Le mythe que « faire une fellation, certain(e)s aimeraient vraiment ça »


 

De plus en plus d’hommes mariés (qui se croient ou/et disent « hétéros ») me contactent en ce moment parce qu’ils se croient homosexuels (ou attirés par des transsexuels) du fait de se sentir frustrés ou non-satisfaits sexuellement par leur épouse. Et leur croyance/peur soudaine d’être homos, ou la frustration/les reproches croissants qu’ils font à leur épouse, se cristallisent en particulier autour de la fellation (un peu moins de la sodomie : ils sont un peu plus capables de reconnaître que la sodomie puisse faire mal ou déplaire à leur partenaire sexuel-le. La fellation, non.).
 

Il existe une grande naïveté, idéalisation et ignorance croissante à ce sujet. À cause de l’unique son de cloche sur la fellation qu’on entend socialement, à savoir celui des jouisseurs/bénéficiaires de la fellation. À cause du silence de ceux qui la réalisent concrètement mais qui se forcent à banaliser l’acte, en pensant que « maintenant tout le monde le fait », donc que « ça doit être bien et plaisant pour tous ». À cause du ressenti de ces hommes « hétéros » au moment des fellations qu’ils ont pu connaître avant leur mariage (ils s’auto-persuadent alors qu’un si grand « bonheur » doit forcément être partagé par la personne qui le leur fait vivre ! par pur transfert ou projection perverse-narcissique), à cause des simulations de jouissance singée par les actrices pornos ou les acteurs pornos gays qu’ils ont vus sur leur écran (on voit d’ici l’attitude lascive de certaines stars du X feignant de se délecter de se faire éjaculer facialement dessus…), à cause de l’assignation sociale de la fellation majoritairement à l’homosexualité (et pour cause : dans les relations homos, la fellation et la sodomie sont de plus en plus présentées comme les passages obligés de la vie génitale et amoureuse), ces spectateurs masculins non-homosexuels finissent par s’imaginer naïvement que « la fellation c’est génial non seulement pour celui qui se fait sucer mais aussi pour celui/celle qui suce », qu’ils « sont peut-être homos pour désirer/fantasmer aussi fort la fellation », et enfin que « leur femme n’est qu’une coincée qui n’a rien compris au plaisir dont elle se prive, qu’une capricieuse, et même une despote désobéissante qui ne remplit pas son devoir conjugal de satisfaction de son mari, et qui le pousse à la ‘torture’ que serait la frustration ». Ça va loin.
 

Alors on va tout de suite se réveiller et désacraliser la fellation. Puisque visiblement, de moins en moins de monde voit de mal là-dedans (ni non plus dans la masturbation, la pornographie, l’adultère, la prostitution, la sodomie : toutes ces pratiques n’auraient aucune valeur morale, ne seraient « qu’une question de goûts personnels » et ne génèreraient aucune violence/souffrance universelle…).
 

Je dirais donc, pour tordre le cou aux idées reçues sur la fellation, à la croyance qu’on peut « aimer ça » (côté suceur), et donc à ces angoisses de pseudo « homosexualité » de maris frustrés, que la fellation, en vrai, et quoi qu’en disent les personnes qui réécrivent l’acte et leur ressenti du moment par leurs bonnes intentions, ce n’est agréable principalement que pour la personne sucée mais quasiment pas pour la personne qui suce. Et croyez-moi, je parle par expérience, et en ayant écouté de nombreuses personnes homosexuelles (ou même des femmes mariées) me décrire leur ressenti sensoriel et gustatif. La fellation, c’est – toujours et pour tout le monde – désagréable au goût, même si ce n’est en revanche pas toujours vécu comme une pratique avilissante ou dégradante (je suis bien placé pour le dire : je l’ai connue et pratiquée dans un cadre respectueux, apparemment libre, où j’ai réussi à trouver ça plaisant – non pas en soi mais parce que je sentais que je procurais un plaisir intense à mon partenaire qui finissait par avoir des retombées sur mon propre plaisir). La fellation, pour celui ou celle qui la fait, ce n’est pas agréable en bouche (odeur et goût dégueulasses du sperme, des sécrétions sexuelles et de l’urine + envie de vomir d’avoir un gros membre protubérant enfoncé dans la bouche et tamponnant le fond de la gorge : j’ai entendu plusieurs témoignages allant dans ce sens, c’est-à-dire des gars qui se forçaient à ne pas vomir et à penser à autre chose pendant qu’ils suçaient, pour oublier leur dégoût). De surcroît, la fellation est une pratique qui n’est pas véritablement libre ni égalitaire : la personne sucée a beaucoup plus de plaisir physique que la personne qui suce (le fossé entre les plaisirs est énorme) ; il n’y a pas de face à face ; la personne suçante est agenouillée, et bien souvent rabaissée au rôle d’esclave, dans le cadre de la prostitution ou du « plan cul », au rang de spectatrice du « cadeau »/de la gâterie qu’elle fait à l’autre, de servante qui attend son tour (ou pas).
 

Au fond du fond, même si les médias et la plupart des sexologues – soumis à un relativisme bon ton – n’osent pas l’avouer et avancent que les pratiques de fellation et de sodomie sont normales et jouissives pour les deux partenaires sexuels, même si certaines femmes disent qu’elles « aiment sucer leur compagnon/aiment le goût de sa bite » pour reconquérir la liberté et la dignité qu’elles perdent dans une relation amoureuse déséquilibrée, la fellation n’est agréable pour personne, voire même dégoûte toute personne qui la fait. C’est tabou de le dire et de le présenter comme une vérité générale. Mais si vous n’êtes pas d’accord, donnez-moi des contre-exemples pour que je change d’avis. Et je changerais d’avis. Pour l’instant, je n’ai jamais rencontré de suceur ou de suceuse qui, même dans un cadre amoureux respectueux et fidèle, aime gustativement ça et n’éprouve pas de dégoût. Tout comme je n’ai jamais rencontré de fumeurs – y compris chez ceux qui disent qu’ils ont appris avec le temps à aimer et à savourer le plaisir d’« en griller une » – qui n’ont pas trouvé leur première clope « dégueulasse ». De même, il faut arrêter de nous mentir sur la fellation, ou que certains hommes, conditionnés par le monde pervers et déformant du porno, s’imaginent à tort que leur femme puisse « aimer ça » et « y trouver du plaisir (en se forçant un peu et avec le temps) ». C’est faux. Le temps ou la bonne volonté ou le « faire plaisir » ou l’habitude ne changera rien à la violence et au dégoût objectif que génère cette pratique.
 

Donc écoutez-moi bien : vous avez non seulement le droit de refuser une fellation (même dans le cadre d’une relation établie, autorisée, longue, mariée, « de confiance »), mais en plus, vous avez le devoir de dire que c’est dégueulasse pour tout le monde (y compris pour la personne qui – pour des pressions et des chantages multiples – peur de décevoir, peur de perdre son partenaire, peur de dire non, peur de priver son partenaire d’une plaisir immense, etc. – va réécrire ses sensations et se forcer à dire qu’elle « a appris à aimer »). Jusqu’à preuve du contraire, la fellation, ce n’est bon que pour une seule des deux personnes qui la vivent, donc c’est une pratique à 80% égoïste, avilissante, inégalitaire et violente.

« Filiale supplique » homo italienne

Certaines personnes homos italiennes montent au créneau pour exprimer leurs inquiétudes au Pape, en tant que « cathos homos » (voire parfois pas cathos ; je vois qu’il y a Giorgio Ponte).
 

 

Ça me laisse un peu circonspect… Je trouve les arguments avancés par ce collectif pas bons. Ils sont principalement natalistes. Les rédacteurs de cette lettre parlent du « montage » ou de la « déformation médiatique » (alors qu’il n’en est rien), défendent le « droit de l’enfant à avoir un père et une mère » (or ce n’est pas la présence ou l’absence des parents le problème), sont centrés uniquement sur les conséquences du « mariage gay » sur l’enfant – à savoir la PMA et la GPA – mais évacuent complètement la question de l’homosexualité, de l’Union Civile en substance, de la pratique homo, du péché, et quasiment de la continence. C’est du typique « homos made in Italy »… donc ça réagit beaucoup mais ça analyse peu et ne propose pas les bonnes solutions. Même si la demande de clarté adressée au Pape est légitime et nécessaire (je suis le premier à le dire). Ce genre de missive me fait penser aux « filiales suppliques » (théâtrales, hystériques et inefficaces, même si elles ont leur part de courage et d’efficacité/légitimité réels puisqu’elles sont exprimées par des personnes homosexuelles) rédigées par les catholiques réactionnaires anti-Pape et qui ne servent pas à grand-chose si ce n’est à accroître une animosité (et à se prendre pour les 12 disciples !). Ça me fatigue. Et désolé de me désolidariser y compris des cathos homos qui ont l’air de faire partie de mon camp, comme si on avait besoin de ça en ce moment !, et comme si je voulais absolument exister et me démarquer pour faire ma star : non, ce n’est pas du caprice ni du chipotage, et non, je ne m’oppose pas à ce genre d’initiative sur des détails. Quand on s’avance publiquement, qu’on s’adresse au Pape, et surtout sur ce terrain explosif de l’homosexualité, il faut aller jusqu’au bout, et il ne faut pas dire n’importe quoi ou n’aborder qu’une partie du problème : il faut le traiter dans sa globalité. Sinon, on enlève les métastases apparentes sans résoudre le cancer.
 

N.B. : La réaction de l’instigateur de cette lettre ne s’est pas faite attendre. Et prouve bien ce que je sentais.
 

VIDEO DE PHILIPPE ARIÑO: « SÍ, OBJETIVAMENTE, EL PAPA MERECERÍA SER DESTITUIDO POR SUS DECLARACIONES SOBRE LA UNIÓN CIVIL »


 

Hago este video dado que la situación eclesial es grave (pero no desesperada). Como pueden ver, tras la publicación del video del Papa Francisco que defiende abiertamente las Uniones Civiles a favor de las parejas homosexuales (por mucho que él no quería hablar de las parejas sino que parecía enfocarse más bien en un nivel personal, o sea del individuo homo, por lo que se le cruzaron los cables : pero bueno, le recuerdo al Santo Padre que cuando uno usa la palabra « unión », ¡ ello por definición implica a dos personas !*), luego es un lío espantoso en la Iglesia y se arma un fuerte jaleo en las redes sociales.
 

Básicamente, veo 3 reacciones por parte de los católicos :
 

1 – o bien el entusiasmo. Los católicos « gays friendly », como el padre James Martin, que abren la botella de champán y ven la postura papal como un « gran paso adelante » y una « apertura ». Estos son sus únicos argumentos vacíos…
 

2 – o bien la negación de la realidad. Los católicos sosos, que excusan al Papa, que hablan de conspiración, que acusan el « montaje », que aseguran que las palabras papales han sido distorsionadas, se hacen de presentadoras falsamente tranquilas que “nos lo explicarán todo”. Aquellos católicos se niegan a ver al Papa y los hechos tal como son. Sufren de clericalismo agudo.
 

3 – o bien la acusación. Los católicos conservadores y anti-Papa Francisco se regocijan secretamente frente a la metedura de pata casi irrecuperable del Papa, consideran a éste como un falso Papa, un Anticristo, y exigen su destitución.
 

Estas 3 reacciones desproporcionadas e inmaduras tienen un objetivo común : no tener que hablar de la Unión Civil y en definitiva de la homosexualidad. Además de no reconocer un error objetivo del Papa. Hace 10 años que estudio el discurso del Papa Francisco sobre la homosexualidad y veo que justifica la Unión Civil. Incluso lo dice él en su video : habla de una coherencia y de una continuidad de su mensaje en el tiempo. También debemos admitir con calma que el Papa justifica el « matrimonio » homosexual, aunque esa no sea su intención final, ya que son una y la misma ley. Entonces, bueno, tenemos que rendirnos a la evidencia y parar de mirar hacia otro lado.
 
 
 

Dicho esto, 1 – aunque el Papa tenga, en nombre de su estatuto de modelo mundial, una responsabilidad innegable, puedo decirles que él es solo el barómetro del pensamiento católico común, comprometido masivamente con la Unión Civil. Incluso los católicos anti-Unión Civil están a favor de la Unión Civil ya que se oponen mal a esta, y sobre todo porque impiden el tratamiento de la homosexualidad, que es la principal coartada de la Unión Civil. Bien lo sé : los pocos opositores católicos a la Unión Civil nunca me han invitado. Entonces, sin saberlo, respaldan la Unión Civil. Entonces, que dejen de darnos la lata atacando al Papa y llamándole Anticristo y traidor. Los traidores también son ellos, porque rechazaron el discurso sobre la homosexualidad que llevo y encarno desde hace tanto tiempo.
 

Y segundo punto, sí. Hay que admitirlo : a causa de esta pequeña metedura de pata, el Papa Francisco tan solo merecería la dimisión. No digo estas palabras a la ligera. Objetivamente, debería dimitir. Pero sobrenaturalmente, no debería, y ni lo deseo. Tenemos que confiar en el Espíritu Santo. Y sé que el Papa Francisco es el mejor Papa para nosotros. Simplemente, es tan torpe y limitado como San Pedro. Y tenemos que arreglárnoslas con él. Sin echarle de la dirección del barco ni llamarlo Anticristo.
 

Demuestro que el Papa Francisco habla muy mal de la homosexualidad, en particular porque todavía no ha identificado el peligro de la heterosexualidad como el demonio disfrazado de diferencia de sexos, y porque disocia esquizofrénicamente la Unión Civil y el matrimonio gay – debido por un lado a un nominalismo (es decir, un apego excesivo a la palabra « matrimonio ») y debido por otro lado a un sacramentalismo fetichista (es decir, un deseo de proteger el « matrimonio-sacramento » concediendo una forma disfrazada de matrimonio civil : una mala estrategia ya que, idealmente, el matrimonio civil y el matrimonio religioso son inseparables). Pero está lejos de ser el único en adoptar esas ideas. El 99% de los católicos hacen lo mismo que el Papa. ¡ Entonces, todos A CALLAR !
 
 
 

Ahora que estamos con esa mierda hasta el cuello después de estas declaraciones papales, ¿ qué soluciones veo ?
 

1) Hablar de homosexualidad. (Los medios católicos mainstream siguen silenciando el error del Papa y el escándalo mundial que desató : eso muestro cuán cobardes son…). Y sobre todo pedir a las personas homosexuales continentes competentes que hablen bien de esta.
 

2) Explicar la gravedad de la Unión Civil (que nunca ha sido pedida por su contenido sino solo por su intención de justificar una pseudo identidad y un pseudo amor homo) ; Recordar que podría ser esquivada por derechos individuales (y aún así, no se tendría que homosexualizarlos) ; Explicar cómo marca un hito antropológico grave en la Historia de la Humanidad porque ES el matrimonio gay enmascarado, y más fundamentalmente porque ha relegado la diferencia de sexos a una opción de sexualidad, además de haber contractualizado/distorsionado/desacralizado el matrimonio – y que reemplazó la sexualidad con la orientación sexual. Lo que constituye un insulto en primer lugar hacia las personas homosexuales.
 

3) Tercera solución que recomiendo : que el Papa Francisco vuelva sobre sus pasos, repare su cagada… porque es una cagada y cuando uno hace una cagada tiene que reparar (idealmente el Papa tendría que lanzar un sínodo sobre la heterosexualidad), que condene la Unión Civil y las prácticas homosexuales, y especialmente la heterosexualidad y cualquier ley nacional basada en la orientación sexual.
 
 
 

Ya está. He dicho todo lo que tenía que decir.
 
 
 

* N.B. : A los que me contestan – con cierta mala fe – que la « ley de convivencia » se refiere únicamente a la persona homosexual sola en medio de su entorno familiar o social, y no a la « pareja » homo ni a la ley de « Unión Civil » (« ¡¡ porque el Papa no ha dicho explícitamente ‘Unión’ !! »…), he ido a investigar. La expresión « ley de convivencia » empleada por el Papa tiene una historia, no es neutra : ¡ tiene un significado preciso ! No sale de la nada. Ya es una perífrasis que tiene una existencia legal asentada, un estatuto vinculado a la idea de pareja homo desde hace tiempito : en Costa Rica, en Venezuela, y sobre todo en México. Así que basta de cuentos. El Papa ha hablado de las Uniones Civiles y de la « pareja » homo.

Vidéo de Philippe Ariño : « Oui, objectivement, le Pape mériterait d’être destitué suite à ses propos sur l’Union Civile »


 

Je fais cette vidéo car la situation ecclésiale est grave (mais pas désespérée). Comme vous pouvez le constater, suite à la vidéo du Pape François défendant ouvertement les Unions Civiles en faveur des couples homosexuels (même si lui ne voulait pas parler des couples mais semblait se situer uniquement sur le plan de l’individu homo, donc il s’est emmêlé les pinceaux : mais bon, quand on parle d’union, une union, par définition, ça implique deux personnes !*), c’est le gros bordel dans l’Église et ça s’écharpe sur les réseaux sociaux.
 

En gros, je vois 3 réactions chez les catholiques :
 

1 – soit l’enthousiasme. Les cathos gays friendly, tels que le père James Martin, débouchent la bouteille de champagne, et voient la prise de position papale comme une « grande avancée » et « ouverture ». C’est leurs seuls arguments pourris…
 

2 – soit le déni. Les cathos mous, comme Arnaud Dumouch, excusent le Pape, crient au complot, au montage, à la déformation des propos papaux, jouent les speakerines faussement calmes qui vont « tout nous expliquer ». Ces cathos refusent de voir le Pape tel qu’il est et de regarder les faits. Ils souffrent de cléricalisme aigu.
 

3 – soit l’accusation. Les cathos conservateurs et anti-Pape François se frottent secrètement les mains du dérapage quasi irrattrapable du Pape, voient ce dernier comme un faux pape, un Antéchrist, et réclament sa destitution.
 

Ces 3 réactions disproportionnées et immatures ont un objectif commun : ne pas avoir à parler de l’Union Civile ni finalement d’homosexualité. Et ne pas reconnaître une erreur objective du Pape. Ça fait 10 ans que j’étudie le discours du Pape François sur l’homosexualité, et que je vois qu’il justifie l’Union Civile. Même lui le dit dans sa vidéo : il parle d’une cohérence et d’une continuité de son message dans le temps. Il faut aussi admettre calmement que le Pape justifie le « mariage » gay, même si intentionnellement et sincèrement c’est loin d’être son idée, puisque ce sont une seule et même loi. Donc c’est bon. Il faut se rendre à l’évidence et arrêter de se cacher derrière son petit doigt.
 
 
 

Cela étant dit, 1 – même si le Pape a, de par son statut de modèle, une indéniable responsabilité, je peux vous dire qu’il n’est que le baromètre de la pensée catholique commune, massivement acquise à l’Union Civile. Y compris les cathos anti-Union Civile sont pour l’Union Civile puisqu’ils s’y opposent mal, et surtout parce qu’ils empêchent de traiter d’homosexualité, qui est l’alibi principal de l’Union Civile. Je suis bien placé pour le dire : les rares opposants catholiques à l’Union Civile ne m’ont jamais invité. Donc ils cautionnent sans le savoir l’Union Civile. Alors qu’ils ne la ramènent pas trop en s’attaquant au Pape en le traitant d’Antéchrist et de traître. Les traîtres, ce sont aussi eux, parce qu’ils ont rejeté le discours sur l’homosexualité que je porte et incarne depuis si longtemps.
 

Et 2e point, oui. Il faut le reconnaître : à cause de cette seule bourde, le Pape François mériterait la démission. Je pèse mes mots. Objectivement, il devrait démissionner. Mais surnaturellement, il ne doit pas. Nous devons faire confiance à l’Esprit Saint. Et je sais que le Pape François est le meilleur Pape qu’il nous faut. Il est juste aussi gaffeur et aussi limité que saint Pierre. Il faut juste faire avec. Sans le virer de la direction de la barque ni le qualifier d’Antéchrist.
 

J’avais prévenu depuis longtemps que l’homosexualité – en tant que thématique – avait le pouvoir d’une petite bactérie insignifiante qui peut flinguer à elle seule l’Église Catholique humaine. Dans mon prochain documentaire « Les Folles de Dieu », j’ai même dirigé une table ronde exprès pour corriger le Pape sur son soutien aux Unions Civiles ! C’est vous dire si j’avais anticipé l’onde de choc. Je démontre que le Pape François parle très mal d’homosexualité, notamment parce qu’il n’a pas identifié le danger de l’hétérosexualité en tant que diable déguisé en différence des sexes, et parce qu’il dissocie schizophréniquement l’Union Civile et le mariage gay – à cause d’un nominalisme d’une part (à savoir un attachement excessif au mot « mariage ») et à cause d’un sacramentalisme fétichisant d’autre part (c’est-à-dire une volonté de mettre à l’abri le « mariage-sacrement » en concédant une forme déguisée de mariage civil : mauvaise stratégie puisque dans l’idéal mariage civil et mariage religieux sont indissociables). Mais il est loin d’être le seul. 99% des cathos font pareil que le Pape. Donc la FERME !
 
 
 

Maintenant qu’on est bien dans la merde après ces déclarations papales, quelles solutions je vois ?
 

1) Parler d’homosexualité. (KTO continue de se taire sur la bourde du Pape et le scandale mondial qu’elle a enclenché : c’est vous dire les couilles qu’ils ont…). Et surtout solliciter les personnes homos continentes compétentes pour en parler bien.
 

2) Expliquer la gravité de l’Union Civile (qui n’a jamais été demandée pour son contenu mais uniquement pour son intention de justifier d’une pseudo identité et d’un pseudo amour homo) ; Dire qu’elle pourrait être contournée par des droits individuels ; Expliquer en quoi elle marque un tournant anthropologique grave dans l’Histoire de l’Humanité parce qu’elle EST le mariage gay déguisé, et plus fondamentalement parce qu’elle a placé la différence des sexes en option de sexualité – en plus d’avoir contractualisé/dénaturé/désacralisé le mariage – et qu’elle a remplacé la sexualité par l’orientation sexuelle. Ce qui constitue une insulte en premier lieu aux personnes homosexuelles.
 

3) Troisième solution que je préconise : que le Pape François revienne sur ses pas, répare sa connerie… car quand on fait une connerie on la répare (il faudrait dans l’idéal qu’il lance carrément un synode sur l’hétérosexualité), qu’il condamne l’Union Civile et la pratique homo, et surtout l’hétérosexualité et toute loi nationale basée sur l’orientation sexuelle.
 
 
 

Voilà. J’ai dit tout ce que j’avais à dire.
 
 
 

* N.B. : À ceux qui me répondent – avec une certaine mauvaise foi – que la « ley de convivencia » (traduction : « loi de cohabitation ») renverrait uniquement à la personne homosexuelle seule au milieu de son environnement familial ou social, et non au « couple » homo ni à la loi de l’« Union Civile » (« parce que le Pape n’a pas dit explicitement ‘Union’ !! »… #FoutageDeGueule), je suis allé mener mon enquête. L’expression « ley de convivencia » employée par le Pape a une histoire, n’est pas neutre : elle a une signification précise ! Elle ne sort pas de nulle part. C’est déjà une périphrase qui a une existence légale établie, un statut rattaché à l’idée de couple homo depuis un petit moment : au Costa-Rica, au Venezuela, et surtout au Mexique. Donc on va arrêter de se raconter des histoires. Le Pape a bien parlé des Unions Civiles et du « couple ».

Intervención de Gerson Gonzales y Philippe Ariño el sábado 24 de octubre de 2020 en vivo en la web-tele de Perú « Memes Católicos » para comentar el reciente discurso del Papa Francisco que avala las Uniones Civiles

Permanezcan atentos. Este sábado (o sea mañana : 5PM para la hora peruana, 12AM para la hora española o parisina, es decir media noche), Gerson Gonzales (testigo peruano de mi documental « Las Locas de Dios »
https://youtu.be/hfrZmZ1kXoQ) y yo mismo salimos en vivo por la web-tele de Perú Memes Católicos para expresarnos, como católicos homosexuales, respecto al reciente discurso del Papa Francisco que avala las Uniones Civiles. Podrán seguirlo en directo en esta página.
 

#SinPelosEnLaLenguas #YaLlegamos #PapaFrancisco #UniónCivil #Homosexualidad #LGBT #LasLocasDeDios
 

(Señalo que será, obviamente, en español y no en francés. Los medios « católicos » franceses están tan fuera de lugar que el día que se les ocurra invitarme, ya estaré en la tumba ! #VergüenzaParaEllos)
 

 

Ce samedi (donc demain : 17h pour l’heure péruvienne, minuit de la nuit du samedi au dimanche pour l’heure parisienne), Gerson Gonzales (témoin péruvien du documentaire « Les Folles de Dieu ») et moi-même passons en direct sur la web-TV péruvienne Memes Católicos pour nous exprimer, en tant que catholiques homosexuels, sur les récents propos du Pape François défendant les Unions Civiles. Vous pourrez suivre en direct.
 

#MaintenantÇaVaChier #JésusII #Homosexualité #LGBT #LesFollesDeDieu
 

(Ce sera en espagnol, évidemment. Pour les médias dits « catholiques » français, vous pensez bien qu’ils sont tellement à côté de la plaque que le jour où ils penseront à m’inviter je serai déjà dans la tombe! #HonteÀEux)
 

N.B. : Petite note pour les Français endormis qui savent encore lire : C’est pour vous dire combien les catholiques français sont complètement à côté de la plaque concernant l’Union Civile et surtout concernant l’homosexualité : il y en a même qui viennent vers moi la bouche en coeur en pensant que je vais me réjouir avec eux de la bonne nouvelle du message papal pour nous, personnes homos. T’es là, tu fais : « Mais vous êtes cons ou vous êtes cons ? » Et puis tu as tous les autres qui sont dans le déni « Ah non, les propos du Pape ont été déformés au montage. Il n’a pas dit ce qu’il a vraiment dit » (je ne sais pas qui des « gays friendly » ou des homophobes sont les plus cons). Et tu as enfin tous les cathos tradis réactionnaires et anti-Pape François, qui ne disent rien mais qui se réjouissent de la glissade papale irrattrapable. Résultat : Qu’est-ce qu’on fait, nous, au milieu de ces 3 catégories de cons catholiques (qui composent les 99 % de catholiques)? Eh bien on doit les aimer et les pardonner de ne pas nous écouter et de nous ignorer/mépriser. Mais alors… qu’est-ce qu’ils sont cons !

La supériorité française


 

Il existe une supériorité française. Et je le dis sans orgueil ni chauvinisme ni eugénisme xénophobe ni patriotisme/civilisationnisme conquérant. Mais parce que c’est la réalité et la vérité. Et qu’il s’agit d’une supériorité qui n’est pas humaine… donc qui ne donne aucun mérite à personne. Plus qu’une simple exceptionnalité ou une belle singularité culturelle ou une excellence stylistique ou une « identité » nationale, il existe une supériorité française. J’ose parler de supériorité. J’ose établir une « hiérarchie » mondiale des Nations. Même si celle-ci – qui place inconsciemment la France sur le haut de la pyramide – est inclusive et non exclusive (comme toute préférence juste, en fait : Jésus a bien préféré Jean, bien qu’Il aime tout le monde et n’écarte personne). Même si le fait que la France soit la meilleure ne désigne pas les autres États comme de la merde ou comme des Nations mineures et méprisables. Même si cette supériorité ne nous met pas à l’abri, nous Français, de la connerie ou de la rétrogradation/décadence/faute/despotisme/Franc-Maçonnerie (Bien au contraire ! Dans « franc-maçon », je rappelle à tout hasard qu’il y a « franc » !). Même si elle ne nous rend pas, nous Français, plus méritants que les autres (puisqu’elle est surtout d’ordre surnaturel, donc de l’ordre de la Grâce, de la préférence et de l’élection divine… et que Dieu ne se laisse pas enfermer dans des frontières topographiques) : elle nous rend juste plus responsables, et donc aussi plus coupables si nous n’obéissons pas à cette supériorité donnée arbitrairement/gratuitement. Comme dit Jésus (Lc 12, 48), « À ceux à qui il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé. »
 

Je me suis rendu compte de cette supériorité française très innocemment, un peu par accident, sans du tout l’avoir calculé, sans avoir été spécialement conditionné par une éducation ou un milieu patriote voire même monarchiste/royaliste qui me l’aurait mise dans le crâne : deux parents profs, de classe très moyenne, dont un papa espagnol, fréquentant une paroisse gauchiste dans une ville ouvrière de province comme Cholet : il y a plus nationaliste qu’un binational comme moi !). Pour prendre une image parlante, j’ai découvert la supériorité française un peu comme un élève ayant reçu un enseignement solide pendant toute sa scolarité dans un établissement scolaire de qualité, ne le conscientisant pas puisqu’il a été majoritairement entouré de camarades tout aussi exigeants, futés et curieux que lui, ne mesurerait sa solidité/supériorité/force cognitive, intellectuelle, comportementale et même spirituelle, qu’une fois en contact avec l’extérieur de son lycée, qu’une fois confronté à des élèves médiocres d’autres établissements bien moins prestigieux que le sien et à l’enseignement douteux, inconsistant et fébrile. À force de voyager dans différents pays du Monde, de rencontrer des étrangers et de découvrir que, malgré nos richesses partagées, nos échanges nourris et la singularité des êtres humains (il est évident que chaque pays a ses exceptions d’esprits brillants, de grands humoristes, de grands leaders et de penseurs : heureusement !), j’ai ressenti dans mon cœur et dans ma tête qu’il y avait un « choc culturel », un point de rupture ou de non-rencontre des intelligences et des ressentis, une incommunicabilité profonde, un fossé d’incompréhension insurmontable, entre moi et les habitants par exemple d’Afrique, d’Amérique Latine, des États-Unis, d’Asie. Et cette barrière n’était évidemment pas d’ordre simplement linguistique (puisque j’ai la chance de maîtriser plusieurs langues – le français, l’espagnol et l’anglais – très internationales). Elle était plus profonde. Plus ontologique. Par exemple, il est très difficile pour moi de me faire comprendre ou de me sentir pleinement compris par un Latino-américain, que je trouve en général carriériste, naïf, mièvre et sentimental, instable émotionnellement, pas assez fiable dans la parole donnée ou dans la ponctualité et la précision, pas assez cérébral, pas assez critique ni assez inventif dans sa réflexion. Et bien sûr, mon constat est forcément faussé par les nombreuses exceptions à cette règle que je rencontre dans la vraie vie. Mais voilà : j’aime la subtilité, la longanimité, l’acuité, la jugeote, l’assise intellectuelle et spirituelle, la sensibilité françaises… que je trouve peu ailleurs, il est vrai.
 

J’ai bien conscience que je vais parler, pour décrire et appuyer mon « intuition » (je n’aime pas ce mot, mais bon…) de l’existence de la supériorité française, de réalités invisibles (mais non moins réelles !) qui d’emblée me discréditeront par leur apparente inconsistance, subjectivité et non-scientificité, et qui apparaîtront aux yeux de beaucoup d’entre vous comme des irréalités, des délires mégalomaniaques de « natio » radicalisé, une prétention insultante ou inquiétante. Mais tant pis. Je me prête à l’exercice. Comprendront ceux qui pourront comprendre (… donc sans doute quasiment que des Français ! haha ! ou du moins des amateurs de la France).
 
 
 

SUPÉRIORITÉ GÉOGRAPHIQUE ET CLIMATIQUE
 

Commençons d’abord par la terre (et on terminera avec le Ciel !^^). La France, par bien des aspects géographiques, naturels, ressemble à un paradis, à un territoire idéal que bien des pays aux conditions climatiques plus éprouvantes nous envient (je pense à certains continents, durement attaqués par la sécheresse, les ouragans, les froids glaciaires ou au contraire les fortes chaleurs, les intempéries, les moustiques et les bêtes, une température élevée, les tremblements de terre et l’activité volcanique, etc.). La France, elle, bénéficie d’un climat tempéré. Ni trop chaud, ni trop froid. Elle jouit d’une très grande diversité de paysages (mers, fleuve, montagnes, plaines, vallées). C’est vraiment beau et divers, la France ! En gros, on est bien situés sur la Mappemonde ! En plus, on n’est pas sur une des 12 plaques tectoniques les plus cap de la Planète. Il fait bon vivre en France.
 

Et la France n’a pas à rougir des produits de la terre qu’elle offre. Je ne m’étendrai pas trop sur les aliments et les goûts coco-rico (car ça, c’est ce qu’il y a de plus subjectif et de moins universel)… mais faites l’expérience de goûter des viennoiseries et des desserts en Italie, en Espagne, en Amérique Latine, en Afrique… eh ben vous allez être globalement déçus du voyage ! J’ai fait le test à Londres de manger une baguette de pain : un désastre (désastre qui m’a été confirmé par beaucoup d’expat’ français vivant là-bas). Quel pays peut, au niveau gastronomique, rivaliser avec le pain français, le fromage français, le beurre salé, le saucisson, le foie gras, le vin français, franchement ? Pas beaucoup. Même si, bien entendu, dans n’importe quel pays du Monde, à n’en point douter, on mange bien. Mais désolé, en France, on mange mieux ! Et ça, beaucoup d’étrangers le reconnaissent. Et la cuisine française s’exporte énormément dans les pays qui se boboïsent à vitesse grand « V » (comme par exemple le Pérou).
 

 
 
 

SUPÉRIORITÉ D’INTELLIGENCE
 

Je vois globalement en France une supériorité d’intelligence (même si, en ce moment, le niveau baisse considérablement avec l’arrivée des nouvelles technologies, de la culture globalisée et de la main-mise de la Franc-Maçonnerie y compris sur l’éducation). Chez les Français, je trouve quand même que ça percute bien, ça comprend vite. Même s’il y a des cons partout, ou que le revers de cette supériorité peut être l’orgueil et la fermeture d’esprit justement, je constate qu’en France il y a des têtes et des cerveaux globalement « bien faits », des gars et des filles qui captent rapidement, qui vont plus loin dans leur réflexion, dans le sens critique, dans l’humour aussi, qui ont une inquiétude intellectuelle que j’observe beaucoup moins ailleurs, et qui n’est pas de l’ordre de la posture, de l’obéissance militaire millimétrée (comme en Allemagne) ou de l’opposition de principe (comme on peut l’observer aux États-Unis par exemple, en Pologne ou au Brésil) mais au contraire qui appartient à la sagesse sereine, ferme, exigeante et rebelle à la fois. En France, on nous la fait rarement à l’envers. C’est par exemple la Nation où les manifestations anti-mariage gay ont été mondialement les plus imposantes : ce mouvement de contre-pouvoir a d’ailleurs surpris tout le monde. À nous, Français, on ne nous impose pas n’importe quelle loi. On aime bien comprendre. Quitte à être tatillon et à discuter la virgule. Il existe en France une résistance à la bêtise, une capacité collective de penser, et de bien penser, de s’organiser et de construire une réflexion profonde. Certaines mauvaises langues mettront ça sur le compte de notre mécontentement constant, de notre soi-disant « complexité » (masturbation intellectuelle) ou « intransigeance », de notre réunionite aiguë ou de notre manie chronique de toujours faire grève, de toujours contester tout, d’organiser plein de manifs. Mais ce n’est pas vrai. En France, nous avons l’amour du débat collégial. Et nous savons penser. Nous ne sommes pas comme en Suisse, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre, aux Pays-Bas, au Luxembourg, où la diplomatie et les bonnes manières de petit soldat bien élevé laissent souvent place à l’ouverture excessive et relativiste à tous les courants de pensée, y compris les plus toxiques… et nous ne sommes pas non plus, dans l’extrême inverse, en Italie, en Espagne, aux États-Unis où il n’y a plus de débats tant la confrontation des points de vue vire régulièrement à la foire d’empoigne et aux coups d’éclats, ni encore moins dans des pays (comme la Chine, l’Inde, la Russie, etc.) où le totalitarisme est tel qu’il n’y a tout simplement pas de débat. En France, au contraire, il y a du débat à la fois à couteaux tirés, c’est-à-dire passionné, et de haute volée. C’est finalement pas la bataille de poissons du village d’Astérix.
 

La France – je crois que c’est inné – est le pays de l’intelligence (et ce n’est même pas une flatterie que je fais là : l’intelligence, c’est neutre, c’est à double tranchant, et ça dépend surtout qui et quoi elle sert). Autant l’Italie a su donner au Monde des musiciens et des saints, l’Allemagne des musiciens, l’Espagne des peintres, la Russie et les États-Unis des sportifs des astronautes des négociants et des architectes, l’Inde des danseurs, la Chine des acrobates et des informaticiens, l’Angleterre et la Suisse des banquiers et des exploitants miniers, autant la France a nourri la Planète par ses penseurs, ses philosophes, ses inventeurs, ses penseurs politiques et ses écrivains, très souvent cités par les autres pays du Monde.
 

Pour donner un seul exemple de cette supériorité intellectuelle française, je m’arrêterai tout simplement sur un trio d’humoristes qui a bercé mon enfance et qui a littéralement embarqué tout mon pays (et pas seulement une minorité ou une seule classe sociale) pendant près de 10 ans (de 1985 à 1995) : les Inconnus. En effet, la France est un pays qui a été capable de porter tout entier et de manière unanime un trio comique pourtant anti-politiquement correct, ultra corrosif et dangereux pour le pouvoir politique en place. Je n’ai vu cette truculence et cette audace critique nationale nulle part ailleurs (Par exemple, en Espagne, El Tricicle est un trio clownesque certes plaisant mais qui n’atteint absolument pas le degré d’insolence et d’intelligence collective des Inconnus). Dans les autres pays, les humoristes poil-à-gratter sont au mieux marginalisés, au pire soumis au Système (bien qu’étiquetés « rebelles ») et ne sont pas l’objet d’une identification nationale massive.
 

 
 
 

SUPÉRIORITÉ POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE
 

Même si le shérif Trump a qualifié dernièrement (et accidentellement ?) Emmanuel Macron de « Premier Ministre de la France » (et bim ! Mais en même temps, venant d’un gros beauf comme lui, c’est presque un compliment pour le dirigeant français), même si nous collectionnons depuis la Révolution Française (il faut le dire) – donc depuis l’imposition du modèle républicain et « démocratique » – les mauvais président (pas besoin de tous regarder vers François Hollande et François Mitterrand… ni d’idéaliser non plus Sarkozy ou le Général de Gaulle), la France est une Nation qui pèse voire qui prime sur l’échiquier politique et économique international. Elle est entre la 6e et la 7e puissance économique mondiale. Et le français est officiellement la langue diplomatique. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c’est la langue obligatoire lors de tout rassemblement mondial, des Jeux Olympiques en passant par les sommets de l’ONU. Le français s’invite à la table de toutes les négociations universelles !
 

La France est aussi le pays prescripteur des principales orientations politiques des Nations post-modernes dites « démocratiques ». Ayant été la première Puissance économique mondiale sous Louis XVI, juste avant la Révolution de 1789, c’est elle qui dirige l’agenda politique universel depuis le XIXe siècle. Cette hégémonie centralisatrice a perduré et s’est vu illustrée par l’Empire conquérant et fortement administratisé de Napoléon Bonaparte. La France est une terre où se sont réglés beaucoup de conflits qui ont changé la face du Monde (exemple : le débarquement en Normandie lors de la Seconde Guerre Mondiale), où se sont signés les grands traités de Paix (exemples : Première et Seconde Guerres Mondiales), où les mouvements de conquête les plus coriaces ont buté contre un os (exemple : Charles Martel avec les musulmans, Jeanne d’Arc face à l’invasion anglaise, les sempiternelles et nombreuses guerres entre la France et l’Angleterre, etc.).
 

Et c’est sur la base de la Déclaration Universelle des « Droits de l’Homme » que se sont établis le capitalisme et l’Humanisme intégral qui constituent les deux principaux piliers du Gouvernement Mondial actuel. Aujourd’hui, force est de constater que les législations politiques nationales d’énormément de pays du Globe se calquent sur la devise nationale française « Liberté, Égalité, Fraternité ». La France Républicaine de la Révolution Française et des Lumières a énoncé le credo mondial sur lequel la plupart des Nations du Monde sont désormais obligées de se soumettre. La France, en quelque sorte, sert de patron à plein de structures architecturales, urbaines (les boulevards haussmanniens ont été exportés en Amérique Latine, et en particulier l’Argentine), de transports, et même politiques.
 

Un certain nombre de pays d’Afrique, par exemple, parlent français et a été dessinés/civilisés/éduqués par la France (exploités, aussi…). Contrairement à la Belgique, à l’Espagne ou au Portugual, la France a su garder (longtemps) ses colonies. Parce qu’il y a eu un vrai mélange, une solide rencontre des personnes et des cœurs (même si, évidemment, je n’idéalise ni ne nie les désastres d’une certaine colonisation). En gros, entre la France et ses territoires colonisés, ça n’a pas été un furtif « plan cul », mais bien un métissage durable et fécond, dont on peut observer les beaux fruits aujourd’hui rien qu’en regardant la diversité de population vivant dans l’Hexagone.
 

Bien sûr, comme la France a une identité forte et rassembleuse, tournée vers l’extérieur mais néanmoins très centralisée aussi, il est normal que, comme en Allemagne, elle devienne le terrain de revendications identitaires fortes, et parfois houleuses et radicalisées (en lien avec la colonisation, l’immigration et l’Islam). Mais contrairement à l’Espagne par exemple (où les clivages communautaires frisent souvent la guerre civile : la Catalogne ou le Pays Basque, par exemple, réclament leur indépendance), contrairement à d’autres pays plus fédéralistes (les États-Unis, l’Angleterre) où le multiculturalisme est devenue religion d’État et noie tout espoir d’identité unique clairement discernable et assumable par toute une population, la France a réussi à la fois son multiculturalisme (qui n’est pas, du coup, qu’une vitrine marketing abstraite, mais une réalité, quoi qu’en disent les pourfendeurs de la « Nation Black-Blanc » et du multiculturalisme à la française) et son unité (Pour l’instant, la Corse, la Bretagne, et les DOM-TOM n’ont pas encore exprimé de velléités d’indépendance radicale : la Vendée avait essayé… et on a vu ce que ça a donné comme génocide). Cette unité dans la diversité, c’est un exploit que beaucoup de pays du Monde ne parviennent pas à atteindre… même s’il faut reconnaître qu’actuellement, le risque de guerre civile guette aussi la France, comme il guette mondialement quasiment tous les pays du Globe, encore plus depuis la crise sanitaire du Coronavirus qui ne fait que creuser les inégalités et la misère. C’est pourquoi la France est un bon baromètre de l’économie et de la politique planétaire.
 

L’Angleterre est une culture mondialisée, donc patchwork : baladez-vous à Londres, et vous vous sentirez noyés dans un melting-pot sans cohérence, sans goûts, où l’anticonformisme et la différence-originalité sont lois et empêchent toute identité préférentielle, tout relief, tout caractère, toute affirmation d’une pensée profonde. Et pour les autres pays, ils sont folklorisés aussi : je pense aux continents vivant du tourisme et de leurs quelques monuments historiques, ou se trouvant encore sous tutelle d’accords économiques les maintenant dans une dépendance matérielle et politique à des pays plus puissants qu’eux. Ce n’est pas vraiment le cas de la France… même si elle n’échappe malheureusement pas non plus au folklorisme mondialisé : à cause du foot, en grande partie, et du « pain et des jeux » qui la symbolisent dernièrement dans les mass médias.
 

Diplomatiquement parlant, je trouve que la France est globalement un pays très aimé et très respecté. Son seul nom génère du rêve et de l’admiration sur les visages des étrangers que nous croisons (même si, sur les vingt dernières années écoulées, il faut reconnaître que le vent de la french friendly attitude mondiale a commencé à tourner, comme on peut le constater récemment avec les prises d’otages ou encore l’assassinat de touristes français au Niger en août 2020 : l’envie vire parfois à la jalousie voire à la vengeance). Cela dit, la France occupe – en tout cas au vu de ce que j’ai pu observer de mes propres yeux – un statut non seulement à part mais une place de chouchou dans le cœur de beaucoup d’étrangers. Et cette french préférence ne semble pas s’émousser avec le temps, bien au contraire. Grâce à des films qui lui offrent une vitrine de rêve (des James Bond en passant par les pubs de parfums, jusqu’aux dessins animés comme « Ratatouille », « Le Bossu de Notre-Dame », « Miraculous » ou « Anastasia »), grâce à des parcs à thèmes tels que Disneyland Paris qui élisent domicile en France ou qui, comme Le Puy du Fou en Vendée, sont de purs produits made in France que le Monde entier applaudit, la France n’en finit pas d’attirer. La France est un pôle attractif. Macron veut d’ailleurs attirer à elle les entreprises pour en faire une « Start-up Nation ».
 

À quelques exceptions près, y compris dans les pays qu’elle a colonisés, la France, mondialement, n’est pas vue comme l’oppresseur ni traitée comme l’envahisseur espagnol, anglais, allemand, chinois ou russe. Non non. La France reçoit un accueil spécial. Tu arrives dans un pays en disant que tu es français, et on te fait les yeux doux. Croyez-moi, j’ai pu le vérifier en Côte d’Ivoire, au Pérou, au Liban, en Espagne, au Mexique, en Italie, aux États-Unis, au Honduras, etc. !
 

La langue française, elle aussi, est très aimée, voire même préféré à l’anglais. L’anglais, c’est beauf, c’est commercial et marketing, c’est vulgaire. Le français, au contraire, c’est la sophistication, la classe, la culture, le raffinement, l’intelligence, la distinction. D’ailleurs, Le français, en général, est la « seconde langue » qu’on apprend par goût et comme un « plus » dans les collèges du Monde entier, et non la « première langue » imposée et obligatoire de l’hégémonique anglosaxonne ou hispanique, ni l’imbuvable langue rare (l’allemand ou le russe ou le chinois…) impossible à apprendre.
 

Et concernant l’empreinte musicale politique que laisse la France dans les cœurs étrangers, je donne ma main à couper que l’hymne français est plus connu que les autres (l’hymne anglais https://youtu.be/XmGKB_Iy59k, chinois https://youtu.be/473kDRArC5g, nord-américain https://youtu.be/c9UzA1uFudI, russe https://youtu.be/EmaH4eXEkIA, qui les connaît et pourrait les sortir aussi spontanément que l’hymne français, honnêtement ?)
 

La preuve que France a réellement gagné la bataille politique, c’est que même quand elle est chantée (je pense à « Douce France » de Charles Trénet, ou à « La Langue de chez nous » d’Yves Duteuil), elle ne tombe jamais dans le kitsch folkloriste (contrairement au répertoire national espagnol, par exemple) ni dans la débauche multiculturaliste ou nationaliste (comme au Liban, au Mexique, au Pérou et dans tant de pays où on voit des signes ostentatoires de patriotisme coloré et criard – autrement dit des drapeaux ! – à tous les coins de rue et sur tous les pare-brise !). En France, il n’y a pas de drapeaux partout… et quand on en voit, ça reste très exceptionnel : c’est à la Libération, pendant la Coupe du Monde, ou bien aux meetings pathétiques de la droite et de l’extrême droite. La France, même quand elle expose son patrimoine (et Dieu sait s’il est riche et chargé d’Histoire : on n’a pas l’Histoire amputée et rétrécie de l’Amérique !), garde le charme discret et délicat du désuet éternel qui ne vieillira jamais. Finalement, nous, Français, n’avons pas besoin d’en faire des caisses pour être nous-mêmes, pas besoin d’arborer le drapeau tricolore jusque dans nos chiottes pour se sentir Gaulois, pas besoin de nous auto-convaincre – comme les Nations récentes ou fabriquées artificiellement ou trop meurtries par leur histoire ou même finissantes – que nous sommes un grand pays et un vrai caractère, pour l’être.

 

SUPÉRIORITÉ CULTURELLE ET AMOUREUSE
 

 

La France a, mondialement, une supériorité culturelle et amoureuse. C’est indéniable. Elle a gagné mondialement la bataille des goûts, du charme et des cœurs. Haut la main, d’ailleurs ! La France, c’est la classe internationale ! Les regards s’illuminent rien qu’en l’entendant nommée. Et je n’exagère même pas ! Ce n’est pas pour rien que, juste avant le COVID 19, elle a été la première puissance touristique au Monde (avec 60 millions de visiteurs étrangers chaque année) ! La Tour Eiffel est, je crois, le monument touristique mondial le plus connu. La Joconde – pourtant italienne – a élu domicile en France ! Les héros de bandes dessinées les plus connus au Monde sont issus de la langue française (Astérix, Tintin, Les Schtroumpfs, etc.). Les événements sportifs les plus prestigieux mondialement sont français (Les Jeux Olympiques créés par Pierre de Coubertin, Rolland Garros, Le Tour de France, etc.).
 

La France est symbole d’Excellence (luxe, parfumerie, gastronomie, vins, haute couture, tourisme) en plus de patrimoine. Comparez Paris avec Madrid ou Moscou ou même New York et Berlin : ces capitales font pâle figure à côté ! (et je préfère ne pas parler de la fadeur des autres mégapoles mondiales, notamment japonaises : métalliques, grises et ternes) À Paris, il y a des monuments à chaque coin de rue. Et le Château de Versailles ou le Mont Saint Michel se visiterait presque en plusieurs jours ! La vie française est tellement agréable que mon papa, pourtant espagnol de cœur, ne se verrait pas finir ses vieux jours en Espagne !
 

La France, elle est aussi à l’image de ma maman, qui est française et qui représente à mes yeux la quintessence française (https://www.araigneedudesert.fr/la-typique-francaise/), l’atout charme. Et je pense que ce n’est pas dû uniquement à elle. Le français/le Français/la Française boostent vraiment une carrière mondiale. Vous croyez que Céline Dion ou Jean Dujardin ou Alizée ou Mylène Farmer ou Jean-Paul Gaultier ou Yves Saint-Laurent ou Marion Cotillard ou Audrey Tautou auraient fait une carrière aussi flamboyante sans avoir été étiquetés « Ambassadeurs de la France » ou sans le sacré – et magique ! – coup de pouce de la France ? Pas sûr. Vous croyez que les stars les plus connues d’Hollywood (Marilyn Monroe, George Clooney, Natalie Portman, Sean Connery, Salma Hayek, Johnny Depp, etc.) se sont entichées d’un Français ou d’une Française par hasard ? Je ne pense pas. Vous croyez que les acteurs les plus célèbres du star system (Brad Pitt et Angelina Jolie, Jude Law, Elton John, etc.) choisissent de s’acheter une résidence secondaire en France les yeux fermés ? Non plus.
 

La France a gagné les cœurs de beaucoup de monde puisqu’elle représente la Vie et l’Amour par excellence. C’est fou le nombre d’Asiatiques qui viennent se faire photographier en mariés à Paris ! Ce n’est pas un hasard que le tube interplanétaire des Beatles « All you need is Love », commençant par « Love, Love, Love », démarre précisément sur l’hymne (odieux, soit dit en passant) de la Marseillaise. Quelques années auparavant, avec leur chanson « Michelle », ils avaient déjà associé clairement la France à l’Amour. Et le cliché de la touriste française ravageuse ou de l’hôte française séductrice n’a pas attendu les Beatles (ni Brigitte Bardot !) pour faire le tour du Monde (c.f. les danseuses du french cancan).
 

 

Ce n’est pas non plus un hasard si les étrangers adorent prononcer les mots « Vie » et « Amour » (Je pense par exemple à leur attachement à « La Vie en rose » d’Édith Piaf ; ou encore à la fausse chanteuse française In-Grid qui a fait un carton en Russie https://youtu.be/6t-EWEo7cVs ; ou bien à beaucoup de chansons des quatuors suédois tels que Abba ou Ace of Base, qui insèrent plein d’expressions françaises très courtes comme « Voulez-vous », « C’est la vie », « Liaisons dangereuses », etc., qui résonnent comme des invitations au désir).
 

 

Beaucoup d’étrangers adorent dire « J’adore » en français, d’ailleurs. À ce niveau-là, ce n’est même plus de l’Amour : c’est de l’adoration ! Je pense que l’Italie et l’Espagne arrivent en deuxième et troisième places concernant leurs assignation mondiale aux mots romantiques vitalistes et amoureux (avec le mythe fellinien de la « Dolce Vita », à des films comme « La Vita è bella » de Benigni, ou encore à la popularisation de la sensuelle gitane espagnole Carmen). Mais elles talonnent quand même la France de loin. Paris sera davantage choisie comme le lieu de voyage de noces que Rome. C’est sans conteste la ville la plus romantique du Monde.
 
 
 

SUPÉRIORITÉ SPIRITUELLE ET DIVINE
 

On pourrait croire que la supériorité spirituelle mondiale est représentée par des pays comme l’Israël-Palestine (territoire où est né Jésus et où convergeront toutes les Nations du Monde à la Fin des Temps), ou bien par l’Italie (pays qui abritent le Vatican, de nombreuses églises et de nombreux saints officiellement reconnus par l’Église Catholique). Eh bien je postule que c’est plutôt la France qui l’incarne ! Et je vais vous expliquer pourquoi, en citant un extrait de mon livre Homo-Bobo-Apo (2017) où j’ai dédié un chapitre à la France.
 

À mon avis, il y a des Nations (je pense à l’Espagne, à l’Italie, au Portugal, à la Pologne, au Brésil) ou des continents (l’Afrique, l’Amérique Centrale et du Sud, l’Asie du Sud-Est, l’Europe du Nord et de l’Est et du Sud, la Russie) qui, concernant la Foi, n’ont pas – j’ai envie de dire – encore fait leur « crise d’adolescence ». Tandis que la France a certes douillé plus tôt religieusement parlant, mais au moins a vécu la purification douloureuse de la Révolution Française et des Lumières (expulsions d’ordres, confiscation des biens du clergé, assassinats massifs de congrégations religieuses, loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État, laïcisme exacerbé, etc.). En France – contrairement à beaucoup d’autres pays dans le Monde où la religion catholique fait tellement partie visuellement du paysage culturel et politique qu’elle a généré côté catholique une forme d’endormissement des fidèles et des clercs, et côté profane une forme de contre-mouvement anti-catholique radicalisé qui s’abat déjà violemment contre les représentants visibles du christianisme – l’orage de la Révolution Française est passé depuis longtemps. Le Français lambda n’éprouve aucune animosité contre un fait religieux qu’il ignore, n’a pas envie de s’opposer à une communauté religieuse qui lui paraît invisible et étrange plus que dangereuse et omniprésente, et a donc peu de chance de se transformer en bouffeur de curés. Il est même prêt, face à l’avancée croissante de l’Islam ainsi que de la culture matérialiste sur le territoire français, de jouer nostalgiquement aux catholiques pour s’inventer une dissidence magnifique. Par conséquent, en France, on est loin, très loin, de l’ambiance anticléricale électrique et surchauffée qu’on peut observer dans des pays comme le Chili (où les églises sont incendiées), l’Espagne (où le catholicisme est encore associé au franquisme), ou sur le continent africain (où le christianisme est considéré comme une soumission au colonialisme ainsi qu’à la modernité occidentale). Autrement dit, pour résumer, la Révolution Française puis la politique/tradition laïciste qui s’en est suivie, même si elles ont fait et continuent de faire beaucoup de mal au catholicisme français, l’ont paradoxalement purifié par le martyre, raffermi et renouvelé, tout en lui permettant de s’affranchir du poids d’un cléricalisme multiséculaire observable en Italie ou en Espagne, ou d’un indécrottable protestantisme visible en Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis, et dans toute l’Afrique/Amérique Latine.
 

La France, quant à elle, échappe précisément à ces deux écueils (cléricaliste/protestant). Là où tous les cathos du Monde entier se font avoir comme des bleus et tombent soit dans le cucul (en mode « Carlo Acutis » ou « Laudato Si ») soit dans la contestation réactionnaire rigide et révoltée (ils applaudissent au Cardinal Sarah ou à Mgr Viganò, et voient le Pape François comme l’Antéchrist personnifié), les catholiques français sont plus subtils dans leur manière de vivre leur Foi : ils mêlent intelligence (foi intérieure) et émotion (foi extérieure), quand dans tant de Nations et de continents protestantisés ou islamisés ou new-ageïsés, soit c’est trop intellectualisé et légaliste, soit c’est au contraire trop émotionnel et la foi-spectacle. En France, pour le coup, c’est la bonne cuisson. Et je trouve les catholiques un peu plus équilibrés, humbles et solides, qu’ailleurs (je reconnais aussi cette solidité chez nos cousins italiens). Les catholiques français ont une culture de l’adversité et de la clandestinité/invisibilité qui les a endurcis, en même temps qu’une bonne assise théologique et intellectuelle. C’est de la bonne terre pour l’émergence et l’accueil du Grand Monarque, ça !
 

Qu’est-ce que la France a de si particulier pour être le siège de la royauté divine en personne ? D’abord elle est la Fille aînée de l’Église. Même si cette périphrase n’est pas à proprement parler « historique », elle est reprise par certains Papes (Jean-Paul II, le Pape François) pour qualifier la France et rappeler que, de par son baptême d’une part, et de par ses rois d’autre part, elle a une Mission particulièrement importante. De plus, la France est le seul pays où les rois ont été oints avec le Saint Chrême, donc par l’Esprit Saint, et non simplement par l’huile des malades comme c’est le cas pour les autres rois chrétiens du monde. La France est aussi le seul pays où la royauté est parfaitement unifiée à la chrétienté (baptême de Clovis à Reims en 498, consécration du roi saint Louis IX au Christ en 1226, apparitions de Cotignac en 1519 annonçant la naissance du roi Louis XIV, etc.). Sainte Jeanne d’Arc l’a bien rappelé par ses œuvres et en a payé de sa vie (Peu avant le sacre de Charles VII à Reims le 17 juillet 1429, Jeanne, par un pacte officiel et public en l’abbaye de Fleury-sur-Loire le 21 juin de la même année, a renouvelé le pacte de 498 conclu entre Dieu et le Royaume de France.) ! Le Christ est et a voulu être Roi de France. C’est par lui que la France reçoit sa Mission d’« Éducatrice des Peuples ».
 

Cette Mission évangélisatrice et pédagogique mondiale confiée spécialement à la France est visible à travers la présence de pléthore de saints français sur le territoire : ça va de saint Martin de Tours, en passant par sainte Geneviève (patronne de Paris), mais aussi saint Louis-Marie Vianney (le curé d’Ars), saint Louis-Marie Grignion de Montfort, sainte Bernadette Soubirous, saint François de Sales, saint Vincent de Paul, et bien sûr sainte Thérèse de Lisieux (carrément patronne des missions ! c’est dire le rayonnement mondial de cette petite carmélite !). Elle est aussi traduite par le fait qu’énormément d’œuvres françaises (Fondation Jérôme Lejeune, Emmaüs, L’Arche, Points-Cœurs, etc.), de communautés religieuses (L’Emmanuel, Les Foyers de Charité, Le Chemin Neuf, etc.) s’exportent partout dans le Monde. Je rappelle également que la France semble un pays particulièrement béni de Dieu pour le Monde puisque sainte Marie-Madeleine (excusez du peu !) est venue mourir en Provence (à la sainte Baume) ; que saint Joseph est apparu en 1660 à Cotignac (Var) à un berger nommé Gaspard Ricard ; et que Jésus en personne est apparu en 1673 à Paray-le-Monial (Bourgogne) à la religieuse sainte Marguerite-Marie Alacoque.
 

J’ajoute une troisième raison de poids pour justifier l’exceptionnalité divine française : la France est la nation chouchou de la Vierge Marie. C’est là que la mère de Dieu est apparue le plus de fois dans toute l’histoire de l’Humanité. Sur les quatorze apparitions mariales dans le monde reconnues officiellement par l’Église Catholique, quatre ont eu lieu en France (celle de l’Île Bouchard n’a même pas été comptabilisée alors qu’elle le mériterait amplement !). Par ailleurs, en reliant les points de cinq d’entre elles (Lourdes en 1858, Pontmain en 1871, Pellevoisin en 1876, la rue du Bac à Paris en 1830 et la Salette en 1846), cela forme la lettre « M » de Marie. La Vierge semble avoir apposé l’initiale de son prénom dans le cœur de la France. Cette élection virginale pour notre pays obéit à une logique surnaturelle et arbitraire, et non à la logique humaine du mérite ni de la valeur personnelle. Comme je le disais en introduction de mon article, le fait que la France soit préférée ne rend pas les Français meilleurs que les autres : elle les rend au contraire encore plus responsables, souffrants, et pécheurs si jamais ils n’honorent pas le privilège vocationnel qui leur est offert gratuitement et par pure Grâce. Et autant vous dire qu’on va déguster !
 

Enfin, la France est le lieu où la plus grande Pentecôte (descente diluvienne de l’Esprit Saint) devrait se produire. Comme l’a annoncé le bienheureux Marcel Van (1928-1959), vietnamien, elle sera particulièrement éprouvée, notamment à cause de la Franc-Maçonnerie (« Pauvre France ! Une fois libérée du communisme, elle subira une influence plus perverse encore, celle de la Franc-Maçonnerie. » (Jésus s’adressant à Marcel Van en 1945), mais aussi, pour le coup, très purifiée. Une autre mystique de compétition (pourtant très décriée en ce moment), Marthe Robin (1902-1981), a prédit le réveil de notre pays après une phase de profonde désolation ! Voilà les propos qu’elle a adressés au Père Finet, le co-fondateur des Foyers de Charité : « La France tombera très bas, plus bas que les autres nations, à cause de son orgueil et des mauvais chefs qu’elle se sera choisis. Elle aura le nez dans la poussière. Alors elle criera vers Dieu, et c’est la Sainte Vierge qui viendra la sauver. Elle retrouvera sa mission de fille aînée de l’Église et enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier. » Puis elle a également dit à Philippe, un retraitant : « La France va descendre jusqu’au fond de l’abîme, jusqu’au point où l’on ne verra plus aucune solution humaine de relèvement. Elle restera toute seule, délaissée de toutes les autres nations qui se détourneront d’elle, après l’avoir conduite à sa perte. Elle ne restera pas longtemps dans cette extrémité. Elle sera sauvée, mais ni par les armes, ni par le génie des hommes, parce qu’il ne leur restera plus aucun moyen humain… La France sera sauvée, car le Bon Dieu interviendra par la Sainte Vierge. C’est Elle qui sauvera la France et le monde… Le Bon Dieu interviendra par la Sainte Vierge et par le Saint-Esprit : ce sera la nouvelle Pentecôte, le second ‘avènement’ du Saint-Esprit. » Marthe, pour parler du sursaut et de la Pentecôte que va prochainement vivre la France, a employé l’image de la balle qui tombe au sol et qui rebondit instantanément. Donc cette Pentecôte est imminente.
 

Lors des tribulations, le combat spirituel n’épargnera aucun endroit ni cœur humain de la surface de la terre. Il n’y a pas de doute là-dessus. Mais je crois qu’il va être corsé et exceptionnellement explosif sur l’échiquier français, et en particulier parisien ! Toujours dans le film « Wonder Woman » (2017) de Patty Jenkins, la Pyramide du Louvre, musée le plus visité de la planète, est explicitement pointée comme la « noirceur qui tapit dans le monde ». Cela ne m’étonnerait pas qu’à l’heure actuelle il se déroule dans ses couloirs souterrains des messes noires et une activité rituelle satanique autour des sarcophages et autres reliques mortuaires de l’Égypte Ancienne ou des civilisations amérindiennes… Et pourtant, la capitale française est désignée aussi dans le générique final de ce même film comme le terrain idéal de conquête et de Mission « pacifique » du Gouvernement Mondial. C’est donc que la France, en plus d’être le centre névralgique de la conspiration maçonnique antéchristique, constitue un espace unique de résistance mondiale à l’Antéchrist ! On va bien s’amuser ! Paris la romantique, la « seconde Jérusalem » comme la baptise sœur Catherine Filljung (1848-1915), sera un haut lieu de martyre. « Le premier soulèvement se fera dans la ville de Paris et ce trône de mauvais rois s’écroulera comme la ville et ses victimes périront dans ses murs… Bien des fois les flammes et le feu se sont montrés dans cette ville criminelle. Mais cette fois ce sera la grêle de feu ensoufrée et qui étouffera les coupables. » (c.f. extase de Marie-Julie Jahenny du 27 avril 1877) ; « Paris sera brûlée et Marseille engloutie. » (c.f. secret de la Vierge Marie à la Salette, 1846).
 
 
 

Pour conclure cet article sur la supériorité française, je vous invite avec joie, paix, humilité et espérance, à accueillir l’existence de ce concept et de cette réalité invisible, sans y voir une quelconque manigance partisane FN, RN, royaliste, messianiste, prophétique ou millénariste. Je suis de gauche, je ne prends pas la France pour le Royaume de Dieu (le Royaume de Dieu n’est pas terrestre), je ne me fais pas le chantre d’une « France Catholique », d’une « Civilisation française/Royaume de France aux racines chrétiennes » ni d’un « esprit français » à la Zemmour (lui est napoléonien, civilisationiste, et pas catho : c’est pourquoi on n’applaudit pas lui et moi la même supériorité française, et qu’à mon avis, il ne l’a pas comprise, car pour la comprendre, il faut avoir accueilli pleinement avec son cœur Jésus et l’Église Catholique guidée actuellement par le Pape François). Je dis juste que la supériorité française est un don à reconnaître, une préférence réelle à honorer, et une responsabilité qui nous rend encore plus acteurs de l’annonce de la Victoire de Jésus sur le Monde.

Le Pape François défend ouvertement l’Union Civile : ligne rouge franchie


 

Je pensais que c’était une blague ou une déformation journalistique… mais non. Le Pape François défend clairement les Unions Civiles. Ceci étant, le Pape n’est que le haut-parleur de la majorité des catholiques (Je le sais bien puisque personne ne m’a défendu quand je m’oppose à l’Union Civile, et je sais que 99 % des catholiques est pour l’Union Civile « pour sauver le mariage-sacrement »). La faute ne revient pas au seul Pape. Il n’est que le reflet de la pensée catholique commune. Donc ça ne sert à rien de se jeter sur lui en mode « lynchage ». La faute, elle est portée par quasiment tous les catholiques, y compris ceux qui sont contre les Unions Civiles mais pour les mauvaises raisons, vu qu’ils empêchent qu’on parle d’homosexualité, et qu’ils ne relayent pas mon message. Je ne vais pas m’étendre en explications sur la gravité de l’Union Civile : vous avez largement assez avec mes écrits et mes vidéos (c.f. mon site CUCH), et avec mon documentaire Les Folles de Dieu que vous verrez prochainement (il comprend tout un chapitre de dénonciation/explication de l’Union Civile). Je me contenterai ici juste de citer le mail que je viens d’envoyer à un ami cardinal proche du Pape :
 

« Cher XXX,
 

Merci de te réjouir de la validation de notre documentaire « Les Folles de Dieu » par une plate-forme. Mais, malgré la bonne nouvelle (j’ai eu par téléphone un très bon contact avec les responsables, et un « engagement moral » clairement énoncé), elle me semble compromise. Ça fait 10 jours que nous avons envoyé les extraits vidéo qu’ils nous ont demandés pour se faire une idée… et depuis, pas de réponse. J’ai conscience que l’enthousiasme initial peut s’éteindre rapidement face aux messages scandaleux – mais pas monolithiques – de notre film (« L’union homo n’est pas de l’Amour », « Le mariage gay est un trafic d’enfants », « Nous prônons la continence »… Tous les témoins ne les portent pas). D’autant plus parce que nous collaborons avec des personnes qui ne sont pas croyantes. Même si elles savent que nous sommes rejetés autant par les « gays friendly » que par les catholiques.
 

Autre chose que je tenais à te dire : je n’y croyais pas, mais j’apprends que le Pape François vient de dire explicitement dans un documentaire d’Afineevsky (tu as ici le lien) qu’il est en faveur des Uniones Civiles : « Ce que nous devons créer c’est une loi d’Union Civile ». Je te le dis et le répète exactement comme je le démontre depuis bien des années maintenant : la loi d’Union Civile EST le mariage gay, et est la loi mondiale la plus grave de toutes. Le Pape est en train de commettre une faute très grave. Je te le dis en tant qu’expert et en tant que personne qui aime le Pape. Il est en train de franchir la ligne rouge. Je ne sais pas ce que tu peux faire, mais simplement je t’avertis que ce soutien en faveur des Unions Civiles est très grave et que ce n’est pas un détail.
 

Je t’embrasse.
 

Philippe »

El Papa Francisco defiende abiertamente la Unión Civil : línea roja franqueada


 

Pensaba que era broma o distorsión periodística… pero no. El Papa defiende claramente las Uniones Civiles. Ahora bien, el Papa solo es el portavoz de la mayoría de los católicos (Bien lo sé porque nadie me ha defendido cuando me opongo a la Unión Civil, y sé que el 99 % de los católicos está a favor « para salvar al matrimonio-sacramento »). La culpa, no la tiene el solo Papa. Así que no hace falta lincharle. La culpa la tienen casi todos los católicos, incluso los que están en contra de las Uniones Civiles pero por las malas razones, puesto que impiden que se trate de homosexualidad, y no transmiten mi mensaje. No voy a extenderme en explicaciones sobre la gravedad de la Unión Civil : bastante lo he hecho en mis escritos y videos (c.f. mi sitio CUCH), y en el documental « Las Locas de Dios » que pronto veréis (hay todo un capítulo de denuncia/explicación de la Unión Civil). Solo me contentaré con citar la carta que acabo de mandar a un amigo cardenal cercano al Papa :
 

« Hola XXX,
 

Gracias por alegrarte de la aceptación de nuestro documental « Las Locas de Dios » por una plataforma. Pero, a pesar de la buena noticia (tuve por teléfono un muy buen contacto con los responsables, y un « compromiso moral » claramente enunciado), lo veo muy amenazado. Hace 10 días que hemos mandado extractos videos que nos pidieron para hacerse una idea… y no tenemos respuesta. Ya sé que el entusiasmo inicial puede apagarse rápidamente frente a mensajes a veces escandalosos (« La unión homo no es amor », « El matrimonio gay es un tráfico de niños », « Defendemos la continencia »… : no todos los testigos los llevan). Más aún si nos encontramos con personas que no son creyentes. Por más que sepan que estamos marginados tanto por los « gays friendly » como por los católicos.
 

Otra cosa que te quería decir : no me lo creía, pero me entero que el Papa Francisco acaba de decir explícitamente en un documental de Afineevsky (aquí tienes el enlace) que está a favor de las Uniones Civiles : « Lo que tenemos que hacer es una ley de convivencia civil ». Te lo digo y lo repito como ya lo demuestro desde hace un par de años : la ley de Unión Civil ES el matrimonio gay, y es la ley mundial más grave de todas. El Papa está cometiendo algo muy grave. Lo digo como experto y como persona que ama al Papa. Está franqueando la línea roja. No sé lo que puedes hacer, pero simplemente te advierto que ese apoyo a las Uniones Civiles es muy grave y no es detalle.
 

Un abrazo.
 

Philippe »

PORNOGRAFÍA HOMOSEXUAL (Ponencia de Philippe Ariño en el Segundo Congreso madrileño sobre pornografía, el 20 de octubre de 2020)

Esta ponencia « Pornografía homosexual » fue impartida en el marco del Segundo Congreso « PORNOGRAFÍA, INFANCIA Y MUJER » del 20 de octubre de 2020 para la Universidad de Madrid Juan-Carlos II. Fue la última que vino a cerrar el coloquio. Pronto llega el video.
 

 
 
 

INTRODUCCIÓN : EL TITULAR DEL CONGRESO
 

LA VIOLENCIA SE UBICA AQUÍ EN ESTE TITULAR DE CONGRESO, EN ESTA OMISIÓN : PENSAR QUE LA PORNOGRAFÍA NO ES UNA VIOLENCIA DIRIGIDA HACIA LOS HOMBRES SINO ÚNICAMENTE HACIA LOS NIÑOS Y A LAS MUJERES. Misandría.
 

– ¡ Los hombres sufren del porno ! ¡ Y son sus primeras víctimas ! La mayoría de los consumidores del porno son los hombres : ellos componen esa muchedumbre de « esclavos invisibles » enganchados al porno. Además, ¡ también los actores hombres son reificados por el porno !
 

– Yo soy testigo, a través de la homosexualidad, del corazón herido de muchos hombres.
 

– Conozco directamente a 3 actores pornos (entre los cuales Guillaume, el testigo trans de 22 años de mi documental « Las Locas de Dios »), que son amigos, y que además tienen una Fe muy grande. Hice rondas en el bosque de Boulogne acerca de los prostitutos trans : es gente muy espiritual. Y muchos actores pornos viven conversiones insospechables. Eso lo digo para los jóvenes que quieren suicidarse por haber rodado en una peli porno perdida en el océano del web. Así que no hay que caer en un miserabilismo. Hay mucha Esperanza.
 

 
 
 

I – PORNOGRAFÍA Y HOMOSEXUALIDAD : ¿ QUÉ VÍNCULO ?
 

Se suele usar la homosexualidad para normalizar el porno.
 

– Vínculo histórico y biográfico. En el génesis del descubrimiento de su tendencia homo, el porno ha tenido un papel-clave en la vida de las personas homos. Es lógico : incluso cuando miramos porno hetero, vemos al menos a una persona de nuestro propio sexo follando. El porno es la autovía hacia la homosexualidad (ejemplo : Un mozo no-homosexual de 20 años que vino a verme y que me dijo que se planteó un cuestionamiento homosexual a causa del porno hetero cuando tenía 18. Y luego, interrogó a sus amigos chicos entre bastidores, quienes le confesaron « ¡ Nosotros igual ! »).
 

– Otro vínculo histórico : La homosexualidad femenina se dio a conocer primero por el porno antes que por las parejas lésbicas reales ! Nada más y nada menos !
 

 

– Hay más películas pornos heteros que homos. (Sin embargo los gays miramos mucho el porno hetero. Hasta hay sitios heteros dedicados a los gays : SG4GE « Straight Guys For Gay Eyes » ; o también hay conversiones de actores heteros que viven escenas gays – les vendan los ojos en un gaybus – ; y los sitios pornos – Pornhub, Xvideos, etc. – se han bisexualidado para ampliar su clientela : el usuario puede escoger su orientación sexual favorita)
 

 

– Los encuadres del porno hetero son cada vez más asexuados (No se identifica al género sexual de las personas : son agujeros, espaldas y culos), bisexuales (sodomía, sexo oral) y homosexuales (la escena lésbica : un tópico).
 

– El vínculo, y el gran tabú que desvela la pornografía sobre la homosexualidad, es que la homosexualidad es un deseo de violación. Fantasmáticamente, nosotros personas homos, nos identificamos a menudo o bien a la víctima violada y dominada, o al violador potente y dominador. Y a veces, esa identificación es la reproducción de una violación real. En mi entorno personal, conozco a más de 150 amigos homosexuales que han sido violados (en la infancia o adolescencia). Y mis amigos « activos » (yo soy digamos « pasivo ») me cuentan que muchas veces, se encontraron con amantes que les ordenaron en serio : « ¡ Viólame ! ».
 

 

– Los sitios de citas ya son la antecámara del porno y de la prostitución. Se ven muchas publicidades de sitios pornos que aparecen en la pantalla. El usuario de los sitios se hace de estrella del porno con sus fotos desnudas. Y la regla de los sitios se podría resumir a « Pasivo busca activo » y vice versa, o « Agujero busca polla/polla busca agujero », como los enchufes ! En seguida, entre hombres o entre mujeres, es más sexual. No hay, como en los sitios entre hombres y mujeres, que esperar una validación mutua (salvo en Grindr), no hay esta simulación de romanticismo ; hay esta jerarquía terrible entre activos y pasivos. Viene de la ausencia de diferencia de sexos. Entonces, se añade aquella de manera artificial y forzada (entre hombres como entre mujeres), y bajo la forma de roles de dominación/sumisión de los cuales voy a hablar más tarde.
 
 
 

II – CARACTERÍSTICAS DE LA PORNOGRAFÍA HOMOSEXUAL Y PRINCIPALES DIFERENCIAS CON LA PORNOGRAFÍA « HETEROSEXUAL »
 

Voy a tratar de describir la pornografía gay, sin complacencia, sin justificar. Pero simplemente porque hay que enfrentarse a la realidad, como decía Ana Miguel Álvarez.
 

Características :
 

– El porno gay se está profesionalizando : hay cuentas por Twitter (No Youtube ni Instagram) que son muy fáciles de abrir (funcionan con suscripción) : Es prostitución supervisada y más lucrativa que un servicio prostitutivo de 30 € callejero y promiscuo : una escena porno gay te da mucho más dinero – 400 € – y un contrato, como si fueras alguien importante, una estrella. Es dinero fácil que seduce a la juventud mucho más que la prostitución salvaje clandestina extranjera. (La estrellificación del porno : El año pasado el programa Bailando con las estrellas acogió a la candidata Clara Morgane en TF1, famosa actriz X !)
 

 

– Hay reglas : no drogarse durante las escenas, sino no puedes hacer nada (claro, toman productos como el viagra, etc.).
 

– Hay un juego de actor (porque es una vitrina de placer), hay diálogos muy precisos, como una puntuación : en inglés « Fuck !/Fuck me !/ It’s good/ Oh yeah !/Suck my dick, my ass! » (pero muy pocos insultos o palizas, porque eso da asco) ; en francés « Vas-y !/C’est bon/Oh oui/Baise-moi ! » ; en español « ¡ Fóllame ! ¡ Ah sí ! ¡ Eso es ! ¡ Dame polla ! ». Ya veis, ¡ he trabajado para vosotros ! (He escuchado escenas solo con el sonido, sin mirar las imágenes).
 

– Un mínimo de guión para incrementar el deseo. Antes, en el porno de los años 70, había historias, filtros, oscuridad, música de ascensor que encubría los gemidos (incluso los actores podían tocar música, formar parte de un grupo de rock). Ahora, hay muy poca música durante los coitos, se ha borrado la dimensión artística, se va más al grano, a lo bestial, a la realidad bruta y cruda.
 

– Muy poca ternura : narcisismo de cada actor que se observa a él mismo. Pocos besos (salvo al principio), no se ven mucho las caras.
 
 

Grandes cambios con el porno « hetero » :
 

– A diferencia del porno hetero, se ve mejor a los 2 protagonistas del coito (mientras que en el porno hetero, a veces ni se ve al hombre : ¡ joder !).
 

– Hay más subcategorías y roles : delgados, bears, efebos, asiáticos, negros, árabes, lampiños, daddy, musculosos, butch, fem, abuelos, etc.
 

 

– Más accesorios : No vemos el gel, la vaselina, pero hay. Porque se fuerzan vías corporales para el coito que no son naturales.
 

– Más tatuajes (y tatuajes con la bestia, o del registro esotérico o demonológico). Más bestialidad (Hice capturas de las fotos de perfil son la bestia en los sitios de sitas gays : tengo toda una colección para demostrar la invasión de la imagen de la Bestia en el mundo homosexual)
 

– A veces prácticas extremas : sadomasoquismo, simulación de tortura (fist-fucking, sling, sex-toys), para realzar el carácter marginal y alternativo de esa sexualidad « no convencional ».
 

– Claro, hipermasculinización (incluso en el porno lésbico), más machismo : sobresalen los músculos, el vello, los sexos grandes y prominentes. Todo tiene que ser a la vez desmesurado pero al mismo tiempo verosímil.
 

– Se borra la pasividad y la feminidad lo + posible : no hay actores afeminados. Se esfuerzan a no parecerlo. Incluso los actores « pasivos » tiene que ser varoniles.
 

– La eliminación de la diferencia de sexo en el coito tiene consecuencias : se suele reemplazar no por el afeminamiento ni por un mimetismo de la pareja hombre/mujer (mimetismo que parecería grotesco y sumiso) sino por una simulación de la diferencia de generaciones (el fenómeno de los twinks, de los Suggar Daddies… que finalmente es pedofilia o incesto disfrazado de « amor » homosexual), por una simulación de la diferencia de los espacios (el fenómeno de los jefes y de los obreros, de los Negros y de los Blancos, del profe con su alumno), por una simulación de la diferencia Creador/criaturas con el modelo sacerdote/fiel, sacrificador/víctima, los mormones, el diablo y el ángel, etc.). O sea, se reemplaza la diferencia de sexos y su ausencia por la violencia, por relaciones de dominación/sumisión más marcadas. Son roles que se ven menos en las pelis porno hetero donde hay diferencia sexual.
 

 
 
 

III – LA HOMOSEXUALIDAD, ¿ UN TEMA PORNOGRÁFICO SOLO PARA ADULTOS ?
 

Bajo la influencia de la pornografía homo así como de la exuberancia vulgar de las Marchas del Orgullo, mucha gente llega a pensar que la homosexualidad es un tema únicamente de adultos, un tema pornográfico. « ¡¡ No hay que hablar a los críos de este tema !! ¡¡ Hay que proteger su inocencia y su pureza !! ».
 

No. La palabra « homosexualidad » no es una palabrota. Yo hablé del tema delante de los escolares : ya lo saben todo técnicamente. ¡ Es espantoso ! Ya los niños ven carteles de parejas homosexuales que se besan a la salida de la escuela de párbulos.
 

 

Yo creo que una manera de proteger a los niños no es esconderles el tema (¡ si viene de ellos !) porque ya están confrontados a ello sin querer, a una edad muy joven. Y el miedo puede crear lo que teme. La homosexualidad YA no es un tema pornográfico. Quizás lo haya sido hace 30 años. Pero ahora, se ha democratizado en su forma suave, aceptable, incluso romántica y burguesa, pudibunda, pija (la peli de Kechiche « La Vida de Adèle » : es una peli pornográfica – hay lo menos 5 escenas de puro sexo – pero como no usa los encuadres clásicos del porno, unos pijos dirán hipócritamente que no es pornográfica, e incluso que es « sexo lésbico ético »…). Entonces, ya no es un tema de adultos, lamentablemente.
 

 
 
 

IV – CONCLUSIÓN : LAS SOLUCIONES
 

Voy a lanzar una bomba : Defendiendo la práctica homosexual, de una manera indirecta, estáis defendiendo el porno (por más que no esté haciendo una analogía entre pornografía y práctica homo). Porque a menudo, la pornografía se disfraza de homosexualidad para comprarse una imagen ética barrata. ¿ Cómo detener el tsunami porno ? Hablando de la realidad homosexual. No podéis por un lado decir a los niños del cole « ¡ Ojo con el porno ! ¡ Hay que educar ! » y por otro lado decirles « ¡ Hay que aceptar y justificar y banalizar la homosexualidad ! ¡ La bisexualidad está muy bien ! ». Sino, os convertís en bomberos pirómanas ! La bisexualidad es muy a menudo un libertinismo que no lleva ese nombre. Así que en vez de machacar a las redes sociales, a la indústria del porno, a la ideología queer, tenéis que denunciar sus escaparates bonitos y rosas y « éticos » (como dice Alejandro Villena), entre los cuales la homosexualidad.
 

Voy a lanzar otra bomba. Hay, para mí, soluciones parciales : « ¡ La defensa de las mujeres ! ¡ La protección de los niños ! » « ¡ La educación ! » « ¡ La información ! ¡¡ Hay que informar, hay que educar !! » « ¡ Hay que controlar el contenido y multar a los sitios internet, a esos criminales ! ». ¡ No ! Incluso la « ecología » no es un argumento relevante. No tenemos que refugiarnos detrás de la indignación, de una jurisprudencia, de las herramientas legales, detrás de una supuesta educación al respeto de la mujer o del niño, una educación a la belleza de la sexualidad, que resulta totalmente ineficaz.
 

Las soluciones que propongo :
 

– Parar de pensar que la pornografía es explícita, que sería pornográfica y grosera incluso en su forma de difundirse (Como decía Carmen Llovet, hay mensajes subliminales pornográficos que no son choquantes, y que por tanto siguen siendo pornográficos.) : Ejemplo : La publicidad TBM en Francia (juego de palabras perverso en francés entre « Très Bon Marché » – Muy Barato – y « Très Bien Monté » – Bien Dotado).
 

 

– Hablar de bisexualidad y de homosexualidad : que son las coartadas principales y rosas del porno. Y un poco de la transidentidad (como lo comentaba muy bien Paula Fraga esta mañana).
 

– Vivir cada uno de nosotros una verdadera conversión, una conversión del corazón, y una limpieza verdadera de nuestra casa interior. Les propongo una revolución de nuestros hábitos. Los malos no son los demás, no es exterior. Parará el porno si ya, primero, nosotros paramos de mirarlo, y nos libramos de la masturbación, de la adicción al sexo o a la infidelidad. Tenemos que vivir lo que decimos. Si no cambiamos radicalmente nuestra manera de vivir nuestra sexualidad, el porno seguirá destruyendo a los corazones de todos nosotros. Se trata de una conversión personal. La lucha contra el porno, que es un fenómeno social y globalizado, empieza en tu habitación.
 

– Mensaje a las mujeres : en vez de lanzar una cazería contra los perversos o los proxenetas o los difusores de imágenes, en vez de lanzar una cruzada anti-porno, tenéis que parar de mirar porno o de masturbaros (porque ahora sé de muchas que lo hacéis), tenéis que ayudarnos a nosotros hombres para purificarnos. Porque el porno, la genitalidad, la masturbación es nuestro talón de Áquiles. Somos los hombres de la « generación porno », somos los hijos del porno. Vivimos en un Mundo hipersexualizado (como nunca antes). Ser hombre hoy es difícil. Porque nos tentan muchísimo visualmente, nos quitan mucha energía y tiempo, nos solicitan mucho. Para todos los varones de hoy luchamos y sufrimos y nos caemos a menudo. Y hay que tener mucha fuerza interior y mucha voluntad y libertad para, como hombre, poder decir « no » al porno. El porno y la masturbación son prácticas muy corrientes.
 

– Mensaje a los hombres : tenemos que unirnos y animarnos para oponernos al porno. Crear, por qué no, una red de fraternidad EMPÁTICA. Porque las mujeres, en cierto modo, no son hombres y no experimentan concretamente nuestros apetitos sexuales : no son siempre las más indicadas para ayudarnos a volver a la pureza. No basta con decirnos : « ¡ No está bien ! » A un fumador, le puedes mostrar las secuelas del tabaquismo. No por ello parará de fumar. Igual para el porno. Nosotros, hombres, necesitamos a hermanos que nos dicen « ¡ Te entiendo ! », que luchen con nosotros, nos animen, nos valoren, nos entiendan, que saben también lo « fugazmente bueno y consolante » que es el porno. El miedo o la demonización o el ataque al porno no cambiará nada. Es el Amor y la amistad – prioritariamente masculina – que son, según yo, las soluciones contra el porno.
 

– Mensaje a los jóvenes : no sois víctimas. Suele ocurrir que tentaís a los adultos (c.f. la ponencia de esta mañana de Fidel Solera ; la ponencia de Luis-Manuel Martínez sobre los violadores juveniles). Podéis violar a otros jóvenes (fenómeno de los niños que imitan con sus compañeros las escenas del porno). No sois inocentes. Sois responsables – menos que los adultos pero sois responsables – y podéis imitarlos. Así que ojo : no sois víctimas. No sois cositas fragiles y no se os tiene que transformar en « desgraciados » como decía Carmen Perdices. No creo en vuestra inocencia/pureza : la quiero para vosotros, pero ¡ hay trabajo de vuestra parte ! Defiendo vuestra libertad y responsabilidad. Sois LIBRES.

Les musulmans : affiliés sans même s’en rendre compte à la Franc-Maçonnerie

Les musulmans, sans même s’en rendre compte, sont complètement affiliés/alignés, au niveau des idées, avec la Franc-Maçonnerie. Écoutez les paroles de l’imam de Drancy, cité par Caroline Fourest, et qui reprend mot pour mot les métaphores et le jargon des francs-maçons : « Samuel Paty a voulu éclairer les jeunes en leur transmettant la valeur de la liberté. Il a souhaité leur apprendre l’élévation par la connaissance. Il a payé de sa vie son engagement. C’est l’enseignement, le socle de la société qui a été atteint. Samuel Paty est un martyr de la liberté. Nous sommes tous Samuel. » (c.f. je vous renvoie à mon précédent article).