Bon, à partir de maintenant, dès qu’on me fera un reproche, je répliquerai (mdr) : « J’suis homo : j’ai LE DROIT! » (c’est bien ça, le texte?^^)
Bon, à partir de maintenant, dès qu’on me fera un reproche, je répliquerai (mdr) : « J’suis homo : j’ai LE DROIT! » (c’est bien ça, le texte?^^)
C’est compliqué. À la fois il reste nécessaire de combattre le Genre, mais sans le diaboliser, car il comporte des choses positives, il exprime des gênes justifiées. J’en parlais avec Élizabeth Montfort, qui est tout à fait d’accord avec moi : la dénonciation de l’hétérosexualité, de l’homophobie, de la pratique homo, de l’étiquetage des personnes selon leur apparence physique, selon leurs désirs sexuels et leurs pratiques sexuelles, impulsée par la théorie du Genre, n’est pas à jeter! Vraiment, la seule chose qui doit nous choquer dans le Gender, c’est la confusion entre l’amour femme-homme et l’hétérosexualité (ou entre le genre-paraître et le genre-sexuation).
LE REFRAIN DES INDIFFÉRENTS « BIEN-PENSANTS », DES BEAUFS INDIVIDUALISTES « TOLÉRANTS », DES DÉSENCHANTÉS DE L’AMOUR, QUE VOUS AVEZ ENTENDU DEPUIS QUELQUES MOIS
« Ça les regarde. Chacun fait ce qu’il veut. Du moment qu’ils sont heureux comme ça. De quel droit vous jugez l’amour ? Qu’est-ce que ça vous change s’ils s’aiment ? Où est le mal ? En quoi ce serait pire que chez les hétéros ? »
Le Gender est devenu l’ennemi commun facile des anti-Loi Taubira. Or il n’y a pas à lutter contre. Il y a à l’identifier, à savoir qu’il existe, et à reconnaître qu’il s’est choisi les bons ennemis à détruire : l’hétérosexualité en premier lieu, l’homophobie en second. Son seul problème, c’est qu’il attaque ensuite la sexuation humaine et qu’il présente une vision conflictuelle de la différence des sexes ; autrement dit, c’est sa confusion entre l’hétérosexualité et les couples femme-homme aimants. Mais mis à part cet amalgame qui fout tout en l’air, les motivations premières du Gender sont presque justes ! Donc ne tirons pas sur le Gender, ne le diabolisons pas ! Les pro-Gender font de même : ils sont aussi CONTRE le Gender !
NE COMBATTONS PAS COMME DE GROS BOURRINS CONTRE LE GENDER: LUTTONS JUSTE POUR PROMOUVOIR LA DIFFÉRENCE DES SEXES NON-CONFLICTUELLE OU AIMANTE.
Attention, mes amis. Dès qu’un mot inconnu devient à la mode, surtout dans un contexte de violences et de désenchantement croissant vis à vis du gouvernement, surtout en plein combat contre une pieuvre dont les têtes repoussent sous des formes nouvelles, il faut vraiment nous méfier de nous-mêmes… ou bien, dit autrement, ne pas confondre les têtes de la pieuvre avec la pieuvre elle-même ! C’est le risque que je vois dans cette nouvelle croisade de certains anti-mariage-pour-tous excédés contre le « Gender ».
Tenez-le-vous pour dit. Rien ne sert de lutter contre le « Genre » (ou le « Gender »). Car ceux qui appliquent l’idéologie du « Gender » sont eux-mêmes contre le genre (ils confondent genre-image et genre sexué) ! Il faut bien le comprendre. Je lisais tout à l’heure une phrase du document « Éduquer contre l’homophobie dans l’école primaire » qui vient de sortir en mai dernier, et qui illustre tout à fait ce que soutiennent des experts du « Gender » tels qu’Élisabeth Montfort, Michel Boyancé ou moi-même : le « Genre » est une idéologie pour et contre elle-même, qui va se mettre à défendre puis dans le même mouvement à détruire ce « genre » qu’elle substitue à la différence des sexes et qu’elle adore au point de le massacrer à partir du moment où il devient corporel, concret, sexué, défini, singulier, réel, limité, pensé : « Il s’agit de lutter contre les stéréotypes, de promouvoir la diversité. Pas question donc de cultiver le genre à l’école ! Pas question, par exemple, d’écrire les prénoms des filles en rose et ceux des garçons en bleu ! Ni de s’adresser régulièrement de manière collective « aux filles » ou « aux garçons ». Attention aussi à la manière de répartir les tâches et les activités entre les élèves. Différencier, oui, mais pas selon le sexe. » (le « psychologue » Serge Héfez, p. 20)
Donc ne faisons pas comme ces pro-Gender qui nient ce qu’ils défendent. N’aboyons pas dès que nous entendons le mot « Genre » : nous imiterions nos ennemis. Nous avons juste à défendre une conception non-conflictuelle de la différence des sexes, là où les pro-Gender n’associent la différence des sexes qu’à une défense crispée et bourgeoise du rapport de domination de l’homme sur la femme. Le meilleur moyen de lutter contre le « Gender », c’est de ne pas le dénoncer, mais de défendre les couples d’amour homme-femme, la beauté de la différence des sexes. Et malheur à ceux qui défendront l’hétérosexualité !
Quand la comédie s’habille de sincérité, ça donne une mise en scène narcissique et adulescente comme celle qu’on a vue au premier « mariage pour tous » de Montpellier (France) le 29 mai 2013.
Je dis narcissique car c’est l’image d’amour plutôt que l’amour incarné qui a primé. Vincent Autain, le « marié » le plus âgé des deux, ne défend pas le mariage en tant que réalité. Il ne défend que ce que son ‘mariage’ SYMBOLISE, que ce que ‘le mariage’ représente, que ce que ‘le mariage’ paraît, que les entités politiques et médiatiques que ‘le mariage’ valorise, que le symbole d’amour que ‘le mariage’ donne à voir. D’ailleurs, il est à court d’arguments pour justifier concrètement l’amour : il le défend par principe (« Aimez-nous. Aimons-nous parce que c’est important. »), et non en référence à sa propre vie, à son couple, à sa société, à sa Nation, à une réalité transcendante qui le dépasse et qu’il servirait. Il fait un pacte avec une abstraction : son idée d’amour, déconnectée du bien commun.
Malgré les apparences (puisque ce monsieur répète sans cesse le mot « amour »), Vincent ne se marie pas par amour vrai, mais essentiellement par peur/haine de la « société » (décrite comme hostile, « suffisamment difficile »), prioritairement pour les intentions (sincérité, sentiments, combattivité, audace, militantisme, dette amicale, remerciements d’acte de présence, etc.), bref, pour l’image. « Le symbole, c’est l’Amour » dit-il. Et comme cet homme comprend inconsciemment que sa promotion d’un « amour universel » désincarné ne suffit pas pour être crédible, il durcit le ton de son discours dans la victimisation politisée et la distribution de diplômes d’amitiés (le chantage aux sentiments, comme entre ados) : l’« amour » dont il parle est figé en slogan politique, en symbole pour la reconnaissance des droits LGBT, pour la « solidarité », pour un ‘progrès civilisationnel’ abstrait, pour le « droit à ne pas être agressé (se faire lyncher) ». Paranoïa et narcissisme complets.
Alors je ne lui souhaite évidemment pas la noyade de son couple. Je ne fais juste que la voir devinée et exprimée par lui-même. (Et par « noyade », je n’entends même pas « divorce » ; j’entends « extinction de l’amour », qui se déclinera en ennui, insatisfaction, frustration, violences, et pas nécessairement rupture officielle). Narcisse ne se réveille en général que trop tard, quand il est au contact de l’eau et que celle-ci déjà le submerge.
N.B. 1 : Mon moment préféré de cette vidéo, c’est quand même le « NON ! » grognon et spontané de la petite enfant qui introduit la violence mensongère et bien intentionnée du discours qui le suit. Les enfants, les premiers, ne se trompent jamais sur les contrefaçons d’amour.
N.B. 2 : Pour ceux qui douteraient du narcissisme de la scène, regardez simplement sur la vidéo la place des appareils photos (téléphones portables, bruit des déclics, flashs, quasi plus de journalistes que d’invités, etc.), l’extériorisation et la sur-politisation du mariage (« Mes premières pensées vont à tous les militants. »), la teinte bleutée (couleur piscine) omniprésente dans ce film de la première à la dernière seconde (Najat Vallaud-Belkacem et Anne Hidalgo ressemblent à de vraies Schtroumpfettes !). Écoutez les phrases de Narcisse enfermé dans sa cage dorée et prêt à plonger avec lui-même dans la fusion-noyade de ses bonnes intentions (« Je ne vais pas m’étendre. » ; « Je ne vais pas m’étendre parce que c’est compliqué… » ; « notre famille » ; « Nous remercions toutes les personnes qui sont à l’extérieur de la mairie. » ; « Je crois qu’il n’y a rien de plus beau que l’amour. »). Jusqu’à l’homophonie du nom de famille de Bruno – « Boileau » = Bois l’eau – et du nom de famille de Vincent – « Autin » = hautain –, indique un orgueil aquatique. Et je relèverai aussi les phrases qui renvoient au viol et à l’incestuel parricide (« Je voudrais remercier ma maman dont j’ai porté le nom fièrement. Donc mon père qui est parti. » ; « Je voudrais remercier mes sœurs. C’est toujours aimer. C’est toujours aimer. » ; dans l’assistance, les invités les plus filmées sont comme par hasard des femmes ; la personne la plus applaudie de tout le discours, c’est la mère de Vincent), à l’orgueil naïf (« Ce serait quand même super si vous pouviez vous marier les premiers ! »), à la prévalence de l’instant désincarné (ou de la fuite en avant dans un avenir abstrait) sur la durée (« Voilà : c’est un moment d’amour » ; « J’ai qu’une peur avec le mariage : c’est que nos vies ne soient pas assez longues pour le consommer. »), à la fuite du réel (« dans cette belle ville » ; Franck Sinatra en musique de fond, pour déréaliser et mythifier encore plus l’événement ; la société et le monde extérieur montrés comme des dangers ; etc.). Même la fusion narcissique s’observe à travers l’amalgame verbal des deux familles en « notre famille » : mensonge anthropologique où les deux familles de sang ne font qu’Une, où la famille de sang se confond avec la supposée « famille amicale » ou la supposée « famille politique » (comme s’il s’agissait des mêmes choses !), où la différence des sexes/la différence des générations/la différence des espaces (cf. la citation approximative de Martin Luther King) ne sont plus reconnues, où la sphère amoureuse et la sphère politique ne sont plus distinguées, où la liberté et la réalité humaines ne sont plus respectées.
N.B. 3 : « Un grand homme disait – Martin Luther King, pour ne pas le citer – : ‘Si une loi ne peut pas nous obliger à nous aimer, par contre elle peut nous obliger à ne pas se faire lyncher.’ » C’est Martin Luther King qui a dit ça, c’est sûr ? Moi, j’aurais plutôt dit Gandhi, le Dalaï Lama… ou Lorie… mais bon (Et je crois qu’en entendant ces paroles qui lui sont prêtées, le vrai Luther King – qui de son vivant n’aurait jamais accepté le « mariage pour tous » et l’aurait volontiers compris comme un nouvel apartheid de la post-modernité – a dû se retourner dans sa tombe !).
Quand je vous disais que nos modèles d’amour homosexuel solides sont principalement introuvables, télévisuels et fabriqués…
Je vois, pas plus tard que ce soir, l’annonce d’une expo photos du photographe homosexuel Olivier Ciappa (à la Mairie du 12ème à Paris, du 5 juin au 2 juillet 2013) qui porte le nom de « Couples imaginaires », dans laquelle des personnalités du monde politique et artistique français posent et se mettent en scène sous forme de couples homosexuels ordinaires et heureux. Authentifier le naturel par l’artificiel, le vrai par l’imaginaire, n’est-ce pas déjà se tirer une balle dans le pied ? Nos créateurs pro-gay sont en train de démontrer l’inverse de ce qu’ils défendent ! Ils illustrent à leur insu leur naïveté.
Banaliser la différence des sexes en promouvant le « mariage pour tous » et en traitant les manifestants anti-loi Taubira d’« homophobes » pour la simple raison qu’ils défendent la beauté de la différence des sexes, c’est homophobe, car les personnes homosexuelles n’existent que grâce à la différence des sexes et le respect de celle-ci.
Je ne crée pas de frontière franche entre ladite « communauté gay » et ceux qui pratiquent l’homosexualité soi-disant « hors de cette communauté gay ». La communauté gay, c’est le désir homosexuel. Et le communautarisme gay, c’est la pratique homosexuelle.