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Code n°64 – Fantasmagorie de l’épouvante (sous-codes : Fan homo des films d’horreur / Peur / Gothique / « Psychose »)

fantasmagorie

Fantasmagorie de l’épouvante

 

 

NOTICE EXPLICATIVE :

Film "Poltergay" d'Éric Lavaine

Film « Poltergay » d’Éric Lavaine


 

Pourquoi les films d’horreur attirent autant le désir homosexuel ? D’un côté, on pourrait se dire qu’ils ne concernent essentiellement qu’un public masculin en quête de sensations fortes. Pour des raisons culturelles, les hommes seraient en effet prédisposés à relever des défis, à encaisser davantage les fortes montées d’adrénaline, à regarder des images insoutenables en face sans se dérober. De l’autre, à y regarder de plus près, les films d’épouvante les plus connus défendent l’émancipation de la femme, à travers la figure d’une héroïne courageuse qui sort de son rôle de femme-potiche pour endosser celui du guerrier. Ça peut être une des explications de l’engouement de beaucoup de personnes homosexuelles pour ce genre de films. Par rapport aux films d’action, l’identification aux femmes est facilitée et renforcée. Et comme par hasard, les personnages masculins (souvent très beaux gosses) de ces films gore passent rarement à la casserole avec la femme de leur rêve : ils ont plutôt tout du « pédé placardisé » comme dirait BBJane Hudson (dans le cas où ils sont assassinés par le scénario) ou à l’inverse ils ont le profil type de l’assassin (la bombe sexuelle, icône du danger sexuel : je pense par exemple au personnage du bellâtre Bosco dans l’excellent film « Tesis » d’Alejandro Amenábar). On retrouve dans les films d’horreur et chez les méchants tout le maniérisme qui plait aux personnes homosexuelles : les héros qui disparaissent un à un de manière différente, tous plus beaux et plus suspects les uns que les autres ; le tueur qui compose un personnage d’esthète névropathe sophistiqué, peaufinant avec art, minutie et humour, ses supplices : il cherche toujours à être plus original que les autres (ce qui n’est pas le cas des vrais violeurs et assassins qui se baladent dans la Nature). Il se délecte de sa démence (contrairement aux véritables fous qui parfois sont tristes et effrayés d’être esclaves d’eux-mêmes : je pense à Jeffrey Dahmer, qui s’effrayait lui-même tout en persistant à continuer ses crimes odieux).

 

Alors, finalement, plaisir de frémir (étrange autant que bien commun) ou de voir souffrir, ou autre chose ? Je dirais plutôt : une angoisse de vivre et une peur encore très infantile de la sexualité et de la différence des sexes (je précise « infantile » car il y a aussi quelque chose de la régression puérile dans ce souhait d’avoir peur, d’être croqué par le loup et d’être pourchassé par ses propres émotions). Je crois que, plus que du côté des intentions, il faut chercher les raisons de cette attraction homosexuelle pour l’horreur-cinéma davantage dans l’inconscient, dans la confusion entre éthique et esthétique (donc dans l’idolâtrie), ainsi que dans la défense quasi incontrôlée que mettront en place certaines personnes pour faire face à des peurs existentielles qui les assaillent et les submergent. Concernant la réalisation de ces films, pourquoi serait-elle plus spécifiquement objet de conquête, d’excitation chez des metteurs en scène homosexuels ? Parce qu’à défaut d’expier une pulsion sadique intrinsèque au désir homosexuel (cf. je vous renvoie aux codes « Adeptes des pratiques SM », « Désir désordonné » et « Coït homosexuel = viol » dans mon Dictionnaire des Codes homosexuels), elle l’exprime et donne l’illusion à celui qui est « mort de peur » d’avoir la main sur sa peur. Le réalisateur de films gore se donne pour tache de devenir Dieu, c’est-à-dire d’imiter la réalité par l’artifice artistique, au point de la rendre repoussante (à ses yeux, « réelle ») … et finalement pour cacher que ce sont sa fuite du Réel, son orgueil, sa peur, sa haine de lui-même qui sont surtout repoussants. Pour lui, les apparences sont trompeuses ET pourtant, il misera tout là-dessus ! Ce paradoxe est typique de la croyance idolâtre selon laquelle l’image serait plus forte que le Réel et pourrait se supplanter à Lui, que les sens seraient plus forts que le Sens, que le mal serait plus fort que l’Homme, que les apparences seraient plus fortes que la Vérité, que la peur est créatrice. Dans les nanars de l’épouvante, tout est basé sur les effets, les impressions, le visible, l’auditif, l’humour noir, l’imaginaire. Très peu de psychologie, de profondeur, de rapprochement au Réel visible et invisible. Un désenchantement de l’Humanité et de la sexualité, de la vie (où tout ne serait qu’apparences trompeuses et déterminisme) est exprimé.

 

On a l’impression que les cinéastes homos de l’épouvante se délectent de la transcendance et du Réel visible (= ce qui se voit à l’œil nu) et invisible (= le monde du paranormal). En fin de compte, il n’en est rien. Tout comme les films érotiques ne célèbrent pas, malgré les apparences, la véritable sexualité, les films d’horreur ne célèbrent pas davantage le Réel (en accentuant les moindres bruits, les portes qui claquent, les robinets d’eau qui font « floc floc », bref, en forçant les vraisemblances). Les personnages de ces films de bas étage sont tous des objets, des jouets, des instruments d’un destin implacable. À la différence des films pornos qui mettent en avant la pulsion génitale, les films d’horreur insistent sur les sens, l’image (même l’image elliptique, quand l’horreur passe par sa propre suggestion) et toutes les pulsions. Ils célèbrent finalement le fantasme réaliste.

 

Le désir homosexuel, fuyant la différence des sexes qui est le socle du Réel, est par définition un désir pulsionnel. Il était logique que le genre filmique de l’épouvante l’appelle donc plus spécifiquement. Les productions gore sont, en somme, une confession angoissée de la peur – magnifiée et salie – de la sexualité chez leurs concepteurs. Plus simplement, ils sont une manière peu franche (ou, ce qui revient au même, trop franche !) d’attirer l’attention sur soi. Je me contenterai, pour me faire comprendre, de citer une réplique du personnage horrorifique de Vicky Fantômas dans la pièce La Nuit de Madame Lucienne (1986) de Copi : « J’espère que je ne vous fais pas peur. Si, je vous fais peur. Alors c’est parce que je n’ai pas d’autre moyen d’attirer votre attention. »

 
 

N.B. : Je vous renvoie également aux codes « Mort », « Morts-vivants », « Milieu homosexuel infernal », « Emma Bovary ‘J’ai un amant !’ », « Frankenstein », « Reine », « Homosexualité noire et glorieuse », « Symboles phalliques », « Se prendre pour le diable », « Clown blanc et masques », « Main coupée », « Déni », « Télévore et Cinévore », « Violeur homosexuel », « Couple criminel », « Femme vierge se faisant violer un soir de carnaval ou d’été à l’orée des bois », « Vampirisme », « Haine de la beauté », à la partie sur le « Cri d’épouvante » du code « Viol », dans le Dictionnaire des Codes homosexuels.

 
 

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FICTION

 

a) Des héros effrayés (par la sexualité) :

Beaucoup de personnages homosexuels se caractérisent par leur peur maladive (et pas toujours consciente) d’eux-mêmes et des autres : cf. la pièce Parano : N’ayez pas peur, ce n’est que du théâtre (2011) de Jérémy Patinier (avec « le Grand Concours de la Peur »).

 

« Parfois, je me fais peur toute seule. » (Jane, l’héroïne lesbienne du roman The Girl On The Stairs, La Fille dans l’escalier (2012) de Louise Welsh, p. 70) ; « Que s’est-il passé dans votre vie pour que vous soyez aussi soupçonneuse ? » » (le docteur Mann à Jane, idem, p. 174) ; « Ma vie me faisait peur, je ne faisais que jouer un rôle… et je ne redevenais que moi-même quand j’étais dans le noir. La solution c’était le noir éternel ou porter ne perruque sur une scène. […] J’ai suicidé la réalité, j’ai fait une apnée de moi même. […] Mais dès que le rideau tombe, dès que la vie reprend, j’ai peur. […] C’est agressif la vie. C’est agressif la vérité. » (l’Actrice dans la pièce Parano : N’ayez pas peur, ce n’est que du théâtre (2011) de Jérémy Patinier) ; « Je reste presque seul, dans l’évident triomphe de mes seize ans, entouré de femmes qui prennent soin de moi, de leur affection excessive et peureuse. » (Vincent, le héros homosexuel du roman En l’absence des hommes (2001) de Philippe Besson, p. 14) ; « Tu es absolument paranoïaque. » (Michael, homosexuel s’adressant à son colocataire Harold, lui-même homo, dans le film « The Boys In The Band », « Les Garçons de la bande » (1970) de William Friedkin) ; « Mon Dieu, qu’est-ce que j’ai fait ? Ça commence. L’angoisse. Je la sens. [Levant les yeux au ciel] Seigneur, je n’y arriverai pas !!! […] Je me sens si mal. J’en ai assez de vivre et j’ai peur de mourir. Si on pouvait ne pas tant se haïr. C’est tout. Si on essayait de ne pas tant nous détester. » (Michael, le héros homosexuel s’adressant à son ami Donald, dans le film « The Boys In The Band », « Les Garçons de la bande » (1970) de William Friedkin) ; « La vie me fait peur. C’est grave, docteur ? » (Didier Bénureau dans son spectacle musical Bénureau en best-of avec des cochons, 2012) ; « Goliatha, le rat me regarde ! J’ai peur ! » (« L. » dans la pièce Le Frigo (1983) de Copi) ; « Mais vous ne dites rien ? Regardez-moi. Je vous fais peur ? » (Cyrille, le héros homosexuel de la pièce Une Visite inopportune (1988) de Copi) ; « Ça doit être une déformation professionnelle : j’angoisse pour un rien. » (Mélodie, l’héroïne bisexuelle du film « À trois on y va ! » (2015) de Jérôme Bonnell) ; etc.

 

En réalité, leur peur est liée à la sexualité en général, à la différence des sexes. « Je n’ai jamais été actif. Simon dit : ‘Tous les pédés c’est pareil, ils sont passifs quand ils ont vingt ans, et en vieillissant, ils deviennent actifs pour pouvoir continuer à coucher avec des mecs de vingt ans, c’est pathétique. » (Mike, le narrateur homosexuel du roman Des chiens (2011) de Mike Nietomertz, p. 68) ; « Polly aime bien être passive, ça l’arrange que Claude veuille toujours être dominante. Dans le fond, elle sent bien qu’elle est complètement inhibée avec le cul. » (idem, p. 74) ; « J’ai peur d’avoir des enfants ! » (Lou, l’héroïne lesbienne dans la pièce Les Escaliers du Sacré-Cœur (1986) de Copi) ; « Je n’oserai pas regarder une femme en train d’accoucher ! » (Martin, idem) ; « Il a râlé comme une peine, comme une longue douleur, je crois qu’il a mal. Moi, je sais. Je n’aimerais jamais ça. Le vide devait rester vide, jamais plus aucun ne ferait sur moi l’expérience de sa virilité, jamais je ne ferais l’usage de la féminité. » (une héroïne racontant la douleur d’un homme après un acte sexuel avec une femme, dans la pièce Mon cœur avec un E à la fin (2011) de Jérémy Patinier) ; « Il l’a peint en rouge et me l’a monté en pendentif… » (la femme à propos du sexe de son ex-compagnon Jean-Luc, converti en homo, dans la pièce La Fesse cachée (2011) de Jérémy Patinier) ; « Les papous ne s’embrassent jamais, ils ont peur qu’on leur vole leur âme… Moi je me sens papou bizarrement certains matins… » (le comédien dans la pièce La Fesse cachée (2011) de Jérémy Patinier) ; « Juan-Carlos savait-il la gravité de son mal ? » (Manuel Puig, Boquitas Pintadas, Le plus beau tango du monde (1972), p. 120) ; « J’ai peur des phallus… J’en ai un, là, dedans. Faut me l’enlever. » (une patiente dans la pièce Psy Cause(s) (2011) de Josiane Pinson) ; « Ainsi de jour-là, était-ce dû à la chaleur ? À une pression artérielle trop élevée ? À une faiblesse nasale ? Ou peut-être les trois à la fois… Je me mis à saigner du nez. Une vraie hémorragie ! N’ayant pas de mouchoir et sentant mon nez couler, je m’essuyai discrètement d’un revers de main. Le liquide rouge que j’en ramenais était sans équivoque. Laëtitia, qui avait toujours tout, me donna ses mouchoirs. Je saignais tant que je vidais le paquet. Lorsqu’enfin les vannes se fermèrent, je n’étais plus en état d’embrasser qui que ce soit. Fini la frime, je me sentais très piteux. J’eus souvent peur de récidiver les fois suivantes, mais non, ce fut la première mais aussi la dernière. » (Bryan, le héros homosexuel qui a peur d’embrasser sa meilleure amie Laëtitia sur la bouche, dans le roman Si tu avais été… (2009) d’Alexis Hayden et Angel of Ys, pp. 27-28) ; « Je n’y arriverai jamais. » (Hugo, le héros homosexuel face à sa voisine Franckie avec qui il pourrait coucher, dans la pièce Ça s’en va et ça revient (2011) de Pierre Cabanis) ; etc.

 

Par exemple, dans la pièce Et Dieu créa les folles (2009) de Corinne Natali, Heïdi, l’une des deux héroïnes lesbiennes, ne supporte pas d’entendre le mot « zizi » : elle tombe dans les pommes dès qu’il est prononcé. Et lorsque Frédérique – l’amante d’Heïdi – est sur le point de passer au lit avec Romuald, le protagoniste homo – elle pousse un hurlement explicite : « J’ai peur !!! » ; et Romuald aussi : « Je vais porter plainte pour tentative de castration ! » Dans le film « In & Out » (1997) de Frank Oz, c’est la peur qui pousse Howard à se croire gay.

 

Film "Otto" de Bruce LaBruce

Film « Otto » de Bruce LaBruce


 

Parfois, le protagoniste homosexuel a peur de ne pas contrôler/réfréner ses pulsions sexuelles, et qu’elles se transforment en puissances violentes et mortelles : « Je n’aime pas ce mélange de rêve et de réalité, j’ai peur d’être encore amené à tuer comme dans mes précédents rêves. […] Je sais que même si je ne suis pas un criminel, mon emploi du temps de ces quatre derniers jours m’est complètement sorti de la tête, n’aurais-je pas pendant cette période tué pour de bon ? Est-ce que Marielle ne courra pas un danger restant seule avec moi ? Non, voyons, je suis la personne la plus pacifique du monde. Les gens violents dans leurs rêves sont dans la réalité incapables de tuer une mouche. » (le narrateur homosexuel du roman Le Bal des Folles (1977) de Copi, p. 134) ; « J’avais imaginé un moment demander à la petite voisine de passer me voir afin de faire ensemble ce que je l’avais obligée à faire seule devant moi, sachant combien j’aimais à outrepasser la pudeur des autres, pour le plaisir que son viol me donnait. Cette envie ne me quittait pas, mais je devais résister, c’était trop risqué. […] J’avais peur de moi. Quand je sentais monter ce besoin de chair, peu m’importaient les moyens et la figure de celle qui me donnerait ce qu’il me fallait. » (Alexandra, la narratrice lesbienne attirée par une mineure, dans le roman Les Carnets d’Alexandra (2010) de Dominique Simon, pp. 56-57) ; etc.

 

Et plus encore : la peur des héros homosexuels est liée à l’homosexualité, à la pratique homosexuelle, et à la croyance en la vérité de l’identité homosexuelle et de l’amour homosexuel… même si, très vite, par auto-persuasion, ils vont se dire que c’est tout ce qui fait frein à celles-ci qui créerait leur angoisse (cf. je vous renvoie au code « Liaisons dangereuses » du Dictionnaire des Codes homosexuels) : « Je n’avais jamais fait ça de ma vie auparavant. J’avais une trouille bleue. » (Hank parlant de sa première expérience homosexuelle, dans le film « The Boys In The Band », « Les Garçons de la bande » (1970) de William Friedkin) ; « Ça chassera peut-être mon angoisse. » (Michael, héros homosexuel se rendant à la messe de minuit pour oublier la misère de sa condition homosexuelle, idem) ; « Je croyais que l’amour était quelque chose d’agréable, qui nous grandissait. Mais celui que je ressens pour toi, me fait parfois l’effet inverse, il me détruit ! Pourquoi ? Puisque ça fait si mal, faut-il avoir peur d’aimer ? » (Bryan s’adressant à son amant Kévin dans le roman Si tu avais été… (2009) d’Alexis Hayden et Angel of Ys, p. 417) ; « Je sentais que Marie était tétanisée par la peur que cela ne me déplaise. Dans un effort d’audace, pourtant, elle me prit par la taille. » (Alexandra, la narratrice lesbienne du roman Les Carnets d’Alexandra (2010) de Dominique Simon, p. 152) ; « Par peur d’être catalogués, les homosexuels sortaient uniquement à la tombée de la nuit (pareil à des chauves-souris) pendant que les voyous et les drogués squattaient en permanence les lieux. » (Ednar, le héros homosexuel parlant des Antilles, dans le roman autobiographique Un Fils différent (2011) de Jean-Claude Janvier-Modeste, p. 188) ; « Peut-être que ce qui fut jadis la Cour des Miracles saurait le guérir de sa peur, l’aider à s’affirmer auprès des siens. » (Ahmed, le héros homosexuel parlant du Marais, dans le roman Accointances, connaissances, et mouvances (2010) de Denis-Martin Chabot, p. 52) ; « Quand je l’ai pris dans mes bras, il était léger comme un gosse, j’avais presque peur de lui faire du mal. » (Martin en parlant de Lucas, dans le film « L’Homme que j’aime » (1997) de Stéphane Giusti) ; « Excuse-moi mais tout à coup j’ai peur de ce qui arrive […] peur de ne pas pouvoir te donner tout ce que tu veux, pas le temps, pas le désir. » (Lucas s’adressant à Martin, idem) ; « J’aime quand vous me faites peur. » (cf. la chanson « Consentement » de Mylène Farmer) ; « Je n’ai jamais peur. » (Roméo, le héros homo du film « Children Of God », « Enfants de Dieu » (2011) de Kareem J. Mortimer) ; etc.

 
 

Stephen – « J’ai peur maintenant… j’ai peur de vous.

Angela – Mais vous êtes plus forte que moi…

Stephen – Oui, c’est pourquoi j’ai si peur… vous me faites sentir ma force… »

(cf. un dialogue entre les deux héroïnes lesbiennes, dans le roman The Well Of Loneliness, Le Puits de so