Cardinal Sarah, ami du Pape François ? Vraiment ?


 

À ceux qui ne voient pas le Cardinal Sarah comme le maître chanteur qu’il est vraiment, et qui continuent de croire que c’est un ami du Pape François (il ricane de cette réputation) alors que concrètement il le menace, je vous renvoie au discours d’ouverture (3e jour) de la deuxième session du Synode sur la Famille (octobre 2015 : eh oui, ça date) qu’il a tenu et dans lequel il tape sur les doigts du Pape, brandit la menace d’une mutinerie des évêques et des cardinaux conservateurs, et le somme tacitement de se montrer ferme et clair (comme les francs-maçons) en le dissuadant de tenter la moindre ouverture envers les personnes homosexuelles, donc de collaborer avec l’immonde Bête occidentale du « Gender » et du « Lobby LGBT » (Le pire, c’est que je n’exagère même pas) :
 

[J’attire juste votre attention, dans son discours d’intimidation, sur le lexique luciférien et maçonnique de la clarté, de la transparence, de la franchise, de la réalité et de la pureté. Je le souligne aussi dans cette vidéo.]
 

« Votre Sainteté, Je dirai franchement que dans le précédent Synode, sur diverses questions, on a ressenti la tentation de céder à la mentalité du monde sécularisé et individualiste de l’Occident. Reconnaître ce qu’on appelle les ‘réalités de la vie’ comme un ‘locus theologicus’ signifie abandonner tout espoir dans le pouvoir transformant de la foi et de l’Évangile. L’Évangile qui a autrefois transformé les cultures est maintenant en danger d’être transformé par elles. C’est la façon de voir typique d’une certaine frange des Églises les plus riches. Ceci est contraire à une Église pauvre, un signe de contradiction joyeusement évangélique et prophétique pour la mondanité. On ne comprend pas non plus pourquoi certaines déclarations qui ne sont pas partagées par la majorité qualifiée du dernier Synode se sont retrouvées dans la ‘Relatio’ puis dans les ‘Lineamenta’ et l’ ‘Instrumentum laboris’ alors que d’autres questions pressantes et très actuelles (comme l’idéologie du genre) sont ignorées. Mon premier espoir est donc que, dans notre travail, il y ait davantage de liberté, de transparence et d’objectivité. Un deuxième espoir : que le Synode honore sa mission historique et ne se limite pas lui-même à parler de certaines questions pastorales (comme la possible communion pour les divorcés et remariés) mais aide le Saint-Père à énoncer clairement des vérités et une réelle direction au niveau mondial.

Car il y a de nouveaux défis par rapport au synode de 1980. Un discernement théologique nous permet de voir à notre époque deux menaces inattendues (presque comme deux ‘bêtes de l’apocalypse’) situées sur des pôles opposés : d’une part, l’idolâtrie de la liberté occidentale ; de l’autre, le fondamentalisme islamique : laïcisme athée contre fanatisme religieux. Pour utiliser un slogan, nous nous trouvons entre ‘l’idéologie du genre et l’État islamique’. De ces deux radicalisations se lèvent les deux grandes menaces contre la famille : sa désintégration subjectiviste dans l’Occident sécularisé, par le divorce rapide et facile, l’avortement, les unions homosexuelles, l’euthanasie, etc. (c.f. la ‘Gender Theory’, les ‘Femen’, le ‘lobby LGBT’, le Planning familial…). D’autre part, la pseudo-famille de l’islam idéologisé qui légitime la polygamie, l’asservissement des femmes, l’esclavage sexuel, le mariage des enfants, etc. (c.f. Al-Qaida, État Islamique, Boko Haram…). Nous devons être inclusifs et accueillants à tout ce qui est humain ; mais ce qui vient de l’Ennemi ne peut pas et ne doit pas être assimilé. On ne peut pas unir le Christ et Belial ! Ce que le nazisme et le communisme étaient au XXe siècle, l’homosexualité occidentale et les idéologies abortives et le fanatisme islamique le sont aujourd’hui.

Avec une Parole forte et claire du Magistère Suprême, les pasteurs ont la mission d’aider nos contemporains à découvrir la beauté de la famille chrétienne. Pour cela, il faut d’abord promouvoir tout ce que représente une véritable initiation des adultes, car la crise du mariage est essentiellement une crise de Dieu, mais aussi une crise de la foi, et là c’est l’initiation des enfants. Alors nous devons discerner ces réalités que le Saint-Esprit est déjà en train de faire monter pour révéler la vérité de la famille comme une intime communion dans la diversité (homme et femme), et qui est généreuse dans le don de la vie. »

Un être humain autre que Jésus et Marie peut incarner la continence homosexuelle et nous aider à la vivre


 

Il arrive que la continence homosexuelle soit incarnée par une personne humaine en particulier, autre que Jésus et Marie. Parfois, les pulsions, les sentiments amoureux, existent et perdurent à l’égard de quelqu’un d’existant, même quand on fait le choix de ne pas les entretenir et de ne pas être en couple avec lui, parce qu’on sait que l’incarnation de Jésus et de Marie est maîtresse et prend la première et même toute la place. Car il est facile d’enfermer la continence dans une bulle hermétique désincarnée, déshumanisée, hors de toute tentation, et dans un célibat solitaire. Sauf que ça ne se passe pas toujours comme ça et on ne décide pas de qui on tombe amoureux ! Quelquefois, Jésus met sur notre chemin de personne homosexuelle un individu singulier qui deviendra – plus arbitrairement que librement et volontairement – un ami privilégié, et qui nous donnera l’énergie et le sens de vivre la continence ; qui l’incarnera, même. Et c’est peut-être plus beau et plus consolant pour la route qu’une continence déshumanisée, même si c’est aussi déchirant : quand la continence n’est reliée à aucune personne de chair et de sang à part Jésus, elle ressemble davantage à une abstinence et à une bonne planque de célibataire aigri qui s’est « fait une raison » pour renoncer à la pratique homo qu’à une relation et à un réel sacrifice du cœur. Que sacrifie-t-on à l’autel de la continence si on n’a personne à offrir, aucun amoureux à donner, honnêtement ? Rien.
 

Oui. Un être humain particulier, avec un prénom précis, dans le cadre d’une relation singulière qui officiellement ne peut être qu’amicale mais qui porte encore les traces – ineffaçables terrestrement parlant – du sentiment amoureux, peut devenir l’incarnation humaine (après Jésus et Marie) de la continence homosexuelle. Et bien loin de moi l’idée de défendre le concept vaseux du « couple homo chaste » (pour moi, le couple homo chaste n’existe pas) ou de le présenter comme « la continence ». Je dis simplement qu’on ne choisit par tous la continence par pure dévotion mystique transcendantale à Jésus. Parfois, c’est un ami incarné, dont on est par la force des choses encore amoureux (car les sentiments et les pulsions se contrôlent peu et sont parfois coriaces, même si nous avons toujours la responsabilité et la liberté de nous y soumettre ou pas, de les entretenir ou pas), qui est le messager de Jésus, et qui peut être l’incarnation/le ferment de la continence. C’est ce que je peux encore dire de Jérémy (c.f. « Le cas Jérémy » dans mon livre Homo-Bobo-Apo).
 

Que ça fasse plaisir ou non aux catholiques pharisiens que ça rassurerait de nous savoir, nous personnes homosexuelles continentes, « totalement libérées de la tentation et des risques », « totalement données, libres et disponibles dans notre cœur et dans notre tête, à Jésus », et qui se choisissent comme modèles de sainteté homosexuelle (même s’ils n’associeront jamais les deux termes : pour eux, n’est sanctifiable et béatifiable qu’une personne homosexuelle qui a cessé d’être homosexuellement pratiquante et qui cesse même de ressentir cette tendance) des êtres humains 100 % célibataires, et surtout 100 % cloîtrés. Désolé de les décevoir. Ça ne marche pas comme ça. Jésus et Marie ne sont pas des bulles hermétiques qui nous coupent des Humains : ils se sont incarnés en tout Homme et dans les rencontres humaines que nous faisons. Et même dans le cadre de l’homosexualité, ils s’incarnent. L’amitié désintéressée (§ 2359 du CEC) est un chemin et non un résultat qui s’obtient sur commande. Elle n’est pas non plus qu’une affaire de volonté, de mérite, de performance, de simplicité et de clarté. Même si ça nous arrangerait qu’elle le soit, elle est aussi entachée de tentations, de risques, de la Croix, et elle porte parfois un prénom humain, une relation humaine. Elle ne se vit pas en solitaire. Il est facile de vivre l’amitié désintéressée tout seul !… mais ce n’est même plus une amitié, puisque l’amitié, par définition, se vit à deux… et pas qu’avec Jésus !
 

On ne peut déjà pas être en « couple ». Alors qu’on nous laisse au moins être amis, bordel ! même si cette amitié n’est pas encore tout à fait désintéressée, ni ajustée ni 100 % purifiée/débarrassée des sentiments amoureux ! On n’est pas des machines ni des culs bénis, qui font du renoncement, de l’abnégation, de la prise de distance avec la tentation, le sommet de la vie chrétienne, qui éteignent sur simple décision leurs pulsions. Laissez-nous au moins l’amitié ! Laissez-nous être humains ! Acceptez aussi les intermédiaires christiques « catholiquement incorrects » !

7 précieux conseils pour les familles confrontées à l’homosexualité de leur enfant


 

Comme maintenant, faute d’être invité, je commence à recevoir pas mal de coups de fil de parents désemparés face à la découverte de l’homosexualité de leur enfant, voici 7 précieux conseils que je leur donne pour les aider à gérer au mieux la situation :
 

1 – N’hésitez pas à être graves (sans être tristes) face au coming out de votre fils. Contrairement à ce qui est montré dans les médias, être gêné par l’homosexualité n’est pas de l’homophobie : c’est de la justice et de l’humanité, car un mal-être et une souffrance sont exprimées, et vous n’avez ni à applaudir ni à vous réjouir ni à banaliser. Juste à être là, à accompagner et à aimer. En conscience. Sans théâtre. Et votre fils, en voyant votre lucidité, gravité et absence d’euphorie, sentira que vous reconnaissez tout le parcours du combattant qu’il a traversé avant de vous dévoiler son homosexualité.
 

2 – Vivez la phase d’accueil, de rappel de votre amour pour votre enfant, et du non-jugement de sa personne, mais ne vous y éternisez pas : il n’y a pas de véritable Amour sans Vérité (c.f. le « Va et ne pèche plus » de Jésus face à la femme adultère). Relativiser pour paraître cool et ouvert ne résout rien ; marteler la Vérité sans Amour non plus. Au passage, ne vous faites pas par démagogie plus ignorants que vous n’êtes : en général, les personnes qui font leur coming out et qui ressentent une tendance homo n’y connaissent pas plus que vous sur l’homosexualité. Il ne suffit pas de ressentir la tendance pour la comprendre, même si nous, personnes homos, avons des clés de compréhension dans notre intimité.
 

3 – Ne plaquez rien de négatif sur votre enfant. Attention. Tout ce qui est négatif ne doit venir que de lui. Soyez extrêmement délicats : attendez que l’aveu de souffrance ou de mal soit exprimé uniquement par lui. Ne projetez pas sur lui une tristesse, une insatisfaction, une culpabilité, un viol, d’autant plus s’il ne les ressent pas et qu’il s’est auto-persuadé qu’il était très heureux dans sa situation. Débrouillez-vous pour les lui faire accoucher de lui-même. L’écoute, la référence à d’autres personnes homos que vous connaissez (familiarité réelle), l’humour, sont des bons moyens pour faciliter cet accouchement (et pour cela, il faut que vous connaissiez d’autres personnes homos que votre fils ! Sortez de votre communauté paroissiale, et allez voir du pays !).
 

4 – Que faire pour aider mon fils homo ? Ne pas chercher à l’aider. C’est lui qui va vous aider. Sortez de l’inquiétude, de la tristesse, de la pression, du chantage aux sentiments ou à la prière (je prierai beaucoup pour toi !!!). Vous avez la Foi, non ? L’humour et la joie grave sont les meilleures armes pour réorienter une âme avec douceur vers Dieu. Ne surjouez pas votre affliction. Ne programmez rien à la place de votre fils (ni retraite spi, ni rencontre avec un prêtre : choisissez uniquement l’interface de l’amitié catholique continente homosexuelle, car il faut que l’aide/l’accompagnement soit lié(e) directement à l’homosexualité, dans le respect de l’enseignement de l’Église (l’association Courage est ce qui existe de moins pire, même si ça ne suffit pas). Restez simplement fermes dans votre intuition et votre foi dans ce que dit l’Église (oui, il y a bien un problème dans l’homosexualité : c’est une peur de la différence des sexes, peur qui handicape et qui a un gros fond d’orgueil), et attendez que les initiatives viennent de votre enfant (sinon, il se sentira piégé et peut se braquer encore plus). En fait, c’est plus à vous de changer intérieurement (lisez, informez-vous sur le sujet) qu’à votre enfant de changer.
 

5 – Faut-il parler de l’homosexualité à vos jeunes enfants ? Si ça vient d’eux, oui. Car contrairement à ce que pensent beaucoup de catholiques effrayés par la « théorie du Gender » et le « lobby gay », l’homosexualité n’est pas un sujet réservé aux adultes, ni choquant ni pornographique, ni traumatisant pour les enfants. Si les questions sont de l’initiative personnelle de vos jeunes – et elles viennent bien assez tôt car les enfants sont maintenant confrontés très tôt visuellement à l’homosexualité (il suffit d’ailleurs qu’il y ait un seul enfant dans leur école élevé par « deux mamans » pour qu’ils en connaissent l’existence) – l’homosexualité peut même être expliquée de manière simple, respectueuse des personnes et sans complaisance ni relativisme. Vos enfants ont besoin de vos réponses face aux flots d’images gays friendly qu’ils voient dans les pubs, les films, les séries, les dessins animés et les réseaux sociaux (même le porno), et dont ils entendent parler sur la cour d’école. Il vaut mieux les préparer et ne pas laisser leur éducation sexuelle aux libertins pro-gays et aux ignorants.
 

6 – Si mon fils (ou mon cousin, ou mon oncle) me pose de plus en plus d’ultimatums par rapport aux décisions qu’il prend pour justifier sa pratique homosexuelle (présence du compagnon aux fêtes de famille, PaCS, mariage, projet procréatif et éducatif…), dois-je aller dans son sens (au risque de me trahir moi-même et de donner à croire que je cautionne ce qu’ll fait et que je réprouve) ou au contraire dois-je m’opposer (au risque de le perdre) ? Accueillir son enfant, l’aimer, OK, mais en Vérité. Personne n’a les « bonnes » réponses ni les recettes à ce qui restera à gérer au cas par cas. La seule chose qui est sûre, c’est que vos décisions finales importent moins que la Vérité aimante que vous y mettez. Que tous vos choix concernant l’homosexualité suivent cette règle : il n’y a pas de bons ou mauvais choix. Ils deviennent tous bons si la Vérité est dite. Exemple : Faut-il que je me rende au « mariage » homo de mon fils ? Réponse : Oui si la Vérité aimante est dite. Non si la Vérité aimante est dite. Il vaut parfois mieux aller au « mariage », à la condition que la Vérité aimante ait été dite au préalable, que de ne pas y aller par purisme de la Vérité.
 

7 – Ayez foi au plan de Jésus pour votre enfant. Si Dieu a permis que votre fils ou votre fille soit homo, ce n’est pas pour des prunes. C’est pour que Sa Gloire se manifeste en lui/elle et à travers son homosexualité. Alors pas de crainte de la damnation ou de l’enfer, pas de mélancolie ni de dramatisme. Dieu s’occupe de votre fils bien mieux que vous ! Croyez en sa sainteté dans l’homosexualité.
 
 
 

N.B. : Je vous renvoie, pour compléter, à mes « 247 questions sur l’homosexualité à l’intérieur de l’Église Catholique », ainsi qu’à mes « 133 questions pour expliquer l’homosexualité à des jeunes de 11 à 17 ans ».

La bulle financière dans laquelle vivent beaucoup de prêtres actuels (paradis fiscaux qui s’appellent « dons », « communauté », « vœu de pauvreté », « sacralité du rang de prêtre », « mission et apostolat »)

Au moment de demander pour le tournage de Lourdes une aide financière concrète aux prêtres, aux évêques et aux cardinaux, et en voyant leur résistance et leurs arguments de mauvaise/bonne foi (« Nous sommes pauvres. » « Ce n’est pas notre argent. » « C’est l’argent de l’association, de la paroisse, du diocèse, de l’épiscopat » « Mais nous prierons pour vous. »), je me rends de plus en plus compte que le clergé catholique vit dans une bulle financière qui l’emprisonne autant qu’elle fait fébrilement illusion sur son pharisaïsme.
 

Car de l’argent, certains en ont. Et beaucoup. Mais ils se persuadent qu’ils ne l’ont pas car c’est l’argent des autres : « C’est communautaire. » « Ce sont des dons. » (cet argumentaire ressemble aux « économies » et à la « transparence » vantées par le Palais de Élysée, ou bien aux dîners fastueux de François de Rugy camouflés en « frais professionnels » ou en « richesse extérieure » n’appartenant pas aux personnes qui en bénéficient).
 

 

Et bien sûr, je ne mets pas dans le lot de cette schizophrénie matérialiste cléricale les congrégations réellement pauvres, les prêtres qui donnent vraiment leur argent ou les curés tirant le diable par la queue pour tout donner (et surtout leur personne) aux autres et à leurs paroissiens (et pas seulement de leur temps, mais aussi du matériel).
 

Je parle plutôt de tous les « installés », des carriéristes, des prêtres-fonctionnaires, des prêtres-ambassadeurs qui se font offrir plein de trucs même s’ils n’ont apparemment rien sur leur compte et n’ont droit qu’à un peu d’argent de poche, je parle de l’immense majorité des journalistes catholiques qui font le minimum syndical mais ne prennent aucun risque pour l’annonce de l’Évangile (ils veulent s’assurer un gagne-pain pour nourrir leur famille), je parle de l’immense majorité des prêtres qui se planquent derrière leur communauté, derrière le fait que l’argent soit un don (or la vraie pauvreté se situe aussi dans le refus de certains dons !), derrière un « vœu de pauvreté » officiel, derrière une « nécessaire mission », pour en réalité s’enrichir, consolider leur petit confort matériel, voler/détourner l’argent des veuves, et ne pas donner d’argent aux plus nécessiteux.
 

C’est pourquoi, personnellement, ça fait longtemps que je n’attends pas d’argent de prêtres ou d’évêques pour le tournage (même si j’ai eu d’heureuses surprises face à la générosité concrète et dingue de certains – trop rares – prêtres ayant pris conscience de l’enjeu : merci à eux, au passage ! Il y a de saints prêtres). Je fais le constat – parce que c’est la vérité – que je suis plus pauvre matériellement que des religieux qui ont fait ouvertement vœu de pauvreté et qui vivent sur les dons d’autrui et sur la caisse « communautaire ».
 

Oui, je le dis et je le répète : la vraie pauvreté, c’est le don total de sa personne et de son cœur. Ce n’est pas qu’une affaire numéraire, quantitative, d’argent, ni d’abord une affaire de possession/de propriété, ni le fait d’être dépensier. C’est surtout le refus de certains dons. D’ailleurs, ô surprise, ce ne sont pas les plus riches qui donnent.
 

Le Pape François se fait durement critiquer parce qu’il fustige les prêtres usuriers qui vivent comme des princes, passent leur temps dans les avions, se font tout offrir (ordinateur, voiture, logement, voyages, restaurants, beaux ornements sacrés…) comme des dus, fuient les taches ingrates ou soi-disant chronophages (distribution des sacrements, ménage, gestion d’une petite paroisse ou d’une paroisse populaire, temps d’oraison, etc.) du simple fait qu’ils soient débordés et qu’ils sont prêtres ou évêques ou cardinaux, que certaines activités ne sont pas « rentables ». L’âme de ces prélats profiteurs est en très grand danger.
 

La communauté homosexuelle de mon pays en une seule chanson emblématique : 27 chansons (vérifiées par des natifs !)

 

J’ai mené un vrai travail d’investigation pour connaître les hymnes gays d’un maximum de pays du monde entier, dans des pays parfois pas du tout gays friendly. J’ai eu ainsi la chance de découvrir l’égérie gay de Serbie, Jelena Karleuša, par exemple ! Mais il n’y a pas à tortiller, la Reine c’est pour la Grèce : Helena Paparizou !

 

La difficulté de cette liste, c’est qu’elle mêle les icônes gays avec les interprètes homos (ou sur qui pèse une forte présomption), des stars de longue date et des égéries récentes et parfois commerciales/éphémères, ainsi que des pays complètement opposés en ce qui concerne l’affichage et la défense de l’homosexualité… donc fatalement des chansons très militantes à un répertoire « crypto-gay » très incertain et tiré par les cheveux où c’est plus un chanteur qu’une chanson qui est mis en avant. Mais au moins, je suis allé, pour chacune des chansons, citées à la source : j’ai demandé directement à des « nativos » comme on dit en espagnol, des natifs, quitte à parler en anglais à des hommes homos d’Inde, de Finlande, de Philippines, de Russie, en retournant juste pour quelques heures sur les sites de rencontres… Marrant, et très émouvant. Les goûts sont la route des cœurs.
 

ESPAGNE : Alaska (mais j’ai hésité avec Ana Torroja)

ÉTATS-UNIS : Village People (mais j’ai hésité avec « I will survive » de Gloria Gaynor, « Vogue » de Madonna, et « Born this way » Lady Gaga)

FRANCE : Mylène Farmer (mais j’ai hésité avec « Comme ils disent » de Charles Aznavour)

SUÈDE : Abba (mais j’ai hésité avec Ace of Base)

ISRAËL : Dana International

AUTRICHE : Conchita Wurst

IRLANDE : Hozier

ANGLETERRE : Spice Girls (mais j’ai hésite avec « I want to break free » de Queen)

MEXIQUE : Yari Mejía (mais j’ai hésité avec Thalía)

ITALIE : Patty Pravo (mais j’ai hésité avec Laura Pausini ou Raffaella Carra)

BULGARIE : Gery Nikol

COLOMBIE : María de los Guardias (mais j’ai hésité avec Shakira)

PORTUGAL : António Variações

SERBIE : Jelena Karleuša (mais j’ai hésité avec Seka Aleksić)

RUSSIE : Philipp Kirkorov

TURQUIE : Zeki Müren

GRÈCE : Helena Paparizou (mais j’ai hésité avec Sakis Rouvas)

INDE : Manoj Kumar

SUISSE : Stéphane Eicher

ROUMANIE : DJ Project et Adela Popescu

ÉGYPTE : Dalida

CARAÏBES : Kénédy

ALLEMAGNE : Münchener Freiheit (mais j’ai hésité avec Rammstein ou Beatrice Egli)

QUÉBEC : Céline Dion

NORVÈGE : A-ha

POLOGNE : Andrzej Piaseczny

ALGÉRIE : Cheb Abdou
 
 

 
 

N.B. : Pour ceux qui veulent continuer l’exploration de nos goûts musicaux, voici cet article.

Joséphine, Timothée de Rauglaudre et les sous…

Ce matin, je vois que le journaliste Timothée de Rauglaudre, qui m’avait interviewé récemment pour son livre qui va être édité par Flammarion, tombe le masque. Il a fait sur Instagram une capture d’écran du titre de son livre : « Dieu est Amour : infiltré chez les catholiques qui veulent guérir l’homosexualité »… alors qu’il m’avait dit au téléphone qu’il faisait simplement « un livre d’enquête sur les approches chrétiennes de l’homosexualité »… Voilà ce qui s’appelle mentir et surtout jouer les Frédéric Martel paranoïaques ( = je suis un espion, j’ai des scoops ultra gênants qui vont faire trembler le terrible Système ecclésial, le Saint des saints dans lequel j’ai eu l’héroïsme de rentrer). Minable. Et le pire, c’est que son livre, lui, a largement plus de chances d’être publié que le mien, puisqu’il est déjà signé et que c’est une commande. Je l’explique dans mon livre : comme ces journaleux traitent de réalités ignorées du grand public (Teenstars, CLER, Courage, etc.) et ignorées par eux-mêmes, ils donneront aux ignorants l’orgueil et l’impression de « connaître », donc ils vont convaincre un certain nombre d’ignares. Par conséquent, je crois que vous pouvez redoubler d’efforts et de prières pour que mon livre sur les thérapies de guérison de l’homosexualité soit accepté par une des 18 maisons d’édition ciblées. Pour l’instant, j’ai reçu une seule réponse (les éditions Actes Sud) et elle est négative…
 

 

Par ailleurs, j’ai vu l’épisode inédit de Joséphine ange gardien (« Enfin libres ! ») hier sur TF1. C’est assez frustrant de manquer de temps pour terminer mon livre sur la série car là encore, j’identifie plein de choses sur le Gouvernement Mondial, sur l’alchimie et la Franc-Maçonnerie (en fait, avec mon livre sur Joséphine, j’ai créé sans le savoir un « Dictionnaire des Codes eschatologiques », sur les Fins dernières). À nouveau hier soir, dans « Encore libres ! », j’avais deviné les dialogues à l’avance (il a été encore question de la « seconde chance », de la Bête, de l’or…). Il faudra attendre la fin du tournage de Lourdes et du montage pour que je puisse m’y remettre et finir ce livre joséphinien si important.
 

Dernière chose et non des moindres. À compter d’aujourd’hui, je dois trouver en 4 jours parmi mes amis (vous !) deux personnes disposées à me prêter chacune (j’ai bien dit « prêter », pas donner !) 2500 €. J’en ai déjà trouvé une troisième. Je les rembourserai dès que je peux. Et je suis un homme de parole : je le ferai jusqu’au dernier centime, malgré mon petit RSA. Je fais cette demande pour financer la 2e caméra du tournage. L’achat doit se faire début septembre impérativement. Si l’un d’entre vous est prêts à m’avancer cet argent, et à se voir rembourser lentement mais sûrement : 1) qu’il se manifeste à moi en privé ; 2) qu’il soit d’avance béni. Ce n’est pas pour moi que je demande cela. C’est pour les autres (et en particulier le témoin péruvien du tournage, qui est un ami de confiance, vraiment tout donné au Seigneur) et c’est pour une Mission sainte qui dépasse largement le tournage et à laquelle je veux contribuer, quitte à me saigner (sinon, nous nous serions limités à une simple location de matériel… qui de toute façon aurait déjà été onéreuse). À bon entendeur ! Et merci d’avance.

La convivialité de l’homosexualité

 

De retour d’une soirée de balade avec mon amie Annaïck à la Tour Eiffel. Magnifique… même si le fauteuil roulant n’est pas très indiqué en pleine foule 😅.
 

C’est avec Annaïck (infirme moteur cérébrale, qui n’a pas l’usage de la parole et qui ne peut me répondre que par « oui », « non » ou « un peu ») que je me rends compte combien l’homosexualité est conviviale. Notre grand jeu, comme on ne peut pas avoir de grandes conversations et de grands débats, c’est de noter les mecs qu’on croise dans les rues de Paris et de voir lequel de nous deux parvient à récolter le plus d’attention. Et en général, c’est toujours moi qui perds, et Annaïck qui se fait draguer par les beaux mecs, en particulier par les Noirs : ils lui font de l’oeil et sont spécialement gentils avec elle – on n’a jamais compris pourquoi – et dans ces cas-là, évidemment, Annaïck explose de rire bien discrètement (en fait, pas du tout discrètement ^^). On s’amuse comme on peut, et surtout gayment 🙂

Ce christocentrisme qui nous tue – nous croyants homos – et qui flingue par la même occasion notre témoignage public (réduit pour le coup à 10 minutes), notre continence

Voilà un exemple parfait du christocentrisme qui nous tue – nous croyants homos – et qui flingue par la même occasion notre témoignage public (réduit pour le coup à 10 minutes), notre continence.
 

 

Concernant la vidéo de Kim Zember (lesbienne nord-américaine), je dénonce justement dans mon prochain livre sur les thérapies réparatives la posture de la question « Peut-on être homo et catho? Oui c’est possible grâce à Jésus! », ce christocentrisme qui ne parle plus d’homosexualité, qui la gomme en « SSA » (Same Sex Attraction) ou en « Tu n’es pas que ça : tu es avant tout Enfant de Dieu ». C’est de la sclérose en plaque spirituelle. Ce qui est sûr, c’est que dans notre film, nous parlerons surtout d’homosexualité, et que l’homosexualité ne sera pas noyée dans un christocentrisme protestant (ou orthodoxe) à la noix, pas noyée par Jésus.
 
 
 

Aquí tenemos un ejemplo perfecto del cristocentrismo que nos mata, a nosotros croyentes homosexuales, y que al mismo tiempo ahoga nuestro testimonio público (reducido por lo tanto a 10 minutos), nuestra continencia.
 

Con respecto al video de Kim Zember (lesbiana norteamericana), denuncio precisamente en mi próximo libro sobre las terapias de conversión la postura de la pregunta « ¿ Se puede ser homosexual y católico? ¡ Claro que sí, es posible gracias a Jesús ! » El cristocentrismo que ya no habla de homosexualidad, que la borra en « SSA » (Atracción al Mismo Sexo), y se desvanece en « Tú no eres sólo eso : ante todo eres Hijo de Dios ». Es una esclerosis múltiple espiritual. Lo cierto es que en nuestra película de Lourdes, hablaremos principalmente de homosexualidad, y que esta no será aplastada por un cristocentrismo protestante (u ortodoxo) de tres al cuarto, no será ahogada por Jesús. 😊