Il y en a qui font de leur réputation de « réac » leur raison d’être, leur fond de commerce. Ils passent leur temps (parce qu’ils n’ont rien à dire, au final) à ricaner de l’antifascisme. Moi, je vous le dis, ça commence à se voir comme le nez au milieu de la figure. Au passage, je préviens que je vire de mes contacts ceux qui « likent » du Eugénie Bastié. À un moment donné, il faut qu’ils comprennent. Le mimétisme narcissique de l’ennemi, ce n’est pas notre combat.
Allons-nous être des Barrabas ou des Jésus ?
Très intéressante, la personne biblique de Barabbas, pour comprendre notre situation actuelle et ce qui va se passer prochainement. Le choix crucial qui va s’imposer à chacun de nous.
Barabbas se présente lui-même (à l’instar du FN, des jeunes loups dissidents radicaux et altermondialistes, des Poutine ou des Trump, des groupes anti-Système et même des identitaires catholiques style Civitas) comme un « patriote », un rebelle, un résistant contre Rome : « Je ne suis pas un meurtrier. Je suis un patriote » dit-il, magnanime, dans le « Jésus de Nazareth » de Zeffirelli (39’10). Et les Juifs (Peuple de Dieu) vont choisir, face à Ponce Pilate, de sauver pour la Pâque ce zélote (et les Romains, par démagogie, aussi) à la place de l’Agneau désarmé Jésus.
Barrabas est un homme qui, bien loin de la caricature de la brute épaisse ricanante dépeinte par Mel Gibson dans « La Passion » (ce film est une honte, au passage), peut apparaître comme un type bien et innocent, qu’on pourrait presque justifier par ses bonnes intentions, qui a sa part d’héroïsme touchant car c’est, d’un point de vue strictement mondain, un idéaliste, un fougueux, un jusque-boutiste, un rebelle millénariste, un stratège cynique, un courageux, un vrai bobo anar d’extrême droite, un « martyr de la Cause » (juive, culturelle, nationaliste, politicienne).
Et il est fort possible qu’aujourd’hui, l’ensemble des catholiques, face à ce choix entre Jésus désarmé et leur dieu « Chrétienté » (numérique ou patriotique), choisissent aussi leur Barabbas, la parodie humaine vivante et musclée de Jésus. Bar-Abbas : Fils du Père en hébreu… il singe en effet le Fils… il s’érige libérateur, par les moyens qui ne sont pas ceux du Christ…
Moi, personnellement, en ce moment, je me sens comme la Marie-Madeleine impuissante qui s’époumone « en vain » au milieu du brouhaha orchestré par les anti-Système qui marchent finalement pour le Système (55’00).
Je me sens en total décalage avec l’orientation pastorale actuelle de certains évêques et prêtres (Mgr Rey, les prêtres du Padreblog, …). L’impression que Jésus est livré au numérique. L’impression de vivre un cauchemar en direct. Je crois que nous devons être des résistants non-résistants.

Entrevista (sin explotar) sobre el WorldPride de Madrid
Entrevista que he dado al periodista Juan Bosco Martín Algarra y que hubiera tenido que salir (para el WorldPride de Madrid) :
1 – En términos generales, ¿le parece positiva o negativa la celebración del Día del Orgullo gay?
Creo que es una falsa pregunta. Nos encierra en la reacción, en vez de llevarnos a la reflexión. Enfocar la cuestión de la homosexualidad sobre el desfile del Orgullo Gay es evitar hablar de la homosexualidad en sí misma. Es sustituir la homosexualidad por su imagen mediática, y finalmente entrar en el juego que se denuncia. La homosexualidad no es el Día del Orgullo Gay. Pero el Día del Orgullo Gay reúne a personas homosexuales, e ilustra muchísimas cosas acerca de la homosexualidad : hacemos mimos de nuestra vida amorosa. A veces hasta representamos nuestro sufrimiento, nuestra insatisfacción amorosa, nuestras violaciones, de manera exagerada y paródica. En lugar de despreciar el evento y de solicitarnos para que nos quejemos, sería mejor que analizarais los mensajes que se emiten allí y escucharais lo que nosotros, las personas homosexuales, tenemos que deciros sobre la sociedad, la sexualidad, el matrimonio mujer-hombre, la política, la Iglesia. Probablemente es el único momento en que podéis oírnos, en que salimos a la calle.
2 – Si le parece positiva, ¿cambiaría algo? ¿Por qué? Si no le parece positiva, ¿por qué cree que no debe celebrarse?
Ya participé en varias marchas. Es un momento con los amigos, donde cada vez me lo pasé en grande. Hasta bailé en las carrozas. Es igual de agradable que un carnaval. Es una oportunidad para tropezar con mucha gente : me encontré con varios alumnos (era profesor en un instituto). Incluso es algo mejor que un carnaval, ya que hay en aquellos desfiles una convivialidad inédita entre personas homosexuales (¡ es la única vez que no nos ligamos !), hay una mezcla increíble de provocación y de sofisticación que suele ser súper divertida. Nada que ver con la visión de pesadilla o de vulgaridad que nos pintan los adversarios de este acontecimiento. Además, al hacer el Orgullo Gay, nos damos cuenta que las ¾ partes de las carrozas no son visualmente choquantes, y que las imágenes que las teles filman no reflejan la fraternidad y la amistad vividas durante este marcha.
3 – ¿Cree que ofrece una buena imagen de las personas homosexuales esa celebración, es decir, que consigue el objetivo de que la sociedad respete más a las personas homosexuales? Explique por qué.
Podría soltaros la cantinela gruñona y académica de la mayoría de las personas homosexuales, que no se reconocen en el Orgullo Gay y que encuentran que no da una imagen fiel y respetuosa de ellas. Y muchas personas homofóbas esperan de nosotras, las personas homosexuales, que expresemos su descontento de la homosexualidad y su homofobia en su lugar. Pero eso no me interesa. Esta pregunta incita al odio y quiere crear división entre las personas homosexuales. ¡ Como si esta división no fuera ya lo suficientemente grande ! Yo prefiero decir que la Marcha del Orgullo Gay tendría toda su razón de ser si nosotras, las personas homosexuales, explicáramos nuestra tendencia homosexual y por qué deberíamos oponernos a las leyes que pasan en nuestro nombre. En lugar de escupir al desfile del Orgullo Gay, deberíais amar, como nosotros, a las personas que lo emprenden. La homosexualidad no es principalmente una cuestión de buena o mala imagen. Es una cuestión de personas. Dejad de preguntarnos lo que opinamos del Orgullo gay. ¡ Pedidnos en cambio lo que pensamos de nuestra homosexualidad !
Interview (inexploitée) sur la WorldPride de Madrid
Interview que j’ai accordée au journaliste espagnol Juan Bosco Martín Algarra qui aurait dû être publiée (à l’occasion de la World Pride à Madrid) :
1 – De manière générale, la célébration du jour de l’orgueil gay vous semble positive ou négative ?
Selon moi, c’est une fausse question. Elle nous enferme dans la réaction, au lieu de nous conduire vers la réflexion. Focaliser la question de l’homosexualité sur la Gay Pride, c’est éviter de parler de l’homosexualité en elle-même. C’est remplacer l’homosexualité par son image médiatique, et finalement rentrer dans le jeu qu’on dénonce. L’homosexualité n’est pas la Gay Pride. Mais la Gay Pride réunit des personnes homosexuelles, et dit énormément de choses sur l’homosexualité : nous y mimons notre vie amoureuse. Parfois même nous scénarisons notre souffrance, notre insatisfaction en amour, nos viols, de manière exagérée et parodique. Au lieu de mépriser l’événement et de nous demander de nous plaindre, vous devriez plutôt analyser les messages qui y sont diffusés et écouter ce que nous, personnes homosexuelles, avons à vous dire sur la société, la sexualité, le mariage femme-homme, la politique, l’Église. C’est peut-être le seul moment où vous pouvez nous entendre, où nous sortons dans la rue.
2 – Si cette célébration vous paraît positive, est-ce que vous changeriez quelque chose ? Pourquoi ? Si elle vous paraît négative, pourquoi croyez-vous qu’il ne doit pas être célébré ?
J’ai déjà fait plusieurs marches. C’est un moment entre amis, où j’ai pris à chaque fois beaucoup de plaisir. J’ai même dansé sur des chars. C’est aussi agréable qu’un carnaval. C’est l’occasion pour y croiser beaucoup de monde : j’y retrouve pas mal de mes élèves. C’est même un peu mieux qu’un simple carnaval car il y a dans les Gay Pride une convivialité inédite entre personnes homosexuelles (c’est le seul moment où nous ne nous draguons pas !), il y a un mélange incroyable de provocation et de sophistication qui est souvent drôlissime. Rien à voir avec la vision d’horreur ou de vulgarité que nous dépeignent les opposants à cet événement. En plus, quand on fait la Gay Pride, on se rend compte que les ¾ des chars ne sont pas choquants visuellement, et que ce que filment les télés n’est pas le reflet de la fraternité et de l’amitié vécues lors de cette marche.
3 – Vous croyez que cette fête donne une bonne image des personnes homosexuelles, c’est-à-dire qu’elle contribue à ce que la société respecte davantage les personnes homosexuelles ? Expliquez pourquoi.
Je pourrais vous sortir le discours râleur appris de la majorité des personnes homosexuelles, qui ne se reconnaissent pas dans la Gay Pride et qui trouvent qu’elle ne donne pas une image fidèle et respectueuse d’elles. Et beaucoup de personnes homophobes attendent de nous, personnes homosexuelles, que nous exprimions leur mécontentement de l’homosexualité et leur homophobie à leur place. Mais ça ne m’intéresse pas. Cette question incite à la haine et veut créer de la division entre personnes homosexuelles. Comme si cette division n’était pas déjà assez grande ! Je préfère vous dire que les Gay Pride auraient toute leur raison d’être si nous, personnes homos, expliquions notre tendance homosexuelle et les raisons pour lesquelles nous devrions nous opposer aux lois qui passent en notre nom. Au lieu de cracher sur la Gay Pride, vous devriez aimer, comme nous, les personnes qui la font. L’homosexualité n’est pas d’abord une affaire de bonne ou de mauvaise image. Elle est une affaire de personnes. Arrêtez de nous demander ce que nous pensons de la Gay Pride. Demandez-nous plutôt ce que nous pensons de notre homosexualité !
Émission KTO sur les jeunes
J’ai regardé en entier et je trouve l’émission d’une grande pauvreté. Il y a un besoin très fort de la part des jeunes de « formation » et de Vérité pour savoir comment répondre à des attaques et à des questions sans réponse qui leur sont constamment soumises (ex : il y a un des invités qui raconte que systématiquement en société, dès qu’il dit qu’il est catho, il est traité d’ « homophobe », et qu’il aimerait savoir répondre). En face, les prêtres connaissent l’urgence de traitement de certains sujets, les journalistes cathos aussi, mais font l’autruche, refoulent les témoins homos, renvoient les jeunes à leur questionnement et à leur isolement en leur sortant des mots-valise (« formation », « accompagnement », « rencontre personnelle avec Jésus », « pagaille », « Bouge-toi et lève-toi de ton sofa », etc.). C’est ça, « parler sans langue de buis » et « écouter les jeunes » ? Quelle vaste blague et quel blabla! J’ai encore entendu récemment le témoignage d’un maman qui me disait que des jeunes lycéens d’un établissement « catho » privé lui avaient avoué que dans certaines classes, plus de la moitié des filles étaient bisexuelles et que les garçons étaient terrorisés par les filles. No comment.
Les douteuses dubia
Les hystéros conservateurs (Vincent Rouyer, Jeanne Smits, Thibaud Collin, les « tradis » anti-Pape François) s’excitant actuellement autour des cardinaux et évêques portant les dubia (Carlo Caffarra, Walter Brandmüller, Raymond L. Burke, Joachim Meisner, Athanasius Schneider, Nicola Bux, etc. : il ne manque plus que le cardinal Sarah), s’attaquant au Pape en sourcilleux inspecteurs d’académie, et pas pour la bonne raison (l’hétérosexualité), commencent sérieusement à me péter les couilles (eh oui, j’en ai). Ils se plantent de cible, en se donnant en plus des airs de redresseurs de torts, de défenseurs précis de la Vérité. Je pars vomir.
La puce électro subcutanée, c’est maintenant
Heureusement que la rédaction de mon livre touche à sa fin. Car il arrive à point nommé.
Par exemple, la puce électro subcutanée débarque déjà en Suède. Pour monter dans certains trains suédois sans billet, les passagers « Premium » n’ont plus qu’à se faire scanner la main… La puce électronique fonctionne avec la technologie NFC. Née en 1994, la NFC permet de communiquer sans-fil et d’échanger des informations sur une courte distance. NFC signifie Near Field Communication (Communication en champ proche). C’est une technologie intégrée dans certains modèles de Smartphone ou sur des cartes de crédit. Elle nous transforme en magiciens.
Par ailleurs, l’Afrique est en train de devenir « Terre de drones », à cause de sa superficie, du terrorisme de Boko-Aram, mais également de son désir d’émancipation.
Enfin, toujours concernant la puce RFID, les implants cérébraux pour éradiquer les déficiences cérébrales (AVC, dépression, fatigue, Parkinson, etc.) mais aussi décupler les capacités cognitives du cerveau, sont promus par Bryan Johnson au salon VIVA TECH de Paris cette année. Il nous dit que ce « progrès » est inéluctable.
Ce soir à Rouen
Amis rouennais, je vous dis à ce soir pour ma conférence, dans la salle saint Romain, au 3 rue saint Romain, à 20h45 (messe à 20h à l’église saint Maclou). Ouvert à tous. J’aborderai les 3 thèmes de mon prochain livre : homosexualité, bobo, Apocalypse (Homo-Bobo-Apo) et je vous mettrai en garde contre la Bête à savoir l’Humanisme Intégral.
Méthode Serpent d’Airain
J’ai décidé, concernant les Fins dernières, d’adopter la méthode « serpent d’Airain » de Moïse. Montrer le mal qui s’enroule dans l’Église, montrer la Bête dans l’Église, et faire qu’à sa vue, le maximum de gens soient guéris. Il nous faut regarder la Bête (et ses noms d’emprunt : « hétérosexualité », « Franc-Maçonnerie », « Boboïsme », « Antéchrist », « Blockchain », « homosexualité ») en face ! Et il nous faut arrêter les mots qui ne nomment pas le mal (« Gender », « transhumanisme », « GPA », « Cyborg », « homme augmenté », « Espérance », « vulnérabilité », « limites », etc.) et qui sont de l’esbroufe catholique inopérante.
Le discours fallacieux de Laurent Alexandre sur l’Intelligence Artificielle, relayé par Le Figaro
Dans son interview d’aujourd’hui accordée au Figaro « Bienvenue à Gattaca deviendra la norme », le scientifique Laurent Alexandre promeut l’Intelligence Artificielle… pour lui tenir tête ! En effet, par une opposition concurrentielle et non un rejet réel, il plaide en faveur d’une reconversion technologique et un alignement à l’Intelligence Artificielle visant à « rattraper notre retard européen ». Il n’entend pas contourner l’Intelligence Artificielle mais au contraire « réduire les écarts » entre les différentes Intelligences. Il joue le jeu de la Franc-Maçonnerie technologiste même s’il feint de s’y opposer, car il presse l’Europe de se moderniser et de se mettre au diapason du « monde ». La preuve en est qu’il défend Teilhard du Chardin, un évolutionniste gnostique. Or « Teilhard introduit l’idée d’une divinisation du monde qui se passerait de la grâce divine et de l’Esprit Saint, ce qui rejoint la pensée gnostique. » explique Françoise Breynaert dans La Venue glorieuse du Christ et le Millenium (2016, p. 28).
La perversité de l’« expertise » de Laurent Alexandre se situe dans le fait qu’il essaie d’impressionner la galerie en créant le mythe du « retard européen », en citant des noms de hautes instances que presque personne ne connaît en Europe (« Les GAFA et demain les BATX chinois – Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi – sont les nouveaux maîtres du monde. L’Europe préfère geindre et accuser les géants du numérique de tous les maux. Mais elle a raté la révolution numérique. Ce réflexe infantile ne mènera nulle part. Aucun opérateur, qu’il s’agisse des GAFA ou des BATX n’est issu de notre continent. Après un tel échec, une telle absence de vision on pourrait espérer que l’Europe se mette au travail pour rattraper son retard. Il faut certes que les GAFA paient des impôts en Europe mais le principal enjeu est ailleurs: nous devons essayer de créer des plateformes numériques. Cela sera très difficile car nous avons des régulations inadaptées: nous avons la CNIL, ils ont les GAFA. La CNIL est remarquable mais il y en a 27 en Europe…. ce qui est lourd pour internationaliser. »)
Par ailleurs, l’augmentation cérébrale est en partie un mythe. Laurent Alexandre y croit à fond et joue sur l’ignorance des anti-Cyborg pour leur faire peur, en leur parlant notamment du projet Neuralink (l’Intelligence augmentée : fusion entre le cerveau biologique et l’Intelligence Artificielle) d’Elon Musk, l’industriel le plus médiatique au monde, fondateur de PayPal, Tesla, SolarCity, Hyperloop, qui veut brancher des implants intracérébraux (prothèses neurotechnologiques) dans les cerveaux humains pour créer des Cyborg. Et quand on lui rappelle que l’Homme possède d’autres dimensions que son cerveau ou son ADN (par exemple la sensibilité, la vie intérieure), Laurent Alexandre fournit une réponse cérébralo-centrée et finalement anticléricale, en reprochant aux catholiques leur supposée « naïveté » et « retard » : « Vous avez à mon sens tort, l’homme se réduit à son cerveau. Nous sommes notre cerveau. La vie intérieure est une production de notre cerveau. L’Église refuse encore l’idée que l’âme soit produite par nos neurones, mais elle l’acceptera bientôt comme elle a reconnu en 2003 que Darwin avait raison, 150 ans après que le pape déclare que Darwin était le doigt du démon. C’est d’ailleurs indispensable si les chrétiens veulent participer aux débats neurotechnologiques qui sont clé dans notre avenir. » À mon avis, son discours est malhonnête. C’est étonnant que Le Figaro lui déroule le tapis rouge.








