Archives par mot-clé : homosexualité

Homosexualité au Liban ? « Ça n’existe pas tant que ça ne se voit pas ! »

À propos de l’homosexualité au Liban et en France, la plupart des gens rêvent d’une totale contradiction entre les deux pays. Mirages du relativisme culturel et de l’auto-victimisation, pour ne pas se regarder agir ou nier sa réalité nationale. Qu’ils se détrompent. Qu’on soit « contre » ou « pour » ou qu’on s’en foute, qu’on la diabolise et qu’on la cache (comme au Liban), qu’on la banalise ou la sacralise (comme en France), l’homosexualité n’est toujours pas expliquée, et donc est tout autant pratiquée.

 

Un combat quasi-infaisable dès le départ

Je vous le concède largement : en toute objectivité, dans ce combat contre le « mariage pour tous », nous étions (quels que soient nos efforts, notre calme dans la détermination, notre nombre, notre inventivité, la qualité et l’étonnante rapidité de nos réflexions internes, le courage des organisateurs, etc.) conduits dans une impasse, vers une victoire quasi impossible à remporter, tellement la distribution des cartes a été inégale dès le départ, tellement nous traînions les casseroles du PaCS (l’illusion de paix, le placebo, l’eau dormante, que cette union civile votée en 1999 !), tellement les porte-parole idéaux pour l’opposition au « mariage pour tous » étaient objectivement une espèce rare (il eût fallu qu’ils soient homos et qu’en plusils dénoncent la pratique homosexuelle : pas facile à trouver, en effet, ce genre d’oiseaux !), tellement le mammouth du déni social de la différence des sexes était gros et à dégraisser depuis bien plus longtemps que le « mariage gay » (l’homosexualité n’est que le climax social le plus saillant de l’expulsion de la différence des sexes ; certainement pas le seul : les dossiers de l’avortement, des divorces, de la pilule, de l’ouverture de l’adoption aux célibataires, de l’autorisation de la PMA aux couples hétéros, etc., avaient préparé l’arrivée du « mariage homo » et auraient déjà mérité notre massive mobilisation d’opposition ! Le « non » que nous avons scandé dans les rues cette année semble s’être cristallisé autour de l’homosexualité et des personnes homosexuelles, mais c’est une illusion d’optique créée par les mass media : car c’est au nom de toutes les atteintes à la dignité de l’être humain que nous avons finalement défilé contre le « mariage pour tous » : non contre cette loi seule) !

J’avais pourtant prévenu dès le départ en septembre dernier à saint-Sulpice les 50 « têtes de réseau » de notre mouvement d’opposition qui se sont regroupés pour penser ensemble à un plan d’action (et qui visiblement ne semblaient pas se rendre compte de l’étendue du chantier, et de la vétusté de nos troupes/armes/arguments) que nous avancions en terre hostile, marais-cageuse et ultra select : avec les argumentaires centrés sur la filiation et les conséquences du « mariage homo », nous n’en mènerons pas large, disais-je ; la seule « tare » qui vous sera reprochée, c’est de ne pas être vous-mêmes homos ! ; mesurons que nous nous attaquons, avec l’arrivée de cette nouvelle loi, pas seulement aux droits de l’enfant bafoués, mais à un problème bien plus épineux qu’il n’en a l’air, bref, au sanglier blessé de l’homosexualité, qui est beaucoup plus vaste, complexe, dangereux, que nous ne l’imaginons, car il remet en cause tout un tas de dysfonctionnements sociaux qui dépassent largement le problème de la pratique homosexuelle, mais dont la pratique homosexuelle est seulement le signe le plus invoqué/nié actuellement dans notre société pour cacher ces derniers. Autrement dit, la bête que nous voulons combattre n’est pas à la portée de tous les chasseurs ! Nous ne sommes pas tous égaux à ce niveau-là ! Et de souligner cette inégalité ne remet absolument pas en cause vos compétences d’experts pour d’autres combats. Mais ce combat-ci contre le « mariage homo » nécessite des experts homosexuels, qui mettent en garde contre les 2 dangers principaux de la loi : la banalisation de la différence des sexes, et la justification sociale de la pratique homosexuelle. À mon insu : c’est comme ça ! Les seuls qui seront écoutés et craints sur les plateaux télé, ce sont eux, car pour l’instant, l’opposition au « mariage pour tous » est vue socialement comme « homophobe ». Et les gens se taisent dès qu’ils voient une seule personne homosexuelle opposée à « ses » droits. Alors notre leadership, par la force des choses, est extrêmement réduit ! Comprenons-le, même si c’est pas facile. Acceptons-le avec humilité et cédons pour une fois notre place de chef si c’est nécessaire.

Ce 5 septembre, j’ai été le plus écouté sur le coup, mais je n’ai finalement pas été compris par ceux qui allaient devenir, par opportunisme, les chefs de file de notre mouvement.

Aujourd’hui, je m’en rends compte. Tel que le débat a été posés dans les termes par nos dirigeants (sur un registre uniquement affectif, amoureux et victimiaire ; très peu rationnel), et vu la place extrêmement étroite et inconfortable dans laquelle nous ont maintenus la plupart des médias grâce à la présomption d’homophobie, les seuls porte-parole du mouvement d’opposition qui auraient pu être réellement crédibles et puissants étaient les personnes homosexuelles continentes. Pas uniquement les personnes homosexuelles : je dis bien « les personnes homosexuelles continentes », qui vivent par leur personne et par leur vie l’inverse de ce que défend concrètement la loi (= la pratique homosexuelle), à savoir la non-pratique homosexuelle. Les personnes homosexuelles qui pratiquent leur homosexualité et qui s’opposent à une loi qui pourtant va dans le sens de la justification sociale de leur pratique, sont des pantins, se tirent une balle dans le pieds, affichent leur propre contradiction, restent dans l’image, et desservent notre cause. Seules les personnes homosexuelles continentes pouvaient être les chefs de file de ce mouvement d’opposition au mariage. Autrement dit quasiment personne à l’heure actuelle, mis à part moi (et quelques amis intimes qui ne commencent à se réveiller que maintenant) ! Donc vous voyez, ça vous donne beaucoup de circonstances atténuantes 😉 ! C’était finement joué de la part de nos gouvernants de nous amenés sur un ring dans lequel ils savaient que nous avions très peu de combattants par rapport à eux (quand bien même eux avaient le nombre, mais pas la qualité). C’était très rusé et pervers de leur part de nous conduire sur le terrain extrêmement flou, nouveau et tabou de l’homosexualité et de l’homophobie – alors que le mariage n’a rien à voir, en principe, avec celles-ci –, terrain qu’ils ne maîtrisent pas davantage que nous, en plus !, et où seules les personnes homosexuelles avaient le droit de s’exprimer, d’être écoutées, auraient pu parler en connaissance de cause si seulement elles avaient le courage de regarder leur souffrance et leurs mauvaises conduites en face.

Notre combat était donc quasi perdu d’avance. Ça vous enlèvera peut-être pas mal de culpabilité de le savoir ! Ça vous en rajoutera en revanche une nouvelle : la culpabilité au moins de ne pas avoir profité à leur juste valeur des quelques rares personnes homosexuelles continentes (ou du moins opposées à la pratique homosexuelle) qui étaient quand même là, sachant que votre erreur tactique est déjà excusée par la marge de manœuvre extrêmement réduite qui vous était impartie, par le manque de temps, et par le fait que vous n’avez jamais choisi réellement vos représentants médiatiques. Ces derniers vous ont été imposés… et comme on vous a dit qu’il n’y avait personne d’autre, vous leur avez fait à peu près bon accueil… en connaissant leurs limites, en sachant que ce n’est certainement pas pour eux ni pour leurs beaux yeux que vous avez massivement manifesté : vos convictions personnelles vous auraient fait vous lever de toutes façons. J’en veux cependant beaucoup aux quelques chefs de file de notre mouvement qui n’ont pas su, à cause de leur orgueil et de leur soif de paraître, penser aux priorités, s’effacer pour mettre en avant ceux qu’ils savaient pourtant plus compétents qu’eux sur ce combat-ci. Ils portent une responsabilité très grave. Aussi grave que celles de nos dirigeants socialistes gay friendly.

 

L’homosexualité : une tentation particulièrement masculine et contemporaine parce que particulièrement pornographique

Pourquoi a-t-on à juste titre l’impression que l’homosexualité, il y en a plus qu’avant, et pourquoi constate-t-on de surcroît qu’elle fait des adeptes surtout chez les garçons ? qu’elle n’est pas si universelle, si dévisagée et si angélique qu’on nous le dit ?

Même si l’homosexualité a de tout temps existé, il est difficile de nier qu’elle est un questionnement particulièrement impulsé par notre époque, au moment où l’indétermination bisexuelle se représente médiatiquement comme un idéal de vie. Et je vais vous dire pourquoi. Nous vivons dans une ère d’ultra-érotisation et de pornographie mondialisée que notre Planète n’avait jamais connue jusque-là. Avant la démocratisation du porno, les jeunes ne se posaient pas autant de questions sur leurs sentiments, sur leur sexualité, sur leur génitalité et ses ambiguïtés. Surtout, ils n’étaient pas aidés à sur-interpréter la pulsion ou la jouissance corporelle en identité ou en amour. Ils ne faisaient pas ce travail d’introspection (positif à certains égards ; catastrophique à d’autres) sur leur ressenti, ne se focalisaient pas autant sur leurs réactions physiologiques, ne romançaient pas l’instinct comme maintenant. Ils ne voyaient pas la génitalité sous forme de terrain d’expérimentations fantaisistes. La sexualité n’était pas observée au microscope et les angoissait peu. Ils n’étaient pas soucieux de correspondre à une image de jouissance stéréotypée. La virilité était moins soumise aux diktats iconographiques de la performance, du machisme, moins définie par des normes esthétiques et sensorielles, moins adulée, moins aculée au repli narcissique masturbatoire… et pour le coup, homosexuel.

À présent, je connais beaucoup de jeunes hommes qui m’avouent avoir eu peur d’être homos simplement à cause du porno, et qui n’auraient jamais débusqué un désir homosexuel aux tréfonds d’eux-mêmes sans ce dernier. Ce constat les aide d’ailleurs à relativiser ce qu’ils croyaient être une identité fondamentale, et même parfois à renoncer à l’homosexualité une fois arrivés à l’âge adulte (c’est sûr que si, pour beaucoup de cas, l’homosexualité se réduit surtout à une stimulation génitale d’ordre télévisuel, à une angoisse d’adolescence, elle en perd en poésie et en profondeur !).

Le marché du X incite à l’homosexualité, même quand il s’agit de films « purement » hétéros (surtout quand il s’agit de films hétéros !).  Quand on regarde des films pornos (homos mais principalement hétéros), par la force des choses, on est amené à se retrouver nez à nez avec des personnes des deux sexes (dont le sien) nues et en état de jouissance. Également, par la masturbation, on utilise nécessairement quelqu’un du même sexe que soi pour se faire jouir : on s’utilise soi-même ! Il est donc logique que l’homosexualité – baptisée temporairement « bisexualité » ou « amour » – appelle davantage les garçons (qui regardent plus de porno que les filles), et qui plus est, les jeunes adolescents d’aujourd’hui, clairement sur-exposés aux images érotiques. L’homosexualité est une remise en cause, tout comme elle est une surenchère, de masculinité. Pour le coup, celle-ci attire à elle une frange beaucoup plus large que la population homosexuelle : les jeunes ados, les hommes mariés, les mecs non-mariés, les libertins, les voyeurs hétéros…

Tout ça pour dire à tous les mecs qui m’écoutent (et qui comprennent l’anglais) : Don’t worry ! It’s not particularly homosexuality ! It’s just porn sex ! It’s typically a male temptation ! Autrement dit : Pause ! Si vous vous sentez homo, ce n’est pas nécessairement parce que vous le serez à vie, mais d’abord parce que vous êtes un garçon, parce que vous êtes excités sexuellement (et pas homosexuellement), et enfin parce que vous êtes nés à une époque pornographique. Donc du calme, et surtout, de la liberté, avant l’étiquetage du « coming out » ou de la bisexualité !

 

Plus d’hommes que de femmes homos ?

Une des raisons pour laquelle j’explique qu’il y a largement plus d’hommes qui se disent homosexuels que de femmes, c’est d’une part le fait que l’homosexualité soit davantage à ranger du côté de la pulsion (le désir homo fuit le Réel dont le socle est la différence des sexes, donc il est plus un fantasme qu’une réalité fondamentale de l’individu ; et si vous voulez persuader un être humain qu’il est homo, il vous sera très facile de l’exciter, les yeux bandés, dans le noir, par un homme ou par une femme : l’homosexualité, c’est l’autre nom de l’excitation sexuelle universelle); et d’autre part, le fait que la sexualité des hommes et les sexualité des femmes sont différentes. Chez nous les gars, c’est davantage la pulsion qui stimulera le sentiment (nous sommes enclins à penser que si nous sommes excités sensuellement, nous « aimons » : en gros, « Je bande donc j’aime »). Alors que chez les filles, c’est davantage le sentiment qui stimulera la pulsion (une femme acceptera difficilement de « coucher » si elle n’aime pas). Donc il est plus logique que nous, les hommes, soyons tentés par l’homosexualité. Nous sommes plus parcellaires et animaux dans notre sexualité/génitalité. Nous avons une sexualité plus compulsive, plus hygiénique, plus fétichiste que les femmes (nous aimerons non pas un corps entier mais d’abord des seins, des fesses, … et donc pourquoi pas, pour certains, des poils, des bites, des muscles, à la longue?) quand les femmes, à l’inverse, auront davantage tendance à être globales dans leur sexualité (les femmes dans les sex-shop sont une espèce très rare ! ; les femmes qui ont un grand besoin de se masturber ou de se soulager avec un prostitué aussi ; et les femmes réellement enthousiasmées par un film de boules sont très peu nombreuses). L’homosexualité correspond donc bien plus à la sexualité masculine qu’à la sexualité féminine… même si là encore, il y a des ponts entre les deux.

Je pars au Liban (Adieux ! ^^ Heureux de vous avoir connus)

 

À la veille de mon départ au Liban (voyage prévu du 12 au 19 avril), je vois bien les fortes résistances à ma venue, mais aussi des confirmations qu’elle a particulièrement du sens : les Libanais qui diabolisent l’homosexualité sont ceux-là mêmes qui la pratiquent dans le secret. C’est une folie d’aller là-bas, et en même temps, il y a d’énormes besoins et enjeux. Des enjeux de Paix, d’unité, de guérison, d’amitié. Tel que la société libanaise évolue, ma démarche aurait toujours été, de toutes manières, prématurée, risquée, inconsciente. Donc c’est toujours le bon moment pour y aller et jamais le bon ! Si j’attends que le Liban soit prêt à m’accueillir, je n’y vais plus ! 😉

Je constate que c’est un pays complètement schizo par rapport au sujet : ils pratiquent à donf l’homosexualité, les cas d’inceste, de viols et de double vie homosexuelle pullulent… mais NON, ça n’existe pas ! Faut pas en parler ! Le Liban n’est pas prêt ! En toute logique, un chirurgien de l’homosexualité comme moi, même s’il vient de France, ne peut pas être ovationné ni être ‘persona grata’. Il peut même être perçu comme dangereux. Je m’en moque. Moi, je pense aux gens libanais qui portent la blessure secrète de l’homosexualité, et qui la pratiquent d’autant plus douloureusement que personne ne les aide à la nommer. La perspective de l’opération chirurgicale n’a jamais été, à première vue, une partie de plaisir… même si, sur le long terme, on la sait nécessaire, libérante et positive. Mon voyage sera donc de toutes façons utile, au moins pour faire reculer cette schizophrénie nationale autour de l’homosexualité, schizophrénie dont le contexte géo-politique explosif libanais est le signe le plus latent. Au moins pour les rencontres d’amitié vraies que j’y ferai. Yallah !

Égalité hétéros/homos

Vendredi 5 avril 2013. Je lis sur Twitter le message d’un prêtre : « L’argument unique à propos du mariage: RT@Yagg ‘Refuser l’égalité homos/hétéros, c’est de l’HOMOPHOBIE’. Toujours la même chose. Comprendront-ils 1 jour ? »Et j’aurais envie de défendre (pour une fois!) Yagg et de répondre à cet ecclésiastique : « Comprendrez-vous un jour, mon père, combien cette phrase dite par Yagg est d’une incroyable justesse ? (même s’il y a de fortes chances pour que cette justesse ait échappée à celui qui l’a écrite, car je doute que celui-ci ait fait la différence entre l’hétérosexualité et l’amour dans certains couples femme-homme, ou bien qu’il ait conscience de l’exacte gémellité de violence entre l’hétérosexualité et l’homosexualité) Il n’y a pas que les pro-mariage-pour-tous qui doivent être éduqués à la compréhension et à la dénonciation de l’hétérosexualité. Il n’y a pas que les personnes homosexuelles ou gay friendly qui n’ont pas compris les débats sur le « mariage pour tous »! Comme la route est longue pour s’enlever la poutre de l’oeil et cesser d’accuser son interlocuteur… surtout quand ce dernier nous révèle une vérité qui nous dépasse et qui le dépasse !

 

Confondre l’amitié « gay friendly » et l’ « amour » homo

Certaines personnes indifférentes au projet de loi du « mariage pour tous » ou carrément « gay friendly » le sont parce qu’elles confondent à tort l’amitié bienveillante ou l’empathie de principe, bien légitimes, qu’elle ont vis à vis les personnes homosexuelles, et ce que vivent ces mêmes personnes homosexuelles en amour et en actes homos, qui là ne peut pas être justifié car c’est insatisfaisant et souvent violent.

 

Je suis autant homosexuel que gay !

Je suis autant HOMOSEXUEL que GAY. Hypocrisie si je soutenais le contraire! Le désir homosexuel existe en moi ; et je fais partie d’une communauté humaine de par l’existence de ce désir, communauté qui s’appelle la communauté homosexuelle. J’assume les deux ! Les personnes homosexuelles qui se disent « homosexuelles et surtout pas gay » (c’est-à-dire la grande majorité des personnes homosexuelles puisque quasiment toutes se définissent « hors-milieu »… même si à de rares moments, leur snobisme « dark & camp » leur fera dire, porte-cigarette à la main, qu’elles sont quand même fières d’être « des pédés ») se servent de leur mépris de l’homosexualité visible pour se justifier de pratiquer l’homosexualité de manière invisible, discrète, pudique et soi-disant « plus chaste » que dans le « ghetto marchand et stéréotypé du Marais ». Ainsi, ils ne remettent pas en cause pour eux-mêmes la pratique homosexuelle, mais au contraire, ils l’altérisent, l’extériorisent avec agacement, ils en font hypocritement une question d’image déconnectée du réel et totalement distancée d’eux-mêmes… alors que bien entendu, leurs actes homosexuels existent et sont bien concrets (ce ne sont pas les autres qui les posent à leur place!)! En somme, ils font de l’amour et de la sexualité une affaire strictement privée, alors que bien entendu, ce n’est pas ça. Ils construisent une citadelle (avec digi-codes et caméras partout) autour de l’homosexualité, démarche d’autant plus homophobe qu’elle prend la forme invisible du respect-indifférence/du respect indifférencié, du confort bourgeois.

 

Pourquoi l’amour homo n’est pas équivalent à l’amour dans la différence des sexes ?

Je ne dis pas seulement que l’amour femme-homme aimant et l’amour entre deux personnes de même sexe est différent. Il y a une différence de valeur entre les deux, au nom de l’incarnation de l’Amour. Et ce message devient inaudible si évidemment on ne le dit pas. Mais l’est-il en soi?  Je ne crois pas. Moi, je le dis tous les jours et à toutes mes conférences, et même à des personnes homos en couple, qui ne le contredisent pas. L’argument de la « com » et de « l’efficacité » ou de la « brièveté » ne tient pas. Il cache une peur de dire cette non-équivalence de valeurs d’amours.