A-t-on encore le droit de parler d’homosexualité ? (Article 1 Forum Libertas)

(Cet article est publié en espagnol sur le site Forum Libertas. Voici le lien. Il est complété par l’article 2 en français (sur la Franc-Maçonnerie en Espagne) et l’article 3 (sur les évêques espagnols).
 

 

Que c’est difficile de simplement parler d’homosexualité et de l’expliquer publiquement, sans se faire traiter de « traître », d’« homosexuel homophobe », par les gays friendly, ou au contraire de « militant LGBT » par les conservateurs, sans susciter la peur ou la méfiance ou la langue de bois des catholiques (« Tu n’es pas que ça. » ; « Ne dis pas ‘homosexualité’ : tu es une personne attirée par les personnes du même sexe, tu es un SSA. Tu es un homme et un Enfant de Dieu : ne dis pas ‘Je suis homosexuel’ et ne te réduis pas à ton attirance sexuelle. » ; « Tu peux changer et guérir. » ; « L’homosexualité, ce n’est pas la question : ce sont la sexualité, l’identité et l’Humain qui priment. Lis la Théologie du Corps de Jean-Paul II. » ; « Ton discours perturbe les jeunes et nous culpabilise. »), et sans être récupéré par les activistes catholiques comme une soi-disant « victime homosexuelle » pour taper sur le « lobby gay » !
 

Entre les gays friendly qui nous accueillent uniquement pour que nous justifions leur libertinage et leurs fantasmes amoureux asexués, et à la condition que nous n’analysions jamais notre homosexualité et que nous fermions notre gueule, entre les catholiques qui considèrent soit que l’« amour homosexuel » fait aussi partie de « l’amour de Dieu » (dans le cas des catholiques progressistes) ou au contraire qui considèrent par purisme pharisien que simplement prononcer le mot « homosexualité » et dire « Je suis une personne homosexuelle » c’est péché ou que cela justifie l’homosexualité et donne des mauvaises idées aux jeunes, on n’est pas aidé !
 

Même quand on se ressent homo depuis l’enfance (comme c’est mon cas), combien de conditions faut-il réunir pour être enfin autorisé à parler du sujet de l’homosexualité un jour ? Il faut un mot des parents ? Il faut être obligatoirement de gauche ? ou obligatoirement de droite ? Il faut montrer patte blanche ? Il faut montrer copain voire carrément alliance ? Il faut être forcément en couple ? Il faut être universitaire et bardé de diplômes ? Il faut être athée (car les croyants ne pourraient pas être objectifs) ? Il ne faut pas prononcer le mot « homosexualité » ni dire « nous » ni évoquer ses amis homos et ne pas parler en leur nom ni de notre amitié ? Il faut s’annoncer « ex-gay » ? se montrer anti-gay ou « gay repenti » ou parfait ou coupable ou malade ou malheureux ou abstinent, ou « homo mais pas gayhors milieu », taper sur le « milieu gay » et le présenter comme une terrible dictature ? Il faut forcément parler d’homosexualité en bien (sinon c’est de l’homophobie) ou bien en mal (sinon c’est du péché et du relativisme) ou bien ne pas en parler du tout (sinon c’est de la délation ou de la compromission avec le monde) ? Finalement, on n’a plus beaucoup le choix. Si on écoute les promoteurs comme les opposants de l’homosexualité, on ne dit plus rien !

 

JE SAIS que le mot « homosexualité » est un terme pourri : c’est un mélange de grec et de latin, et en plus c’est un terme oxymorique qui porte sa propre contradiction (il dit « même » – homo en grec – et « autre » – secare en latin – dans un même mot !). JE SAIS que c’est un terme flou qui renvoie à des réalités complètement différentes et que, si l’éclairage de ces 5 réalités n’est pas donné (1) l’attraction érotique vers le même sexe ; 2) la personne qui la ressent ; 3) l’acte homosexuel ; 4) le couple-acte ; 5) le couple-personnes), cela conduit à une grande confusion et à de profonds conflits sociaux ! JE SAIS que je ne suis pas que ma tendance sexuelle, et que je suis avant tout un homme et un Enfant de Dieu ! Mais le désir homosexuel existe, bon sang ! Et qu’on le veuille ou non, même s’il n’est pas essentiel, il conditionne parfois fortement l’identité humaine et les actes, et le rapport à Dieu. Et aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, la croyance en l’« identité homo » et en l’« amour homo », et son impact dans les mots, la vie des gens, les médias, la politique, l’économie, et même l’Église, est concret et de plus en plus prégnant ! Que fait-on de tout cela, de l’influence de l’homosexualité sur le terrain des croyances, des émotions et des actes qu’elles suscitent ?

 

Tant que nos contemporains, et en particulier les catholiques, mépriseront les mots de la novlangue (homosexualité-hétérosexualité-homophobie), mépriseront/craindront leur époque, ignoreront les raisonnements intellectuels et les logiques émotionnels, de croyance, et amoureuses de leurs contemporains, tant qu’ils considèreront qu’employer les termes « homosexualité », « hétérosexualité », « homophobie » et « transphobie » revient à pactiser avec le mal et à rentrer dans le jeu qu’ils dénoncent, nous n’avancerons pas. Le sens profond de la sexualité et de l’Église ne sera pas compris ni accueilli. Or il est tout à fait possible et même bénéfique de parler du grand phénomène social qu’est devenu l’homosexualité sans le justifier et sans endoctriner personne. Au contraire : c’est en le traitant bien qu’on ira vraiment vers l’autre, le prochain.
 

Le problème n’est pas d’aborder (y compris avec les jeunes) la question de l’homosexualité ou de l’homophobie, mais du comment on les aborde. Si on ne justifie aucune « identité » homo ni aucun « amour » homo, si on sort du jugement des personnes et de l’insulte pour s’attacher aux actes, il n’y a aucun problème à parler ouvertement d’homosexualité. Mieux : nos jeunes ont soif de comprendre ce qui leur est montré comme de l’amour, de la sexualité, de l’identité, de la diversité ou au contraire comme de la discrimination et comme le mal. Si nous ne les rejoignons pas dans leurs mots et leurs croyances, ils vont se dire que l’Église n’aime pas, est déconnectée des réalités de son temps et des gens, qu’Elle ne les écoute pas et ne les accueille pas.
 

 

Tant que les catholiques pensent que l’important, c’est de « dire la vérité vraie » et d’« avoir raison », et non de dire la Vérité-Charité, la vérité telle qu’elle est crue vraie, et non d’aimer les personnes et de les rejoindre dans leurs mots à elles, ils agissent en pharisiens intellectualistes ou provocateurs (cf. le cas du bus Hazte Oír) qui emploient les méthodes du monde et les arguments du monde (« la liberté d’expression », « l’idéologie », « l’égalité », « le droit », « les discriminations », « la faute aux médias », etc.).

 

Pour mon premier papier au Forum Libertas, je tenais donc à dire que je ne défends pas la liberté d’expression (c’est qui, d’ailleurs, « Expression » ?) ni une vérité académique. La seule liberté qui m’intéresse, c’est la liberté de Jésus, c’est-à-dire la liberté reliée à Sa Vérité aimante.

Les prophètes de la conscience (Nicolas Fraisse à Salut les terriens!)


 

Rien ne m’arrive par hasard. Et à mon avis, Jésus voulait ce soir que je tombe « par accident » sur la fin de cette émission Salut les terriens sur C8 (juste avant la diffusion du spectacle de Jarry) que je ne regarde jamais, pour entendre le témoignage de ce gars homo, Nicolas Fraisse, qui vit des « sorties de son corps » depuis l’enfance (il raconte tout cela avec le docteur en biologie moléculaire, Sylvie Dethiollaz, dans un livre qui vient de paraître : Voyage aux confins de la conscience).
 

À mon avis, on va voir se multiplier de plus en plus ce genre de témoignages, car la croyance en la divinité de la conscience humaine, divinité qui sera reconnue et qui ne sera malheureusement pas attribuée à Jésus mais simplement à la « capacité » humaine, à la connaissance (gnose) humaine, à la disposition d’esprit de chaque être humain à s’orienter vers le Cosmos et vers la matière conscientisée, se répand comme une trainée de poudre. Et avec elle, la croyance moniste en la réincarnation, en la télépathie, en l’omniscience, en un corps angélique et pas uniquement humain (qui pourrait s’incorporer dans les plantes, les animaux, les montagnes, les objets), en une énergie tellurique surnaturelle accessible à tous dans laquelle les êtres humains pourraient se fondre et se « respecter » les uns les autres.
 

C’est exactement ce que j’ai entendu cet après-midi dans la bouche des francs-maçons de l’École de la Rose-Croix d’or qui assuraient la visite du « Paris alchimique », et qui misaient tout sur l’effacement de la frontière entre matière et conscience individuelle.
 

Et je soupçonne fortement ce jeune trentenaire homosexuel, Nicolas Fraisse, tout gentil et lucide soit-il, d’être malgré tout sous l’emprise d’une entité surnaturelle luciférienne, d’être au service d’un holisme/monisme antéchristique et maçonnique, parce qu’il ne connecte pas son talent à un don ni à Jésus, mais simplement à une énergie sans nom, à une capacité universelle décorporéisée, déchristianisée et animiste. Il est donc à suivre de très près (En plus, il est défendu par les médias cathos belges). Par ailleurs, beaucoup d’émissions de télé actuelles s’amusent à traiter des états de conscience modifiée (Stars sous hypnose en première ligne) pour nous faire croire que nous ne ferions qu’Un avec un Tout Cosmique qui serait la somme de toutes nos consciences humaines en éveil… mais où Jésus et l’Amour sont totalement absents. Alors ça pue grave le délire énergétique réaliste d’immanence collective.
 
 
 
 

Je vous retranscris ci-dessous l’interview de Salut les terriens !, en sachant que vous pouvez regarder le replay à partir de 1h30 :
 

« Nicolas, depuis l’enfance, vous avez la capacité de sortir de votre corps pour aller explorer d’autres lieux. Comme si votre conscience pouvait se déplacer toute seule. Ça s’appelle la décorporation. Out of Body Experience : OBE. Il s’agit d’une capacité à s’extraire du Réel. En fait, vous vous retrouvez à un endroit où votre corps ne se trouve pas ? » (Thierry Ardisson)
 
[…]
 

« Moi, c’est pas vraiment les filles… mais bon, après… » (Nicolas Fraisse)
 
[…]
 

« C’est un mouvement vers l’avant de la totalité du corps. Et vous vous retrouvez instantanément ailleurs en train d’observer une scène. Vous ne voyez pas les choses d’un point de vue extérieur. Vous êtes toute la scène que vous observez ? » (Ardisson)

« C’est ça : la totalité. Si par exemple je me projetais ici, je serais à la fois votre bureau, le sol, tout ce qui nous entoure, mais aussi vous, les pensées, toutes les informations qui sont présentes. » (Nicolas)

« Plus qu’une vision, c’est une communion ? » (Ardisson)

« Oui, ce serait plus ça. Plus une idée de communion. Quand je reviens dans mon corps, j’ai cette impression qu’on fait rentrer quelque chose d’infini dans une toute petite boîte. » (Nicolas)

« En fait, vous ne pouvez pas partir en décorporation quand ça vous chante ? » (Ardisson)

« On va dire que la sortie se fait assez facilement lorsque je m’ennuie. Après, pour la destination, il faut qu’il y ait quelque chose de prenant, je dirais, émotionnellement parlant, pour que je me retrouve à l’endroit voulu. » (Nicolas)

« Et quand vous sortez de votre corps, votre enveloppe corporelle, on peut vous parler ou vous êtes ailleurs ? » (Laurent Baffie)

« Vous pouvez me parler, mais moi, je serai ailleurs. Lorsqu’il y a décorporation, mon corps reste totalement figé. » (Nicolas)

« Vous voyez à distance, quoi ? » (Ardisson)

« Il y a aussi la télépathie. C’est-à-dire que là, vous pouvez écouter les pensées qu’on a ? » (Ardisson)

« Oui. Ça m’est possible. Ça m’est possible d’entendre le flot de pensées que chacun de nous a constamment. Mais je n’utilise pas ces capacités au-delà du cercle amical ou du cercle scientifique. » (Nicolas)

« Tout ça nous renvoie au poids de l’âme. L’Homme perd 21 grammes au moment de sa mort. Vous, ce qui est très spécial, c’est que lorsque vous vous décorporez, vous perdez 45 grammes. Est-ce que ça veut dire qu’il existe des âmes plus lourdes que d’autres ? » (Ardisson)

« Il y a eu effectivement des expériences avec des balances de précision qui a démontré une perte puis la récupération de 40 et quelques grammes… » (Nicolas)

« Alors en 2009, Nicolas, vous vous retrouvez perdus dans le Cosmos. C’est grave puisque vous n’êtes plus à la boulangerie. Vous êtes dans le Cosmos. Et vous vous retrouvez à un moment en face d’une énorme masse lumineuse. Vous dites ‘un nuage d’une blancheur pure’. Et là, vous communiquez avec cette masse lumineuse. Et vous entendez ‘Respect’. » (Ardisson)

« Disons que ‘entendre’, c’est un bien grand mot. Mais j’ai capté ça. Quand je suis revenu, il y a eu ce terme qui s’est imposé à moi. Pourquoi ? J’en sais rien. Et je pense que je préfère ne pas me poser cette question pour le moment. » (Nicolas)

« D’ailleurs, à une époque, quand vous avez vécu ça, vous pensez que vous êtes devenu fou à un moment ? Car c’est vrai qu’il faut avoir le mental pour supporter ce genre d’expériences. Ce qui est extraordinaire aussi, c’est qu’il vous arrive de vous retrouver dans le corps d’un autre. À un moment, il se retrouve dans le corps d’un homme qui s’appelle Robert, qui fait l’amour à sa femme. Vous qui êtes homo, ça doit être chiant ? » (Ardisson)

« Ah ouais, c’était horrible. Chaque fois avant de m’endormir, je fais une sortie de corps depuis 2009 dans le Cosmos, et un jour, au lieu de me retrouver là-haut, je me suis retrouvé dans le corps de quelqu’un, dans ce corps qui était – comment dirais-je – généreux, pour ne pas dire autre chose, devant un match de foot, alors que c’est pas trop mon truc, et je me suis retrouvé chaque soir dans cette personne, et dans des situations plus ou moins intimes. Scabreuses. » (Nicolas)

« Alors il vous arrive de vous retrouver dans le corps d’animaux, dans le corps de biche… » (Ardisson)

« Oui. Entre autres. » (Nicolas)

« Comment c’est d’être dans un corps de biche ? » (Ardisson)

« C’est musclé, c’est doux. C’est agréable. » (Nicolas)

« Dans le corps de félins… » (Ardisson)

« Très agréable aussi. » (Nicolas)

« Dans le corps d’oiseaux, ce qui est la meilleure expérience évidemment… ? » (Ardisson)

« Oui mais le problème entre guillemets, c’est que dans le corps d’un oiseau, j’ai eu peur de ne pas savoir voler. Parce que sur le moment, je reste moi-même, j’ai toujours plus ou moins cette façon de penser. » (Nicolas)

« Alors voilà, maintenant, on est au cœur du sujet. Sylvie, la conscience semble pouvoir se trouver aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du cerveau. Le cerveau ne serait qu’un récepteur, qu’un réceptacle, d’une conscience omniprésente. Est-ce que c’est vers ça que vos travaux vous amènent ? » (Ardisson)

« De plus en plus. On n’en a pas encore la preuve formelle. Et avec les recherches qu’on a faites avec Nicolas, on a pu prouver qu’on n’était pas en face d’hallucinations, qu’il se passait vraiment quelque chose. Mais on n’a pas pu vraiment prouver que sa conscience se délocalisait. Mais disons que l’ensemble de tous les témoignages et de tous les travaux qui se font dans ce domaine vont dans ce sens, qui est une idée assez révolutionnaire puisque ça va à l’encontre du dogme actuel des neurosciences qui postulent que la conscience est une sorte de sécrétion de l’activité cérébrale, en fait. » (Sylvie Dethiollaz)

« Oui. Sauf que, depuis l’Antiquité, depuis les Égyptiens, on parle d’âme. » (Ardisson)

« Tout à fait. » (Sylvie Dethiollaz)

« Les Indiens parlent d’âme. Les Chrétiens parlent d’âme. Nicolas, vous avez déclaré : ‘Je vois désormais le monde comme une des infinis projections de la conscience.’ Je vais vous faire une confidence : quand j’ai pris de l’acide, j’avais que des pixels. Et ces pixels, je pouvais les organiser dans toutes les images que je voulais. Ces pixels, c’était moi qui décidais de les organiser. C’est un petit peu la même chose, en fait… c’est-à-dire que vous êtes au cœur d’une conscience omniprésente qui intègre tout… » (Ardisson)

« C’est ça. C’est vrai l’idée. C’est-à-dire que tout est conscience. Et la matière n’est qu’une projection de la conscience. » (Nicolas)

« Alors il y a un évêque anglais du XVIIe siècle qui s’appelait Bercley qui disait exactement ça, c’est-à-dire que c’est la conscience qui prédomine, et que le monde n’est qu’une des formes qu’on donne à la conscience. » (Ardisson)

« Tout à fait. » (Nicolas)

« C’est ça qui est intéressant actuellement, c’est qu’il y a des chercheurs de différents domaines, aussi en physique, en biologie, en médecine, qui s’acheminent vers cette idée que peut-être que le substrat même de l’Univers, à l’origine de tout, il y aurait la conscience, et que la matière serait une sorte de cristallisation de la conscience, si on peut dire. C’est un renversement total de perspective. » (Sylvie Dethiollaz)

« Complet. » (Ardisson)

« Et c’est fascinant. » (Sylvie Dethiollaz)

« Vous êtes content d’avoir ce don ? » (Laurent Baffie)

« Je suis content cette capacité, cette facilité. Et à mon avis, on l’a tous. Après, à mon avis, c’est comme en musique, il y a des personnes qui ont plus de facilité que d’autres. Si demain je venais à ne plus avoir cette capacité, c’est exactement comme si on m’arrachait les deux yeux, parce que c’est devenu un sens, au même titre que la vue ou le toucher. » (Nicolas)

 
 
 
 
 
 

P.S. : Tiens, la bonne blague, les amis ! Lol. Je viens d’aller sur la page des éditions Trédaniel (qui publient le livre de Nicolas Fraisse). Elles annoncent leurs séances de dédicaces au Salon du Livre de Paris ce week-end : figurez-vous qu’elles n’éditent que les auteurs francs-maçons (Jacques Ravenne, Éric Giacometti, etc.) et/ou homos (Laurent Kupferman, Nicolas Fraisse, etc.). Oh ben ça alors, QUELLE SURPRISE…
 

P.S. 2 : Bon, ne cherchons plus : Nicolas Fraisse est Lyonnais !
 

CashInvestigation et la soumission râleuse de nos évêques

Nos évêques n’ont toujours pas compris que la pédophilie était un prétexte pour faire du chantage sur d’autres choses (et sur l’homosexualité en 1ère ligne), et que quoi qu’ils fassent concrètement, ce n’est pas tant leurs gentils efforts à s’innocenter ou à accompagner les victimes, ni leur bonne foi et bons arguments à propos de la pédophilie, qui sont finalement recherchés et entendus. Quelle absence de discernement et de vision à long terme !
 

 

Question du jour : « Pourquoi l’Église ne donne pas de consigne de vote ? » ; Idée de réponse : « Parce qu’Elle fait toujours la gueule (… comme toi) ? »
 

Le Secours Catholique soutient une association LGBT pour les migrants, ARDHIS


 

J’apprends que le Secours Catholique (enfin… il n’a de « catholique » que le nom) parraine ARDHIS, un mouvement LGBT d’aide aux « migrants homosexuels victimes de persécutions dans leur pays d’origine ». Il y a même – véridique – des avocats qui conseillent à certains migrants de dire qu’ils sont homos. C’est-y pas merveilleux, la compromission des catholiques vis à vis de l’homosexualité ?

Le dieu « Droit » et le dieu « Égalité »

Je reviens de mon Café Philo du mardi, sur le thème du « féminisme et machisme ». J’ai vécu un grand moment de solitude (seul contre tous haha) parce que j’étais apparemment le seul à dire que tous les droits ne sont pas bons, que « l’égalité des droits » était souvent des chaînes cachées, des asservissements qui prennent la forme de la « liberté », de « l’émancipation », du « féminisme », de la « proposition » et de la « solidarité » (par exemple le droit à l’avortement, le mariage gay, le droit de disposer de son corps, le droit aux contraceptifs, le droit de mourir dans la dignité, etc.) pour s’imposer avec une plus grande efficacité. Personne ne m’a défendu. Mais je m’en fous : j’ai commencé à argumenter (sur l’avortement, sur la contraception, sur le « mariage gay »), et je sentais que ça allait prendre trop de temps. J’ai quand même senti une écoute. Néanmoins, je vois bien que l’écart de compréhension se creuse entre les catholiques et les autres. Nos contemporains – qui se croient très libres et très hors-Système – ne se voient pas anesthésiés ni complices du Système ni endoctrinés par ce dernier… puisque selon eux, seule l’Église endoctrine. J’ai vraiment l’intuition qu’il va falloir écrire ou créer une émission sur le thème : « Les droits sont-ils tous légitimes ? L’égalité des droits est-elle toujours souhaitable et à réclamer ? »
 

Ouh le bel Arbre !

 

Par ailleurs, aujourd’hui, c’était la journée de l’IA (Intelligence Artificielle). L’occasion pour moi d’entendre certaines conférences diffusées en « live » sur le web. La plupart des intervenants des tables rondes à la fois ont du mal à cacher leur inquiétude face à la fulgurance du phénomène (ils sont en train de dire que c’est la première fois dans l’Histoire que l’Humanité va devoir vivre une révolution globale de cette ampleur dans un temps aussi réduit : 20 ans. Ils parlent de « mouchoir de poche au niveau timing ») et pourtant jouent l’enthousiasme, « l’optimisme » (mot qu’ils répètent tout le temps), et caricaturent violemment tout scepticisme ou résistance au « processus » technologico-civilisationnel qu’ils veulent mettre en place très vite. L’Arbre de la Connaissance a des branches et des ramifications qui poussent plus rapidement qu’un arbre naturel normal…

Macron et Le Pen : deux infantilisations qui s’affrontent (l’infantilisation FN plus convaincante mais pas plus juste)

Voici mon regard sur deux récentes émissions « politiques » à l’approche de l’élection présidentielle : Candidats : Au tableau ! et Le Grand Débat (À propos de ce que j’appelle « la Politique Carambar » et des infantilisations de Macron et de Marine Le Pen).

 

Au tableau ! (19 mars 2017) : la Politique Carambar

 

Dimanche soir, j’ai regardé Candidats : Au tableau ! sur la chaîne C8. En résumé, les candidats « présidentiables » ont dû répondre à des blagues Carambar. On en est là… Ce n’est plus la Politique Spectacle : c’est la Politique Carambar. Une École des Fans inversée, avec les élèves qui « likent » ou « dislikent » vraiment (avec des panneaux individuels indiquant un smiley vert « content/sympa/cool » ou un smiley rouge « pas content/gros con/pas cool »). L’homme politique n’est plus jugé sur ses compétences à bien diriger un pays, mais jugé comme un pote sympa à qui on fait faire des gages et à qui on pose des colles, jugé sur ses goûts. C’est la décadence de la politique. Une politique facebookisée, thevoicisée… et vaguement trivialpoursuitée. Et tout ça sous le prétexte hypocrite et populiste de prouver (comme si on ne le savait pas) qu’un homme politique est avant tout un être humain (qui est capable de pleurer, de faire des bêtises, de dire des gros mots, de faire des blagues, qui a été un enfant, etc.). Honteux. On a quitté le politique. Il n’y a plus de frontière entre le président (qui dirige un pays) et le maître d’école (qui dirige une classe… d’enfants-acteurs triés sur le volet), ni même de frontière entre le président (qui possède certaines compétences uniques pour diriger un pays) et un simple élève (qui joue les maîtres qui évaluent et donnent des ordres, qui joue l’espace d’un instant le Président en culotte courte). C’est la violation de la différence des générations et des espaces. Cette émission, toute mignonnette et attendrissante qu’elle paraisse, est d’une extrême violence, et inquiétante pour notre démocratie.
 

 

Le Grand Débat (20 mars 2017): Macron et Le Pen, deux infantilisations qui s’affrontent

Vous êtes les maillons faibles (le plateau en V)

Et hier, j’ai regardé le Grand Débat, sur TF1. Je passe sur les horreurs qui ont été dites par Mélenchon et Hamon (ces deux hommes défendent l’euthanasie comme un droit fondamental de la liberté personnelle) ; je passe sur la tiédeur de Fillon (son apologie idiote de la « volonté », sa lutte non moins idiote contre les « idéologies », son discours évasif sur la laïcité, et sa défense timorée de l’Église). Je passe même sur la disposition (antéchristique) du plateau du Grand Débat, sur lequel chacun des 5 candidats étaient surmontés d’un « V ».
 
 

Je me contenterai juste de parler du binôme qui semble se diriger le plus sérieusement vers le second tour des présidentielles : Macron/Le Pen. Objectivement, hier soir, Emmanuel Macron s’est craqué, et Marine Le Pen l’a talonné. Pourquoi ? Parce que Le Pen a un franc-parler qui, même s’il est rempli de caricatures et orienté vers une fin mauvaise (la vengeance dite « réaliste »), percute et convainc beaucoup plus que les formules creuses, mondialistes et démagogiques de Macron.

D’ailleurs, à un moment donné, Le Pen a démasqué et ridiculisé de manière assez imparable le vide intersidéral du jargon Macron, avec son cortège de formules publicitaires qui sont basées sur l’intention, sur la combattivité, sur la performativité, mais qui ne sont que des concepts vides (effectivement, « l’efficacité », « la cohérence », « la justesse », « la profondeur », « la transparence », « la lisibilité », « les droits », « la force », « la responsabilité », « la clarté », « l’autonomie », « la liberté », « l’énergie », ça ne veut strictement rien dire) ou bien qui ne sont que le disque de la nouvelle religion mondiale de l’Antéchrist (« La France, elle a l’énergie. Il y a cette énergie. » ; « l’intelligence » ; « l’indépendance » ; « Je prends l’engagement de n’être tenu par personne. » ; « Comment on lutte contre les lobbys ? » ; etc.) Marine Le Pen s’est esclaffée de rire devant la vacuité des propos de son adversaire : « Macron a un talent incroyable : en 7 minutes, il arrive à ne rien dire ! » … et sur ce coup-là, il faut reconnaître qu’elle avait raison. Mais au final, cette femme a tort ailleurs : dans son manque d’amour ; dans son exaspération et ses velléités de vengeance.

Dans tout cela, ce que je retiens, c’est que deux maîtres de l’infantilisation de masse s’affrontent. Macron infantilise par un populisme de la séduction, de la pseudo « rébellion » et « autonomie », par la flatterie de son électorat, par une sophistique du libéralisme pseudo « républicain », de la clarté et de la détermination. Mais Le Pen ne fait pas mieux. Elle, elle met en place un populisme du châtiment, un populisme de l’intransigeance et de la sanction implacable, un populisme de l’infantilisation par l’agression, par l’expression d’un ras-le-bol dit « général et national », par la victimisation abusive d’autrui et par la vengeance dite « populaire ». Elle s’acharne à prouver aux Français que la politique n’est qu’un tissu de trahisons (alors même qu’elle vise un poste politique ! Quel paradoxe), à prouver aux Français que de tout temps ils se sont fait avoir (« Je veux montrer à quelle sauce les Français vont être mangés. »). Elle les plaint (« Les Français n’en peuvent plus ! ») et les victimise (« Ce qui est insupportable aux Français, c’est… »), flatte leur mécontentement et leur douilletterie paranoïaque (« Pensons à la sécurité : c’est la première des libertés. »). Comme la mère-tigresse hargneuse. Ooooh oui, je sais, « ils » ont été crès crès méchants avec vous ! Nous, au FN, on vous comprend, et on va vous aider à vous/nous venger ! Ce que Marine ne comprend pas, c’est que : 1) tous les Français ne sont pas mécontents ni l’objet des injustices qu’elle leur impute/grossit pour se créer ensuite une légitimité de libératrice et de justicière ; 2) elle parle à notre place et que c’est souvent du gros mytho (elle a tendance à faire des exceptions des généralités) ; 3) Crier, s’exaspérer et se plaindre pour nous, ce n’est pas nous aimer.

Marine le Pen, exactement comme la délégué de parents d’élèves teigneuse des lycées bobeaufs d’élèves nouveaux riches, tente par orgueil de flinguer l’ambiance nationale (ou l’ambiance de classe) et de conforter les Français dans leur mécontentement, leur sentiment d’injustice. Sa démagogie et son populisme sont tout aussi pervers que ceux de Macron (Macron qui est le « Monsieur détermination ultra-bright ») : ils consistent à s’identifier à l’excès au Peuple, à hurler avec lui pour l’inciter à devenir loup, à transformer les foules en râleurs, en grognons, en mécontents, en trompés, en révoltés pauvres et anti-Système (alors que le FN est un pur produit du libéralisme économique : il est son anti-corps !), en vengeurs légitimes (comme si la vengeance était légitime… et même présidentiable !). Je vais vous venger, nous promet Marine. C’est l’infantilisation musclée. Mais l’infantilisation quand même.

Avec Marine et Emmanuel, on se retrouve finalement face à deux despotes qui veulent nous infantiliser : la première en grimaçant et en menaçant, le second en minaudant puis en affichant une détermination vide de contenu. La mère bobo-facho qui n’est jamais d’accord, le père bobo-mondialo qui est toujours d’accord. Accrochez-vous les bébés. La France va être bientôt gouvernée par ces deux grands malades.
 

La liberté n’est pas le choix

La liberté n’est pas le choix. Il y a des choses qu’on n’a pas choisies, qu’on nous a données voire imposées, qu’on peut parfois détester, et qui pourtant nous rendent libre. Il y a des choix qu’on pose et qui ne sont ni les bons ni les plus profitables et qui ne nous rendent pas libre.
 

Notre société individualiste, matérialiste, légaliste, subjectiviste et égocentrique, refuse de dissocier liberté et choix, liberté et droit, car au fond elle refuse tout héritage, toute limite, toute règle, toute imposition, toute concession, toute contrainte, toute altérité et réalité qui contrarie ses plans. Cette confusion entre liberté et choix est le fondement d’un totalitarisme rebelle.

La fin d’un monde arrive (Handicap et Gouvernement Mondial)


 

Comme je l’écrivais récemment, le Gouvernement Mondial de l’Antéchrist se sert du pouvoir émotionnel (et bien logique humainement parlant) du HANDICAP pour asseoir son hégémonie technologiste et imposer à toute l’Humanité le primat de la CAPACITÉ personnelle, du POUVOIR individuel, de l’optimisme performatif et combatif révolutionnaire, du SAVOIR-FAIRE. #JustDoIt #YouCanDoIt #Mélaniepeutlefaire.
 

Et personne ne dénonce cette instrumentalisation des personnes handicapées (mises à l’honneur par les maîtres du « Monde des X« , et vivant leur « quart d’heure de gloire télévisuelle » warholien), personne ne dénonce cet honteux marché de la vulnérabilité (car celle-ci est réelle et ressemble à une leçon de vie et d’espoir pour tous). Même la plupart des catholiques sacralisent la vulnérabilité en elle-même. On n’est pas dans la merde… Notre monde devient fou.