Une femme vient de m’écrire pour me demander mon avis sur l’adoption homosexuelle, d’une part parce qu’avec son mari ils ont adopté une petite fille, et d’autre part parce que cette même femme a un frère homosexuel. Je publie ici la réponse que je lui ai faite, car il y a encore sur cette question une grande confusion/incompréhension :
 

Pour répondre, je crois qu’il y a deux niveaux :
 

– la loi du « mariage » gay qui repose sur le mensonge objectif que la paternité adoptive (sentimentale, éducationnelle) serait équivalente à la paternité biologique (de sang), puisqu’elle dit que l’éducateur est le géniteur… alors qu’on sait très bien que non. Et du coup, ce mensonge anthropologique, érigé en loi nationale voire internationale, on voit qu’il enclenche/valide un trafic d’enfant(s) qui n’a d’ailleurs pas attendu l’approbation du « mariage » gay pour s’effectuer. C’est pourquoi, même si on peut comprendre le « besoin d’enfant » et le « désir de paternité/de maternité » en tout être humain, et en particulier chez une personne homo qui vit avec angoisse l’impasse généalogique dans laquelle sa tendance sexuelle l’engage, il ne faut en aucun cas justifier cette ouverture légale à l’« adoption pour tous » pour les « couples » de même sexe et même aux célibataires (qu’ils soient homos ou non, d’ailleurs).
 

– la question de la reconnaissance des qualités éducatives (souvent réelles et indéniables) que nous, personnes homosexuelles, avons. La paternité adoptive a aussi des richesses et elle peut être vécue par une personne homo à travers les liens familiaux (tonton, tatie), spirituels (parrain, marraine), professionnels (l’Éducation Nationale compte beaucoup de profs homos, la France compte beaucoup d’éducateurs et d’animateurs homos !^^), amicaux et sociaux (on se rend père ou mère adoptif de notre prochain, de toute personne qu’on aide, protège, guide et sert). Voilà pourquoi je peux personnellement tout à fait admettre qu’un enfant puisse être correctement élevé et éduqué par un « couple » homo… même si je reste intimement persuadé que le meilleur nid d’Amour et de construction psycho-affective d’un enfant reste la différence des sexes homme/femme couronnée par l’Amour (la différence des sexes toute seule ne suffit pas). Et cette reconnaissance des qualités d’éducateurs ne justifie absolument pas l’établissement du « mariage » homo, autrement dit ne transforme pas d’un coup de baguette magique le « couple » homo en géniteurs et en union procréative.
 

N.B. : Pour comprendre le danger de l’Union Civile et du « mariage gay », et compléter cet article, je vous propose de regarder cette vidéo (à la toute fin, je fais un point synthétique sur les deux lois).