Archives de catégorie : Je l’ai dit

« Parce que c’est une Manif homophobe »

Capture d'écran 2014-09-08 18.00.33

 

À quoi bon dire NON à la GPA si on ne demande pas clairement l’abrogation du « mariage pour tous » et même du PaCS ? C’est presque inutile, en grande partie inefficace, mensonger (la GPA est déjà passée avec la Loi Taubira : pourquoi feindre que « pas encore » ?), et totalement absurde de séparer les deux demandes puisqu’elles sont totalement concomitantes.

Sérieusement, quelle est la logique de la Manif Pour Tous pour le 5 octobre prochain et quel est son niveau de compréhension des sujets qu’elle prétend aborder ? Ils sont proches de la nullité.

Et comment espérer s’opposer au « mariage pour tous », au PaCS, et même en Gender, en faisant l’économie de parler ouvertement d’homosexualité, alors que celle-ci est la pierre d’achoppement idéologique de ces mesures ? Il ne suffit pas de faire gentiment mémoire du « mariage pour tous », et d’agiter des drapeaux contre le Gender et la loi Taubira, pour faire illusion sur le manque de courage des dirigeants LMPT.

Et j’irais même plus loin. À mon sens, il est impossible de cautionner l’homophobie (au sens déjà basique de « peur de l’homosexualité ») des responsables de la Manif Pour Tous. Quand on me demande pourquoi je n’irai pas défiler à la Manif du 5 octobre, maintenant, j’ose dire cash : « Parce qu’elle est homophobe. » Et croyez-moi : pour avoir suffisamment étudié le sujet de l’homophobie et ses différences acceptions dans le langage courant, j’emploie l’adjectif à escient ! Je pèse mes mots !

Enfin, jamais je ne me lèverais pour dire ce que l’humain « n’est pas », mais uniquement pour dire ce qu’il EST : un Mystère d’amour permis par la différence des sexes et par Dieu. Comment est-il possible que LMPT s’abaisse à ce point à rentrer dans la même logique négative de l’humanisme intégral du transhumanisme qu’elle réprouve(-rait) chez les pro-mariage-pour-tous ? Est-il si honteux de traiter des vrais sujets qui intéressent tout le monde, parce qu’ils nous fondent et nous permettent d’être pleinement heureux : la sexualité, l’Amour et la foi ??

Philippe Ariño, un ami dangereux et honteux

alesia_asterix

Ne vous approchez pas trop de moi. Ne dites pas publiquement que vous me connaissez, que vous me lisez. Soutenez de loin. Ne « likez » pas. Ne taguez pas. Ne m’invitez pas. Ça risquerait de vous attirer des ennuis. Vous m’applaudirez peut-être à ma mort, quand même mes ennemis ne pourront plus se retourner contre vous ni contre moi (parce qu’on ne s’attaque que rarement à un cadavre).

Ne me mettez pas en avant : dites que c’est « pour mon bien » si vous ne m’assumez pas, que de toute façon je serais « inaudible », « trop cérébral/intellectuel », que je n’aurais pas l’étoffe d’un chef et que je serais « à la ramasse » ou « bouffé tout cru » si vous me montriez devant tout le monde, que c’est « bon pour mon humilité » de me maintenir au frigo. Placez-moi sur une brochette de témoins pour me diluer. Mettez-moi dans un sous-atelier, dans un stand parmi d’autres, dans un workshop-annexe, en coulisses. Présentez-moi comme un Inclassable « intéressant », comme un extra-terrestre isolé dans son désert, comme un témoin que vous connaîtriez « vaguement » et qui « certes dit des choses bien, mais bon… y’a à boire et à manger ».

Regardé, surveillé, écouté, cru, parfois admiré : oui, je le suis. En revanche, assumé et soutenu publiquement : très rarement. Une poignée de personnes me « likent » sur Facebook (sur Twitter, c’est quasiment zéro rebond). Trois pelés et deux tondus partagent mes articles sur Internet (et encore… j’ai droit à leur soutien presque uniquement quand je poste des chatons chrétiens en Irak, des jolies phrases cathos qui n’engagent à rien ou qui font l’unanimité, des vidéos qui n’impliquent aucune polémique ou prise de risque). Je n’attends pas non plus d’être LE Centre d’intérêt de la Terre entière ni que tous se passionnent pour l’homosexualité comme moi je peux le faire… mais bon, il y a quand même un minimum, et une question de priorités par rapport aux messages, aux combats que nous avons à mener pour la Vérité. Qu’au moins on ne me rabaisse pas gratuitement (comme l’a laissé faire par exemple le site Liberté politique qui a offert à Yves Floucat l’opportunité de descendre mon livre L’homophobie en vérité), a fortiori quand on est dans le même camp et que je fais un travail utile.

Je constate sur les réseaux sociaux et dans l’Église catholique combien mon témoignage, et toute ma personne, sont clivantes. Non pas en soi (je n’ai pas encore le pouvoir de me séparer ; et je crois que, dans tout ce que je fais et dis, il y a une véritable cohérence et solidité qui, au fond, unifient ; je ne pense pas non plus être sulfureux, provocateur ni déraper quand je prends la parole) mais en perceptions extérieures. On l’a vu lors du passage du « mariage pour tous », qui a révélé la grande division qu’il existe dans l’Église de France autour de l’homosexualité. Alors imaginez autour de ma personne ! Je constate combien ceux qui osent parler de moi ou me faire venir en conférence se retrouvent parfois en difficulté, pas à cause de ce que je dis, mais à cause des interprétations erronées de ma visite, ou bien des blessures liées à la sexualité que ça met en valeur, ou bien des malentendus que ça génère dans leurs propres cercles amicaux et ecclésiaux.

M’encourager, c’est s’exposer à perdre des amis. Je le vois et on me le rapporte. C’est devenu un délit. Même mes propres amis se méfient de moi. Quand ils sont d’accord avec mon discours, ils se taisent. Et si leur soutien à mon égard devient trop visible (et donc trop suspect), ils s’en excuseront auprès de leurs proches : « Bon, il est clair qu’on ne peut pas être d’accord avec tout ce qu’il dit… ». Du Philippe Ariño, ça se passe sous le manteau. Avec Koz Toujours ou Tugdual Derville ou Pierre-Hervé Grosjean ou François-Xavier Bellamy, on est sûr de (faire semblant de) s’engager sans que ça nous retombe dessus, de s’assurer une bonne image. C’est l’engagement à moyen prix. Mais avec moi, ce n’est pas pareil. Il faut soutenir en cachette. Ce ne serait pas « médiatiquement correct ». Et pourquoi? Eh ben parce que.

Pareil décalage fait souffrir et est bien triste, d’un certain côté, car je ne pense pas mériter une telle honte, une telle retenue, une telle méfiance, ni de si nombreuses trahisons amicales. Et d’un autre côté, j’en ai pris mon parti, parce que c’est tout simplement le prix de la vraie liberté. Si je faisais trop l’unanimité, je ne serais pas dans le vrai ; et le confort du succès facile que je vivrais puerait la mort de celui qui parle pour ne rien dire et pour ne bousculer personne. Pour rien au monde je renoncerais au risque d’être parfois impopulaire, à la liberté de dire ce que je pense et ce en quoi je crois vraiment, à l’inconfort de dénoncer ce qui dans le monde me dérange. Ce sera peut-être à vie que j’aurai à porter et à assumer mon isolement de catho-pas-lisse. Tout comme la très controversée Béatrice Bourges. Être lisse et constamment dans le catholiquement correct, quel ennui ! Ne pas être lisse, c’est souffrir sans arrêt des frottements, des jalousies, des trahisons, des assauts extérieurs, d’une grande solitude. À choisir, je préfère quand même le relief.

 

 

 

 

Boys Like Us : mais pourquoi?

Je reviens de voir le nouveau film « Boys Like Us » de Patric Chiha (ou « chia », peut-être?) : narcissique, immature, pas drôle, bobo à souhait (d’ailleurs, à la fin, les 3 protagonistes homos se redonnent leurs 3 chapeaux Charlie Winston, exactement identiques…). Simple question : Pourquoi ce sont les réalisateurs qui n’ont rien à défendre et rien à dire (excepté leur mélancolie narcissique, justement) qui à l’heure actuelle ont pignon sur rue et qui ont les moyens de faire des films?

Oh la la… Faut pas dire « con » (il paraît que c’est un gros mot)


 

« Hamon nous prend pour des c… crétins ». Vous savez à quoi ça me fait penser, ce genre d’entourloupettes ? Aux « putain » qui s’évanouissent en « punaise », aux « merde » qui s’atténuent en « mer…credi », aux « Jacquouille la Fripouille » qui se transforment en « Monsieur Ouille », à la chanson Auteuil-Neuilly-Passy des Inconnus (« J’ai envie de crier zut, flûte, crotte… chier! »). Bref, à la pudibonderie des parents bourgeois-coincés sans autorité et des chefs sans force. On n’a pas le courage d’être vulgaire mais on en a la prétention. Pitoyable.

 

 
Qui nous/se prend pour des « crétins » ici ? Je me demande…
 

Les intégristes

C’est génial, cette catégorie « les intégristes » ou « les réactionnaires » qu’inventent les véritables intégristes pour se justifier de ne pas penser. Comme les syndicalistes véreux, ils créent les problèmes qu’ils prétendent résoudre, pour ne pas les résoudre, au final… et même (un comble !) pour les empirer afin de se donner une raison d’exister et de rendre leur destruction indispensable.

Sur Twitter le 28 août 2014 (et au futur, et avec toute la rhétorique paranoïaque qu'il faut)

Sur Twitter le 28 août 2014 (et au futur, et avec toute la rhétorique paranoïaque qu’il faut)

De qui se moquent les chefs de la Manif Pour Tous?

Capture d'écran 2014-08-27 09.19.55

Post Facebook de LMPT du 26 août 2014

Non. Je ne rêve pas… Les responsables de LMPT se permettent maintenant de faire la leçon à Mme Vallaud-Belkacem et de dire que ses propos sur l’homosexualité constituent une nouvelle raison de se déplacer dans la rue pour la Manif du 5 octobre 2014. Mais de qui se moquent-ils ? Ils jouent l’indignation, la surprise, s’offusquent que la nouvelle ministre de l’Éducation Nationale arrive la bouche en coeur avec le dossier de l’homosexualité et de l’homophobie (et non pas celui de la GPA ou du Plan Égalité)… alors que depuis deux ans, ils n’ont fait qu’éluder et négliger eux-mêmes la question de l’homosexualité et de l’homophobie, mépriser mes travaux sur l’homosexualité, sans jamais justifier ni assumer leur opposition à l’Union civile ni au « mariage pour tous » (ils n’ont parlé que des conséquences de ces lois) autrement que par un « NON » timide et peu assuré. C’est contre eux-mêmes qu’ils devraient s’indigner. C’est leur peur de traiter de l’homosexualité ( = ça rentre aussi dans la définition de l’homophobie, la vraie) qu’ils devraient dénoncer. Qu’ils ne viennent pas pleurer, maintenant, de ne pas avoir reconnu le sujet de l’homosexualité comme CENTRAL dans la politique pro-GPA, pro-Gender, pro-mariage, de notre gouvernement ! Qu’ils ne reprochent pas à Najat Vallaud-Belkacem de parler d’homosexualité ! Ils n’en ont pas parlé eux-mêmes ! Honteux, et de la part de Frigide Barjot, et de la part de Ludovine de la Rochère et Albéric Dumont.

Homosexualité : la planque mondiale n°1 privilégiée par le diable

astérix

Aux vues des nombreuses attaques et manifestations d’ordre surnaturel que j’identifie autour de moi en ce moment, je peux dire qu’actuellement, dans notre monde d’aujourd’hui, le diable a spécialement élu domicile dans l’homosexualité (homosexualité en tant qu’acte et en tant que mot ou étiquette). Pourquoi ? C’est très simple. L’homosexualité est la seule chose qui est objectivement violente, mauvaise (elle exclut la différence des sexes qui est le fondement de notre existence humaine, de notre identité et de notre amour) mais que pour autant notre Monde et nos contemporains sont capables de massivement/passivement reconnaître comme une identité humaine ou un amour magnifiques, banals et indiscutables. Autant l’avortement, la contraception, le vol, le divorce, l’euthanasie, la GPA, le clonage, la prostitution, l’adultère, les guerres, sont un peu plus unanimement reconnus comme « mauvais » par la masse, autant le seul sujet de société qui divise et anesthésie les gens, ce sera uniquement l’homosexualité. Il est alors logique que le diable se serve de l’homosexualité comme principal pare-feu, comme rideau rose derrière lequel il pourra planquer toutes les souffrances et toutes les violences humaines dont il est l’auteur : il sait que très peu de personnes se risqueront à analyser ce rideau rose et à le soulever (il n’est pas du tout content, d’ailleurs, quand quelqu’un s’en approche de trop près !). Et il fait tout pour que tout le monde applaudisse les speakerines parlant devant ce cache-misère fleuri et qui sont prêtes à se caricaturer en « homos » ou en « hétéros gays friendly » pour faire diversion, pour faire leurs intéressantes ou jouer les victimes indignées d’elles-mêmes. J’ai compris que l’homosexualité était la planque privilégiée du diable d’une part quand j’ai perçu l’importance universelle de la différence des sexes (importance que la pratique homo remettait directement en cause), et puis surtout quand je vois qu’après mes conférences, ou bien dans les mails que je reçois, les gens me racontent tous leurs malheurs et leurs souffrances, y compris ceux qui n’auraient a priori rien à voir avec l’homosexualité. C’est donc que l’homosexualité éclaire et fait écho à toutes les souffrances humaines, sans exception. Non pas que l’homosexualité serait à l’origine de tous les maux de la Planète. Mais en tous cas, elle en est le signe et l’alibi n°1. C’est la raison pour laquelle il est central de prendre ce sujet très au sérieux, et même d’en faire LA priorité de nos combats contre le transhumanisme homicide et cet humanisme intégral prônant l’Homme sans Dieu et sans différence des sexes.