Archives de catégorie : Je l’ai dit

Jamais canonisé

Je ne serai jamais canonisé (lol)! : je râle beaucoup trop, j’ironise trop, je dis trop de gros mots et de « lol », je suis trop vulgaire, je fais trop d’humour, je ne suis pas assez lisse, je dénonce beaucoup trop, et ceux qui pourraient continuer à y voir de la sainteté auront peur de donner à croire qu’ils justifieraient l’homosexualité^^ ! Et ça me fait bien rire, finalement.

Gémellité

La gémellité, c’est souvent le berceau idéal de la jalousie. Et la jalousie est le pire des sentiments qui soient. Mon frère jumeau n’a jamais supporté de n’être que lui-même. Il me reproche tout le temps de lui voler son unicité, et il cherche à détruire la mienne.

Les sens pour le Sens ; les sentiments pour le Sang

Notre époque remplace le Sens (= le Christ) par les sens, en opposant ou en faisant fusionner les deux alors qu’ils ne s’opposent pas : le Sens est juste prioritaire. Notre époque remplace le Sang (= le Christ, le Corps sexué sacré) par le sentiment, en opposant ou en faisant fusionner les deux alors qu’ils ne s’opposent pas : le Sang est juste prioritaire.

La connerie gênante

Que les gens soient bêtes, ça ne me dérange pas (On peut tous le devenir quand on ne va pas bien ou quand on ignore les choses). Mais qu’ils nous dirigent et nous prennent pour les cons qu’ils sont, là, en revanche, ça me pose vraiment problème.

Mes petites blessures, les grandes blessures du Christ

Quand la parole d’un ami m’a blessé, même s’il a fait mal involontairement, je me dis que je suis mal placé pour être triste car c’est exactement ce que je fais (en pire) à Jésus quand je ne tiens pas promesse à mes prières et que je ne n’obéis pas à Ses commandements. Avant d’être triste pour moi, je devrais ressentir la tristesse du Christ à cause de moi. C’est le meilleur moyen pour me responsabiliser dans l’affliction qui me victimisait au départ, et surtout pour me rappeler la Miséricorde consolatrice de Dieu. Il souffre bien plus du mal que je Lui fais que de tout le mal que les humains pourront m’infliger.

Infidélité et homosexualité

Il existe un lien indirect entre infidélité et bisexualité voire homosexualité. C’est complètement logique. Celui qui va « voir ailleurs » peut être tenté de goûter même à l’autre sexe. À la veille de mon voyage en Côte d’Ivoire, où je m’attends à ce qu’on me dise que l’homosexualité n’est pas une réalité africaine, je vais parler de la corrélation entre libertinage sexuel (très fréquent en Afrique) et pratique homosexuelle. Plus les couples femme-homme sont fidèles, moins il y a d’homosexualité.

Simple mot à toi mon frère qui viens de replonger dans la masturbation

Visiondumonde_Brochure_Pres

 

Et c’est reparti… Et c’est terriblement banal… Et c’est tellement pitoyable… Pourquoi en parler et en remettre une couche ?

 

Et pourtant… Envie de crier intérieurement au secours. Mais qui pourra m’écouter ? Et à qui arriver à dire un truc pareil ?

 

Et on a beau savoir que c’est pitoyable, on a l’impression que ça ne s’arrêtera jamais, que c’est un cercle vicieux (comme la bouteille ou la clope). Y compris quand on veut ! Y compris quand on a détruit les preuves du méfait ! Y compris quand on le jure à Dieu ! Y compris quand on s’adresse à ses meilleurs amis, à notre conjoint, à tous les saints, à nos proches qui sont décédés, au Ciel, à Marie, à un prêtre !

 

Ne t’en fais pas, mon ami. Je suis passé par là. Par ce sentiment poisseux de tristesse d’avoir été faible. Par ce sentiment de honte de ne pas parvenir à se contrôler, d’être dépendant d’images pornographiques minables qui collent à la peau (et à l’imaginaire surtout !). Par ce manque de volonté en nous, qui nous donne l’impression d’être des sombres merdes qui n’arriveront jamais à la sainteté et à ce que nous demande l’Église. « Je rends faible » dit le diable. Et quand il a temporairement réussi à nous affaiblir, à nous assujettir, il ne s’arrête pas en chemin, le salaud : il continue de nous dire que « c’est pas grave » ET que « c’est hyper grave » en même temps, que le début du péché équivaut à ses ultimes conséquences, qu’on ne s’en sortira jamais.

 

Je suis passé par là. J’y repasserai peut-être un jour. C’est une tentation d’homme. C’est le combat d’une vie (peut-être le plus important pour initier les autres bien plus grands combats de notre vie que lui !) Et sur ce terrain-là de notre génitalité intime, rien n’est acquis, même à celui qui se maîtrise mieux que les autres. Nous sommes TOUS tentés et TOUS faibles. La forte jouissance de la masturbation, c’est notre talon d’Achille, à nous les mecs (alors que le talon d’Achille des filles, c’est plutôt la séduction et chercher à plaire). A fortiori dans un monde où la pornographie est à portée de main, en un clic, est omniprésente.

 

Donc je suis à 100% avec toi dans ce moment d’amertume que tu vis maintenant suite à la masturbation, toi qui lis ces lignes et qui n’as peut-être plus la force de te regarder en face, plus la force de parler, de lire ou d’écrire quelque chose. Je devine combien tu as envie de te cacher après t’être vidé et sali les yeux, combien tu as envie d’oublier. Et comme je te comprends ! L’idée même que tu vas devoir assez vite reconfesser ce fait devant un prêtre t’angoisse et te fatigue d’avance. Tu n’es même plus sûr de tes promesses, de ta parole (tu as tellement promis, pour finalement dans le quart d’heure d’après retomber de plus belle). Peut-être que tu ne veux même plus aller te confesser pour « si peu ».

 

Viens que je te serre (virtuellement, verbalement, pour de vrai) dans mes bras, pour partager ta peine avec moi, pour que nous en rigolions ensemble de cette infidélité honteuse, du fait que tu te vautres et te revautres. Pas pour banaliser ta chute, mais pour la purifier au feu du pardon, de l’amitié, de l’humour, du Réel, des Essentiels de notre vie. Accueille-moi aussi, je t’en prie, quand je retombe. J’ai tant besoin de notre fraternité. Et regardons ensemble le ciel, marchons un peu, allons prendre l’air, en se disant que toutes ces offenses à nous-mêmes et à Dieu, toutes ces trahisons, ne sont rien à côté de l’amour incroyable que Jésus a pour nous, rien à côté de l’Éternité qu’Il nous offre en héritage, rien à côté du bon moment que ton dérapage nous permet de vivre à présent tous les deux, rien à côté de la force du partage fraternel de nos défaillances communes.

 

Ne donnons pas au mal l’importance qu’il n’a pas. C’est ce qu’il cherche (= à nous enfermer dans nos mauvaises actions, à les grossir et à les banaliser). Mets la joie et le Bien en priorité, et relève-toi sans pleurnicher, dignement, avec la ferme intention de ne plus recommencer. Ferme mais pas rigide ni théâtrale. Une décision presque dépassionnée : c’est celle qui marche le mieux sur la durée. L’important, c’est que tu veuilles te relever et que tu renouvelles ce désir à Dieu et à ceux que tu aimes : pas que tu réussisses. Le plus important dans le Bien, c’est la décision de Le faire. C’est comme pour le mariage. Ce qui est moteur et ce qu’un prêtre vérifie chez un couple solide, c’est la décision de s’aimer. Pas comment ça se passera dans le futur (car ça, il ne peut pas le savoir). Eh bien pour la masturbation et le porno, c’est pareil. Le plus important est que tu décides d’arrêter. Pas que tu arrêtes. Si tu arrêtes, tant mieux, bien sûr. Si tu arrêtes durablement et définitivement, encore mieux, bien sûr ! Mais la force d’arrêt durable vient d’abord et surtout d’avoir un jour décidé d’arrêter. Cette décision peut même arriver à la seconde qui a suivi le regard apitoyé que tu t’es lancé dans la glace après avoir joui en te disant que tu n’étais qu’un connard. Le bon larron, Marie-Madeleine ou encore les ouvriers de la dernière heure, connaissent cette seconde décisive là. Et ils connaissent surtout sa force incroyable. Ils connaissent la joie qu’elle annonce. Donc allez : DÉCIDE ! Et ta décision t’entraînera.

 

Je t’aime fort et t’accompagne.

 

Philippe

 

 

NON, je ne dirai pas pour faire plaisir à Canal + que Mika est un chanteur engagé !

Je viens de décliner l’offre télé et de rebrousser chemin. Tant pis pour eux. On ne me fera pas dire n’importe quoi.

 

Mika

Ça a eu lieu juste ce matin. Un jeune journaliste d’Anal + me contacte à 9h30 sur mon portable – il a eu mon numéro par ma maison d’édition – pour une interview à 10h30 à l’autre bout de Paris : interview sur le chanteur Mika et son nouvel album (présenté comme « engagé » et « révolutionnaire » surtout parce qu’il comporte une chanson pour moucher les anti-mariage gay, chanson intitulée « Boum boum boum », et dans laquelle le chanteur souhaite dire au monde combien « l’amour et la tolérance sont importants » : véridique). Aussi naze que « La Colère » de Yannick Noah.

Je m’étais dit : chic ! Pour une fois qu’on me sollicite sur le domaine artistique, pour mes vraies compétences de connaisseur de la culture homo, et pas juste pour me demander « pourquoi t’es homo et contre le mariage gay ? », ça fait plaisir ! Un peu de justice !

Je traverse tout Paris en quatrième vitesse. Je tombe sur le jeune homme (la caricature du journaliste Canal bobo : proche de la trentaine, barbu, chemise débraillée, poils en or qui brillent, pro-égalité et pro-tolérance, il me dit qu’il est homo ; un gars très gentil, au demeurant).

On commence à marcher et à discuter ensemble en chemin avant de faire la prise caméra en extérieur. Il aura suffi de 5 minutes pour que lui et moi comprenions que « ça n’allait pas le faire » et qu’il n’y aura pas d’interview.

Je vois très vite que le journaliste veut m’obliger à dire que Mika est un artiste engagé, courageux, qui se mouille… alors que je pense précisément l’inverse. Mika est un faux révolutionnaire, un mouton qui se donne l’air de l’engagement en se présentant comme un défenseur « festif » de mots-slogans « égalité » « tolérance » « amour », qui ne veulent rien dire et qui sont en plus des concepts qui nous font vivre la grande crise morale et économique que nous connaissons actuellement (il n’a toujours pas compris que l’égalité n’était pas toujours souhaitable ni réelle ; que la tolérance est neutre et pas positive en soi – tout dépend de ce qu’on tolère ; et quand on tolère le mal, la tolérance devient une trahison et une violence ! – ; que l’Amour a des corps différemment sexués parce qu’Il aime concrètement les différences concrètes).

Le journaliste veut quelque chose de court, de simplifié. Il trouve que c’est « trop compliqué » de commencer à expliquer le mot « tolérance », que les concepts d’« amour » et de « tolérance », « c’est uniquement ça qui parle aux jeunes » (je lui réponds que ça n’a jamais parlé aux jeunes ; ça les rassure et leur anesthésie le cerveau, tout au plus !). Et intérieurement, je m’étonne de la naïveté de ces journaleux de Canal +, qui se targuent d’être anti-Système et anti-conformistes (alors qu’il n’y a pas plus conformistes qu’eux !. Ils sont prêts à applaudir un chanteur et à lui décerner la couronne du « révolutionnaire engagé » uniquement sur la base de ses intentions (= une chanson contre les opposants au « mariage pour tous »), de jolis idées vidées de Réel (« amour », « tolérance »), et parce que ça prend la forme d’une bombe qui fait « boum boum ». Pathétique.

Tant pis. Ciao les copains. Je préfère garder ma liberté pour la Vérité. Personne ne peut me forcer à justifier de la merde.