Qui pour se soucier de la survie de la différence des sexes ? A-t-on compris le tournant historique grave que constitue la loi du « mariage pour tous ceux qui le désirent », loi qui ne concernera pas qu’une minorité de personnes mais l’ensemble de notre société, puisqu’elle se propose de passer la différence des sexes – celle dont nous sommes tous issus et qui permet la vie et l’amour incarné – à la moulinette des bonnes intentions, au karcher de l’égalité et du légalisme le plus désincarné ? Dans le Code Civil, il n’y aura plus de père ou de mère, mais des « parents » ; il n’y aura plus de mari et de femme, mais des « conjoints ». Le Code Civil sera tout bonnement déshumanisé, asexualisé. C’est très grave, ce qui est en train de se passer en France. Et je dis cela sans alarmisme. La loi ne gommera pas la différence des sexes ni ne l’interdira : elle ne fera « juste » que la banaliser et dire qu’elle est « annexe », ce qui est non seulement irrespectueux de tout être humain mais aussi un blanchissement anthropologique : sans la différence des sexes, nous n’existerions même pas ! ; sans la différence des sexes couronnée par l’Amour, moins d’identité, moins d’Amour incarné, moins de Nature, moins de Réel, moins de complémentarité sociale. Réveillons-nous ! N’oublions pas notre humanité, d’où nous venons et comment nous aimons !