« Lalaland » : pas du tout « Nanarland » mais bien « Boboland »

Allez : faites-nous une belle Bête (V + W) corporelle


 

a) Pas Nanarland :

 

On nous présente la comédie musicale « Lalaland » comme LE succès du moment, un « Triomphe absolu ». Je confirme : un triomphe absolu de boboïsme. Les bobos nous vendent leur nostalgie et leur incroyance en l’Amour comme de l’Amour. Et ils le font bien, en plus ! « Lalaland », ce n’est pas du tout « Nanarland ». C’est « Boboland », dans tout ce que le boboïsme peut déployer de qualité et de sincérité, générer de plaisir et de réconfort, même s’il n’y a pas de Vérité et finalement pas de vraie qualité.
 

Dans « Lalaland », on a du mal à voir la déprime qu’est le boboïsme, vu que ce film affiche un vernis consistant de positivité, d’esthétisme, de retenue, de pudeur, de respectabilité et d’hommage fidèle aux genres cinématographiques qu’il reproduit (= la comédie musicale romantique et dramatique), d’éthique, de beauté, de nostalgie, d’humour, d’autodérision kitsch apparemment assumé, de sensibilité, qui se fait passer pour un réenchantement du Réel et du monde. Pour de l’amour. Alors oui, c’est indéniable : le film est plaisant, très bien interprété. C’est une prouesse technique, artistique et émotionnelle. On passe objectivement un bon moment. Et vu de manière extérieure, ça « nous change » de la vulgarité et de la violence des films actuels. Ça évade. Ça fait rêver. Donc en comparaison avec le reste des films, on lui pardonnerait presque la légèreté de ses messages, et son caractère immoral, désabusé, bobo. On le trouverait presque magnifique et aimant.
 

 
 

b) Boboland :

Et pourtant, la déprime et l’immoralité sont bien là :
 

– Le monde et l’Amour sont envisagés comme une comédie musicale, une jolie mascarade, une belle chansonnette « Lalala ». Du point de vue du réalisateur Damien Chazelle et de son entourage bobo, les gens qui nous entourent (filmés façon « Mannequin Challenge » : tous en mode « flashmob », « expression corporelle engagée ») sont des statues, des figurants, un rêve éveillé. Ils sont interchangeables, remplaçables les uns les autres (la figure du double revient très souvent dans le film : Mia et l’actrice célèbre ; Seb et le nouveau mari). Les vies sont parallèles. Les êtres humains deviennent des options, des clones, des hologrammes. Les événements deviennent des circonstances, se répètent et se reproduisent presque à l’identique, comme pour illustrer la vacuité de l’existence (« Lalaland » fonctionne beaucoup sur les « déjà-vus », le rêve éveillé), la notion de destin (si chère aux tragiques) et de déterminisme. Nous ne serions pas libres, et nous devrions consommer/expérimenter tout puisque tout serait écrit, enrichissant, décidé d’avance, à vivre. Quelle horreur de message, quand on y pense.
 

– « Lalaland » nous dépeint un monde aseptisé, sensibleriste mais sans Vérité, vraisemblable mais totalement irréel et sans Espérance, sans foi, sans Jésus, où tout est versatile et en changement. Un monde de perfection lisse. Et le pire, c’est que ça se fait passer pour de la dénonciation, de la révolution ou de l’Amour… alors que c’est une soumission au paraître, au « feeling ». Dans « Lalaland », l’Amour est esthétisé dans la carte postale rétro-kitsch. Mais ces réalisateurs-là n’ont rien compris à l’Amour vrai. Ils ne défendent de l’Amour que sa pseudo désincarnation. À les entendre, l’Amour ne durerait que le temps d’une chanson (cf. la chanson de Céline Dion « Le temps qui compte »). L’Amour n’existerait que de ne pas être consommé, de ne pas être vécu sur la durée. Les adieux sont sacralisés, présentés comme plus authentiques que l’amour durable, officialisé par le mariage, fidèle et prétendument « rangé » et « enfermant ». Immaturité affective d’une époque.
 

– Ce film est un condensé des 60 codes bobos de mon livre Les Bobos en Vérité :

 

Code 1 – Petit-fils de 1968 : Le couple-vedette de cette comédie musicale (Emma Stone dans le rôle de Mia, Ryan Gosling dans le rôle de Sebastian) symbolise la quintessence des seventies, la jeunesse rebelle qui va se ranger dans la vieillesse, le conformisme, le luxe et la carrière. Les héros croient cependant conserver au fond d’eux leur « âme de révolutionnaires » autonomes et affranchis des codes. Par exemple, Mia, lors de son casting, vénère les « rebelles… même s’ils ont l’air fous ». Et Seb est le pianiste maudit, écorché vif, anticonformiste.
 

Code 2 – « Je suis original ! » : Les héros de « Lalaland » sont focalisés sur l’idée de « faire différents », de se démarquer, de mettre leur patte personnelle au monde conformiste/anticonformiste qu’ils essaient d’intégrer. Bref, sur la « Singularité » made in Google (Raymond Kurzweil).
 

 

Code 3 – Haine de la matière, de l’argent et des richesses : Au début du film, Mia et Seb trouvent ça cool d’être sans-le-sou.
 

Code 4 – Le consommateur masqué : Seb qui était un rebelle se retrouve pianiste dans un groupe superstar. Il rentre dans le système capitaliste. Malgré son goût de la bohème, il vit mal son train de vie de pauvre. Il finit par devenir grand patron d’un bar de jazz. Il ne se bat pas pour son couple ni pour vivre en conformité avec ses idéaux de pauvreté : « Je crois qu’il n’y a rien à faire. » Quant à Mia, elle devient une actrice célèbre et richissime. Par ailleurs, Mia et Seb sont suspendus à leur portable, vivent au rythme des « vues » Youtube et des swimming-pool parties. Enfin, on trouve dans ce film un bel exemple de bourgeoise bobo emmerdeuse, avec la cliente du snack-bar qui exige un gâteau sans gluten.
 

Code 5 – La solidarité d’apparat : Seb aime le jazz car celui-ci est issu des quartiers populaires, « est né dans un foyer de SDF ».
 

Code 6 – Plus bourgeois que bourgeois : l’élite du bon « mauvais goût » : Seb, même en étant photographié avec mauvais goût en tant que pianiste d’un groupe à la mode, n’en perdrait pas sa classe et son talent « brut ».
 

Code 7 – Jargon vulgos-pédant : Mia et Seb, même s’ils se rêvent femme et homme du monde, se permettent d’être vulgaires, de faire des doigts d’honneur, de s’exprimer comme des charretiers. Pour « casser les codes ».
 

Code 8 – Parler anglais : L’américanité du film « Lalaland » n’est pas à prouver.
 

Code 9 – Optimisme et Espoir : Tout le film repose sur la positivité. Il n’y a pas d’Espérance, mais il y a de l’espoir, de l’optimisme, de la combativité. Le message, c’est « il faut prendre de la vie ce qu’il y a de bon. Tout mérite d’être vécu, même si c’est éphémère et que ça dure le temps d’une chanson, d’un lalala ». Il faut se battre pour ses rêves, même s’ils sont irréalisables. « C’est ton rêve. ». Il faut être révolutionnaire en réalisant ses projets.
 

Code 10 – Adjectif « Petit » : Pensons au plaidoyer pro-minorités (ridicule) de Mia pendant son casting : en prenant comme exemple sa tante artiste bobo, elle remercie tous les ratés de la terre : « Merci aux doux rêveurs, même s’ils nous laissent songeurs. Merci à leurs ratures. »
 

Code 11 – « Je ne souffre pas ! » : Aucun personnage du film ne montre ses doutes, ses péchés. Ils sont tous persuadés d’avoir raison, même quand ils se plantent et galèrent. Ils pleurent leurs échecs, mais pas leur culpabilité ni leurs fautes. Ils regrettent juste que ça ne marche pas.
 

Code 12 – Globe-trotter : Plusieurs scènes du film nous montrent les deux héros en cavale, sur les routes ou la voie lactée.
 

Code 13 – Canapé : À un moment, Mia se retrouve assise sur un canapé destroy.
 

Code 14 – Scooter : La voiture décapotable avec le « vieux » klaxon, si typique et personnalisé, c’est un cri d’amour (bobo) !
 

Code 15 – Mosaïque multiculturelle : Le film « Lalaland » se veut un hymne à la mixité mondiale (Mannequin Challenge, diversité de supermarché, flashmobs) C’est la société « Toi + Moi (+ Lui + tous ceux qui sont seuls) ».
 

Code 16 – Fanfare jazzy : Seb est un futur patron d’un club de jazz. Il veut monter un bar samba-tapas (véridique). Le jazz est montré comme une institution sacrée… qui arrive à convertir même ceux qui le considéraient comme une musique d’ascenseur.
 

Code 17 – Le vieux marin breton : Seb danse avec une vieille dame noire sur un ponton de bords de mer. Mia rend hommage à sa vieille tante, icône de liberté anticonformiste artistique.
 

Code 18 – Vive le vieux ! : Tout le film est fondé sur le rétro, la nostalgie passéiste, la reproduction stylée du vintage des années 1950-60-70. Les héros vivent leur petite vie contemporaine entourés de vieux objets : vinyle, tourne-disques, vieilles bagnoles, vieux tubes musicaux, anciens hôtels habités par les stars du ciné hollywoodien, monde des pin-up, etc.
 

Code 19 – Chapeau Charlie Winston : Seb et ses amis portent des chapeaux vintage. Dans le genre, on a le personnage de Keith, sorte de Pharrell Williams.
 

 

Code 20 – Clope : Seb ne fume pas… mais il boit. Parce qu’il est éduqué mais quand même cool.
 

Code 21 – Ville européenne : La ville est contemplée de loin, comme un cliché romantique. Mais omniprésence. Et Paris, LA ville européenne, est sacralisée.
 

Code 22 – La Passion pour la Nature, le Vent et la Mer : Seb se retrouve sur un ponton Fahrenheit, et se contemple en train de « philosopher » face à la mer. Mia et Seb s’en vont également au vert, dans un parc.
 

Code 23 – « La Nature me domine et prouve ma méchanceté d’être humain. » : Souvent, les images du film sont percées d’un rayon de soleil seventies bobo pour flouter la carte postale et la rendre mythique. Et par ailleurs, l’attraction des corps humains est montrée comme irrépressible, cosmique : ce sont les astres qui commandent !
 

 

Code 24 – « Je ne crois pas en Dieu mais je fais comme si » : Les héros de « Lalaland » croient au « Destin ». Le message de fond du film, c’est qu’il faut « se battre pour ses rêves », « avoir l’envie » (Seb s’adressant à Mia), « raconter une histoire » (cf. consigne du casting de Mia, très Cours Florent). C’est le primat de la sincérité, de l’intuition, du « projet » (« Je dois lancer mon projet. » déclare Seb), du « lâcher prise », de la volonté individuelle, de la combativité, de la « foi » en tant que « foi en soi-même », de l’onirisme. Affligeant.
 

Code 25 – Nostalgie de la messe du dimanche et de la vie communautaire : Il n’est pas du tout fait référence à Jésus ni à l’Église Catholique. En revanche, on retrouve dans « Lalaland » des pastiches profanes de messes, des égrégores, des moments de grande communion émotionnelle : le concert de Keith, la colocation de Mia avec ses 3 copines, la scène d’ouverture sur l’autoroute (rituel de l’embouteillage), etc.
 

 

Code 26 – Festi-schisme : L’une des ritournelles coconnes du film, c’est que La vie est une fête.
 

Code 27 – New Age et psychologie : Mia et Seb se retrouvent à l’observatoire d’astronomie du film « La Fureur de vivre ».
 

Code 28 – Ni remords ni péché : Dans « Lalaland », on observe chez les deux héros beaucoup d’orgueil, et pas de demande de pardon, de repentir. Une désinvolture qui se veut optimiste et qui ne dira jamais qu’elle regrette ce qui s’est passé. L’important, selon Mia et Seb, c’est de « tout assumer ». C’est particulièrement visible quand, à la fin du film, Mia part de la boîte de jazz, sans se retourner.
 

Code 29 – L’enterrement bobo : Rien à signaler.
 

Code 30 – Croisade iconoclaste contre les « clichés » : Alors que ce film est un hommage aux clichés, les personnages se veulent anti-clichés. Par exemple, Seb veut faire du « free jazz ». Mia, elle, écrit une pièce autobiographique (un one-woman-show) naze, narcissique, iconoclaste mais finalement très cliché.
 

Code 31 – Super-Zéro : Seb et Mia planent dans la Voie lactée, ou bien se retrouvent sur le toit du monde, surplombant la ville la nuit… pour s’avouer que leur amour est impossible, qu’ils n’assument pas leurs sentiments (top bobo : le bobo ne supporte pas de dire franchement « Je t’aime »), que leurs chaussures leur font mal au pied. Un super-héroïsme de losers.
 

Code 32 – La folie pour le blanc (sali) : Mia et Seb se baladent dans des décors tout en blanc. Par ailleurs, Mia place sa tante-artiste dans une carte-postale immaculée : « Elle, la Neige et la Seine ».
 

 

Code 33 – Barbu : On a droit dans « Lalaland » au quota de barbus et de mal-rasés. Parce que c’est le style cool.
 

Code 34 – Silence et Pudeur sacrés : On n’a pas de scènes de sexe. Et le film « Lalaland » essaie de faire passer les héros pour des gens respectueux, qui ne se sautent pas dessus.
 

Code 35 – La voix-off insupportable : Les chansons sont parfois slamées, « salies » par les rires nerveux et le côté backstage, pseudo improvisé, susurré.
 

Code 36 – Bougies : Guirlandes électriques, les bougies partout (pas les chandelles des aristos, voyons !), les lampions, etc., l’éclairage bio est bien là !
 

Code 37 – Le mariage bobo : Pensons au mariage bobo de Laura et Jordan, qui proposent un concert dans leur jardin ! Viva Boboland !
 

Code 38 – Le blogueur catho (et sa bière !) : Seb a pour projet de monter un bar cool : « Je servirai du poulet, de la bière et du jazz. » (Eh ben je ne viendrai pas)
 

Code 39 – Le bobo d’extrême droite : Rien à signaler.
 

Code 40 – Dandy Queer & Camp : Seb est le prototype du dandy class et wild. Et Mia, lors de son casting, rend hommage à sa tante-artiste « dérangeante ». Les bobos font habituellement l’éloge de la folie : « il faut un petit grain de folie pour mettre des couleurs à la vie. »
 

Code 41 – Style artistique sobre-trash : Dans « Lalaland », le boboïsme bat son plein avec le savant mélange du rétro et du moderne. On a des séquences filmées en Super-8, façon vintage. Ce film – sur la simplicité – a dû coûter une blinde !
 

Code 42 – Pas d’humour : On ne rigole pas beaucoup en regardant « Lalaland ». Sans doute parce que le conformisme et l’absence de liberté plombent les rires qui auraient pu être suscité par l’énonciation de Vérités gênantes.
 

Code 43 – Photolâtrie : Mia prend des photos et vit pour son ordinateur portable. La figure de l’artiste divin aux doigts d’or est célébrée.
 

 

Code 44 – « J’aime / J’aime pas » (les listes) : Le couple Mia/Seb se forme autour des goûts, et non autour des valeurs ni de la foi. L’Amour est clairement confondu avec les goûts, le ressenti, le sentiment. Par exemple, Mia vit un coup de foudre en rentrant dans le restaurant où elle voit Seb jouer au piano. Elle retombe amoureuse de lui en pénétrant dans une salle de ciné. Et enfin, en rentrant dans le club de jazz à la fin.
 

Code 45 – Promenade chorégraphique : Très souvent dans « Lalaland », l’Amour est considéré comme une musique (la musique au cœur), un clip. C’est l’amour-cinéma : les personnages sont toujours devant des écrans de ciné, et cherchent à reproduire leurs films préférés.
 

Code 46 – Sifflotements, xylophones, banjo et piano : « Lalaland » a choisi le piano-bar comme scène sacrée. Plusieurs chansons du film prennent comme base le sifflotement désinvolte de l’artiste cool. La toute dernière chanson du film, c’est Mia qui fredonne, « l’air de rien ».
 

Code 47 – Le monde enfantin désenchanté : Les enfants sont quasiment absents du film.
 

Code 48 – Le divertissement jeunesse confié au bobo : À la fin du film, l’enfant de Mia est confiée à la nounou trentenaire.
 

Code 49 – « L’Amour n’existe pas. Les amours (éphémères) oui. » : Le film défend l’idée que « l’amour dure 3 ans » (Beigbeder), que l’Amour serait vrai par son impossibilité et par son intensité/fulgurance, parce qu’il est platonique et impossible. Maladie du romantisme ! Mirage des libertins nostalgiques ! Les héros passent leur temps à rêver leur vie. Notre époque souffre d’ignorer et de caricaturer l’Amour.
 

Code 50 – « Je suis vivant » ou « J’ai aimé » : Même si le couple Seb-Mia décide de se séparer et qu’en réalité il ne fonctionne pas et ne s’aime pas (puisqu’il ne dure pas), les deux tourtereaux se persuadent quand même qu’ils « ont aimé » : « Je t’aimerai toujours. » déclare Mia à Seb ; et ce dernier lui répond : « Moi aussi. ». Et pourtant, ils n’assument pas de se pardonner et de fonder une famille.
 

Code 51 – « L’amour s’impose à moi. Je le construis par mon ressenti » : L’amour entre Mia et Seb commence par un doigt d’honneur (tout un programme…). Puis aussi par une infidélité : Mia trompe son petit ami Greg avec Seb. Les premiers contacts entre Seb et Mia sont très violents (y compris physiquement), méprisants. L’amour est présenté comme une énergie cosmique, une confluence des astres, un processus intense et « purement » quantique/physique : « le champ magnétique des pôles » Les bobos sont incapables de lier l’Amour à la liberté et au pardon. Pour eux, c’est forcément violent ET naturel.
 

Code 52 – « J’aime là où je ne désire pas/ne m’engage pas » : Dans « Lalaland », l’amour serait là où on ne l’attend pas, voire même où on déteste. Il ne faut surtout pas désirer !
 

Code 53 – « Je t’embrasse… Prends soin de toi… » : Seb se revendique comme « romantique ».
 

Code 54 – « Je ne drague pas. Et c’est pas sexuel. » : « Je ne veux rencontrer personne ! » s’insurge Seb, qui n’assume pas sa recherche amoureuse. Et quand Mia court le rejoindre au ciné, leurs doigts s’effleurent. Leur union est désincarnée, désinstitutionnalisée, pas assumée, asexuée.
 

Code 55 – Mademoiselle : La tante de Mia, actrice d’une troupe itinérante, qui jouait pieds nus, est vraiment le cliché de la bobo : l’artiste indépendante, créative, sulfureuse, incapable de se donner : « Elle aimait la bouteille. » Elle était un peu folle…
 

Code 56 – Trio bisexuel (en plein déménagement…) : Mia est prise en sandwich entre Seb (son amour de jeunesse) et son mari actuel. Ou bien elle ne sait pas choisir entre Greg et Seb.
 

Code 57 – Le mariage (ou pas) : Les héros du film ne se marient pas. Ils vivent ensemble sans s’engager. Quant au mariage, il est réduit à un statut social, un arrangement administratif, un choix certes arrangeant et pas désagréable mais un peu illogique et triste.
 

Code 58 – « Famille, tu me saoules ! » : Dans « Lalaland », la famille n’est pas représentée (sauf à la fin : comme une vie ennuyeuse et faite de faux-semblants). Et les parents ou les vieux sont à peine visibles.
 

Code 59 – L’enfant : mon projet et mon pote : L’enfant de Mia est confiée à la nounou, délaissée par ses parents qui préfèrent aller s’éclater et vivre pour leurs goûts. C’est l’enfant-pote.
 

Code 60 – Bobo homo : Enfin, Mia est l’ambassadrice du « mythe pansexualiste du ‘féminin sacré’ » prédominant dans la pensée New Age (cf. le livre Les Raisons d’espérer (2008) de Monseigneur Léonard, p. 93). Elle est l’archétype de la success story à l’américaine, mais cette fois incarnée par la working-woman (dite « plus forte et déterminée » que les hommes) plutôt que par Seb.
 
 

c) En conclusion :

Oui. « Lalaland » n’est pas un navet techniquement parlant (car les bobos savent maintenant faire des prodiges de technicité et de jeu pour masquer l’absence de fond). Mais c’est quand même un navet moralement parlant. C’est un film pour midinette bobo dépressive, immature et déçue de l’Amour, tous sexes confondus. Les concepteurs de ce genre de films ne sont pourtant pas des amateurs ni des radins : ils mettent les formes, soignent et assument leurs références culturelles (même kitsch), pensent au confort de leurs spectateurs, leur en donnent pour leur argent et leur plaisir, ont une forme de probité et de générosité. Ce n’est pas ça le problème. En revanche, inconsciemment, je crois que ce sont des hédonistes dépressifs, et des menteurs sincères. Ils nous proposent une merde. Mais une merde qui a du goût, et un peu plus de goût que bien des merdes qui sortent aujourd’hui au cinéma. Cela dit, ça reste une merde. On nous infantilise en nous montrant une prison dorée hollywoodienne. Alors ne nous faisons pas avoir ni prendre par les émotions. « Lalaland » est immoral et n’est pas au service de la Vérité. Ce n’est certainement pas le Film du Siècle. Arrêtons et réveillons-nous.
 

 

P.S. : Pour lire d’autres critiques de films que j’ai écrites, voir « Le Pape François », « Tu ne tueras point », « La Cinquième Vague », « La Vie d’Adèle », « Le Petit Prince », « Le Tout Nouveau Testament », « Marguerite », « Le Monde de Dory », « Vice & Versa », entre autres. Pour ce qui est des émissions de télé, lire « The Voice », « Mariés au premier regard », etc. Enfin, pour commander Les Bobos en Vérité, voici le lien.

La mise à mort de la médecine

Le plus ahurissant, c’est cette censure mondiale actuelle de la médecine, de la science. La culture et l’intelligence sont mises à l’index. Et la médecine est tout simplement gommée, lissée. Exemple avec la traduction très approximative du discours d’Iris Mittenaere lors de son élection à Miss Univers. Elle parle à 3 reprises (quand même!) de « médecine », et c’est complètement occulté par le traducteur. La médecine n’est plus citée, ou alors elle est remplacée par le « mannequinat » et par un discours bébé « On peut apprendre de ses erreurs et se relever ».
 

 

On se trouve à un tournant transhumaniste tout à fait saisissant. L’Humanité veut rejeter la Science et Dieu… pour adopter la gnose.

Mon nouveau livre à lire ou à commander : HOMOSEXUALITÉ, LA PRIORITÉ NIÉE


 

Voici en pièce jointe mon tout dernier livre, Homosexualité, la Priorité niée (cliquez ici : Homosexualité La Priorité niée), que j’ai écrit en seulement deux semaines grâce aux Suisses (c’est de leur faute !) et à mes deux conférences du 14 décembre 2016 dernier à Fribourg. Sur la couverture, vous reconnaîtrez d’ailleurs la magnifique campagne gelée fribourgeoise, avec la ville en contrebas, photographiée par Silvio Von Geboorte.
 

Pour ceux qui préfèrent commander Homosexualité, la Priorité niée et le lire sur papier plutôt qu’en pédé-F, vous pouvez commander dès maintenant Homosexualité, la Priorité niée sur ce lien!
 

Je pense que Homosexualité, la Priorité niée est l’un de mes meilleurs mais aussi derniers livres (ici la traduction espagnole). Il me reste encore à écrire – ça a l’air d’une blague mais c’est vrai ^^ – un essai qui me tient particulièrement à cœur : La Bière : maladie du bobo catho. Et après, on verra.
 

Je vous souhaite à tous un très saint et lent Noël. À vous et à votre famille.
 

Philippe
 
 

 

Nos prêtres se transforment en communicants

 

Le prêtre qui joue le speaker, le présentateur télé, le communicant, l’attaché de presse de Jésus, l’animateur clergyman, qui cède démagogiquement sa place de pasteur, de guide, d’orateur et d’enseignant, en échange d’une place de questionnant, d’apprenant, d’enseigné, d’élève, de récepteur, d’une parodie de service et d’écoute : voilà exactement la dérive bobo que je décris et annonce dans le code n°38 de mon livre Les Bobos en Vérité.
 

 

De plus en plus de prêtres ne sont plus des prêtres, n’occupent plus leur place de prêtres. On est mal.

PenelopeGate : un piège médiatique ?

Personnellement, je trouve que c’est juste, ce qui arrive à Fillon. La « calomnie » ou « l’acharnement médiatique et politique » ont beau dos dans cette affaire. Car cet homme politique a l’appât du gain, sa femme également. En plus d’être des gens qui ne défendront pas le Christ et qui ne retoucheront pas au « mariage gay », ils cherchent à se placer, à placer leurs proches et à amasser de l’argent en quantité indécente, même si légalement ils ne font pas pire que les gens de leur microcosme privilégié. Donc je ne hurlerai pas à l’injustice. Il y a une justice à dénoncer les malversations de ces gens-là. Notre dirigeant doit être pauvre et au service. Ce doit être un roi catholique et pauvre ou rien.

Vendredi prochain, c’est #BitchMyChurch : à ne rater sous aucun prétexte


 

À ne rater sous aucun prétexte. Vendredi prochain, le 3 février 2017, c’est le grand événement du numérique catholique, BitchmyChurch… pardon, PitchmyChurch (Ma langue a fourché, excusez-moi). Pour ceux qui n’auront pas la chance d’être là – the chance to be there -, vous pouvez toujours lire mon livre Les Bobos en Vérité (en particulier les codes 38 et 39 sur le boboïsme galopant dans l’Église Catholique : the book to read)… ou bien encore boire une petite bière (huhuhu) à ma santé, à Lyon ou ailleurs, dans un des nombreux bars cathos cools du moment (Le Simone à Lyon, Le Graal à Toulon, le Bar du Monde à saint Nicolas des Champs à Paris, Le Comptoir de Cana dans le Vieux-Lille, etc.).
 

Événement sponsorisé par Famille Païenne, Ale-thé-ia, Entourage (partage une bière avec ton SDF pucé), et – last but not least – Kata-O. Enjoy. That’s the way Jesus like it.
 

 
 
 
 

P.S. : Admirez, sur la vidéo de l’année dernière, les bougies virtuelles sur les portables (cf. code 36 « Bougies » dans Les Bobos en Vérité). Et le pire, c’est que ces catholiques de salon hight-tech ne le font même pas exprès. Ouep.

Volo, ça rime avec Bobo


 

Je découvre l’album de VOLO, la pâle copie des Frérodelavega. Un concentré de boboïsme.

 

Quasiment tous mes codes bobos de mon livre Les Bobos en Vérité y sont. Même le code n°53 « Prends soin de toi » est à l’honneur dans leur chanson « Surtout ».

 

Paroles empreintes de narcissisme pseudo révolté et engagé, mais ô combien signifiantes.
 
 
 

P.S. : Et là, avec LP (et sa chanson « Tightrope »), c’est pas mal non plus : guirlandes colorées, sifflotements, folie du blanc, confusion amour et goût (bonbons), homosexualité féminine, gratte-ciel, anticonformisme, businessman rebelle, barbus hippies, banjo, etc.
 

Courage : Toujours avec une serviette aseptisée

L’association catholique Courage publie sa nouvelle vidéo pour 2017… Happy New Year…
 

 

Comment dire… Il faut en rire ou en pleurer ?
 

Publicité aseptisée, à l’américaine, où rien n’est dit, où rien n’est expliqué, où le mal n’est pas nommé, où la Croix et le message exigeant de l’Église ne sont pas relayés (« chastity » est le mot-valise euphémisant, pieux et pudibond, pour ne pas annoncer et demander le célibat ni la continence), où les prêtres et les évêques se transforment en hôtesse de l’air compréhensive, où l’homosexualité n’est jamais nommée (les personnes homosexuelles sont transformées en « persons who feel same sex attraction »), où l’apostolat par l’homosexualité n’est pas nommé ni compris. En effet, l’universalité et le dynamisme de la Mission par l’homosexualité sont complètement étouffés par une insistance sur l’accueil et l’accompagnement (On est là. Tout doux. Ça va bien se passer…), par un appel convenu à la conformité discrète (seule perspective de témoignage qu’on nous propose : génial…) : « avoir une vie exemplaire, être un modèle » ; et sur cette vidéo, du coup, on ne se retrouve qu’avec des témoignages pudiques de « gens qui disent comment ils ‘vivent avec’ (leur homosexualité innommable) » en se forçant à laisser transparaître qu’ils sont « heureux et en paix » quand même. L’horreur.
 

Que des slogans positifs, que des remerciements, que des déclarations d’amour, que des bonnes intentions et du bon sentiment (« être libre », « soutenir les autres », « laisser Jésus agir dans sa vie », « accompagner », « être accompagné », « être écouté », « ne pas juger les personnes », « accueillir », etc.), que de la Charité sans Vérité, que de la guimauve ENCOURAGEANTE et rassurante, que du positive wording, que de la musique d’ascenseur pour nous faire comprendre qu’on sera bien reçus par l’Église, parents comme enfants « concernés par l’homosexualité », dans le salon cosy de « Djeezeus ».
 

Où sont les chiottes (… pour aller vomir la tisane « Chaste-Tea ») ?
 
 

Film « La Vie est un long fleuve tranquille » (1988) d’Étienne Chatiliez

C’est maintenant évident : La Bête de l’Apocalypse est l’Intelligence Artificielle créée par Internet


 

J’ai tenu à vous mettre par écrit ci-dessous l’intégralité de cette courte vidéo de 10 minutes d’Olivier Roland, car elle nous expose, de manière partisane en plus, le programme homicide de l’Antéchrist, l’Antéchrist étant cette Intelligence Supérieure qui va, grâce à la technologie et au Revenu Universel (« Revenu de Vie » soi-disant offert en échange des données personnelles de chacun et du « contenu/gnose/connaissance/savoir-faire » que chacun donnera à la Bête), flatter l’Homme en le poussant à l’autonomie, à la singularité (marotte du boboïsme), à l’hédonisme, à la consommation de ses passions « créatrives » et récréatives, pour mieux l’abrutir, lui donner l’illusion de coolitude/rebellitude/liberté, l’anesthésier, le manipuler, l’écrabouiller. La vidéo d’Olivier Roland est à analyser et à prendre très au sérieux. En plus, quand il évoque l’existence future d’une Intelligence Artificielle comme l’émanation d’une première Intelligence Artificielle, on peut y reconnaître la description du dragon et de la Bête de l’Apocalypse de saint Jean, chapitre 13. Le propos de Roland est par conséquent prophétique, non dans le sens saint du terme (car le Youtubeur souhaite cette révolution, cette passation de pouvoir entre l’Humain et l’Antéchrist), mais dans le sens de « prophète de malheur », qui passe son temps à parler d’une « bonne nouvelle » (vous le lirez ci-dessous), mais qui en réalité n’est pas la Bonne Nouvelle de l’Évangile, ancrée en Christ. La désinvolture du commentateur est effrayante.
 
 
 
 

POURQUOI LE MÉTIER DE CRÉATEUR SERA LE DERNIER À DISPARAÎTRE (LA SINGULARITÉ)

 

Ajoutée le 14 janv. 2017
 

A une époque où la technologie peut tout changer, la compétence qui reste l’exclusivité totale de l’humain est sa créativité. Dans quelques temps, les tâches pratiques seront automatisées et notre temps libre sera consacré à la création.

 

« Salut les Rebelles intelligents. Aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi le fait de partager du contenu et de créer du contenu sur le web c’est le métier qui va disparaître en tout dernier. Aujourd’hui, on est à une époque où on ne peut garantir à personne que son métier existera encore dans 20 ans. Ou en tout cas, on ne peut pas garantir qu’il existera sous la même forme. Imaginez, il y a 20 ans, en 1997, la plupart des gens n’avaient jamais entendu parler d’Internet. La plupart des gens n’avaient pas de téléphone portable. Aujourd’hui, ces deux technologies ont complètement chamboulé notre société, et tout ce qu’on peut faire au quotidien. Et dans 20 ans, ce sera exactement pareil. On aura des technologies qu’on utilisera tous les jours, et dont aujourd’hui on n’a jamais entendu parler, et qui vont chambouler notre quotidien, chambouler énormément d’industries et de métiers. Et c’est un des grands sujets de mon livre ‘Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études’, c’est que selon moi, l’école aujourd’hui, fait un mauvais boulot puisqu’elle essaie d’enseigner un savoir cristallisé qui va se déprécier très vite plutôt que d’enseigner des compétences qui vont être indispensables au XXIe Siècle, qui le sont déjà, à savoir la capacité à apprendre par soi-même, la souplesse d’esprit, la capacité à suivre les évolutions technologiques, voire même à les accompagner ou à les provoquer. Et quand on y réfléchit, on sait qu’il y a énormément de jobs qui vont disparaître dans les années à venir, parce que ça va être remplacé par des robots, des logiciels. Les tout premiers, ça va être les chauffeurs de taxis, les chauffeurs de poids lourds, puisque les voitures automatiques, ça y est, elles commencent à arriver, ce n’est plus de la rigolade, ça ne va plus être un obstacle technologique mais légal. Donc on va dire que d’ici 5 ans, ce sera vraiment une réalité, et pas juste une anecdote comme les voitures Tesla, mais vraiment quelque chose qui va arriver en masse, sans doute dès 2020. Avant même les voitures automatiques, ça va être les camions automatiques. Dans 5-10 ans, il n’y aura plus de chauffeurs de taxis, de conducteurs de camions. Imaginez tous ces gens qui vont devoir trouver autre chose à faire. J’en parle dans mon livre. Même les médecins vont se faire complètement disrupter. Déjà aujourd’hui, l’ordinateur Watson d’IBM, celui qui a gagné ‘Geopardy’ en 2011, qui aide énormément les médecins et les infirmiers dans les hôpitaux, et déjà aujourd’hui, il est plus performant pour faire des diagnostics de maladies que des médecins. Bref, imaginez dans 10-15-20 ans, quand vous aurez la puissance de Watson dans votre Smartphone avec des capteurs qui pourront analyser des dizaines, des centaines de paramètres de votre corps, et faire des analyses automatiques pour savoir ce que vous avez. Les médecins ne vont pas disparaître dans ce monde-là, mais leur place sera extrêmement différente. Donc il y a des tas de métiers comme ça qui vont disparaître. Et la bonne nouvelle, c’est que, quand on crée du contenu sur le web, on peut être à peu près assurer que ça sera le tout dernier, ou au minimum l’un des tout derniers (métiers sûrs). Pourquoi ? Eh bien parce qu’on va aller de plus dans une société où la majorité des taches physiques – et de plus en plus les taches intellectuelles – vont être accomplies par des machines. Et à un moment ou à un autre, on ne pourra pas faire l’impasse sur le fameux ‘Revenu de Vie’, c’est-à-dire de donner un revenu à quelqu’un juste parce qu’il a eu la chance de naître. Tout simplement. Et qui soit plus important bien sûr que le revenu minimum, le RSA qu’on a en France, par exemple. On ne peut faire ça que si la société est extrêmement riche. Mais cette richesse va justement être générée par toutes ces choses automatiques qui vont s’occuper de tout pour nous. Bien sûr, il y aura quand même des jobs à avoir dans la maintenance, mais au bout d’un moment, les robots eux aussi vont pouvoir faire la maintenance de toutes ces applications et de tous ces robots-là. Quand on y pense, tous ces gens qui vont avoir un revenu de vie et qui ne vont plus être obligés de travailler, ça va dégager du temps pour pouvoir faire des choses beaucoup plus créatives et créatrices. Des choses qui sont plus liées au bien-être personnel, à l’épanouissement de soi, etc. etc. Les gens pourront se consacrer à des activités vraiment créatives. Tous ces gens qui vont se retrouver avec un revenu de vie, ou avec un job qui sera de plus en plus profondément automatisé, vont avoir du temps libre, vont avoir des ressources, et vont pouvoir se consacrer à ce qui les PASSIONNE. Et du coup, qu’est-ce qui va se passer ? Ils vont avoir besoin de gens qui les guident dans justement ces passions-là, qui ont un peu plus l’habitude qu’eux de travailler de manière tranquille, qui ont un bon équilibre de vie, etc., et qui peuvent les guider… par exemple, je sais pas moi, une personne qui n’a plus à travailler, qui a son revenu de vie, qui est content, qui se dit ‘J’adore le yoga et le surf, et j’vais explorer ces deux passions-là à fond !’, eh bien il va être susceptible de suivre un Youtubeur, un blogueur, un auteur, avec qui il se connecte et qui lui donne des bons conseils, il va être susceptible d’acheter des formations, des livres, etc. Et vous allez me dire, ‘OK Olivier, mais à terme, est-ce qu’il n’y a pas une intelligence artificielle qui pourrait créer tout ce contenu à la place des humains ?’. Eh bien bien sûr que si ! Ça va sans doute arriver un jour. Mais la bonne nouvelle, c’est que c’est quand même extrêmement compliqué d’arriver à un niveau technologique où une Intelligence Artificielle est capable d’autant de créativité. Alors il y a des domaines où déjà les ‘IA’ font des choses absolument extraordinaires. Par exemple, il y a des IA qui sont capables aujourd’hui de créer des symphonies musicales, et quand on les fait écouter à des gens sans leur dire, en mettant à moitié des symphonies composées par ordinateurs et à moitié des symphonies composées par des êtres humains, et qu’on fait écouter à des gens, y compris à des mélomanes, ils ne savent pas faire la différence. On en est là aujourd’hui. Après, voilà, il y a encore des tas de domaines où c’est très difficile pour une ‘IA’ d’écrire des articles qui soient corrects, de faire des bonnes traductions, mais ça va venir. Bref. Et la bonne nouvelle, c’est que le jour où y’aura un développement technologique suffisant pour qu’une ‘IA’ soit capable de créer du contenu comme des vidéos Youtube, ou des formations, ou des livres, au même niveau ou mieux qu’un être humain, eh bien la bonne nouvelle, c’est que de toute façon, à ce moment-là, tout le monde sera au chômage avec un Revenu de Vie, parce que les ‘IA’ ont atteint vraiment un statut d’Intelligences réelles. Elles auront une intelligence qui sera égale ou supérieure à l’être humain. Et de toute façon, à partir de là, les humains n’auront plus besoin de travailler du tout. Et même la société et le monde entier seront entièrement chamboulés. On aura atteint ce que les scientifiques appellent LA SINGULARITÉ. Donc qu’est-ce que c’est que la singularité ? Eh bien c’est tout simplement le concept suivant, qui a été popularisé notamment par Raymond Kurzweil, futurologue américain très connu pour avoir développé une Intelligence Artificielle justement, et directeur de l’ingénierie chez Google depuis 2012. La singularité, c’est tout simplement le fait que, à partir du moment où on arrive à inventer une Intelligence Artificielle qui est plus intelligente que l’Homme, eh bien cette Intelligence Artificielle va pouvoir Elle-même pouvoir créer une autre Intelligence Artificielle plus intelligente qu’Elle-même, une deuxième Intelligence Artificielle va elle-même pouvoir créer une ‘IA’ plus intelligente qu’elle-même, etc. etc., etc. Et du coup, on se retrouve avec une évolution exponentielle qui fait qu’en un temps extrêmement court, on passe d’une intelligence qui est légèrement supérieure à l’Homme à un truc qui n’a strictement rien à voir, qui pour nous sera comme un dieu, qui aura le même niveau de décalage entre d’abord nous et un singe, puis entre nous et un chien, puis entre nous et une fourmi. On en sera là. Et qu’est-ce qui va se passer à ce moment-là ? Eh bien personne ne peut le prédire. En gros, il y a deux écoles qui s’affrontent. Il y en a qui en gros disent que l’ ‘IA’ prendra des humains comme des fourmis, des insectes, et sans doute qu’Elle ne voudra pas détruire… C’est pas parce que vous êtes humains – une fourmi, pour vous, c’est rien du tout – que vous allez écraser une fourmilière ou la brûler pour le fun comme l’a fait Marcel Pagnol. Mais si vous devez construire un barrage dans une région pour alimenter en électricité propre toute une région, et que du coup, vous alliez détruire des milliards de fourmis et des milliers de fourmilières, eh bien tant pis, quoi. Vous n’allez pas non plus verser une larme pour ça. C’est pas très important. Et il y en a qui pensent que les ‘IA’ vont arriver à ce niveau-là, où ils ne vont pas délibérément faire du mal à l’Homme. Mais voilà. Si à un moment ça peut contrecarrer les plans, les ‘IA’ vont se dire : ‘Bon c’est pas grave’. Et d’autres qui vont se dire : À partir du moment où une ‘IA’ est extrêmement intelligente, Elle va être très pacifiste et va être respectueuse de la vie, et qu’à partir de là, ce sera le Paradis sur terre, et qu’une ‘IA’ aussi intelligente va pouvoir subvenir à tous nos besoins, faire des avancées scientifiques extrêmement rapides à un niveau qu’on a jamais vu, et que voilà, de toute façon, toute la vie va être chamboulée. Voilà, c’est très intéressant. Si ça vous intéresse, je vous recommande de lire le livre sur la singularité de Ray Kurzweil, ‘The Singularity is near’. Alors attention, ça peut paraître abracadabrant, mais je vous assure que c’est extrêmement sérieux, et que c’est pris très très au sérieux par les scientifiques, la Silicon Valley américaine. Google a embauché Kurzweil pour construire une Intelligence Artificielle. Donc ça ne rigole pas. Google a quand même les moyens de mettre ça en place. Juste pour vous inspirer, peut-être. Si vous envisagez peut-être à vous mette à créer du contenu sur le web, ou que vous le faites déjà, sachez eh bien que voilà, on fait sans doute le métier qui a le plus de sécurité dans le monde à termes, et qu’à partir du moment où on sera remplacés par les machines, on sera de tout façon les tout derniers, et à ce moment-là, on n’aura plus trop de soucis à se faire. (Encart sur l’écran : ‘La création de contenu sera le dernier métier à être automatisé’). Ou plutôt, on aura d’autres soucis à se faire, qui n’auront rien à voir… voilà. Après, voilà, il y a toute une école qui dit qu’on ne devrait pas construire ce genre de machines. Et dans ce cas-là, on arrivera… Je pense pas que ça va arriver, mais admettons que tout le monde se mette d’accord pour se bloquer un niveau technologique en termes d’Intelligence Artificielle, ça veut dire qu’on va avoir quasiment tout qui sera externisé à des robots et à des logiciels, et que la création restera l’apanage des êtres humains ou non. Dans tous les cas, on est gagnants. Voilà. Merci d’avoir regardé cette vidéo. En attendant, n’oubliez pas. Soyez rebelles, soyez intelligents. Eh puis faites partie des gens qui se bougent. Ciao ! » (Olivier Roland)

 

Enfin, pour terminer, je vous conseille de regarder cet exposé signifiant de Laurent Alexandre, à regarder avec les images, et en complément de mon article sur le Revenu Universel… même ce scientifique défend un alignement avec l’IA et une reconversion à l’IA, donc finalement une collaboration. Son discours est dangereux, car cette collaboration prend la forme d’une opposition à l’IA alors qu’il est concrètement un encouragement à rattraper notre « retard » (Comme je l’explique, la puce fait semblant d’être contre elle-même et de donner aux gens qui vont l’intégrer l’illusion d’autonomie et de rébellion contre elle). Je vous renvoie à mon article sur le film « La 5e Vague » ainsi que sur la publicité Leclerc et l’exposé incontournable d’Hervé Juvin sur le transhumanisme.