Je viens de prendre un pot en tête à tête avec Christine Boutin. On a bien rigolé, on a parlé du Ciel et de Jésus tout le temps. Des « homophobes » comme ça dans mes amis, j’en veux plus souvent ! 🙂
Je viens de prendre un pot en tête à tête avec Christine Boutin. On a bien rigolé, on a parlé du Ciel et de Jésus tout le temps. Des « homophobes » comme ça dans mes amis, j’en veux plus souvent ! 🙂
La religion-philosophie de l’Antéchrist sera même prête à rendre hommage à Dieu, à Jésus, en le nommant « Seigneur », ou même en citant la Bible (comme satan au désert) et les grands saints. « Ma seule paix, mon seul bonheur, mon seul amour, c’est toi Seigneur » (cf. la chanson « Ma Seule Paix » de Grégory Turpin et Natasha St-Pier). Elle rendra même, dans un premier temps, hommage au Pape en tant que personnage important pour le monde. Le problème, c’est qu’elle n’accepte pas que Jésus-Dieu se soit incarné en tout être humain et pleinement dans l’Église-Institution catholique. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il est tout à fait possible (même si ce n’est pas souhaitable) de croire en Dieu et en Jésus et aux anges et même au Pape, tout en méprisant l’Humain. C’est subtil. Mais la contrefaçon de la misanthropie panthéiste (= individualisme protestant) nous pend au nez, d’autant plus si nous sommes croyants.

Retrouvez l’intégralité de mes recherches sur le Nouveau Culte Mondial dans mon article sur l’Antéchrist.
Parce que je refuse de vous prendre pour des cons et par les sentiments.

Sans jalousie aucune de ma part (car je préfère largement l’isolement à cause de la Vérité que les applaudissements pour un narcissisme émotionnel bon marché), j’observe le relatif succès des articles “Je prie pour toi parce que nous devons nous aimer, nous unir et obéir à notre Église et parce que je te comprends” de Clément Borioli (1 et 2). Maintenant je comprends mieux la raison du désintérêt des médias cathos français à mon égard : je ne pleure pas assez quand je parle d’homosexualité! lol
Bon, Clément Borioli ne raconte pas que des salades : il mélange à celles-ci des phrases évangéliques, des évidences de bon sens, des aphorismes bien intentionnés qui ne choquent pas (c’est pourquoi c’est difficile de tout rejeter en bloc et d’identifier de prime abord l’arnaque). Le problème de ses articles, c’est qu’ils n’ont pas de contenu, qu’ils ne parlent pas d’homosexualité (le ressenti biographique ne remplace pas l’analyse), de la réalité, de la Vérité, de la Croix. Ce sont des pleurs ‘compassionnels’, sentimentalistes, doloristes et spiritualistes. Je reconnais une dérive sensibleriste similaire dans les articles écrits par des internautes homosexuels chrétiens, qui confondent le Pape avec leur ours en peluche, ou pour scandaliser dans les chaumières LMPT (Bobby Oscar Lopez, Jean-Pier Delaume-Myard). Ils proposent une fraternité spirituelle avec des étoiles dans les yeux. Guimauve adolescente sucrée qui fait plaisir aux sentimentalistes « chrétiens ». Ils se réduisent à des lettres de journal intime pleines de bonnes intentions (« Il ne faut pas être homophobe »; « Je te comprends », « Je suis comme toi », « Je prie pour toi, mon frère homosexuel que j’aime tant »; « Dieu te pardonne. Nous allons prier ensemble. Ça va être très fort. » ; “Serre-moi dans tes bras (chastement)”; etc.). Euh… ok. Et après avoir parlé du triptyque spiritualiste “amitié/chasteté/sainteté”, c’est quoi le message de l’Église ? la parole de Vérité sur l’homosexualité? l’exigence et le chemin concret pour les personnes durablement homosexuelles ? Que dalle. L’apostolat Courage propose un accompagnement : non une vocation. Parce qu’il n’ose pas exiger le célibat continent et l’évangélisation à la grande majorité de ses membres qui n’est pas appelée au mariage. C’est ça la vérité. Alors que les choses soient claires : je n’aime pas du tout cette camaraderie mystico-gélatineuse. Courage n’a pas vocation à être une usine à hugs spirituels. Et le pire, c’est qu’on va nous bassiner avec une mauvaise compréhension du mot « miséricorde » pendant une année entière à partir du mois prochain !
S’il vous plaît : moins d’effusion sentimentale, et plus de Vérité ! Nous n’avons pas éternellement quatorze ans et nous n’avons pas vocation à nous exprimer comme des Pascal Obispo cathos. Nous pouvons mieux faire !
N.B. : Un autre article pour poursuivre la réflexion. Et la traduction espagnole de cet article se trouve sur le lien suivant.
Porque me niego a tomaros por memos o por los sentimientos…

Sin ningún celos de mi parte (porque prefiero el aislamiento a causa de la Verdad que los aplausos por un narcisismo emocional barato), estoy observando el relativo éxito de los artículos “Rezo por ti porque tenemos que amarnos, unirnos y obedecer a nuestra Iglesia y porque te comprendo” de Clément Borioli. Ahora entiendo mejor el por qué de la distancia de los Hispanos para con mis libros, mis artículos y entrevistas. ¡Será porque no lloro bastante cuando hablo de homosexualidad! lol
Bueno, Clément Borioli no cuento sólo bobadas : mezcla éstas con frases evangélicas, con evidencias de sentido común, con aforismos bien intencionados que no chocan (por eso es tan difícil rechazarlo todo o ver la estafa a primera vista). El problema de sus artículos, es que no tienen contenido, no hablan de la homosexualidad (el testimonio biográfico no reemplaza el análisis), de la realidad, de la Verdad, de la Cruz. Son sollozos ‘compasionales’, sentimentalistas, doloristas y espiritualistas. Reconozco esta desviación sensiblerista también en otros artículos escritos por internautas homosexuales cristianos, que confunden al Papa con su osito de pelo. Proponen una fraternidad espiritual con estrellas en los ojos. Blandenguería adolescente azucarada que da gusto a los sentimentalistas “cristianos”. Se reducen a unas cartas de diario íntimo que expresan buenas intenciones (« No hay que ser homófobos »; « Te comprendo », « Rezo por ti mi hermano homosexual que amo tanto »; « Dios te perdona. Vamos a rezar juntos. » ; “Abrázame (castamente)”; etc.). Bueno… Y ahora bien, después de haber hablado del tríptico espiritualista “amistad/castidad/santidad”, ¿qué es del mensaje de la Iglesia? ¿de la palabra de Verdad sobre la homosexualidad? ¿de la exigencia y del camino concreto para las personas duraderamente homosexuales ? Na de na. El apostolado Courage propone un acompañamiento : no una vocación. Porque no se atreve a exigir el celibato continente y la evangelización a la gran mayoría de sus miembros. Ésa es la verdad. Pues que quede claro : a mí no me gusta nada el compañerismo mistico-gelatinoso. Courage no es una fábrica de hugs espirituales. Y lo que faltaba, ¡ es el argumento de la “misericordia” con el que nos van a acosar aún más durante un año a partir del mes que viene !
Por favor : ¡ menos derrame sentimental, y más Verdad ! No tenemos eternamente catorce años.
N.B. : Otro artículo para seguir la reflexión. Y la traducción francesa de éste se encuentra en el link siguiente.
Voilà le paradoxe que j’essaie d’expliquer depuis le début me concernant, et qui se trouve synthétisé par cet exemple contextuel qui arrive à l’instant : je reçois plein de textos d’amis qui m’annoncent à la fois qu’ils ne peuvent pas être présents à ma conférence de ce soir sur l’Antéchrist aux Cours Wojtyla et en même temps qu’ils veulent bien une trace enregistrée. « Je ne te soutiens pas mais j’adore ce que tu fais, continue! » ; « Je ne peux pas t’aider mais je veux bien profiter de toi : si t’étais téléchargeable, ce serait cool! » ; « Je te matte mais je ne peux pas t’assumer ouvertement : c’est trop risqué pour moi. » ; « C’est pas le fond de ce que tu dis qui pose problème : c’est la forme. » ; « Je suis sincèrement très intéressé… mais non… » ; etc. L’éternel paradoxe d’être très suivi mais aussi très peu soutenu. Je fais l’objet d’un pompage, copiage, plagiat, qui rend malgré tout service, mais qui globalement m’isole, me marginalise, me donne l’impression que l’amitié n’est plus là (peut-être parce qu’elle n’est plus là, effectivement).
Ce paradoxe – qui confine à la schizophrénie, et qui indique malgré tout une différence réelle entre peur et méchanceté – ne me blesse plus. Dans l’ordre de la Grâce et du surnaturel, il est complètement logique et peu révoltant. Il serait limite drôle et devrait me réjouir (car Jésus et ses disciples ont été encore plus mal assumés que moi, assurément!). Il me dépasse. Peut-être même est-il juste. Il est justifié par Jésus, par l’impopularité légendaire de la Vérité. En tout cas, je ne peux pas faire comme s’il n’existait pas. Et je ne traînerai pas pour autant mes amis en procès de trahison ou de lâcheté. D’une certaine manière, je suis même capable de les comprendre. Ils ont tous de très bonnes excuses. Juste, je ne les justifie pas. Et j’observe un gâchis, une ingratitude, une véritable incohérence. Car je ne dis rien qui justifie un tel désaveu ou abandon. Bien au contraire.
J’ai tellement de choses à vous dire (sur la prose indigente de Borioli, sur la probable future grosse gaffe du Pape, sur la fausse diversion autour des « divorcés remariés » au Synode, sur le climat anormalement chaud de notre atmosphère et de notre société, sur la phase de repli « solidaire » des médias « cathos » bobos…), que je vais me la fermer, tiens. 🙂 Oh! Regardez!!! Un chaton rose là-bas!

Je reviens d’aller voir au théâtre Les Faux British (je savais qu’il y avait un des personnages qui est homo ; et j’ai miaulé auprès de la guichetière pour rentrer à prix cassé ^^). Vraiment, une pièce exceptionnelle. Une véritable prouesse scénique, humoristique, d’interprétation et de scénario. C’est « L’Hôpital Velpo » (Maîtresses et Patients) des Inconnus mais non-stop. Et pour jouer le théâtre amateur aussi bien, le raté aussi bien, c’est du grand art ! Si vous passez à Paris ou voulez faire un cadeau à quelqu’un, allez la voir.
Seul petit regret : pourquoi ce savoir-faire et cette qualité se trouvent à présent aux mains des gens qui n’ont pas de grandes et belles vérités à défendre? Pourquoi la prouesse technique est-elle au service d’un message moral aussi pauvre ? Il ne manquait que la touche « catho ». Les Faux British reste excellente. Cela dit, je ne peux que faire un constat d’époque (c’est la même chose pour les chansons, les émissions de télé, les concerts): la débauche de technicité pour masquer et pallier l’absence de fond. C’est ça, le boboïsme.
Jésus-Christ, Fils de Dieu. Et c’est tout.
Certains parmi vous me demandent que je les aide à mettre de l’ordre dans les définitions des mots « chasteté », « continence », « abstinence », « sexualité ». Alors voici, à mon avis, ce qui peut être dit :
1) la chasteté, c’est la vertu universelle à laquelle tout le monde est appelé dans ses relations, quel que soit l’état de vie (célibataire ou marié). C’est la juste distance qui permet la relation et d’échapper à la fusion mortifère (inceste).
2) l’abstinence, c’est neutre (comme la tolérance). Tout dépend de quoi tu t’abstiens et pour quelle raison. L’abstinence n’est pas toujours liée à un choix, donc elle n’est pas à prôner comme un chemin de vie et de don entier de sa personne épanouissant (elle peut même être une maladie : avarice, lâcheté, collaboration, censure, anorexie, goût du paraître, peur).
3) la continence, c’est une abstinence choisie et vécue uniquement par les célibataires consacrés, c’est une abstinence non-frustrante car donnée à Dieu et aux autres. Les couples femme-homme mariés ne sont pas appelés à la continence : les formes de leur chasteté ne leur font pas renoncer à l’affectivité, la sentimentalité, la génitalité, la procréation… contrairement à la continence des célibataires consacrés (dans le sacerdoce ou par des vœux non-sacramentaux). La continence est donc en effet l’état transitoire de toute personne qui vit hors mariage. Elle n’est pas un étouffement de la sexualité (sexualité qui est aussi la sexuation, aussi le rapport au monde en tant qu’être sexué, aussi toutes les dimensions de notre vie, y compris celles qui ne sont ni génitales ni sentimentales ni tactiles) mais au contraire un don entier de toute notre personne unique.
À ceux qui doutent de la puissance des sacrements de l’Église catholique : un épisode qui m’est arrivé pas plus loin qu’hier soir ! J’étais couché dans mon lit, avec un mal de ventre assez désagréable qui me tordait les boyaux, et qui ne passait pas depuis une heure. Je me suis mis sur le dos, et ai sollicité l’Esprit Saint, en Lui demandant, s’Il le voulait bien, et au nom du Christ, de laisser agir par ma main le Sacrement de Baptême que j’ai reçu quand je n’avais qu’un mois. Pour ce faire, je me suis mis sur le dos, ai placé ma main droite sur mon ventre sans le toucher, et ai prononcé la prière de délivrance pour couper les mauvais liens. Je ne le fais jamais. Mais là, ça m’a pris, car je sais qu’on peut prier sur soi-même autant que sur les autres. Eh bien vous me croyez ou pas : je me suis recouché sur le ventre, et à la seconde d’après, le mal avait totalement disparu, et j’ai dormi comme un bébé ! haha ! L’Esprit Saint agit. Les Sacrements que nous avons reçus (baptême, confirmation, confession, Eucharistie…) agissent concrètement et ont une autorité spirituelle sur les démons. Trop rigolo. Nos mains se transforment parfois en gun du Seigneur. Et, comme Lucky Luke, il n’y a plus qu’à souffler dessus après pour refroidir le tir, et ranger dans l’étui !