Quand je vois la réaction indignée et impuissante de la majorité des Pro-Vie français face à la décision du Comité d’Éthique de valider la PMA sans père, je pleure sur la paralysie intellectuelle de nos journalistes et des catholiques français, dont l’incompétence est manifeste. Par exemple, ils applaudissent, comme au bon vieux temps du collectif Homovox (collectif qui a toujours défendu le « mariage gay », l’Union Civile et la pratique homosexuelle) pendant le « mariage gay » en 2013, une Marie-Jo Bonnet (qui par ailleurs est pro « amour » homo, donc finalement pro-mariage-gay et pro-GPA) uniquement parce qu’elle s’affiche comme « homosexuelle opposée à une loi qui passe en son nom. ». Juste ça (cf. le mauvais article de Pierre Jova sur Famille Chrétienne). La majorité des catholiques se sert des personnes homosexuelles au mieux comme « témoins-vitrine » redisant des évidences peu fondamentales (« L’enfant n’est pas un droit. »), au pire comme caution pour transformer le « lobby gay » en « terrible dictature » et ne pas assumer leur propre homophobie. Pendant ce temps-là, ils alimentent les causes (la croyance en l’« amour » homo) dont ils condamnent les conséquences législatives/concrètes, ne remettent pas une seule seconde en question l’Union Civile (alors que la GPA était déjà passée avec l’Union Civile), ne proposent aucune réflexion sur l’homosexualité (et encore moins sur l’homophobie et l’hétérosexualité). C’est le surplace. Effrayant. La plupart des catholiques français, toujours aussi orgueilleux et à la nuque raide, n’ont encore pas compris la primauté de l’homosexualité ni la Loi Taubira. Ils sortent les personnes homos de leur boîte comme des clowns tristes qui les soulagent un peu. C’est lamentable.
¡ Gran día hoy !
¡ Gran día hoy ! : el Papa Francisco nombra cardenal a Juan-José Omella, único obispo español que me defendió, y que ama a las personas homosexuales como hijos. ¡ Gloria a ti Señor !
Grand Jour aujourd’hui ! Le Pape François nomme cardinal Juan-José Omella, l’unique évêque espagnol qui a pris ma défense publiquement en Espagne, et qui aime les personnes homosexuelles comme des fils. Gloire à toi Seigneur Jésus !
La majorité des catholiques continue de faire l’autruche
C’est quand même dingue : tout le monde sait que la PMA sans père est motivée par l’homosexualité. Mais tous les opposants à cette loi font comme si l’alibi homosexuel n’existait pas. Ils parlent à nouveau d’ « idéologie », de « l’Enfant », de « la Famille ». Mais enfin, sur quelle planète vivent-ils? Sont-ils conscients de leur homophobie, tout pendant qu’ils applaudissent les Tugdual Derville, les Aude Mirkovic et autres Sentinelles, et qu’ils se posent en victimes ? J’ai l’impression qu’on revient exactement au même scénario que le « mariage gay ». Sans un soupçon de remise en question. Quand est-ce que les catholiques vont ouvrir les yeux??
Le faux suspens de la PMA sans père
Aujourd’hui, le Comité d’Éthique doit se positionner sur la PMA pour les « couples » lesbiens, les mères célibataires et les couples stériles. Certains annoncent un retour des manifestations de rue. Ils se trompent. Et cet effet d’annonce prouve leur aveuglement homophobe. La #PMAsansPère va passer et elle n’enverra jamais la foule de 2013 battre le pavé. Elle n’a ni la puissance de l’homosexualité ni du mariage. Les manifestants contre le « mariage gay » qui pensent le contraire n’ont toujours pas compris la primauté de l’homosexualité dans l’affectif mondial et le débat social, ni l’importance de l’Union Civile (supérieure, en influence, à celle des avortements!), n’ont pas compris la Loi Taubira. La loi la plus grave était l’Union Civile, et l’Union Civile était déjà la PMA sans père. L’homophobie de la Manif Pour Tous est affligeante.
Le fond de commerce autour de la réputation de « réac' »
Il y en a qui font de leur réputation de « réac » leur raison d’être, leur fond de commerce. Ils passent leur temps (parce qu’ils n’ont rien à dire, au final) à ricaner de l’antifascisme. Moi, je vous le dis, ça commence à se voir comme le nez au milieu de la figure. Au passage, je préviens que je vire de mes contacts ceux qui « likent » du Eugénie Bastié. À un moment donné, il faut qu’ils comprennent. Le mimétisme narcissique de l’ennemi, ce n’est pas notre combat.
Allons-nous être des Barrabas ou des Jésus ?
Très intéressante, la personne biblique de Barabbas, pour comprendre notre situation actuelle et ce qui va se passer prochainement. Le choix crucial qui va s’imposer à chacun de nous.
Barabbas se présente lui-même (à l’instar du FN, des jeunes loups dissidents radicaux et altermondialistes, des Poutine ou des Trump, des groupes anti-Système et même des identitaires catholiques style Civitas) comme un « patriote », un rebelle, un résistant contre Rome : « Je ne suis pas un meurtrier. Je suis un patriote » dit-il, magnanime, dans le « Jésus de Nazareth » de Zeffirelli (39’10). Et les Juifs (Peuple de Dieu) vont choisir, face à Ponce Pilate, de sauver pour la Pâque ce zélote (et les Romains, par démagogie, aussi) à la place de l’Agneau désarmé Jésus.
Barrabas est un homme qui, bien loin de la caricature de la brute épaisse ricanante dépeinte par Mel Gibson dans « La Passion » (ce film est une honte, au passage), peut apparaître comme un type bien et innocent, qu’on pourrait presque justifier par ses bonnes intentions, qui a sa part d’héroïsme touchant car c’est, d’un point de vue strictement mondain, un idéaliste, un fougueux, un jusque-boutiste, un rebelle millénariste, un stratège cynique, un courageux, un vrai bobo anar d’extrême droite, un « martyr de la Cause » (juive, culturelle, nationaliste, politicienne).
Et il est fort possible qu’aujourd’hui, l’ensemble des catholiques, face à ce choix entre Jésus désarmé et leur dieu « Chrétienté » (numérique ou patriotique), choisissent aussi leur Barabbas, la parodie humaine vivante et musclée de Jésus. Bar-Abbas : Fils du Père en hébreu… il singe en effet le Fils… il s’érige libérateur, par les moyens qui ne sont pas ceux du Christ…
Moi, personnellement, en ce moment, je me sens comme la Marie-Madeleine impuissante qui s’époumone « en vain » au milieu du brouhaha orchestré par les anti-Système qui marchent finalement pour le Système (55’00).
Je me sens en total décalage avec l’orientation pastorale actuelle de certains évêques et prêtres (Mgr Rey, les prêtres du Padreblog, …). L’impression que Jésus est livré au numérique. L’impression de vivre un cauchemar en direct. Je crois que nous devons être des résistants non-résistants.

Entrevista (sin explotar) sobre el WorldPride de Madrid
Entrevista que he dado al periodista Juan Bosco Martín Algarra y que hubiera tenido que salir (para el WorldPride de Madrid) :
1 – En términos generales, ¿le parece positiva o negativa la celebración del Día del Orgullo gay?
Creo que es una falsa pregunta. Nos encierra en la reacción, en vez de llevarnos a la reflexión. Enfocar la cuestión de la homosexualidad sobre el desfile del Orgullo Gay es evitar hablar de la homosexualidad en sí misma. Es sustituir la homosexualidad por su imagen mediática, y finalmente entrar en el juego que se denuncia. La homosexualidad no es el Día del Orgullo Gay. Pero el Día del Orgullo Gay reúne a personas homosexuales, e ilustra muchísimas cosas acerca de la homosexualidad : hacemos mimos de nuestra vida amorosa. A veces hasta representamos nuestro sufrimiento, nuestra insatisfacción amorosa, nuestras violaciones, de manera exagerada y paródica. En lugar de despreciar el evento y de solicitarnos para que nos quejemos, sería mejor que analizarais los mensajes que se emiten allí y escucharais lo que nosotros, las personas homosexuales, tenemos que deciros sobre la sociedad, la sexualidad, el matrimonio mujer-hombre, la política, la Iglesia. Probablemente es el único momento en que podéis oírnos, en que salimos a la calle.
2 – Si le parece positiva, ¿cambiaría algo? ¿Por qué? Si no le parece positiva, ¿por qué cree que no debe celebrarse?
Ya participé en varias marchas. Es un momento con los amigos, donde cada vez me lo pasé en grande. Hasta bailé en las carrozas. Es igual de agradable que un carnaval. Es una oportunidad para tropezar con mucha gente : me encontré con varios alumnos (era profesor en un instituto). Incluso es algo mejor que un carnaval, ya que hay en aquellos desfiles una convivialidad inédita entre personas homosexuales (¡ es la única vez que no nos ligamos !), hay una mezcla increíble de provocación y de sofisticación que suele ser súper divertida. Nada que ver con la visión de pesadilla o de vulgaridad que nos pintan los adversarios de este acontecimiento. Además, al hacer el Orgullo Gay, nos damos cuenta que las ¾ partes de las carrozas no son visualmente choquantes, y que las imágenes que las teles filman no reflejan la fraternidad y la amistad vividas durante este marcha.
3 – ¿Cree que ofrece una buena imagen de las personas homosexuales esa celebración, es decir, que consigue el objetivo de que la sociedad respete más a las personas homosexuales? Explique por qué.
Podría soltaros la cantinela gruñona y académica de la mayoría de las personas homosexuales, que no se reconocen en el Orgullo Gay y que encuentran que no da una imagen fiel y respetuosa de ellas. Y muchas personas homofóbas esperan de nosotras, las personas homosexuales, que expresemos su descontento de la homosexualidad y su homofobia en su lugar. Pero eso no me interesa. Esta pregunta incita al odio y quiere crear división entre las personas homosexuales. ¡ Como si esta división no fuera ya lo suficientemente grande ! Yo prefiero decir que la Marcha del Orgullo Gay tendría toda su razón de ser si nosotras, las personas homosexuales, explicáramos nuestra tendencia homosexual y por qué deberíamos oponernos a las leyes que pasan en nuestro nombre. En lugar de escupir al desfile del Orgullo Gay, deberíais amar, como nosotros, a las personas que lo emprenden. La homosexualidad no es principalmente una cuestión de buena o mala imagen. Es una cuestión de personas. Dejad de preguntarnos lo que opinamos del Orgullo gay. ¡ Pedidnos en cambio lo que pensamos de nuestra homosexualidad !
Interview (inexploitée) sur la WorldPride de Madrid
Interview que j’ai accordée au journaliste espagnol Juan Bosco Martín Algarra qui aurait dû être publiée (à l’occasion de la World Pride à Madrid) :
1 – De manière générale, la célébration du jour de l’orgueil gay vous semble positive ou négative ?
Selon moi, c’est une fausse question. Elle nous enferme dans la réaction, au lieu de nous conduire vers la réflexion. Focaliser la question de l’homosexualité sur la Gay Pride, c’est éviter de parler de l’homosexualité en elle-même. C’est remplacer l’homosexualité par son image médiatique, et finalement rentrer dans le jeu qu’on dénonce. L’homosexualité n’est pas la Gay Pride. Mais la Gay Pride réunit des personnes homosexuelles, et dit énormément de choses sur l’homosexualité : nous y mimons notre vie amoureuse. Parfois même nous scénarisons notre souffrance, notre insatisfaction en amour, nos viols, de manière exagérée et parodique. Au lieu de mépriser l’événement et de nous demander de nous plaindre, vous devriez plutôt analyser les messages qui y sont diffusés et écouter ce que nous, personnes homosexuelles, avons à vous dire sur la société, la sexualité, le mariage femme-homme, la politique, l’Église. C’est peut-être le seul moment où vous pouvez nous entendre, où nous sortons dans la rue.
2 – Si cette célébration vous paraît positive, est-ce que vous changeriez quelque chose ? Pourquoi ? Si elle vous paraît négative, pourquoi croyez-vous qu’il ne doit pas être célébré ?
J’ai déjà fait plusieurs marches. C’est un moment entre amis, où j’ai pris à chaque fois beaucoup de plaisir. J’ai même dansé sur des chars. C’est aussi agréable qu’un carnaval. C’est l’occasion pour y croiser beaucoup de monde : j’y retrouve pas mal de mes élèves. C’est même un peu mieux qu’un simple carnaval car il y a dans les Gay Pride une convivialité inédite entre personnes homosexuelles (c’est le seul moment où nous ne nous draguons pas !), il y a un mélange incroyable de provocation et de sophistication qui est souvent drôlissime. Rien à voir avec la vision d’horreur ou de vulgarité que nous dépeignent les opposants à cet événement. En plus, quand on fait la Gay Pride, on se rend compte que les ¾ des chars ne sont pas choquants visuellement, et que ce que filment les télés n’est pas le reflet de la fraternité et de l’amitié vécues lors de cette marche.
3 – Vous croyez que cette fête donne une bonne image des personnes homosexuelles, c’est-à-dire qu’elle contribue à ce que la société respecte davantage les personnes homosexuelles ? Expliquez pourquoi.
Je pourrais vous sortir le discours râleur appris de la majorité des personnes homosexuelles, qui ne se reconnaissent pas dans la Gay Pride et qui trouvent qu’elle ne donne pas une image fidèle et respectueuse d’elles. Et beaucoup de personnes homophobes attendent de nous, personnes homosexuelles, que nous exprimions leur mécontentement de l’homosexualité et leur homophobie à leur place. Mais ça ne m’intéresse pas. Cette question incite à la haine et veut créer de la division entre personnes homosexuelles. Comme si cette division n’était pas déjà assez grande ! Je préfère vous dire que les Gay Pride auraient toute leur raison d’être si nous, personnes homos, expliquions notre tendance homosexuelle et les raisons pour lesquelles nous devrions nous opposer aux lois qui passent en notre nom. Au lieu de cracher sur la Gay Pride, vous devriez aimer, comme nous, les personnes qui la font. L’homosexualité n’est pas d’abord une affaire de bonne ou de mauvaise image. Elle est une affaire de personnes. Arrêtez de nous demander ce que nous pensons de la Gay Pride. Demandez-nous plutôt ce que nous pensons de notre homosexualité !
Émission KTO sur les jeunes
J’ai regardé en entier et je trouve l’émission d’une grande pauvreté. Il y a un besoin très fort de la part des jeunes de « formation » et de Vérité pour savoir comment répondre à des attaques et à des questions sans réponse qui leur sont constamment soumises (ex : il y a un des invités qui raconte que systématiquement en société, dès qu’il dit qu’il est catho, il est traité d’ « homophobe », et qu’il aimerait savoir répondre). En face, les prêtres connaissent l’urgence de traitement de certains sujets, les journalistes cathos aussi, mais font l’autruche, refoulent les témoins homos, renvoient les jeunes à leur questionnement et à leur isolement en leur sortant des mots-valise (« formation », « accompagnement », « rencontre personnelle avec Jésus », « pagaille », « Bouge-toi et lève-toi de ton sofa », etc.). C’est ça, « parler sans langue de buis » et « écouter les jeunes » ? Quelle vaste blague et quel blabla! J’ai encore entendu récemment le témoignage d’un maman qui me disait que des jeunes lycéens d’un établissement « catho » privé lui avaient avoué que dans certaines classes, plus de la moitié des filles étaient bisexuelles et que les garçons étaient terrorisés par les filles. No comment.
Les douteuses dubia
Les hystéros conservateurs (Vincent Rouyer, Jeanne Smits, Thibaud Collin, les « tradis » anti-Pape François) s’excitant actuellement autour des cardinaux et évêques portant les dubia (Carlo Caffarra, Walter Brandmüller, Raymond L. Burke, Joachim Meisner, Athanasius Schneider, Nicola Bux, etc. : il ne manque plus que le cardinal Sarah), s’attaquant au Pape en sourcilleux inspecteurs d’académie, et pas pour la bonne raison (l’hétérosexualité), commencent sérieusement à me péter les couilles (eh oui, j’en ai). Ils se plantent de cible, en se donnant en plus des airs de redresseurs de torts, de défenseurs précis de la Vérité. Je pars vomir.







