Archives de catégorie : Je l’ai dit

Elle me touche, cette Énora Malagré


 

Elle me touche, cette Énora Malagré. C’est une femme (de mon âge) qui est fréquemment « travaillée » par la foi, la Vérité, l’authenticité, la simplicité, par Jésus, et qui souffre de graviter dans des univers superficiels. Rien qu’à voir l’effet-bœuf que produit en elle la vue d’un prêtre (21’30 de cette vidéo) ou l’expérience de la pêche, on voit qu’elle est piquée positivement au cœur et qu’elle est en train de se réveiller. C’est beau. C’est une femme au grand cœur, profondément respectueuse du Christ, et aussi très blessée par des actes qu’elle porte comme des hontes (et qu’une bonne confession suffirait à gommer). Des conversions comme celles-ci, on risque d’en voir de plus en plus dans les mois qui viennent. Parce que Jésus et Marie arrivent très vite.

Le père James Martin, en voulant déculpabiliser les personnes homos, nous ignore


 

Je pense que ce prêtre – James Martin – se plante (et ça n’a rien à voir avec le fait qu’il soit Jésuite, je tiens à préciser). Non seulement il ne propose rien (« des ponts à construire », ça ne veut rien dire) mais en plus, il nie (pour notre bien) ce que nous personnes homosexuelles vivons et la nature peccamineuse, intrinsèquement désordonnée et douloureuse de notre tendance homosexuelle (soi-disant parce que la reconnaissance de cette réalité désagréable nous culpabiliserait). Il ne nous rend pas service, nous ment et ne reconnaît pas ce que nous vivons. C’est lamentable. « Les responsables catholiques devraient cesser de dire que ces personnes sont ‘affligées par leur sexualité’, et arrêtons de parler de ‘sexualité objectivement désordonnée’. Ce sont des mots extrêmement blessants ! » : C’est lui qui est blessant. J’ai suffisamment étudié la dimension du désordre dans la tendance homosexuelle (qui est une peur de la différence des sexes) et dans la pratique homosexuelle (qui est un rejet de la différence des sexes, donc un rejet d’humanité, malgré l’amitié amoureuse qui peut s’y vivre) pour l’attester. Ce n’est pas uniquement moi qui le dis : c’est quasiment l’ensemble des personnes homosexuelles (cf. les codes « Désir désordonné » et « Moitié » de mon Dictionnaire des Codes homosexuels). « Construire un dialogue entre l’Église et la communauté homosexuelle », je suis d’accord et ça fait longtemps que je le demande. Et en effet, il manque. En revanche, pas le construire n’importe comment. Et rien ne sert de féliciter le Pape parce qu’il emploie un mot moderne (« gay ») : le Pape n’est pas juste parce qu’il est « cool » et « à la mode » ; il est juste quand il est vrai et bon. Point. Qu’est-ce que c’est que ce prêtre soixante-huitard ? L’Église n’a pas besoin de ce genre de discours gay friendly qui ne reconnaît pas ce que nous, personnes homosexuelles, vivons. Je lui conseille de vraiment nous écouter plutôt que de chercher à changer le Catéchisme.

(N.B. : Et La Croix, mais quel journal de merde…)

Le salaire de vie, le véritable virage

 

Bon, l’enjeu maintenant (et la grande rupture mondiale, le grand choix qui va se poser à tous très vite), ça va être de refuser le « salaire de vie », c’est-à-dire la puce électronique. Ce n’est pas une mince affaire. C’est un positionnement que nous devons adopter dès maintenant. Et ça va nous attirer vers la sécurité ou la pauvreté (et même vers la « vie » ou vers la mort). Pas de moyen terme.

CashInvestigation et la soumission râleuse de nos évêques

Nos évêques n’ont toujours pas compris que la pédophilie était un prétexte pour faire du chantage sur d’autres choses (et sur l’homosexualité en 1ère ligne), et que quoi qu’ils fassent concrètement, ce n’est pas tant leurs gentils efforts à s’innocenter ou à accompagner les victimes, ni leur bonne foi et bons arguments à propos de la pédophilie, qui sont finalement recherchés et entendus. Quelle absence de discernement et de vision à long terme !
 

 

Question du jour : « Pourquoi l’Église ne donne pas de consigne de vote ? » ; Idée de réponse : « Parce qu’Elle fait toujours la gueule (… comme toi) ? »
 

Le Secours Catholique soutient une association LGBT pour les migrants, ARDHIS


 

J’apprends que le Secours Catholique (enfin… il n’a de « catholique » que le nom) parraine ARDHIS, un mouvement LGBT d’aide aux « migrants homosexuels victimes de persécutions dans leur pays d’origine ». Il y a même – véridique – des avocats qui conseillent à certains migrants de dire qu’ils sont homos. C’est-y pas merveilleux, la compromission des catholiques vis à vis de l’homosexualité ?

Le dieu « Droit » et le dieu « Égalité »

Je reviens de mon Café Philo du mardi, sur le thème du « féminisme et machisme ». J’ai vécu un grand moment de solitude (seul contre tous haha) parce que j’étais apparemment le seul à dire que tous les droits ne sont pas bons, que « l’égalité des droits » était souvent des chaînes cachées, des asservissements qui prennent la forme de la « liberté », de « l’émancipation », du « féminisme », de la « proposition » et de la « solidarité » (par exemple le droit à l’avortement, le mariage gay, le droit de disposer de son corps, le droit aux contraceptifs, le droit de mourir dans la dignité, etc.) pour s’imposer avec une plus grande efficacité. Personne ne m’a défendu. Mais je m’en fous : j’ai commencé à argumenter (sur l’avortement, sur la contraception, sur le « mariage gay »), et je sentais que ça allait prendre trop de temps. J’ai quand même senti une écoute. Néanmoins, je vois bien que l’écart de compréhension se creuse entre les catholiques et les autres. Nos contemporains – qui se croient très libres et très hors-Système – ne se voient pas anesthésiés ni complices du Système ni endoctrinés par ce dernier… puisque selon eux, seule l’Église endoctrine. J’ai vraiment l’intuition qu’il va falloir écrire ou créer une émission sur le thème : « Les droits sont-ils tous légitimes ? L’égalité des droits est-elle toujours souhaitable et à réclamer ? »
 

Ouh le bel Arbre !

 

Par ailleurs, aujourd’hui, c’était la journée de l’IA (Intelligence Artificielle). L’occasion pour moi d’entendre certaines conférences diffusées en « live » sur le web. La plupart des intervenants des tables rondes à la fois ont du mal à cacher leur inquiétude face à la fulgurance du phénomène (ils sont en train de dire que c’est la première fois dans l’Histoire que l’Humanité va devoir vivre une révolution globale de cette ampleur dans un temps aussi réduit : 20 ans. Ils parlent de « mouchoir de poche au niveau timing ») et pourtant jouent l’enthousiasme, « l’optimisme » (mot qu’ils répètent tout le temps), et caricaturent violemment tout scepticisme ou résistance au « processus » technologico-civilisationnel qu’ils veulent mettre en place très vite. L’Arbre de la Connaissance a des branches et des ramifications qui poussent plus rapidement qu’un arbre naturel normal…

Macron et Le Pen : deux infantilisations qui s’affrontent (l’infantilisation FN plus convaincante mais pas plus juste)

Voici mon regard sur deux récentes émissions « politiques » à l’approche de l’élection présidentielle : Candidats : Au tableau ! et Le Grand Débat (À propos de ce que j’appelle « la Politique Carambar » et des infantilisations de Macron et de Marine Le Pen).

 

Au tableau ! (19 mars 2017) : la Politique Carambar

 

Dimanche soir, j’ai regardé Candidats : Au tableau ! sur la chaîne C8. En résumé, les candidats « présidentiables » ont dû répondre à des blagues Carambar. On en est là… Ce n’est plus la Politique Spectacle : c’est la Politique Carambar. Une École des Fans inversée, avec les élèves qui « likent » ou « dislikent » vraiment (avec des panneaux individuels indiquant un smiley vert « content/sympa/cool » ou un smiley rouge « pas content/gros con/pas cool »). L’homme politique n’est plus jugé sur ses compétences à bien diriger un pays, mais jugé comme un pote sympa à qui on fait faire des gages et à qui on pose des colles, jugé sur ses goûts. C’est la décadence de la politique. Une politique facebookisée, thevoicisée… et vaguement trivialpoursuitée. Et tout ça sous le prétexte hypocrite et populiste de prouver (comme si on ne le savait pas) qu’un homme politique est avant tout un être humain (qui est capable de pleurer, de faire des bêtises, de dire des gros mots, de faire des blagues, qui a été un enfant, etc.). Honteux. On a quitté le politique. Il n’y a plus de frontière entre le président (qui dirige un pays) et le maître d’école (qui dirige une classe… d’enfants-acteurs triés sur le volet), ni même de frontière entre le président (qui possède certaines compétences uniques pour diriger un pays) et un simple élève (qui joue les maîtres qui évaluent et donnent des ordres, qui joue l’espace d’un instant le Président en culotte courte). C’est la violation de la différence des générations et des espaces. Cette émission, toute mignonnette et attendrissante qu’elle paraisse, est d’une extrême violence, et inquiétante pour notre démocratie.
 

 

Le Grand Débat (20 mars 2017): Macron et Le Pen, deux infantilisations qui s’affrontent

Vous êtes les maillons faibles (le plateau en V)

Et hier, j’ai regardé le Grand Débat, sur TF1. Je passe sur les horreurs qui ont été dites par Mélenchon et Hamon (ces deux hommes défendent l’euthanasie comme un droit fondamental de la liberté personnelle) ; je passe sur la tiédeur de Fillon (son apologie idiote de la « volonté », sa lutte non moins idiote contre les « idéologies », son discours évasif sur la laïcité, et sa défense timorée de l’Église). Je passe même sur la disposition (antéchristique) du plateau du Grand Débat, sur lequel chacun des 5 candidats étaient surmontés d’un « V ».
 
 

Je me contenterai juste de parler du binôme qui semble se diriger le plus sérieusement vers le second tour des présidentielles : Macron/Le Pen. Objectivement, hier soir, Emmanuel Macron s’est craqué, et Marine Le Pen l’a talonné. Pourquoi ? Parce que Le Pen a un franc-parler qui, même s’il est rempli de caricatures et orienté vers une fin mauvaise (la vengeance dite « réaliste »), percute et convainc beaucoup plus que les formules creuses, mondialistes et démagogiques de Macron.

D’ailleurs, à un moment donné, Le Pen a démasqué et ridiculisé de manière assez imparable le vide intersidéral du jargon Macron, avec son cortège de formules publicitaires qui sont basées sur l’intention, sur la combattivité, sur la performativité, mais qui ne sont que des concepts vides (effectivement, « l’efficacité », « la cohérence », « la justesse », « la profondeur », « la transparence », « la lisibilité », « les droits », « la force », « la responsabilité », « la clarté », « l’autonomie », « la liberté », « l’énergie », ça ne veut strictement rien dire) ou bien qui ne sont que le disque de la nouvelle religion mondiale de l’Antéchrist (« La France, elle a l’énergie. Il y a cette énergie. » ; « l’intelligence » ; « l’indépendance » ; « Je prends l’engagement de n’être tenu par personne. » ; « Comment on lutte contre les lobbys ? » ; etc.) Marine Le Pen s’est esclaffée de rire devant la vacuité des propos de son adversaire : « Macron a un talent incroyable : en 7 minutes, il arrive à ne rien dire ! » … et sur ce coup-là, il faut reconnaître qu’elle avait raison. Mais au final, cette femme a tort ailleurs : dans son manque d’amour ; dans son exaspération et ses velléités de vengeance.

Dans tout cela, ce que je retiens, c’est que deux maîtres de l’infantilisation de masse s’affrontent. Macron infantilise par un populisme de la séduction, de la pseudo « rébellion » et « autonomie », par la flatterie de son électorat, par une sophistique du libéralisme pseudo « républicain », de la clarté et de la détermination. Mais Le Pen ne fait pas mieux. Elle, elle met en place un populisme du châtiment, un populisme de l’intransigeance et de la sanction implacable, un populisme de l’infantilisation par l’agression, par l’expression d’un ras-le-bol dit « général et national », par la victimisation abusive d’autrui et par la vengeance dite « populaire ». Elle s’acharne à prouver aux Français que la politique n’est qu’un tissu de trahisons (alors même qu’elle vise un poste politique ! Quel paradoxe), à prouver aux Français que de tout temps ils se sont fait avoir (« Je veux montrer à quelle sauce les Français vont être mangés. »). Elle les plaint (« Les Français n’en peuvent plus ! ») et les victimise (« Ce qui est insupportable aux Français, c’est… »), flatte leur mécontentement et leur douilletterie paranoïaque (« Pensons à la sécurité : c’est la première des libertés. »). Comme la mère-tigresse hargneuse. Ooooh oui, je sais, « ils » ont été crès crès méchants avec vous ! Nous, au FN, on vous comprend, et on va vous aider à vous/nous venger ! Ce que Marine ne comprend pas, c’est que : 1) tous les Français ne sont pas mécontents ni l’objet des injustices qu’elle leur impute/grossit pour se créer ensuite une légitimité de libératrice et de justicière ; 2) elle parle à notre place et que c’est souvent du gros mytho (elle a tendance à faire des exceptions des généralités) ; 3) Crier, s’exaspérer et se plaindre pour nous, ce n’est pas nous aimer.

Marine le Pen, exactement comme la délégué de parents d’élèves teigneuse des lycées bobeaufs d’élèves nouveaux riches, tente par orgueil de flinguer l’ambiance nationale (ou l’ambiance de classe) et de conforter les Français dans leur mécontentement, leur sentiment d’injustice. Sa démagogie et son populisme sont tout aussi pervers que ceux de Macron (Macron qui est le « Monsieur détermination ultra-bright ») : ils consistent à s’identifier à l’excès au Peuple, à hurler avec lui pour l’inciter à devenir loup, à transformer les foules en râleurs, en grognons, en mécontents, en trompés, en révoltés pauvres et anti-Système (alors que le FN est un pur produit du libéralisme économique : il est son anti-corps !), en vengeurs légitimes (comme si la vengeance était légitime… et même présidentiable !). Je vais vous venger, nous promet Marine. C’est l’infantilisation musclée. Mais l’infantilisation quand même.

Avec Marine et Emmanuel, on se retrouve finalement face à deux despotes qui veulent nous infantiliser : la première en grimaçant et en menaçant, le second en minaudant puis en affichant une détermination vide de contenu. La mère bobo-facho qui n’est jamais d’accord, le père bobo-mondialo qui est toujours d’accord. Accrochez-vous les bébés. La France va être bientôt gouvernée par ces deux grands malades.