Jésus, seul rempart au transhumanisme

 

Ce soir, je me suis rendu à nouveau à un Café-Philo dans le (e arrondissement, avec une trentaine de personnes. Thème : « Le transhumanisme : chance ou péril? ». Tous les discours étaient centrés sur la peur du progrès et la promotion du progrès tant qu’il est contrôlé et a des limites. Moi, devant tout le monde, j’ai expliqué la puce électronique (et sa forme : la Blockchain), l’Antéchrist (et son plan homicide mondial). J’ai également dit que j’étais pour le transhumanisme (l’au-delà de l’Humain), mais uniquement dans la Gloire de la Vie éternelle, et vécu en Christ (le transhumanisme proposé par le Gouvernement Mondial veut nous transformer en anges désincarnés et en objets). Et quand on m’a demandé : « Mais quelle est la limite qui va réussir à arrêter la course folle du transhumanisme technologique progressiste? », j’ai répondu du tac au tac : « C’est la Croix de Jésus. L’unique transhumanisme – c’est-à-dire l’au-delà de l’Homme – qui respectera notre humanité et nous gardera dans l’humilité, c’est Jésus. » Eh bien figurez-vous que j’étais hyper écouté. Et que Jésus, Il intéresse tout le monde ! 🙂

Discours de la méthode

 

Arrêtez avec votre « Discours de la Méthode » à mon encontre ( = « Ce que tu dis est juste ; c’est la méthode qui va pas et qui fait que tu n’es pas reçu du plus grand nombre ») : acceptez que je porte la Croix de l’annonce du Christ et que cette Croix, aussi bien présentée et expliquée soit-elle, n’est jamais bien reçue dans le monde et n’est pas populaire. Même si je peux continuer à faire des efforts pour me rendre plus audible.

Journal de l’Antéchrist : La grande passation de pouvoir à l’Antéchrist est en marche

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NKM parle de « transformation » à tout bout de champs. Christiane Taubira, de « changement de civilisation ». Le monde, de « mouvement en marche », de « progrès », d’« avenir », d’« autonomie responsable », de « liberté créatrice », de « connexion autonome ». Mais tout cela est du slogan maçonnique pour occulter la véritable révolution (à visée homicide) qui est en train de se produire mondialement à l’heure actuelle : la passation des pouvoirs humains (institutions, talents tels que l’intelligence et la science) et divins (l’âme, l’Église, le Christ) à l’Antéchrist (c’est-à-dire à la Nature technologisée, à l’ange-oiseau humanoïde, à la gnose déchristianisée). Je vais essayer, par petites touches – j’en ai relevées 21 – de dessiner les contours de cette inversion déshumanisante et hyper-technicisée présentée paradoxalement comme naturelle, humaniste, voire même anti-technologie et divine.
 

 

Le plus difficile à comprendre dans cette tentative antéchristique d’homicide (meurtre de l’être humain) par la machine et l’esprit d’orgueil, c’est qu’elle est aussi anti-Antéchrist. Elle est contre elle-même (on l’a bien constaté la semaine dernière avec la Cyberattaque contre Twitter et contre Internet). Pour une raison bien simple dont nous parle parfaitement Jésus dans la Bible (Matthieu 12, 25) : « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté. Si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même ; comment donc son royaume subsistera-t-il ? » Donc à nous de nous opposer à l’Antéchrist avec la douceur du Christ et de la Vierge Marie et non de nous opposer à l’Antéchrist et ses supports technologiques (internet) en soi, car ce serait là jouer le jeu du diable avec lui-même.
 

Je compte cependant sur vous pour compléter mon édition du Journal de l’Antéchrist par la lecture de mon livre sur les bobos (Les Bobos en Vérité), mes articles sur la puce électronique et la Blockchain, mes articles sur le noachisme, la franc-maçonnerie, l’humanisme intégral, l’Antéchrist et enfin sur les X, les V et le cube. Je suis bien obligé de proposer ces bulletins d’informations et d’analyses de l’Antéchrist vu que les médias et journalistes catholiques ne font pas leur travail et brillent par leur aveuglement/incompétence.
 
 
 

a) Sony Xperia XZ :

On retrouve le X et le Z en lien avec cette humanité soi-disant sans limites et qui se définirait par son savoir-faire (et non plus son savoir-être en Jésus) dans la nouvelle publicité du portable Sony Xperia XZ.
 

b) Pokémon Z :

Regardez le poitrail de l'allégorie de la Lune : il est très important

Regardez le poitrail de l’allégorie de la Lune : il est très important


 

J’ai vu récemment une pub de Pokémon (les petits démons virtuels qui suivent la Bête, le dragon de l’Apocalypse) qui obéissait exactement aux codes de la Franc-Maçonnerie (le Pokémon est décrit comme le lien « entre le soleil et la lune », à l’instar des temples et loges maçonniques) mais aussi du boboïsme (où l’être humain se définirait par sa volonté, sa créativité et sa capacité à – savoir – tout faire : bref, l’idéologie gnostique).
 

 

c) La voiture, préfiguration de l’humanoïde pucé, mi-bestial mi-robot :

Toutes les grandes marques de voitures (Opel, Renault, etc.) nous vantent à présent la voiture connectée, autonome (il existe déjà des taxis sans chauffeur, en Asie). La voiture, par son apparent dynamisme (elle nous permet de nous déplacer, nous donne l’impression d’agir), sa vitalité et sa technicité, est la préfiguration et la prolongation de l’être humain réifié par la technologie. Elle est la meilleure vitrine de la puce électronique. Elle devient le gardien-surveillant de nos comportements (elle peut même en devancer et provoquer certains !). Elle est une illusion d’action et de vie humaines. Elle est quasiment un humain pucé, comme Kitt dans la série K2000. Une métonymie d’un monde ou d’une personne autarcique.
 

 

 

 

d) Promotion de l’artisanat et de l’économie de proximité :


 

On nous parle de jolies valeurs altruistes (« passion », « tradition », « authenticité », « simplicité », « solidarité », « responsabilité », « proximité », « exigence », « respect », « écologie », « créativité », et même de « patriotisme », « identité nationale » et « spiritualité », dites donc !)… mais en réalité, c’est le primat de la volonté individuelle (« nous voulons », « nous exigeons »), de l’individualisme. Exactement ce que cherche à mettre en place le Gouvernement Mondial : un monde où les intermédiaires ne sont que les instruments de la volonté et de la capacité personnels ; une société de l’individu omnipotent et immanent, rebelle et autonome, bobo quoi. Et si vous ne voulez pas me croire, regardez le logo choisi par L’Artisanat de France : c’est le triangle maçonnique.
 

e) Publicité Hybride :


 

Il est sidérant de voir l’infantilisation et l’esclavage dont nous, consommateurs potentiels, faisons l’objet, infantilisation et esclavage qui se présentent comme une responsabilisation, un choix personnel, une liberté et même un refus cool et rebelle de ce qu’on nous impose. Attention, donc, à ne pas refuser la puce électronique comme on nous demande de la refuser : car si nous la rejetons tel que le Gouvernement Mondial veut nous l’imposer, nous l’incorporons en croyant l’avoir terrassée. Il n’y a que Jésus et Marie qui peuvent nous aider à combattre la puce (systématisé en Blockchain) : pas la diabolisation et la négation de la puce.
 

f) Le revenu universel : la puce électro

Comme j’ai tenté de l’expliquer dans cet article, l’Antéchrist veut essayer de propulser l’Humain dans le virtuel et le monde hybride des êtres spirituels démoniaques (les mutants, les chimères, les anges damnés) asexués et réifiés (par la technologie), et faire croire qu’ainsi, l’Homme s’affranchira de toute dépendance humaine (les institutions humaines jugées défectueuses : la Justice, la Politique, l’Armée, la Police, les médias, la Médecine, l’École, la Famille, l’Église, etc.), de toutes limites (sexuation, souffrance, engendrement, mort, maladie…), et surtout de Lui-même. On observe déjà cette déliquescence de tout ce qui est humain et institutionnel à travers la promotion de ce qui, à mon avis, est le signe de cette atomisation (pucée) mondiale de l’individu sur lui-même, de cette désintermédiarisation généralisée : le projet de salaire ou de revenu universel. En effet, le Gouvernement Mondial propose, pour soi-disant responsabiliser tout le monde et lutter contre la pauvreté et les écarts de niveaux sociaux, de donner à chaque être humain, riche ou pauvre, un capital mondial minimum. Un kit de vie et de survie en apparence gratuit (mais qui en réalité le soumet à un Cloud invisible, à la Blockchain, et à l’interface de la technologie sans laquelle il ne pourra quasiment rien faire). Comme ça, chacun s’autogère, a l’impression de mieux se connaître, de se contrôler, de se responsabiliser, de se sécuriser, d’avoir des superpouvoirs et même d’être libre de toute influence, de tout système de marché. Par exemple, grâce à la puce électronique, en ce moment, est mise en place la santé connectée. Ils sont en train de supprimer tout ce qui est Sécurité Sociale, Aide Médicale d’Etat (AME), impôts, charges des médecins et des hôpitaux, privilèges d’une population sur une autre ; et ils démocratisent en apparence l’accès aux soins à tous.
 

g) « X-Men » : L’Antéchrist nous veut mutants-victimes

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Hier soir sur TF1, j’ai vu pour la première fois le film « X-Men : Days of Future Past » (2014) de Bryan Singer, troisième volet filmique de la saga des X-Men. Une belle merde enveloppée dans un écrin de technicité prodigieuse. Typiquement antéchristique, pour le coup ! J’y ai retrouvé évidemment tout le jargon révolté, publicitaire, satanique et humaniste intégral, de l’Antéchrist et de sa légion d’anges damnés : par exemple la mention d’un « Gène X » pour le future mariage hybride entre les démons et les humains qui se laisseront damner, la promotion de la force de l’esprit (selon les anges damnés, l’esprit humain règnerait sur la matière : « Vous avez l’esprit le plus puissant du monde. » dit Kitty au professeur), la violation des consciences (« Regarde dans mon esprit. » demande Logan en s’adressant à Charles : ils sont très branchés réincarnation), la dictature de la sécurité internationale pour mieux étouffer la liberté individuelle et collective (« Le monde doit comprendre que nous le protégeons. »), la survalorisation de l’invisible Prince du Monde qu’est l’Antéchrist (« Nous combattons un ennemi que nous ne pouvons pas vaincre. » déclare la voix off au début du film), l’aveu du reniement de Jésus-Dieu éternel (« Si peu d’entre nous demeurent. » déclare le porte-parole des mutants-X-Men), le refus d’obéir à une autre volonté que la subjectivité individuelle dite « naturelle » (« La patience, c’est pas ce que je fais de mieux. » avoue Logan ; « On ne devrait pas avoir à refouler ce qui nous vient naturellement. » soutient Mystique), la promotion de l’espoir (cf. le code bobo n°9 « Optimisme et Espoir » des Bobos en Vérité : « C’est le plus merveilleux des dons, que de pouvoir endurer la douleur sans être brisé, et ce don trouve sa source dans le pouvoir le plus humain qui soit : L’Espoir. Je t’en prie : nous avons besoin que tu réussisses à espérer encore. » dit Magneto), la recherche d’une gnose pan-mythologique et pseudo archéologique pour en réalité s’autodéfinir comme maître et origine de sa propre existence (« Le passé : un monde nouveau et indéterminé. Un monde aux possibilités innombrables. » dit le chef des X-Men à la toute fin du film), etc.

Ce film est une vraie déclaration de guerre et une menace antéchristique dirigée à l’encontre de l’Humanité, même si l’Antéchrist et ses sbires-mutants essaient d’amadouer démagogiquement les Humains en les persuadant qu’ils sont comme eux. Le discours bobo final du mutant Magneto est à ce titre tout à fait signifiant : « Vous avez construit ces armes pour nous détruire. Pourquoi ? Parce que vous êtes effrayés par nos dons. Parce que nous sommes différents. L’humanité a toujours eu peur de ceux qui sont différents. Et bien je suis là pour vous dire, pour dire au monde : Vous avez raison de nous craindre. Nous sommes le futur. Nous sommes ceux qui hériteront de cette Terre. Et ceux qui oseront se dresser sur notre chemin subiront le même sort que ces hommes que vous voyez devant vous. À vous mes frères mutants, révélez-vous ! » (Magneto montre du doigt le docteur Trask ainsi que le président des États-Unis et son administration).
 

h) L’invasion des zombies monstrueux pour cacher les zombies invisibles (les « sans vie intérieure »)

C’est le pendant sataniste des Marches pour la Vie qu’on peut observer en ce moment (et surtout avec la « fête » d’Halloween) et de plus en plus dans le monde : la prolifération des « Marches des Zombies (à Bordeaux, à Montréal, etc.). Des sortes de remake réalistes du clip michaeljacksonien « Thriller ». Et je me permets aussi de souligner l’engouement actuel pour la série nord-américaine Walking Dead. Au-delà de l’aspect folklorique et horrifiant du phénomène (mais le but de l’Antéchrist est bien de nous emprisonner à la fois dans nos réactions ou au contraire dans la banalité/l’indifférence, afin de nous empêcher de penser), cette « zombiemania » mondiale, qui voudrait nous présenter les zombies comme un échantillon (pas si exagéré que ça puisqu’il y aurait des méchants et des gentils zombies) d’humanité, est au fond un déni de la Résurrection de Jésus et de la chair humaine, un déni de la mort, une promotion de la réincarnation, et une illustration du manque de foi, d’Espérance et un symptôme symbolique d’une déchristianisation réelle.
 

 

i) KevKad :

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Les affiches du nouveau spectacle du binôme humoristique composé de deux figures réputées « hétérosexuelles » du monde du one-man-show, Gad Elmaleh et Kev Adams, sont visibles partout dans Paris. Avec en-dessous le slogan antéchristique et bobo : « Tout est possible. ». Quand je dis bobo, c’est bien dans le sens plein de l’adjectif : à savoir anti-différence-des-sexes (donc très bisexuel) et anti-différence-Créateur-créatures (donc basé sur l’Homme sans limites).
 

j) Arbre de la Connaissance :

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En ce moment, les start-up promotionnant la puce et le Cyborg (= l’humanoïde ou l’Homme tout-puissant réduit à une puce) ne cachent même plus leur application à la lettre du récit de la Genèse, puisque le Cloud (Arbre de la Connaissance – arbre gnostique qu’est Internet) qu’elles essaient de personnifier en humain pour enfermer l’Homme sur Lui-même et dans son orgueil, s’affiche désormais ouvertement. Et bien sûr, avec plein de petits triangles dedans (le petit détail maçonnique qui ne mange pas de pain…) !
 

k) Le Musée de l’Homme :

"C'est qui ce méchant homo sapiens qui m'a caché son savoir et qui s'est cru plus savant que moi?"

« C’est qui ce méchant homo sapiens qui m’a caché son savoir et qui s’est cru plus savant que moi? »


 

Moment charnière. Nous sommes à une époque où la machine flatte encore un peu son créateur/concepteur humain (cf. la publicité des cahiers Oxford « Power in your hands ») avant de le considérer comme moins bien qu’elle, plus vulnérable qu’elle, moins efficace et fiable, et de le toiser tel un étranger à détruire (cf. le phénomène des robots tueurs armés). Cette transition est en train de se faire.
 

 

l) Doctor Strange :

On a carrément l'auréole christique, la main pucée et l'oeil gnostique d'un néo docteur Franckenstein

On a carrément l’auréole christique, la main pucée et l’oeil gnostique d’un néo docteur Franckenstein


 

Le film Doctor Strange, qui sort bientôt au cinéma, rassemble tous les poncifs de la religion naturelle du boboïsme antéchristique : puce électronique, monisme (spiritualisme où Dieu n’est plus Amour et n’est plus Jésus, mais où Il ne serait plus qu’Énergie dont l’Homme fait partie en tant que « monade », « potentialité », « éclat d’énergie », « possibilité »), théisme athée (bouddhisant), pan-mythologie, dépendance aux nouvelles technologies (Wi-Fi) prenant la forme d’un rejet de ces dernières, déni ou fragmentation du Réel (au profit de réalités subjectives et relativisées), passage (présenté comme résurrectionnel) du monde du Christ au monde de Satan (symbolisé par la traversée d’un miroir éclaté, d’une boucle temporelle, d’un couloir temporel), etc. On a l’Antéchrist version bouddha, en parallèle de l’Antéchrist version papale avec The Young Pope (cf. article 1 et article 2 sur le film « Le Pape François »).
 

 

m) Le Droit à la déconnexion :

Ce matin, sur radio France Info, j’ai entendu dire que face à l’omniprésence des objets connectés dans le monde du travail et de l’entreprise, il est en train de se créer un « droit à la déconnexion » pour tous les employés qui refusent de posséder des portables et qui veulent se défendre face à cette menace-vague technologique « imparable ». Mais le fait qu’un droit pareil (si improbable) existe signifie en négatif qu’il y a un devoir à la connexion et une pression folle à la connexion qui sévit dans notre monde, une guerre invisible qui scinde l’Humanité en deux (les « connectés » et les « non-connectés ») ; et que la digue législative qui retient encore sa progression est en train de céder. Pour qu’on soit obligés d’inventer un « droit à la déconnection », c’est bien qu’on est déjà branchés de partout !
 

n) Déshumanisation et dématérialisation de la politique, de la répression, de la défense nationale, des médias, de l’argent et des banques:

Je parlais un peu plus haut de la dématérialisation des institutions humaines, de la désincarnation sociale et de la désintermédiarisation que crée la Blockchain. Ce qui se passe en ce moment en Espagne ainsi qu’en Wallonie témoigne de la disparition du pouvoir politique humain visible, incarné. Et l’arrivée d’Hillary Clinton signe également cette disparition du Gouvernant visible et du pouvoir de celui-ci.

Le même constat de désincarnation (et donc d’arrivée de la puce) peut se faire pour le cas du système répressif, des prisons, de la Justice : aujourd’hui, face au problème des prisons surchargées et des criminels/terroristes en liberté ou ingérables, la puce s’annonce comme l’alternative sécuritaire pour juguler la violence (cf. le module « portes ouvertes » à Villepinte et Mont-de-Marsan).

La déliquescence humaine touche tous les domaines d’activité professionnelle. En particulier le domaine de la défense. On le voit bien. Les policiers se sont fonctionnarisés à leur dépens (c’est pour celui qu’ils font actuellement grève dans toute la France : on ne les autorise plus à user des moyens de leur efficacité) et sont en voie de disparition. Ils connaissent le sort des chauffeurs de taxi avec Uber. Ils vont s’ubériser à leur tour. Avec le Gouvernement Mondial, on est proches de la passation de pouvoir avec la grande Machine de surveillance et de protection technologique, on est proches du « chacun fait sa loi dans le monde du zéro danger et du zéro risque ».

Autre institution sur la sellette (d’autant plus surprenant qu’elle semble aux yeux de certains indestructible, voire oppresseur des autres institutions humaines) : les médias. En ce moment, France Télévisions se fait épingler par la Cour des Comptes, I-Télé vit sa crise, et Internet s’auto-attaque (j’ai parlé de la Cyberattaque contre Twitter en introduction). Chaque être humain, par la puce, est invité à être le film de soi-même et à se faire ses propres films.
 
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Horace projetant ses rêves, dans le film "Miss Peregrine et les enfants particuliers" (2016) de Tim Burton

Horace projetant ses rêves, dans le film « Miss Peregrine et les enfants particuliers » (2016) de Tim Burton


 

Plus connue/attendue désormais est la décadence et la dématérialisation du secteur bancaire et de l’argent. Plus qu’une disparition de la Banque, il s’agit d’une virtualisation/numérisation de l’argent, des richesses et de l’Humain (à travers la puce). Avec toujours les excuses bobos de la désobéissance et de l’autonomie (« Libre d’être toujours autonome. » nous dit Boursorama Banque » qui nous propose/impose de « nous libérer de notre Banque »).
 

 

s) « Je suis ce que je partage »

Le passage de relais entre le Réel et l’image technologisée de soi, je le vois à travers des publicités comme celles de Nikon : « Je suis ce que je partage. ». L’Homme se prend pour ses projections fantasmées, pour ce qu’il veut afficher de lui et ses goûts (en général anti-conformistes), mais plus du tout pour ce qu’il est humblement. En fait, l’Homme vend son âme au diable.
 

t) Les incendies des centres d’hébergement des migrants :

Depuis un certain temps en France, se multiplient les incendies de centres d’accueil de migrants. Encore un aujourd’hui dans le Puy-de-Dôme. Au-delà de l’indignation ou de la condamnation de ces événements, il est marquant de constater dans la Bible que ce rejet des étrangers est symptomatique de la destruction par Dieu des villes bourgeoises décadentes qu’étaient Sodome et Gomorrhe. Mondialement parlant, la peur du terrorisme et les mouvements migratoires sont des contractions fortes avant le châtiment divin.
 

u) « Miss Peregrine et les enfants particuliers »

Enfin, la dernière info de cette édition. Il y a quatre jours, je me suis rendu avec six amis homos voir le film « Miss Peregrine et les enfants particuliers » (2016) de Tim Burton. Là encore, c’est un pur produit de la propagande de l’Antéchrist.
 
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Dans ce film, le temps et les événements sont sous contrôle des Hommes qui calculent et minutent scientifiquement tout ce qu’ils font, veulent et tout ce qui va leur arriver. La Nature est réglée comme une horloge à coucou : Miss Peregrine, l’héroïne (plus proche de Cruella d’Enfer que de la sémillante Mary Poppins) est toujours avec sa montre à gousset et fume sa pipe (comme un homme). Les personnages de ce film défient toutes les lois de la Nature humaine (la gravité en particulier, mais aussi le temps, les sexes, leur humanité, les espaces). Ce sont tous des expérimentateurs et des savants fous, qui créent des poupées bioniques, tentent des clonages ou des transplantations de cœurs qui les font passer d’une vie à une autre : « Retrouvez vos enfants. Créez de nouvelles boucles. » (Jake).
 

Enoch qui transplante des coeurs

Enoch qui transplante des coeurs


 

Ils vivent dans leur monde narcissique. Par exemple, le jeune Horace projette ses rêves sur grand écran. « Ses rêves parlent de vêtements en général. Parfois, ils sont prémonitoires. » Fiona, une autre des gamins extraordinaires, fait pousser les légumes ou des arbres. Miss Peregrine, la préceptrice de ces enfants surdotés, se prend carrément pour Dieu : « Il y a fort peu de choses que je ne puisse expliquer. » ; « C’est moi qui donne les ordres dans cette maison. » ; « Miss Peregrine a toujours raison. » (Emma). « On ne parle jamais de l’avenir. On ne pose jamais de questions. J’évite les sujets fâcheux. » (Miss Peregrine) Cette Madame Je-sais-tout fait partie des embrunes, c’est-à-dire des êtres mythologiques humanisés, des femmes-guides se transformant en faucons, et apportant la connaissance aux humains (d’après la légende, les embrunes ont la capacité de manipuler le temps, les boucles temporelles donnant accès à l’éternité). En réalité, elle est une des nombreuses ambassadrices du « mythe pansexualiste du ‘féminin sacré’ » prédominant dans la pensée New Age (cf. le livre Les Raisons d’espérer (2008) de Monseigneur Léonard, p. 93). « Les embrunes ne sont jamais des mâles. » affirme Miss Peregrine.

Tous les personnages du film sont les rois du déni de l’Incarnation corporelle/humaine/christique, à l’instar d’Adam et Ève : par exemple, à travers le personnage de l’Homme invisible « incarné » par Millard, on voit que l’invisibilité est considérée comme de la nudité. Ce qui caractérise l’orgueil antéchristique de tous les protagonistes de « Miss Peregrine et les enfants particuliers » (y compris l’orgueil de ceux qui nous sont présentés comme les gentils de l’histoire), c’est le refus d’être adulte, la peur de fonder une famille, le déni du Réel. D’ailleurs, il n’est pas anodin que les yeux des enfants (c’est-à-dire l’humilité et la réalité, mais aussi, si on transpose dans notre monde à nous, l’innocence et l’attention du jeune public) soient, dans le scénario, consommés par les sépulcreux (les méchants) en quête d’immortalité. Il n’est pas non plus anodin que les moutons des prairies soient égorgés (symboles de l’Agneau immolé, Jésus). Autre exemple d’orientation satanique du scénario : comme par hasard, ce film montre la Pologne, fief de la catholicité mondiale, comme le terreau d’où viennent les Monstres.
 
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De plus, le Manoir que Miss Peregrine et ses jeunes élèves habitent est un temple du noachisme : par exemple, les haies et les cyprès du jardin sont sculptés en forme d’animaux végétaux, de totems païens de la Religion Naturelle (typiquement antéchristique). L’emphase sur les valeurs telles que l’espoir ou le courage ancre cette super-production hollywoodienne dans la plus « pure » tradition du boboïsme : « Tu nous as appris qu’on pouvait être courageux. C’est encore plus précieux. » (Emma s’adressant à Jake en conclusion)
 
 
 
 
 

L’objectif de cet article n’est pas de nous rendre l’Antéchrist étranger et repoussant, mais au contraire de le rendre familier et un peu nôtre. Le plus grand danger, en fait, c’est d’étudier l’Antéchrist sans considérer le boboïsme (notamment le boboïsme venant des catholiques). Car nous allons avoir des milliards d’occasions maintenant de nous victimiser, choquer, offusquer, et d’extérioriser la faute sur d’autres personnes que nous… alors que la victoire de l’Antéchrist passera justement par l’orgueil de ne pas s’identifier humblement à tous les antéchrists/pécheurs/bobos qui nous entoureront.

Emprisonnement idéologique « catho » dans la lapalissade/vérité vraie inutile

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Atterré de voir l’engouement aveugle actuel des bobos cathos de droite pour le discours du Cardinal Sarah (cf. Code bobo 34 sur le « silence et la pudeur sacrés » dans mon livre Les Bobos en Vérité). Incroyable besoin de porter aux nues quelqu’un dont on n’a rien à dire, et qui est un faux pourfendeur des interdits, un reformulateur d’évidences justes mais inutiles. Mais quel aveuglement et enfermement dans les « vérités d’horoscope » pseudo cathos, comme je les appelle… « Oh! Untel a dit que la transmission c’était important! Untel a dit que le silence de Jésus était important ! Oh! Untel a dit que l’engagement pour Jésus était important! Oh! Untel nous dit que l’Humain prime ! Oh Untelle nous dit que le porno c’est pas bien ! Oh Untelle nous propose un féminisme anti-féminisme ! Oh Untel a dit que les tomates sont rouges! Géniâl!!! » Quand allez-vous grandir et sortir de ces épate-bourgeois qui ne nomment pas le mal là où il est et qui se servent de Jésus pour l’annoncer du bout des lèvres ?
 

 

Les catholiques français en ce moment me consternent. Vivement que la Vierge Marie agisse !

« Le Pape François » : le film anti-papal déguisé en hommage par les bobos cathos, et préfigurant l’Antéchrist

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a) Film-vitrine de l’Antéchrist

Ne comptez pas trop sur nos médias « chrétiens » pour vous prévenir de ce qui est en train de se passer actuellement dans l’Église et dans le monde. L’Église Catholique n’a quasiment plus d’appareil critique (que ce soit chez les catholiques progressistes que chez les catholiques tradis) et la grande majorité de nos « journalistes catholiques », bobos sans le savoir (car ils méprisent le terme « bobo » et le phénomène du boboïsme, en l’extériorisant systématiquement sur les autres), ne savent plus analyser un film, ni même simplement penser. C’était déjà le cas avec des films comme « La Passion » ou « Spotlight ». Mais c’est encore plus le cas avec « Le Pape François », un film latino-américain de Beda Docampo Feijóo et Eduardo Giana, qui semble brosser l’Église et le Pape dans le sens du poil. Donc selon nos critiques, vu que ce sont les intentions d’un film qui font le film, pas de raison de s’inquiéter ni de creuser ! C’est forcément un film bien, de « notre côté », sympathique, voire un chef-d’œuvre ! Ils vont juste en faire une recension positive, et puis après, dossier classé au rayon « DVD de Noël à offrir à mémé » ! Naïveté, incompétence, amateurisme et orgueil impressionnants.
 

"François, on t'aime !"

« François, on t’aime ! »


 

En réalité, « Le Pape François » n’est non seulement pas un hommage, mais j’irai même jusqu’à dire, au risque de choquer certains d’entre vous, que c’est un film anti-papal qui noie le Pape François dans le cliché folklorique bobo (à l’instar de Jésus sur son âne aux Rameaux, accueilli en triomphe à Jérusalem, avant sa crucifixion… à la seule différence que là, c’est juste une dodoche qui conduit le Pape à l’échafaud) en préparant la voie à son successeur, l’Antéchrist.
 
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« Le Pape François » est un excellent indicateur cinématographique de l’arrivée de l’Antéchrist et de la grande Apostasie vers laquelle se dirige la grande majorité des catholiques sans même s’en rendre compte. C’est un film bobo non seulement dans le sens stéréotypé de l’adjectif, mais aussi et surtout dans son sens eschatologique et antéchristique (car le boboïsme est la Nouvelle Religion Mondiale fomentée par la Franc-Maçonnerie). Ce long métrage essaie de transformer le Pape en « pape normal » avant de le liquider définitivement (tout comme François Hollande a flingué la crédibilité et l’essence même de la fonction présidentielle en France en se prétendant « président normal »). Autrement dit, il tente de transformer François en « Pape malgré lui » (ils avaient déjà essayé de faire jouer ce rôle mélodramatique à Benoît XVI : sans succès), en « Pape pas comme les autres », en « héros ordinaire », en « Pape-pote », en « Pape révolutionnaire et anticonformiste », en « pape anti-Papauté », avant de le faire remplacer par un Pape qui assumera encore moins que la caricature bobo du Pape François son statut de successeur des apôtres consacré spécialement par l’Esprit Saint et par Jésus Fils de Dieu : l’Antéchrist. De la banalisation démagogique et niaisouille de la Papauté (à la sauce kitsch-latino grossièrement papolâtre, chauvine, populiste et sensibleriste : malgré les tentatives de rendre l’ensemble sobre et pudique, ça reste pas subtil…) à la destruction de la Papauté, il n’y a qu’un pas… La future série The Young Pope, diffusée dans une semaine sur Canal +, et dépeignant un Pape carrément antéchristique, ne fait que le prouver ! Il n’y a également qu’un pas du Pape génial, au Pape original puis normal puis banal puis vénal puis chacal.
 

 
 
 
 

b) Un film qui n’est pas catholique :

Pourquoi « Le Pape François » est souvent à la limite du film hérétique qui, à force de vouloir nous rendre le Pape sympathique et proche, force à ce point le trait qu’il finit par nous le rendre insupportable et à le convertir en ce qu’il n’est pas (car au fond, je ne suis pas sûr que ce « cadeau » cinématographique ait fait réellement plaisir au vrai Pape François : la flatterie, même le diable sait faire) ?
 
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A – D’abord parce que ce genre de films laudatifs – appelés biopics – doivent se réaliser à titre posthume. Pour des raisons évidentes de liberté, d’humilité, de distance d’objectivité. Rendre ce genre d’hommages à un homme vivant, même si c’est plein de bonnes intentions et de bons sentiments, cela revient à le vouloir (inconsciemment) mort. C’est accélérer les choses, les événements, réduire une vie à une fonction papale ou à une portion de cette même vie. C’est projeter sur le Réel (passé comme présent et futur) ses propres fantasmes (en général hystériques, nostalgiques, narcissiques, démesurés) : on le voit en particulier dans le film avec la superposition d’images fictionnelles et d’images d’archives (télescopage schizophrène s’il en est…). Décréter que quelqu’un est saint (il est surnommé « el santito », le petit saint en espagnol), béatifier un être humain avant sa mort, aussi Pape et déjà confirmé/consacré par l’Esprit Saint soit-il, c’est se prendre pour Dieu, qui seul couronne, qui seul sanctifie, qui seul décerne (à travers ses ministres consacrés et son Pape justement) des « diplômes de sainteté ». Franchement, cette identification excessive au Pape, en plus d’être anachronique, est hyper gênante et déplacée. Comme je le disais un peu plus haut, à travers ce film, on assiste à toute l’ambiguïté des Rameaux : entre soutien réel et démonstration publique de soutien, entre ovation et euphorie, entre sincérité (sans Vérité) et foutage de gueule/haine idolâtre, on ne sait pas clairement démêler le vrai du faux dans l’hommage disproportionné, faussement pudique, des bobos cathos.
 
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B – Ensuite, ce film me semble hérétique parce que « Le Pape François » prête au vrai Pape et aux croyants catholiques des propos, des actes, des discours en apparence réalistes/historiques/charitables mais parfois pas du tout évangéliques, pas du tout catholiques, en définitive. Je vais prendre quatre exemples tout bêtes :

B 1) Le Pape François n’a jamais été le Pape des pauvres, venu exclusivement pour eux, et méprisant les riches et les dictateurs (contrairement à ce qui est présenté sur le film dans un manichéisme simpliste ahurissant). Au contraire : François aime tout le monde, justement. Il est venu spécialement pour les pécheurs, les riches et les dictateurs. « Le Pape François » montre au contraire un Pape frondeur, veut faire de François un porte-drapeau de l’antifascisme. C’est hallucinant, cette récupération. Les deux scènes les plus signifiantes de ce réductionnisme manichéen, c’est d’abord la mise en scène « Mission » (on a presque la fumée) du futur Pape au milieu des manifs et des banderoles des syndicalistes (comme si le François était le nouveau Che Guevara, le nouveau Libertador, le Justicier qui allait ici-bas devenir l’homme politique des pauvres ! Fantasme des pharisiens bobos, précisément…), et ensuite la scène digne du « Parrain » de Coppola ou d’un Tarantino (références également hyper bobos), avec le Méchant – l’Amiral – et sa tête patibulaire à faire frémir, menaçant le futur Pape de représailles s’il continue à s’opposer à la Junte militaire d’extrême droite en Argentine. Histoire de nous prouver que le Pape François fait partie des Gentils Rebelles antifascistes. C’est pitoyable.

B 2) Vers la fin du film, juste avant son élection, lorsque le futur Pape est installé dans sa cellule épiscopale au Vatican, la sœur qui l’accueille demande à François (et le plus sérieusement du monde, en plus !), si « ça ne le dérange pas d’avoir la chambre n°13 ». Vous en connaissez beaucoup, des vraies religieuses, capables de ce genre de superstitions sérieuses, sans déconner ?

B 3) « Le Pape François » fait dire à François une phrase très choquante et qui transpire le populisme démago-bobo : « Mon Peuple est pauvre. Et je suis l’un de vous. » Or le vrai Pape ne se prend absolument pas pour les pauvres. Le Christ, lui-même, n’a jamais dit : « Je suis un pauvre comme vous. » Pas du tout. Il ne s’est jamais situé ni du côté des riches, ni du côté des pauvres ; et Il n’a jamais usurpé l’identité des pauvres.

B 4) À plusieurs reprises dans le film, on entend la figure du Pape médire à propos du haut clergé (« Au Vatican, c’est plus facile d’y perdre la foi que de la trouver. » ; « C’est un nid de vipères. »), chose qu’on n’entend jamais de la bouche du vrai Pape qui, s’il a quelque chose à dire à ses coreligionnaires, l’exprime ouvertement et surtout commence à se l’appliquer à lui-même. La revendication réformiste que les réalisateurs du film lui prêtent, idem, c’est un abus de pouvoir. La figure du Pape François est tellement fantasmée par les réalisateurs comme une icône d’altérité, de la différence, de changement, de progrès, d’originalité, qu’on l’entend souhaiter « une autre Église ». Ça ne va pas. C’est faire dire au Pape ce qu’il n’a jamais dit ni pensé.
 

C – Enfin, ce film est hérétique et quasi apostat parce qu’il réunit tous les éléments du paganisme spiritualiste qu’est le boboïsme. Pour prouver ce que j’avance, je me suis amusé à passer « Le Pape François » au tamis de mon livre Les Bobos en Vérité, parce que, sans rire, on y retrouve tous mes 60 codes bobos. Je vous montre dès maintenant.
 
 
 

c) Les 60 codes bobos dans le film « Le Pape François » :

 

Code 1 – Petit-fils de 1968
 
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Presque tout le film nous téléporte dans les années 1970 jusqu’aux années 2010. Au final, ce grand écart temporel positionne parfaitement le Pape François à la place du petit-fils de mai 1968. Dans « Le Pape François », les années 1970-1980 y sont à la fois magnifiées et diabolisées car elles correspondent pour l’Argentine à la dictature militaire (1976-1983). En général, le bobo a un rapport souffrant et idolâtre de fusion-rupture avec la décennie seventies. Il s’y identifie autant qu’il la méprise. C’est exactement ce dont témoignent les réalisateurs du film.
 

Code 2 – Je suis original !
 

Dans le film, le futur Pape est montré comme un gentil Désobéissant, un anticonformiste qui a du goût et qui aide à revenir à l’origine, à l’authenticité, à la simplicité. Même quand il fraude (par exemple il fait franchir la barrière de douane à un sans-papier dans un aéroport, dans les années 1980), même quand il désobéit, c’est présenté comme une originalité juste.
 

Code 3 – Haine de la matière, de l’argent et des richesses
 

Dans « Le Pape François », le futur Pape est montré comme le Pape des Pauvres et qui serait comme eux. On le voit très peu dans les salons de thé et dans les Palais, c’est sûr. Il fréquente plutôt les bidonvilles, les paroisses défavorisées, les locaux associatifs et syndicalistes, les stades de foot, les hôpitaux, etc. Il n’a pas de chauffeur ni de voiture privée : « Je préfère les transports en commun. » Il refuse la classe business dans les avions. Il lave même son linge à la main dans un lavabo au lieu de le donner à la femme de ménage (Là, le spectateur se dit que le film en fait un peu trop dans la démonstration d’humilité… Et quand bien même cette anecdote de mortification soit vraiment biographique, est-ce une raison pour la montrer au grand jour ?).

C’est difficile à expliquer, mais je trouve qu’il y a malgré tout dans ce film une forme d’exhibitionnisme (de l’émotion, de la pauvreté). Une forme de paraître. Une absolutisation de la sobriété. Une saturation. Or la sobriété devrait être autant dans le contenu du film que dans le nombre d’exemples illustrant celle-ci, à mon sens. La sobriété, c’est comme l’humilité : il n’y a pas plus prétentieux que lorsqu’on la nomme ou quand on essaie de la prouver à l’excès. Le propre de la sobriété, c’est la sobriété (tautologie à méditer). Le fait que « Le Pape François » nous martèle sans cesse que le futur Pape est humble (on nous sort sa dévotion à saint François d’Assise, on nous sort le traité de l’humilité de saint Ignace de Loyola : je crois que c’est bon, on a compris le message !) le dessert plus qu’autre chose. Le meilleur publiciste de l’humilité du Pape, c’est le secret, c’est la suggestion voire même parfois l’invisibilité.
 
 

Code 4 – Le consommateur masqué
 
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Il est étonnant de voir que la figure du Pape François, censée être un modèle de mesure, de pauvreté et de lutte contre la consommation, passe son temps à bouffer pendant tout le film, à consommer, à user d’outils technologiques qu’elle avait prétendu ne jamais connaître. Par exemple le téléphone portable. Le futur Pape, en bon bobo qui se respecte, prétend, par une boutade, qu’il n’a pas de portable : « Mon seul portable est la semelle de mes chaussures. » Mais après, on le voit plusieurs fois au téléphone portable téléphoner à ses potes pour leur chanter qu’il n’a pas chaaangé : « Je suis toujours le Padre Jorge. » Qui croire ?
 

Code 5 – La solidarité d’apparat
 

Dans le film, le futur Pape François est montré comme le bon samaritain, qui aide les pauvres et va aux « périphéries ». Mais comme tout est montré et démontré en images, la solidarité et la charité papales sont vidées de leur invisibilité et de la nécessité du secret qui les rendraient authentiques et belles.
 

Code 6 – Plus bourgeois que bourgeois : l’élite du bon « mauvais goût »
 

La figure du Pape François est présentée comme un bourgeois qui peut se payer le luxe (parce qu’il est trop cool et trop génial) de la sobriété, de la désobéissance et du mauvais goût : par exemple, il boit du « mate » (thé argentin particulièrement amer), il se plaît à manger ce qu’il ne devrait pas (les pâtisseries), à consommer par gourmandise ce qui est « interdit », il rejette ses parures ecclésiastiques une fois élu Pape, etc.
 

Code 7 – Jargon vulgos-pédant
 

Dans « Le Pape François », le futur Pape ose prononcer des expressions vulgaires, transgresser les règles de la bienséance, faire des blagues un peu tendancieuses voire carrément provocatrices (par exemple, dans le réfectoire du séminaire, ou encore au téléphone face à son collègue prêtre qui lui fait écouter un hymne de jeunes chantant la promotion de sa candidature papale).
 

Code 8 – Parler anglais
 

Comme par hasard, plus la trame narrative du « Pape François » avance, plus les dialogues s’anglicisent (avec notamment l’arrivée de la journaliste nord-américaine, Cecilia). À la fin, le film se termine avec l’internationalisation/anglosaxonisation de la foule apprenant, sous les flashs des projecteurs, la nomination du nouveau Pape, sur la Place Saint Pierre à Rome. United Colour of Cathos Cons.
 

Code 9 – Optimisme et Espoir : l’Architecture lumineuse du bonheur
 

La figure du Pape n’annonce ni le Christ Jésus ni la Croix quand elle vient en aide à quelqu’un : elle annonce seulement l’espoir, l’optimisme, la nécessité de croire, la possibilité de se relever après une chute, l’amour d’un Dieu sans visage, l’assurance de ne pas être jugé, une miséricorde sans Vérité, une consolation déchristianisée. Le Pape François du film rassure… mais il n’assure pas Jésus et ne nomme pas le mal. C’est juste le gentil confident, le bon papa, qui se contente de dire « Il faut y croire » et « Je ne te condamne pas ». Je ne suis vraiment pas sûr que le vrai Pape François soit le porte-parole de cet humanisme intégral vaguement christique.
 

Code 10 – Adjectif « Petit » : la folie cubiste et la puce électro
 

Le boboïsme, en voulant singer/surjouer l’humilité, focalise sur la petitesse. C’est ce qui arrive à la figure du Pape dans le film sur lui : « Il faut se concentrer sur les petites choses. » dit François.

Dans « Le Pape François », la matérialisation mignonnette (et franchement bobo !) du petit détail naïf et cubique qui émeut le bobo, c’est le mouchoir que donne le futur Pape François à l’héroïne Ana, et qui reviendra tout bien plié en cube et tout bien repassé, en gage de sa conversion. (Ce que le boboïsme est cucul, quand il s’y met…).
 

Code 11 – Je ne souffre pas !
 
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Dans le film, le Pape François est montré comme un Pape qui boite comme un Quasimodo, mais qui cache sublimement sa souffrance. Il ne nous est même pas montré qu’il endurerait quoi que ce soit en silence. Même quand sa mère s’oppose à sa vocation sacerdotale, même quand il renonce à deux opportunités amoureuses avec des jolies femmes, même quand il se fait menacer par la Junte militaire, même quand il est en haut des barricades syndicalistes, même quand l’acteur qui interprète le Pape (Dario Grandinetti) doit montrer de l’empathie, il ne bronche pas, ou bien il sourit comme un bienheureux. Zéro relief, zéro fêlures, zéro défauts, zéro contradictions, zéro dilemmes intérieurs, zéro fautes, très peu d’empathie (ou alors elle est mal jouée). Portrait impeccablement lisse et désincarné, malgré la volonté des réalisateurs d’humaniser à fond le Pape et de lui faire toucher la misère du doigt. Toute la souffrance et les violences sont extériorisées. Le Pape François, c’est comme Alain Delon : « Il ne souffre pas ! ». C’est un super-héros qui n’a jamais fauté… On y croit vachement.
 

Code 12 – Globe-trotter
 
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Dans le film, le Pape François se déplace un peu partout. Il a la bougeotte, est constamment en déplacement. On le voit finalement beaucoup plus à l’extérieur qu’à l’intérieur (dans une église, un confessionnal ou en prière). Son téléphone portable le téléporte d’ailleurs y compris dans les endroits où il ne se déplace pas physiquement.
 

Code 13 – Canapé
 
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On retrouve dans « Le Pape François » quelques scènes de canapé, c’est-à-dire cette orchestration de l’introspection spirituelle (voulue « profonde »), ces voyages intérieurs pour croyant ou militant flemmard. L’introspection, comme elle est forcément intime et secrète par définition, est particulièrement difficile à filmer (car elle vire très vite à la simulation narcissique), et normalement elle ne devrait même pas être filmée pas (ou alors le réalisateur finit par faire regarder à son acteur un radiateur avec émotion). La vie intérieure, je n’y peux rien, c’est entre Dieu et chacun de nous. Malheureusement, le bobo tient à son canapé… et le prend souvent pour un tapis volant.
 
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Code 14 – Scooter
 
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Le scooter du Pape dans « Le Pape François », c’est la deux-chevaux. Sans blague : le Pape est filmé au volant d’une dodoche !
 
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Code 15 – Mosaïque multiculturelle
 

Dans le film, François est montré comme le Pape de tout le monde : jusque-là, tout va bien. Le souci, c’est qu’ensuite, il est dépapalisé et réduit à un Monsieur Tout-le-Monde (limite « Appelez-moi Fanfan »). Il n’est même plus Pape, dans l’idée, dans le rapport et dans le statut hiérarchique. Il est accessible à tous, pose en photos avec plein de gens d’âges, de sexes, de classes sociales différentes, n’a pas d’ennemis ni de contradicteurs (à part la mère ; puis l’Amiral, le seul vrai Méchant du film). Même à la Curie romaine, on ne montre pas la moindre inimitié interne. C’est la carte postale multiculturelle.

Cet internationalisme de façade, censé faire contrepoids au chauvinisme particulariste latino-américain préalablement affiché, est corroboré par la réplique finale d’un fan sur la place Saint Pierre, qui porte une pancarte avec un message d’amour destiné au Pape François nouvellement nommé : « La nationalité n’a pas d’importance. » Philosophie No Border en force !
 

Code 16 – Fanfare jazzy
 

Dans le film, le Pape est montré comme un mélomane, amateur de Carlos Gardel et de tango (une des danses les plus bobos de la terre puisqu’elle est une danse populaire qui a été récupérée par les riches qui l’ont embourgeoisée pour la transformer en cliché rétro national argentin). Il danse d’ailleurs pendant un mariage au son d’un orchestre jazzy, ou bien fait danser et chanter une troupe de pauvres des favelas.

Pour continuer dans le fantasme bobo du bourgeois entouré d’êtres atypiques et sympathiques dignes d’une cour des miracles, pensons également au nain Alfredo, collègue enchanteur d’Ana, qui lui rend le travail de journaliste plus agréable.
 

Code 17 – Le vieux marin breton
 

Plusieurs fois dans le film, le futur Pape est montré comme le grand copain des papys et des mamies (la première étant bien entendu sa grand-mère Rosa, désignée tacitement comme l’instigatrice de sa vocation sacerdotale). Par exemple, il tape un brin de causette avec une vieille à sa fenêtre.
 

Code 18 – Vive le vieux !
 
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Tout le film « Le Pape François » surfe sur la vague de la nostalgie rétro argentine : on a droit à toute la carte postale des clichés typiques du folklore d’Argentine (dulce de leche, Borges, tango, football, mate, etc.)… paradoxalement pour prouver que le Pape est cool, jeune et moderne. L’éternelle contradiction du boboïsme qui capture le passé pour le vider de son essence et n’en garder que le décorum esthétique du futur.
 

Code 19 – Chapeau Charlie Winston
 

Tous les acteurs du film « Le Pape François » ont leurs clichés (très sérieux) bobos avec leur casquette de Gavroche ou leur chapeau popu (canotiers argentins « à la Gardel »).
 

Paco (Abel Ayala)

Paco (Abel Ayala)


 
Pape François (Dario Grandinetti)

Pape François (Dario Grandinetti)


 
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Code 20 – Clope
 

Série The Young Pope

Série The Young Pope


 

Le Pape François du film n’en est heureusement pas encore rendu à cloper comme le prochain Young Pope Jude Law … mais il n’en est pas loin, puisqu’il se joint à la tournée (« si tyyypiquement ancrée dans les mœurs sociales argentines » #AttentionRituelSacréPopulaireQuonPeutPasComprendreSiOnNestPasArgentin) du calumet de la Paix (comprendre le mate, qui circule dans le cercle d’un groupe de pseudo « Alcooliques Anonymes »). Communion populaire gustative. Vous pouvez pâs comprendre… « Prépare le mate, car on arrive. » (François s’adressant à une petite vieille)

Par ailleurs, Ana, l’héroïne, fume des cigarettes et boit de l’alcool. Car elle aussi, elle est cool.
 
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Code 21 – Ville (européenne)
 

Dans le film, toutes les scènes sont tournées en milieu urbain. Un savant mélange de buildings (modernité) et de bâtiments historiques (tradition) a été dosé. La figure du Pape François, tout comme le bobo d’ailleurs, entretient un rapport maladif avec la ville. Celle-ci l’attire autant qu’elle le révulse : « Cette ville est ma névrose. » (Pape en parlant de Buenos Aires)
 

Code 22 – La Passion pour la Nature, le Vent et la Mer
 

Dans le film, une grande place est laissée au vent, à la Nature et à la mer. Buenos Aires étant en plus une ville portuaire, on a droit à la contemplation de la mer par les personnages qui « philosophent », « pensent » et « prient » devant Mère Nature. C’est la Religion Naturelle du boboïsme. Par exemple, dans une scène un peu pathétique tellement elle est esthétisée pour rien et pour zéro message, le futur Pape François est filmé sur un promontoire surplombant un parc, plongé dans ses pensées narcissiques. Dans un autre passage du film, les cheveux d’Ana (pour shampooing Timotei Miel) baignés de soleil symbolisent cette pureté naturelle de l’humain. Le bobo adore jouer sur l’esthétisme des rayons du soleil.
 

Code 23 – « La Nature me domine et prouve ma méchanceté d’être humain. »
 

Rien à signaler.
 

Code 24 – Je ne crois pas en Dieu mais je fais comme si
 

Dans le film, l’héroïne, Ana, se présente elle-même comme une chrétienne de culture et d’éducation, mais qui n’assume pas d’être catholique de cœur : « Je ne sais pas grand-chose de l’Église catholique. » ; « Je suis agnostique. » ; etc. On la voit quand même un peu grandir timidement dans sa foi (elle fait baptiser sa fille, et revient avec son compagnon), mais sa conversion reste très évasive. « Le Pape François » n’est pas tellement un film sur la conversion, ni un film qui donne envie aux incroyants de se convertir (même si je pense que ses réalisateurs sont persuadés que leur réserve et leur manque d’audace évangéliques sont précisément bien plus évangélisatrices et propices aux conversions qu’un prosélytisme plus prononcé…).
 

Code 25 – Nostalgie de la messe du dimanche et de la vie communautaire
 

L’administration des sacrements catholiques dans le film est privatisée, est traitée prioritairement sous l’angle de la sphère individuelle (par exemple, le baptême de la fille d’Ana est célébré dans la plus stricte intimité). Pas du tout la sphère collective et communautaire. Légère exception avec l’assemblée dominicale de l’église populaire… et encore, il fallait que cette assemblée soit montrée comme exclue de l’Institution-Église et rendue atypique et nettement plus authentique par rapport aux assemblées religieuses traditionnelles. Le bobo aime faire sa petite religion dans son coin, sans appartenir à une Église et encore moins à une assemblée dominicale humaine.
 

Code 26 – Festi-schisme
 

Dans le film, tout plein de rituels et de fêtes païennes sont mises à l’honneur : le football, le mate, la cuisine, la chaleur d’une foule, etc. N’oublions pas que chez le bobo, tout est rituel et rien n’est sacré. « On peut être spirituel sans être religieux. » souligne le futur Pape en s’adressant à Ana. Le bobo copie les fêtes catholiques pour les vider de Jésus.

La cuisine, par exemple, est tout un cérémonial. Dans le boboïsme, très souvent, l’appréciation de l’art culinaire, la gastronomie, les savoir-faire de la table, sont considérés comme sacrés. On retrouve tout à fait cette idée dans « Le Pape François ». François envisage « la cuisine comme une forme d’art, d’élévation, comme un vecteur de spiritualité », en prenant appui sur le film « Le Festin de Babette » dont il est/serait fan. Pour le bobo, la table de travail culinaire est comme l’atelier d’un artiste-peintre, car il se revendique « Maître du Goût » : un goût souhaité raffiné et techniquement élaboré. Pire : il la substitue à la Sainte Cène.
 
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Code 27 – New Age et psychologie
 

Dans le film, le futur Pape est montré comme un sage, un Maître Dong, une machine à déblatérer des paraboles nouvelles et des maximes toutes simples et pseudo profondes. Les entretiens qu’il accorde se situent à mi-chemin entre le confessionnal et le divan du psy, entre l’anecdote humoristique/enfantine et la Parole christique. Très vite insupportable, cette parodie de Jésus et du vrai Pape François…

Exemples de sophismes et de lapalissades à la noix qui lui sont attribués (et qui relèvent à peu près du même niveau que « La vie c’est comme une boîte de chocolats. On ne sait jamais sur quoi on va tomber. » de Forrest Gump) : « Dans la vie, il y a toujours un nœud à défaire. » ; « Il faut laisser une place au doute. » ; « Le temps est supérieur à l’espace. » ; « Il faut se concentrer sur les petites choses. » ; etc. Brillantissime…

Mais attention. Tout n’est pas si rose. Le Pape est aussi dépeint comme un vieux loup solitaire, qui derrière sa façade joyeuse et populaire, cache un terrible secret, une fêlure : sa solitude. « Le père Jorge est un homme seul. Très seul. » nous avoue José, un proche camarade du François. Scoop phénoménal. Il est donc seul… C’est un « homme meurtri ». #Foutagedegueule. À l’issue de la projection du film, l’amie avec qui je suis allé voir le film m’a sorti cette phrase que je trouve très juste, sur l’impudicité des réalisateurs vis-à-vis du Pape François : « Pourquoi ils montrent son cœur comme ça ? »
 

Code 28 – Ni remords ni péché
 

Dans le film, quand le futur Pape reçoit des personnes en confession ou qu’il console un pécheur, il sert de mouchoir plutôt que de conseiller, de confesseur et de véritable guide exigeant qui fait accoucher la personne de son péché et qui demande au pécheur un effort, une réparation, une pénitence. Finalement, la faute et le péché ne sont même pas nommés. Il manque le « Va et ne pèche plus » de la Bible. À un moment du film, c’est d’ailleurs assez marquant comme le Pape s’égare dans sa propre tendance à improviser des paraboles en oubliant ce qu’elles étaient censées illustrer et incarner en Vérité : à l’hôpital pour enfants, un gamin en fauteuil lui demande « Qu’est-ce qui arrive quand on meurt ? »… et alors François part dans une gentillette métaphore footballistique… pour finalement ne pas répondre à la question. Et la scène s’arrête carrément sur cette incohérence de scénario. Super…
 
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Code 29 – L’enterrement bobo
 
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À plusieurs moments dans « Le Pape François », on voit les personnages offrir des mises en scène d’hommage aux personnes décédées archi bobos : à deux reprises, Ana, en compagnie de sa fille Eva, et même ensuite en compagnie du futur Pape, jette des fleurs blanches (des lys) dans l’eau puis dispersent les cendres de sa grand-mère dans le Río de la Plata (Euh… Quelqu’un pour expliquer aux bobos que même la dispersion des cendres « dans un lieu que le disparu a aimé » et l’incinération des cadavres ne sont pas très appréciées – voire même carrément déconseillées – par l’Église ?)

Dans une des séquences du film, la figure du Pape François raconte de manière émue son goût des cimetières et les magnifiques souvenirs qu’il garde du « cimetière près d’un aéroport où il regardait les avions décoller ». Ça ne veut rien dire, mais c’est tellement poétique que ça a l’air de vouloir dire quelque chose…
 

Code 30 – Croisade iconoclaste contre les « clichés »
 

Tout le film « Le Pape François » tente de casser l’image jugée trop lisse et poussiéreuse de la Papauté. Il passe en revue tous les clichés de l’Argentine, du prêtre et du Pape, pour les déconstruire puis les reconstruire façon cool, décomplexée et légèrement irrévérencieuse.
 

Code 31 – Super-Zéro (pastiche raté de Star Wars)
 

Dans « Le Pape François », le futur Pape est montré comme un Jésus boiteux, qui fait des miracles avec rien, et qui répare tout sur son passage grâce à ses bonnes paroles toujours à propos (la scène de la jeune femme qui a avorté – peut-être la seule crédible du film – en fournit un bel exemple).

Par ailleurs, le bobo est en général fan de Star Wars et de tout ce qui peut transformer Jésus en Super-Héros barbu publiquement appétissant. Et comme par hasard, le film « Le Pape François » rapporte que dans le séminaire dont Mgr Bergoglio a eu la charge, ce dernier était tellement « cool » qu’il faisait voir à ses prêtres en herbes « La Guerre des Étoiles ».
 

Code 32 – La folie pour le blanc (sali)
 
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Il était difficile, vu la blancheur originelle de l’habit du Souverain papal, qu’elle ne plaise pas aux bobos cathos (rien que l’affiche du film, dans les tons blancs cassés et crémeux, annonçait le boboïsme à des kilomètres), et que ces derniers ne cherchent pas à un moment ou un autre à l’instrumentaliser pour la transformer en « blancheur rebelle ». Ce détournement est particulièrement visible dans les dernières images du « Pape François », quand on voit le Pape faire sa sélection d’habits et ornements blancs de sa nouvelle fonction papale qu’il décide de garder ou de rejeter. La sainte et blanche colombe faisant son tri de blancheurs… en oubliant le rouge de la Croix…
 

Code 33 – Barbu
 
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Dans le film, le prêtre qui seconde le Pape, le Padre Pepe, est trentenaire, barbu et porte un nom hispanisé (« Padre » quelque chose) : la totale ! (il ne lui manque qu’un avatar Twitter dessiné, des lunettes, un verre de bière, un padreblog, et le tour est joué).
 

Code 34 – Silence et Pudeur sacrés
 

Ana et François

Ana et François


 

Dans « Le Pape François », l’accent est mis sur les silences pseudo « habités », la sobriété. Le futur Pape est montré comme celui qui laisse les gens pleurer, qui écoute (alors que concrètement, on n’entend que lui !), celui qui comprend tout, celui qui débite des paroles saintes et prophétiques qui laissent son interlocuteur bouche bée d’admiration.
 

Code 35 – La voix-off insupportable
 
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Le drame du film « Le Pape François », c’est que le Pape François, même s’il est soi-disant cité par rapport à ce qu’il a vraiment dit, est transformé en parodie de lui-même (un peu comme Brice de Nice, prisonnier des formules qu’il a inventées ou qui lui sont attribuées, et qui devient la pathétique caricature de lui-même), transformé en moulin à paroles. Pendant que je regardais le film, au bout d’un moment, j’avais envie de dire à l’acteur qui joue le Pape : « Putain mais tu vas la fermer, ta grande gueule ?!? » Pour le spectateur qui connaît le vrai Pape François, c’est assez douloureux d’entendre des formules courtes labélisées « Pape François » coupées au montage, mises bout à bout, détournées de leur contexte d’énonciation. C’est un peu comme la poupée Nénuco parlante qui sortirait de sa mélodieuse voix robotique « Et surtout, priez pour moi », « Allez aux périphéries », « Fais une selfie avec moi », « Qui suis-je pour juger ? », « Je suis le Pape des pauvres : serre-moi contre ton cœur. », etc. Bref, c’est crucifiant de découvrir son grand-père chéri transformé en voix-off, en automate de lui-même.

L’une des scènes les plus signifiantes au sujet de la transformation de la personne du Pape en voix-off insupportable, c’est, au début du film, le moment où Ana découvre sur internet les paroles du futur Pape, et essaie de retranscrire une conférence-audio et de synthétiser les idées-phare de la pensée de l’évêque. On voit parfaitement ici que Bergoglio passe à la moulinette, commence à être introduit de force dans le téléphone arabe mondial.

Le paradoxe de ce film, c’est qu’en cherchant à prouver l’humilité du Pape à grands renforts de citations qui le convertissent en donneur de leçons, en boîte à proverbes, en machine à commenter (« Le Pape a dit »), en machine à opinions, en commentateur (notamment lors des images télévisées de la démission de Benoît XVI), il nous le montre finalement comme un prétentieux, un faux humble, un beau parleur, un conteur de fleurette évangélique, un perpétuel interviewé qui fait de la public relation. Avec le Pape François de ce film, il n’y a plus d’échanges. L’enrichissement est unilatéral : le Pape donne la solution à ses disciples qui l’écoutent ébahis. Ça ne va que dans un sens : le Pape, le Pape, et encore le Pape.
 

Code 36 – Bougies
 
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Il y a quelques bougies et lampions qui traînent par-ci par-là dans le film. Même si, pour un film argentin (pays qui a la Palme du boboïsme, je trouve), on aurait pu en trouver bien davantage…
 

Silvia Abascal, personnage

Silvia Abascal, personnage


 

Code 37 – Le mariage bobo
 

Rien à signaler.
 

Code 38 – Le blogueur catho (et sa bière !)
 

Le Pape François en Street Art

Le Pape François en Street Art


 

Dans le film, Ana, « catho en réflexion », gère un blog. Elle est engagée par son agence journalistique très très vaguement chrétienne, pour couvrir un événement catholique (l’élection du futur Pape argentin) dont elle ignore tout. Et dans les locaux hyper design de sa boîte (ça sent l’open space à plein nez), la bière semble couler à flots autant que le mate (= la bière du pauvre).
 

Code 39 – Le spiritualisme intégral du bobo de droite
 

Dans le film « Le Pape François », le Pape est montré comme un maître spirituel tradi-cool, un gardien de l’orthodoxie conservatrice catholique mais « anar ». Un condensé de la gauche et de la droite. Voire de l’extrême gauche et de l’extrême droite (même si le parti pris du film penche clairement à gauche).
 

Code 40 – Dandy Queer & Camp
 

Dans le film, Luis, le personnage de l’informateur italien, qui drague toutes les jolies femmes journalistes qu’il doit aiguiller dans Rome, est l’archétype du dragueur sophistiqué un tantinet maniéré.
 

Code 41 – Style artistique sobre-trash
 
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Dans le film, la déco et les peintures murales de l’église populaire où Mgr Bergoglio célèbre la messe symbolisent tout à faire ce mélange d’orthodoxie et de désordre esthétique recherché par les bobos cathos.
 

Code 42 – Pas d’humour
 

Dans le film, le futur Pape François sort des blagues pas désopilantes, même si elles se veulent taquines, audacieuses et tendres. Pourquoi le boboïsme n’a pas d’humour ? Tout simplement parce que ses blagues ne sont pas vraies (les blagues les plus drôles sont toujours celles qui racontent des Vérités inavouables) et sont des postures de paraître, en général. Ici, dans « Le Pape François », les calembours du Pape tombent à plat parce qu’ils sont plus là pour nous prouver que le Pape est cool, sympa et notre pote, que pour nous déplacer dans la Vérité. Je suis certain qu’au naturel, le vrai Pape François est nettement plus drôle que dans ce navet.
 

Code 43 – Photolâtrie
 
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Tout le film se présente comme une brochure touristique (pas étonnant d’ailleurs que l’héroïne exerce le métier de journaliste), comme un roman-photos « Amélie Poulain » autour du Pape. Parcours « Sur les pas de saint Bergoglio… » : ce qu’il a fait, aimé, les lieux où il est allé, le bénitier où il a plongé ses mains, son plat favori, les chiottes où il a pété… On s’en tape. Moi, personnellement, la seule chose qui m’intéresse dans le Pape, c’est le Saint Esprit !
 

Code 44 – « J’aime / J’aime pas » (les listes)
 
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Dans la pensée bobo, la personne humaine se définirait par ce qu’elle fait (« Il ne s’agit pas de penser. Mais d’agir. » dit à un moment Raúl ; « Ma vie, c’est le travail. » affirme Ana ; « L’expérience est une valeur suprême. En tout. » avance Luis), se définirait par ce qu’elle sent, ce qu’elle veut, et aussi ses goûts. Dans « Le Pape François », on a droit à la liste des goûts et des traits de caractère, justement, à la fiche signalétique du profil Facebook du Padre Jorge : il est Jésuite, il aime le foot, il écoute de la musique classique et du tango, il a une mère méchante, il aime danser, il aime cuisiner (il présente sa recette du « poulet a la Bergoglio », issue de sa grand-mère), il aime faire du billard (il a été un jeune cool comme les autres), il est intello (il se balade toujours avec un livre : aux pique-niques, aux mariages), il lit du Jorge Luis Borges, il boit du mate, il est gourmand, il aime le dulce de leche, il lave son linge à la main, il a fréquenté telle paroisse, il est argentin, il porte des lunettes, il boîte un peu, il n’a qu’un seul poumon, il n’aime pas les portables, il aime rigoler et les pauvres, il a pour modèle sa grand-mère et saint François d’Assise, etc.

Le film ne nous offre finalement que des détails de connivence, que le décorum folklorique du Pape, l’image d’Épinal, la surface (ce qu’a vécu la personne et ses goûts, c’est ce qu’il y a de moins universel et de moins intéressant, finalement). C’est une forme de momification avant l’heure. Ça se veut nationaliste (couleur locale), ça se veut pro-Pape (du sur-mesure), ça se veut élogieux et humanisant… En réalité, c’est lugubre. Le Pape François n’est pas encore mort. Et surtout, ceux qui veulent le transformer en statue de cire pour l’applaudir, pour en lister tous les ingrédients, ne l’aiment pas autant qu’ils le font croire. Une personne ne se définit pas par ce qu’elle aime ni par ce qu’on connaît encyclopédiquement d’elle, mais uniquement par Qui elle est aimée : Jésus.
 

Code 45 – Promenade chorégraphique
 
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Le début du film est une promenade touristique dans la ville de Buenos Aires, en bus. Le spectateur se demande d’ailleurs avec inquiétude si tout le scénario du film va suivre une trame aussi naïve et ennuyeuse que celle-là.

Par ailleurs, comme je le signalais un peu plus haut (cf. le code canapé), beaucoup de plans montrent le futur Pape dans ses circonvolutions mentales. Ces mises en abyme transforment François en promeneur symbolique marchant au ralenti dans un film mélo (la star dans son clip), spectateur narcissique de sa propre vie « simple et extraordinaire à la fois ».
 

Code 46 – Sifflotements, xylophones, banjo et piano
 

Pour habiller le générique final du film, les réalisateurs ont choisi la Misa criolla, monument de la catholicité inculturée dans le monde latino, qui n’est pas en soi bobo. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Rien n’est bobo en soi. Tout dépend de l’intention ou de l’utilisation qu’il y a derrière un fait. Mais en l’occurrence, ici, je trouve que la récupération de cet ordinaire de messe sous forme de clin d’œil musical typiquement « couleur locale » et populaire, est pour le coup bobo, car elle enferme le Pape dans le folklore. C’est comme laisser croire à une complicité commune simplement parce qu’on vient du même pays ou qu’on aimerait la même chose ensemble. Ça relève d’une identique facilité/illusion adolescente.
 

Code 47 – Le monde enfantin désenchanté
 

Dans le film, on a malheureusement pas beaucoup de scènes de François enfant. En revanche, toute son adolescence a été tellement magnifiée qu’elle en devient irréelle, cousue de fils blancs, désincarnée.
 

Code 48 – Le divertissement jeunesse confié au bobo
 

Dans « Le Pape François », le futur Pape est un camarade de jeux idéal avec ses voisins de siège d’avion en culottes courtes. Et par ailleurs, il va voir des enfants hospitalisés et est montré comme un animateur de colo qui parle de foot plus que du Christ. D’ailleurs, il ne répond même pas à leurs questions et n’annonce du coup pas le Seigneur.
 

Code 49 – « L’Amour n’existe pas. Les amours (éphémères) oui. »
 

Dans le film, Ana et son amant Raúl forme un couple au départ désuni, raté, qui n’a que la chambre d’hôtel pour s’unir, voué à la rupture et aux coucheries ponctuelles.
 

Code 50 – « Je suis vivant » ou « J’ai aimé »
 

Dans le film, le compréhensif Padre Jorge (le futur Pape) conforte chez les âmes qui viennent lui confier leurs peines de cœur l’importance de leur sincérité, leur sentiment « d’avoir aimé » malgré tout. Discours psychologisant, peu rigoureux, et faussement consolant car il n’exige/ne propose quasiment rien. Je ne crois pas que le vrai Pape François soit aussi caricaturalement maternel dans ses conseils.
 

Code 51 – « L’amour s’impose à moi. Je le construis par mon ressenti »
 

Dans le film, la foi d’Ana et plus soumise et dictée par son ressenti, sa conscience de Dieu, que présentée comme un don et un appel d’une personne qui est Jésus et qui dépasse sa perception personnelle. Finalement, nous dit « Le Pape François », pour croire en Dieu, il suffirait juste de le vouloir et d’avoir conscience de Dieu. La vocation s’annonce comme un choix, comme une prise de conscience. Alors qu’en réalité, le propre de la vocation, c’est précisément qu’on en a peu conscience et surtout qu’on ne l’a pas choisie.
 

Code 52 – « J’aime là où je ne désire pas/ne m’engage pas »
 

Dans le film, une ellipse complète est faite sur le retour d’Ana avec Raúl. La réconciliation du couple est montrée comme accidentelle, sans pardon, sans effort. L’engagement renouvelé est juste matérialisé/incarné par l’arrivée de la petite Eva. Mais finalement, tous les grands choix d’amour et de vie ne sont pas liés à la Croix ou à un désir de se convertir. Ils obéissent au non-dit, au hasard. Le film n’aborde quasiment pas le chemin intérieur et spirituel des personnages.
 

Code 53 – « Je t’embrasse… Prends soin de toi… »
 

Je vous ai déjà parlé du mouchoir repassé, comme « code » secret symbolisant discrètement la joie retrouvée (ou la crève terminée). Avec le bobo, on est souvent dans le matériel sentimentalisé/spiritualisé, dans le petit objet symbolique adulescent « pour dire je t’aime » parce qu’on n’a pas le courage de dire les grands « Je t’aime » et d’y aller franco (dans sa foi, en Jésus, et par amour). Il joue dans l’arrière-cour.
 

Code 54 – « Je ne drague pas. Et c’est pas sexuel. »
 

Dans le film, le personnage du séducteur sophistiqué, Luis, qui drague avec l’air de ne pas y toucher, est un bel exemple de ce désir d’amour pas assumé chez le bobo.

Par ailleurs, la place (qui frise le fétichisme du dandy intello sophistiqué) qu’occupe l’objet-livre, surtout dans des cadres amoureux où précisément les gens ont autre chose à foutre que de s’isoler pour lire (François se munit d’un livre à un pique-nique, à un mariage : « Ce n’est pas normal d’avoir un livre un jour de mariage. »), fait également partie de ces détails téléphonés du film qui veulent asseoir une pseudo tenue intellectuelle, amoureuse, sexuelle, et qui frise l’hypocrisie pudibonde, si caractéristique du boboïsme.
 

François (jeune) avec une fiancée potentielle

François (jeune) avec une fiancée potentielle


 

Code 55 – Mademoiselle
 

JMJ de Cracovie, juillet 2016

JMJ de Cracovie, juillet 2016


 

Il n’est pas anodin que le film sur le Pape soit porté intégralement par le personnage d’Ana, une mère célibataire (en apparence), une femme délaissée par les hommes, une femme blessée, une Marie-Madeleine des temps modernes, une journaliste « en quête de sens », bref, l’archétype de la bobo.
 

Code 56 – Trio bisexuel (en plein déménagement…)
 

Rien à signaler.
 

Code 57 – Le mariage (ou pas)
 

Dans le film, on ne voit pas de couple marié uni (même le couple des parents de François ne fait pas envie). On se retrouve plutôt avec pléthore de célibataires (qui avortent, qui sont veufs, qui n’ont pas trouvé l’amour, etc.). Par exemple, Ana, l’héroïne du film, a un enfant avec Raúl (qui est peut-être un homme déjà marié une première fois). Mais dans son parcours de conversion, il n’y a pas de mariage en vue. De même, dans le mariage auquel assiste François au début du film, on ne voit jamais les mariés ; lui vient aux noces avec un bouquin (au cas où il se ferait chier) ; et finalement, on voit qu’il renonce au mariage pour lui-même.
 

Code 58 – Famille, tu me saoules !
 

Dans « Le Pape François », les familles sont éclatées, ou source de conflits, de projections carriéristes, de psychodrames… et vaguement des terreaux de foi.
 

Code 59 – L’enfant : mon projet et mon pote
 

Dès le début du film, Eva, l’enfant de Ana, est présentée comme la « meilleure copine » de sa mère, qui décide de leur programme de journée, qui est allongée sur son lit, qui accompagne sa mère et lui sert de substitut marital.
 

Code 60 – Bobo homo
 

Rien à signaler.
 
 
 

d) Le film Rameaux :

En conclusion, pour moi, ce film « Pape François », c’est vraiment l’illustration que le moment des Rameaux (avant le lynchage et la crucifixion) est arrivé pour l’Église Universelle. On a les applaudissements, la frénésie collective, les déclarations d’amour faciles qui fusent, la fanfare des pauvres et de leurs défenseurs qui crient « Victoire ! Viva el Papa ! », la kermesse latino portant aux nues l’Enfant du Pays (ou plutôt du Continent). Mais ce n’est pas profond. C’est un soutien fragile, qui ne repose pas sur la Vérité, sur la Croix, sur des faits qui dépassent les goûts et le cliché bucolique autour de la papauté. On a la célébration en grandes pompes de la nomination du Pape (le dernier ?). C’est filmé à l’américaine, avec les violons, comme lorsque Eva Perón apparaît devant la foule immense de ses fans au balcon. Le film s’achève par des images du Pape faisant un bain de foule. Les Rameaux. Oui, cette liesse cinématographique me fait peur car elle sonne faux et annonce des lendemains très violents pour notre Église. Le film « Le Pape François », c’est les Rameaux. Ni plus ni moins. Mon Espérance reste malgré tout tournée vers la confiance et la Croix du martyre. Mais en tout cas, je peux difficilement me laisser convaincre par cette vague émotionnelle collective, cette effusion publicitaire déconnectée du réel, cette Papemania/papophilie. Je la vois trop comme le prélude de violences imminentes qui vont nous coûter la vie.
 
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Émission Ecclesia Magazine de Radio Notre-Dame d’hier sur l’homosexualité : nouvelle apostasie

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Radio Notre-Drame récidive dans la nullité, en se servant du Synode, du Dicastère et du Pape François pour dire n’importe quoi/psychologiser/sentimentaliser sur l’homosexualité, et surtout pour occulter, au nom de l’accueil des personnes homosexuelles et de « l’amour », la plus grande part du message de l’Église : 1) la Bonne Nouvelle de la continence, 2) l’accès et la valeur des sacrements pour les personnes homosexuelles, 3) et l’avertissement du risque de damnation éternelle en cas de pratique homosexuelle, c’est-à-dire en cas d’état de péché mortel.
 

Malheureusement, il y en a qui a écrit, qui a parlé et qui parle encore (tout seul dans son coin, en étant ignoré de quasiment tous), une seule araignée emmerdeuse, mais qui est là.

Je retiens l’homophobie des anti-homophobie à mon encontre

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Je conserve maintenant soigneusement les attaques qui me sont faites dans un dossier pour, peut-être un jour, porter plainte pour homophobie à mon encontre. Je n’ai pas pensé au départ à conserver les appels anonymes, les menaces de mort. Mais maintenant, je vais me défendre. Car je suis attaqué à la fois au nom du Christ et au nom de mon homosexualité. Cathophobie + homophobie. C’est pas du mythe.

 

« Pas plus homophobes que les anti-homophobie. » 😉
 
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Incompréhension et mépris de l’abbé de Tanoüarn à l’égard de l’homophobie

Vous voyez un peu le niveau… Degré zéro de l’analyse sur l’homophobie par l’abbé de Tanoüarn, qui ne voit l’homophobie que comme une insulte et une abstraction. Aveuglement dans le sarcasme, déni de ce que vivent les personnes homosexuelles, finalement véritable homophobie qui feint l’indifférence face à elle-même. Et plein de beaufs LMPT hargneux qui partagent ça en étant d’accord. Pauvre France. Même des anciens amis qui m’ont lu, ont lu mon livre sur l’homophobie, qui savent que l’homophobie sur le terrain mérite de s’appeler « viol », « suicide », « agression », et qui laissent malgré tout ce prêtre la ridiculiser! Écoeuré de tant de mauvaise foi !

De l’inculte à l’occulte : Les écoles de sorciers remplacent l’Enseignement privé

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Ça a l’air d’une blague ou d’un épiphénomène. Mais l’ésotérisme et les sciences occultes ne sont plus du cinéma, et gagnent le terrain de l’école. C’est logique : si Jésus est viré des lycées et des collèges (même privés et pseudo « catholiques »), Satan et ses entités invisibles s’empressent de Le remplacer. #FinDesTemps #Magie
 

De plus en plus, les enfants dits surdoués ou dotés de capacités extraordinaires sont mis en avant (#TheVoiceKids et autres X-Factors télévisés), voire déifiés par la Gnose antéchristique. Les jeunes, élevés aux Magical Girls, aux Supers-Héros et dans un monde qui leur a mis dans le crâne qu’ils avaient un pouvoir caché qui dominerait le monde, se lancent et sont lancés dans la course à l’héroïsme… pour se brûler les ailes et perdre leur âme.
 

Miss Peregrine et les enfants particuliers : sorti il y a 10 jours sur nos écrans français. L'école à la maison... pardon, Satan à la maison

« Miss Peregrine et les enfants particuliers » : sorti il y a 10 jours sur nos écrans français. L’école à la maison… pardon, Satan à la maison

The Young Pope: L’antéchrist à ne pas mépriser

 

La prochaine série de Canal +, qui sort le 27 octobre, The Young Pope, sera le portrait d’un Pape Antéchristique, qui se dit divisé, paradoxal, rebelle, qui n’a pas de péché à avouer, qui se prend pour Dieu et qui refuse d’être serviteur docile du Christ. Un Pape révolutionnaire, dont j’ai parlé dans mon article sur l’Antéchrist et dont le film bobo-démago « Le Pape François » (dont je vais écrire bientôt une critique) annonce l’arrivée imminente.

 

« Nullissime ! », la série Young Pope ? C’est sans doute ce qu’on va entendre de la part de la grande majorité des catholiques (tout comme ils avaient surréagi à la sortie d’Inquisitio ou d’Ainsi soient-ils). Mais en se plaçant dans la réaction plus que dans la réflexion, non seulement ils ne luttent pas contre ce pour quoi ils s’offusquent, mais inconsciemment ils finissent par l’intégrer et même paradoxalement par le magnifier. La plupart des catholiques se font avoir comme des bleus. Alors ANALYSE et CONFIANCE. Pas de MÉPRIS ni de FUITE. On regarde la Bête quasiment en face.