurs, l’expression « Bien commun » (que beaucoup de prélats et de catholiques – en se basant sur la Doctrine Sociale de l’Église – croient catholique, alors que pas du tout : c’est un communisme christisé terrible) y est omniprésente et est une des signatures du Gouvernement Mondial. De même que les mots « droits » et « libertés », très utilisés dans la pétition. Quant aux expressions maçonniques du texte (souvent en lien avec la construction, la sincérité, l’alchimie et l’hermétisme), je me suis contenté d’en relever quelques-unes : « fermeture », « fermement » (2 fois), « rigoureuse », « normes liturgiques », « méthodes d’administration des sacrements », « sincère charité fraternelle », « loi naturelle », « civilisation chrétienne », « éclairent », « protège », etc. Voilà, voilà. C’est confondant de contradictions.
 

Je m’arrêterai là. Mais je tenais tout de même à faire une brève analyse de ce non-événement ecclésial, car il traduit bien les contractions et les secousses qui s’observent actuellement dans l’Église, même si beaucoup de catholiques ne se rendent même pas compte que leur Mère est enceinte et que la naissance est imminente.
 
 
N.B. : C’est en écrivant cet article que je découvre avec stupeur et joie que j’ai été bloqué sur Twitter par le Cardinal Sarah. Lui pourtant si calme et maître de lui-même… En même temps, je ne m’en rends compte qu’aujourd’hui : preuve que je ne me rends quasiment jamais sur son compte et qu’il ne m’empêche pas de dormir.