La continence : le chemin taillé sur mesure pour les chauds lapins !

Ne croyez pas que pour vivre la continence (l’abstinence sexuelle pour Jésus), il faille être de nature spécialement posée, rangée, équilibrée, ou avoir un ‘self control’ hors du commun, un appel spécial à l’ascétisme. Plutôt le contraire ! Il faut être un chaud lapin qui a une forte libido ! Regardez-moi, par exemple : je me connais assez pour savoir que je suis un grand charnel, un grand tactile, un grand émotif, un grand sensoriel, un grand sexuel, un grand câlin, un grand gourmand au niveau génital, quelqu’un qui adore serrer dans ses bras, qui a adoré embrasser sur la bouche et ‘coucher’. Bref : j’ai tout de la bête de sexe romantique. Et voyez ce que je vis aujourd’hui, sans douleur et sans frustration. Je crois même que le fait d’avoir un fort appétit sexuel et sensoriel s’agence encore mieux avec l’abstinence génitale. Car qui peut le plus peut le moins. Qui a l’énergie de l’inutile ou du pire a aussi l’énergie de s’imposer le meilleur. Pourquoi n’envisager la forte énergie que comme un éclatement et une perdition, quand pourtant elle peut être, si elle est canalisée, la ‘faiblesse qui devient force’, l’écharde d’un saint Paul, LE moteur de la locomotive « CONTINENCE » ?

J’en suis de plus en plus convaincu : le partouzeur est celui qui a vraiment raté sa vocation de moine parce qu’en réalité il a le plus de prédispositions pour être continent (il se venge juste temporairement de lui-même et du gâchis de ses talents dans la débauche). J’en suis la preuve vivante. La continence est accessible à beaucoup plus de personnes qu’on ne croit, a fortiori quand vous n’êtes pas un enfant de choeur, en odeur de sainteté dans vos actes amoureux, et que vous vous dites que jamais vous ne pourriez vous passer du cul.

 

Avoir raison ou aimer ?

Quand je repense à certaines discussions qui se sont envenimées entre moi et mes amis sur les réseaux sociaux ou bien le temps d’un débat où l’écoute et l’humour n’ont pas été au rendez-vous, je me dis que j’ai perdu beaucoup de temps à chercher à AVOIR RAISON, ou à insister, par purisme et refus de me montrer faible, sur les détails de désaccord, au lieu d’AIMER… alors qu’en face, mon interlocuteur ne cherchait pas tant (lui non plus) à « avoir raison » qu’à être aimé, il ne critiquait pas tant le fond de mes propos que leur forme agressive ou ma peur de lui, il souhaitait juste (comme moi, et comme toute personne échaudée par la souffrance et l’orgueil) prouver que ma susceptibilité était en elle-même un aveu que je n’étais pas si blanche colombe dans l’histoire, il me reprochait que mon agressivité réponde à la sienne, que je n’aie pas eu avec lui la grâce du pardon qui fait le premier pas et qui pulvérise toutes les divergences de points de vue. Son manque d’écoute, c’était l’expression maladroite et inconsciente chez lui d’une déception me concernant. Et mon rejet de lui, une justification de sa déception. Alors que la déception, même si elle se comprend, est toujours injustifiable.

 

Sortie de l’album « Thérèse »

Demain (22 avril 2013) sort l’album Thérèse. C’est une production TF1. Ça hérissera certainement les puristes parmi vous, qui y verront une trahison ou une entorse à l’esprit originel des poèmes de sainte Thérèse de Lisieux (car TF1 verse dans le cucul Cacharel sur certaines chansons, ça saute aux yeux et aux oreilles). Mais il vaut mieux voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide. C’est déjà un pas inouï qu’une chaîne aussi grand public que TF1 ose proposer un disque avec les textes non-retouchés d’une sainte ! C’est déjà génial que, sur un disque à diffusion nationale, puissent chanter des artistes qui ne sont pour l’instant connus majoritairement que des cathos (Michaël Lonsdale, Mgr Di Falco, etc.). Surtout que parmi les chanteurs qui participent à l’album, il y a des cathos véritablement pratiquants (genre quelqu’un que j’affectionne vraiment pour son talent et son amitié, Grégory Turpin, qui interprète deux chansons, dont une – le duo avec Natasha st Pier – qui est juste une tuerie ! « Ma seule Paix »). Donc pour défendre la couleur de nos artistes cathos et prouver à TF1 qu’à part avec « Les Prêtres », nous, catholiques, nous aimons qu’on ne nous trompe pas sur la marchandise, nous aimons valoriser les choix artistiques cohérents avec notre foi et « nos » artistes vraiment cathos (et pas seulement « cathos » juste pour l’occasion, juste parce qu’ils sont catalogués « World Music » : pardon Anggun et Sonia Lacen…), je vous encourage dès demain à télécharger en masse sur I-Tunes les chansons cathos pur jus telles que « Ma seule Paix ». Merci pour la recherche de Vérité.

 

Paradoxe de la continence

C’est le paradoxe de la continence : grande qu’à condition de ne rester qu’elle-même, indépassable parce qu’elle est sa propre force et limite… même si, en se vivant, et par sa grandeur/rareté, elle donne tous les signes encourageants aux deux frères homosexuels qui la décident qu’elle peut être dépassée par l’amour charnel et sentimental. En ce sens, la continence est un véritable trésor fragile, et qui doit rester fragile pour exister. Pas le choix ! 🙂 Ou plutôt : Pas le choix !… dans le grand choix !

 

Plus d’hommes que de femmes homos ?

Une des raisons pour laquelle j’explique qu’il y a largement plus d’hommes qui se disent homosexuels que de femmes, c’est d’une part le fait que l’homosexualité soit davantage à ranger du côté de la pulsion (le désir homo fuit le Réel dont le socle est la différence des sexes, donc il est plus un fantasme qu’une réalité fondamentale de l’individu ; et si vous voulez persuader un être humain qu’il est homo, il vous sera très facile de l’exciter, les yeux bandés, dans le noir, par un homme ou par une femme : l’homosexualité, c’est l’autre nom de l’excitation sexuelle universelle); et d’autre part, le fait que la sexualité des hommes et les sexualité des femmes sont différentes. Chez nous les gars, c’est davantage la pulsion qui stimulera le sentiment (nous sommes enclins à penser que si nous sommes excités sensuellement, nous « aimons » : en gros, « Je bande donc j’aime »). Alors que chez les filles, c’est davantage le sentiment qui stimulera la pulsion (une femme acceptera difficilement de « coucher » si elle n’aime pas). Donc il est plus logique que nous, les hommes, soyons tentés par l’homosexualité. Nous sommes plus parcellaires et animaux dans notre sexualité/génitalité. Nous avons une sexualité plus compulsive, plus hygiénique, plus fétichiste que les femmes (nous aimerons non pas un corps entier mais d’abord des seins, des fesses, … et donc pourquoi pas, pour certains, des poils, des bites, des muscles, à la longue?) quand les femmes, à l’inverse, auront davantage tendance à être globales dans leur sexualité (les femmes dans les sex-shop sont une espèce très rare ! ; les femmes qui ont un grand besoin de se masturber ou de se soulager avec un prostitué aussi ; et les femmes réellement enthousiasmées par un film de boules sont très peu nombreuses). L’homosexualité correspond donc bien plus à la sexualité masculine qu’à la sexualité féminine… même si là encore, il y a des ponts entre les deux.

Année(s) de disponibilité

Je ne regrette pas une seule seconde d’avoir pris une année (voire deux) de disponibilité. Mon boulot de prof d’espagnol n’a jamais été une vocation : c’était plutôt un gagne-pain, la solution par défaut, de confort ou de facilité (même si j’ai vraiment aimé mes élèves et mes collègues). À travers toutes les conférences que je fais à présent, je commence à voir un panorama assez conséquent et fidèle des différents visages d’Église qui existent en France aujourd’hui, et cette vitalité-diversité m’émerveille, m’enthousiasme, m’apprend énormément, m’encourage à la fois à l’humilité et à la confiance, me redonne l’Espérance en la France et en l’avenir. Il n’y a pas de raison d’avoir peur d’évangéliser. Il n’y a pas de raison de désespérer de l’Église française actuelle (et, je crois, mondiale). Si vous saviez toutes les graines de prophètes et d’évangélisateurs que je rencontre, vous ne vous morfondriez pas une seule seconde !