Publication de SODOMA de Frédéric Martel

Vous, « catholiques », ne vouliez pas en parler (de l’homosexualité) et m’avez jeté quand je vous prévenais qu’elle était le fer de lance de l’anticléricalisme actuel ? Croyez bien que les ennemis de l’Église se font maintenant un plaisir de vous rafraîchir la mémoire ! Même Frédéric Martel, pourtant épinglé comme « traître de la Cause LGBT » après la sorti de son livre Le Rose et le Noir il y a 20 ans, retourne sa veste (pour s’affranchir de sa réputation d’ « homosexuel bourgeois et homophobe faisant le lit des extrêmes ») et arrive avec un prochain pamphlet pour dénoncer l’homosexualité au Vatican. Son essai sort le 21 février…
 

 

Il fallait que l’analyse du sujet vienne de nous. Sinon, elle nous reviendra en boomerang, et cette fois de manière violente, et sous la forme de persécutions anti-chrétiennes. Car les pro-gays veulent se venger des opposants aux « mariage » gay, en découdre avec nous.
 

Les trois dictionnaires – et l’université – que j’aurais pu fonder (si on m’avait fait confiance)


 

Plus j’avance dans mon travail, plus je vois, en suivant les trois prismes symboliques de mon dernier livre Homo-Bobo-Apo, que j’aurais pu fonder carrément une université ou école sociologique/de sciences humaines inédite (c’était l’idée initiale des Cours Wojtyla). Déjà qu’en plus de mon Dictionnaire des Codes homosexuels (loin d’être abouti), je pourrais aussi publier désormais mon Dictionnaire des Codes bobos (les 60 codes des Bobos en Vérité) et que je suis en train d’élaborer un Dictionnaire des Codes apocalyptiques (murs, pierre, talent, amélioration, méthode, or, chance… tous ces symboles francs-maçons que je décris dans Joséphine ange-gardien et dans Homo-Bobo-Apo) ! Un trésor immense, quasi ignoré et inexploité. Un gâchis monumental (en grande partie dû à la fermeture des catholiques).

Inceste et homosexualité : un témoignage


 

Voilà le genre de mails que je reçois. Des histoires vraies mais qui semblent fausses et inventées si je les raconte sans les exemples, et qui me font passer pour un taré. Je me permets de les citer car il est impossible de reconnaître leurs protagonistes. Mais voilà mon quotidien. Là, un gars m’écrit par rapport à mon code « Inceste entre frères » dans mon Dictionnaire des Codes homosexuels, pour lui donner raison :
 

Sujet : inceste entre frères
 

Corps du message :
 

Bonjour, je me retrouve bien dans ce ue vous écrivez sur l’inceste entre frères. merci. C’est mon grand frère qui m’a fait découvrir la sexualité (il en avait 16, j’en avais 13). Je n’ai pas aimé la toute première fois, c’était plutôt du viol même si j’étais fasciné, mais ensuite c’est souvent moi qui allais le premier le retrouver pour le refaire, et nous avons commencé ainsi une relation épisodique de plusieurs années. Ensuite il a eu un copain, moi aussi. Mais il y a deux ans, nous nous sommes retrouvés célibataires au même moment, donc nous avons repris notre relation, et comme nous avons les mêmes goûts et les mêmes intérêts, nous vivons maintenant ensemble en couple avec amour. Je ne sais pas si c’est bien ou mal, c’est notre vie. Mais merci de ce que vous écrivez.

Cuando me muera, iré al Valle de Josafat

Increíble. Acabo de enterarme por casualidad, mediante mi padre, que mi yayo (abuelo español) solía decir, con humor y gravedad : « Cuando me muera, iré al Valle de Josafat. » Él quien no practicaba mucho, quien era un campesino aragonés muy humilde y sin cultura, conocía la Batalla de Armagedón, el Fin de los Tiempos, todo lo que estoy estudiando ahora mismo… y me da cita allá, cerca de Jerusalén. Formará parte de la Armada celeste, seguro.

Incompris

S’il y avait un seul adjectif pour résumer mon sentiment intérieur existentiel, mes impressions face aux réactions des gens qui m’entourent en comparaison avec ce que je vois du monde et ce que j’en écris, c’est : incompris. Globalement, je me sens incompris. Et c’est ma croix. Parfois, je la porte sans y penser (et parce que je rencontre d’autres incompris qui me comprennent très bien), parfois je sens son poids horriblement, au point que j’ai envie de me foutre en l’air. Et je pense au plus incompris des incompris : Jésus.

Émission sur l’homophobie dans les banlieues, dans Envoyé Spécial : désinformation complète


 

J’ai regardé le reportage « Homo en banlieue : le combat de Lyes » de l’émission Envoyé Spécial, diffusé sur France 2, le 7 février 2019. Aucune analyse de l’homophobie n’a été faite. L’homophobie, dans ses causes et ses mécanismes, n’est même pas montrée. On ne voit que les effets. L’indignation face au soi-disant « Incompréhensible » vaudrait argument, et justifierait la batterie de moyens déployés « pour la sensibilisation » (les « actions » des associations LGBT « contre l’Homophobie »). Rien que les solutions proposées et les interventions/ateliers anti-homophobie dans les collèges-lycées dits « sensibles » sont incroyablement inefficaces (« Ça m’a mis les larmes aux yeux, les ateliers d’S.O.S. Homophobie, tellement c’est intelligent. » a déclaré très sérieusement en commentaires Guillaume Mélanie, le président d’Urgence Homophobie… 😂), et seraient à mourir de rire si leur nullité n’engendrait/ne nourrissait pas ce qu’elles dénoncent.
 

Et avec la finesse et la discrétion qui caractérisent Élise Lucet et son équipe d’idéologues, quel reportage ont-ils choisi de passer juste après le reportage sur l’homophobie ? Un documentaire sur une secte évangéliste protestante (non présentée comme protestante, bien évidemment, pour qu’on fasse l’amalgame avec l’Église Catholique), les Disciples du Christ en Idaho (USA). Pour que l’homophobie soit bien attribuée aux religions.

François-Xavier Bellamy, prophète pour notre temps

Poilade assurée avec Valeurs Actuelles (autre journal « catholique » nul).
 

 

La campagne de béatification de François-Xavier Bellamy, célébré actuellement comme un prophète par une très grande majorité des catholiques, alors que ses livres et discours – présentés par la Gauchosphère comme le summum de la dangerosité conservatrice – sont juste consensuels, indigents et inutiles : quelle blague ! Mieux vaut en rire qu’en pleurer.

S’efforcer de regarder les mendiants dans les yeux


 

Avant, j’avoue, je n’osais pas regarder dans les yeux les mendiants que je croisais dans la rue ou qui venaient vers moi dans le métro pour me réclamer une pièce ou un ticket resto. Plus pour ne pas me rendre voyeur de leur piteuse situation et pour ne pas leur donner le faux espoir que j’allais leur fournir ce qu’ils espéraient (alors que je n’avais soi-disant « rien à leur donner ») que par véritable peur qu’ils m’agressent. Mais je me rends compte avec le temps et l’honnêteté que j’avais bien tort de leur offrir mon attitude fuyante, et que mes « bonnes » excuses étaient bien bêtes. Car non seulement ils n’attendent pas ce bien matériel qu’ils réclament mais qu’en réalité ils n’attendent quasiment que ce regard, au bout du compte. L’argent n’est pour eux qu’un prétexte pour recevoir de l’Amour, pour mendier notre attention, pour être simplement considérés comme des personnes.
 

Hier soir, je revenais avec un jeune ami prêtre de la messe de 22h au Sacré-Cœur à Montmartre. Et dans la ligne 5 du métro, nous avons eu droit au passage d’au moins quatre SDF différents qui ont sollicité notre attention et notre générosité, parfois en récitant par cœur leur demande préparée à l’avance. Nous aurions pu, mon ami et moi, nous réfugier dans notre échange à deux, en prétextant la poursuite et la cohérence de nos propos. Mais ça aurait été du cinéma de bourgeois. Au passage des démarcheurs, nous nous sommes arrêtés de parler. Par décence pour les personnes qui défilaient devant nous.
 

Et quelle ne fut pas notre surprise de voir débarquer un jeune gars de la rue, âgé de 34 ans, à la voix éraillée et au flot de paroles pas toujours très compréhensibles et cohérentes, qui a commencé à déblatérer des propos décousus aux membres de notre wagon. Le plus drôle, c’est que, même de dos, et sans me regarder, il a remarqué que je le fixais du regard (mon regard le plus aimant possible), a senti que je le regardais, et a interrompu son laïus pour s’adresser directement à moi et me dire avec gratitude « Merci de m’écouter. » Avait-il des yeux derrière le tête pour m’avoir grillé ainsi ? En tout cas, Jésus en lui m’a bluffé, sur ce coup-là ! À l’avenir, j’essaierai le plus possible de poser mon regard sur les clochards, juste pour voir les bonnes surprises que ça provoque, même si la démarche a l’air au départ d’être un nid à emmerdes et à pots-de-colle.
 

Au moment de descendre à la Gare d’Austerlitz, j’avais envie de dire à notre orateur barbu : « Toi, Jésus t’attend directement au Paradis ! » Mais au lieu de ça, j’ai adopté la méthode simple de Jean Vanier : demander le prénom. « Comment tu t’appelles ? ». Il m’a répondu, avec une joie stoïque : « Philippe ! » J’ai ri : « Eh bien comme moi ! ». Le gars est spontanément descendu avec nous sur le quai. Juste pour discuter.
 

Philippe portait un chapelet autour du cou. Sans jamais se plaindre, il nous a raconté qu’il a fait de la prison, qu’il était très malade et qu’il souffrait affreusement dans plusieurs endroits de son corps, qu’il n’avait plus beaucoup de temps à vivre. Je lui ai présenté mon ami prêtre. Philippe a poursuivi sa présentation en nous disant qu’il avait vécu une expérience de mort imminente durant laquelle il avait vu Jésus de ses propres yeux. Je ne l’interrompais pas. Je continuais de le dévisager avec joie et amour, comme un frère. Et là, il m’a trop fait rire. Il m’a demandé : « Toi, t’es gay ? » J’ai acquiescé en souriant. Il m’a répondu : « Entre homos, on se reconnaît ! … même si je n’ai plus de libido depuis un bout de temps et que ça ne fonctionne plus. » Ce n’est pas le premier SDF homosexuel que je croise. Loin de là. Mais quel cadeau de découvrir cette fraternité inédite et ce point commun de proximité avec les gens de la rue, si mal connu ! J’adore !
 

Après avoir suffisamment échangé, il m’a demandé tout simplement si je pouvais l’aider financièrement, en insistant bien sur le fait qu’il osait « y aller au culot » avec moi, et que pour lui, c’était la chaleur de notre rencontre et non l’argent qui l’importait. Il avait beau dire qu’il avait des problèmes neurologiques et de mémoire, je trouvais ses propos très profonds et empreints d’une grande sagesse évangélique. J’entrevoyais Jésus en lui. Tout simplement.
 

Je n’avais plus d’argent liquide dans mon petit portefeuille. Nous avons donc commencé à nous mettre tous les trois en quête d’un distributeur automatique sur le Boulevard de l’Hôpital. On n’en trouvait pas. Et le plus drôle, c’est que le billet est finalement sorti de la poche de mon pote prêtre, qui a mis le temps à avouer que lui avait un billet de 20 € (haha ! le petit filou et le cachotier !). Il m’a confié après coup qu’il ne donnait jamais d’argent aux pauvres… ce qui me paraît un peu fou venant d’un prêtre catholique, d’autant plus quand il n’en manque pas… mais bon, je me suis gardé de lui faire la morale… et surtout, j’ai rigolé intérieurement de l’humour du Seigneur qui a bousculé vraiment tout le monde dans cette histoire, sans oublier personne. Cette rencontre a été un baptême pas seulement pour les deux Philippe, mais aussi pour mon ami en col romain ! Une belle leçon de charité en actes (loool). Il n’est jamais trop tard pour s’exercer à l’aumône ! Et je le dis d’abord pour moi.
 

Notre échange s’est terminé avec une bénédiction sacerdotale sur le trottoir et un « Je vous salue Marie » récité ensemble, que j’ai proposé en guise d’au revoir (Philippe, apparemment, ne le connaissait pas). Tout le monde a été verni par le Seigneur. Et quand je dis « tout le monde », c’est vraiment tout le monde ! 😉

Chute des inscriptions au caté cette année : un complot médiatique ? un lien avec Internet ou les scandales de pédophilie sacerdotale ? Je pose la question…


 

Quasiment personne ne parle de ce tsunami qui a frappé cette année les églises catholiques françaises. Pas un média, y compris chrétien, n’en a fait pour l’instant mention, et il n’y a pas de statistiques pour l’appuyer. Pourtant, il est flagrant, est tombé comme un couperet, frappe par sa fulgurance, et blesse/désarçonne sans doute le cœur de nos prêtres et de nos communautés paroissiales. En interrogeant des catéchistes partout en France sur la fréquentation des enfants du caté d’une année sur l’autre, beaucoup ont remarqué la chute libre des effectifs de septembre 2017 à septembre 2018 (on a perdu le tiers voire la moitié des enfants en seulement un an), et donc l’influence pernicieuse et impressionnante des médias et des scandales de pédophilie sacerdotale dans l’inconscient collectif. Beaucoup de parents ont décidé de ne plus confier leur(s) enfant(s) aux bons soins des catholiques, par prudence, car force est de constater qu’une mauvaise publicité a été faite, démontre son efficacité, et qu’une psychose s’est installée. Le diable a en partie réussi son coup : couper les enfants de Jésus. Cette retombée médiatique fait de la peine. Mais elle s’est produite. Et sans doute que l’hémorragie ne s’arrêtera pas là. Moi, je veux juste vous en parler, et alerter sur cette forme inédite de persécution anti-catholique.

Prêtre et seul avec mon homosexualité quand la porte de mon appartement se ferme


 

Un prêtre avec tendance homosexuelle est un homme extrêmement isolé et qui peut difficilement être aidé, et par conséquence, facilement tomber.
 

Pour en avoir entendu un certain nombre comme lui souffrir d’un isolement mortifère quasi insoluble (il me dit qu’une fois la porte de son appartement close, il se retrouve seul, tout seul, avec son homosexualité), je sais qu’il est très difficile pour lui de se confier sur son combat contre la pratique homo, y compris aux paroissiens et amis prévenants qui veulent l’aider et qui lui demandent comment ça va ; y compris avec des temps d’oraison et de supplication en tête à tête avec Jésus ; y compris quand on lui sert des topos sur l’affectivité, la gestion et les ravages du porno, la prévention des actes pédophiles (car ça parle de tout sauf de son homosexualité). Il est très difficile aussi pour lui de trouver un soutien ou une consolation adaptée auprès de ses collègues prêtres, de son conseiller spirituel et de son évêque, qui en général prennent sa tendance homosexuelle ou sa pratique soit au tragique soit en pitié, pour ne pas la traiter. Il n’existe quasiment rien dans l’Église pour l’aider sur son handicap et sa condition spécifiques. C’est pourquoi, quand il parvient à se dominer et à être abstinent (à défaut d’être continent), c’est à mes yeux un grand saint et un grand ami de Jésus.
 

Mais je comprends, vu le peu d’aides adaptées qui lui sont proposées, pourquoi il tombe souvent. Je n’excuse pas ses chutes. D’autant plus que le statut sacerdotal ou monacal accentue objectivement la gravité, l’inquiétude et la portée de ses actes pour son âme et celle de ses fidèles. Je dis juste que je les comprends, et que je vois qu’objectivement il n’est pas aidé, ne serait-ce qu’ecclésialement et amicalement, qu’il est peu nourri intellectuellement. Il a des circonstances atténuantes.
 

Alors courage, mon frère ! Jésus t’aime et voit tes péchés avec indulgence parce qu’il connaît l’homophobie (peur et mépris à l’égard des personnes homos) qui t’entoure, qui prédomine dans l’Église – en particulier au sein de ta paroisse et de la Curie –, et dont tu pâtis. Ton isolement et la bêtise/la lâcheté/le sectarisme de la très grande majorité des catholiques à l’égard des personnes homosexuelles dont tu fais partie, le révolte aussi. L’important est que tu te relèves, que tu profites du sacrement de confession, que tu ne te dégoûtes pas toi-même ou que tu ne te juges pas trop sévèrement, que tu ne sois pas trop dur avec toi-même (car ça, ce serait de l’orgueil), que tu ne te penses pas « illégitime » dans ton sacerdoce. Si tu es prêtre ET homosexuel, c’est pour une double et précise raison : c’est 1) pour que tu le restes ; 2) parce que Jésus t’aime avec cette double particularité invisible. Jésus nous aime, nous, personnes homosexuelles. Et celles parmi nous qui pratiquons parfois les actes homos le faisons uniquement dans les moments où nous oublions Son amour spécifique.