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L’universalité de la Vérité

Ceux qui ne croient pas en la Vérité universelle ont, malgré les apparences, une conception possessive et égoïste de la Vérité. Ils pensent à tort que, parce que nous parlons de notre foi en la Vérité, nous dirions « C’est la nôtre. » Mais pas du tout : c’est la vôtre aussi ! Je ne peux pas La vivre sans vous ! Quand nous énonçons que nous croyons en la Vérité unique et universelle, nous ne pensons pas du tout que nous La possédons, mais au contraire que nous ne La possédons pas ! Nous Y croyons et nous Y tendons sans La posséder. Ceux qui ne croient pas en la Vérité font preuve d’une parodie hypocrite d’humilité, de détachement. En affirmant « Il n’y a pas de Vérité. Chacun a la sienne ! Tout ça c’est une question de point de vue, de ressenti. », ils expriment une conception relativiste, individualiste, pessimiste, désenchantée de la Vérité qui montre que finalement ils croient que la Vérité est possédée par la perception individuelle de chaque être humain. Défendre le fait que la Vérité universelle existe mais qu’Elle ne se possède pas, c’est une démarche beaucoup moins individualiste et beaucoup plus humble, plus positive, qu’ils ne l’imaginent. La Vérité est une réalité d’Amour qui n’existe qu’en partage, un partage qui nous dépasse mais qui nous rejoint TOUS quand même. On ne peut pas L’individualiser et La vider d’Amour. C’est le fait de nous attribuer cette possession de la Vérité qui prouve que ce sont eux seuls qui considèrent la Vérité comme une possession. Tant qu’ils ne feront pas le lien entre Vérité et Amour, jamais ils ne comprendront l’universalité de la Vérité. Ils L’individualiseront avant de ne plus Y croire du tout.

Paradoxe peu connu de nos contemporains: ceux qui ne croient pas en la Vérité croient sans le savoir qu’ils La possèdent. ^^

Au lieu de parler de couples homos, ne faudrait-il pas plutôt parler de paires ?

Stricto sensu, oui. Ou de duo, ou de paire, ou d’union. Mais en même temps, il faut prendre en compte les intentions (sincérités) et les actualisations concrètes – et parodiques – de ces intentions. Sinon, on n’est plus dans l’incarnation. Donc je dis quand même « couples » pour d’une part être compréhensible de nos contemporains, d’autre part pour reconnaître la réalité de certains engagements, et enfin pour ne pas nier les personnes (les deux mecs qui vivent ensemble, ils ne sont pas juste « colocs » ou « amis » ; et ils posent des actes et des mots qui ne sont pas de l’ordre simplement amical). Lorsque je dis « couples » (même si ce n’est pas exactement ça : pour qu’il y ait couple, normalement, il faut qu’il y ait la différence des sexes), en revanche, j’en souligne immédiatement les limites et je n’établis pas d’équivalence avec les couples femme-homme aimants ni avec les célibataires consacrés. Si bien que je parle de plus en plus d’« unions ». Et dans les cas où je dis quand même « couple », je prends soin tout de suite après d’ajouter plein de nuances sur la qualité de leur « amour ». Parler de « duo » ou de « paire » ne peut pas venir de but en blanc, et risque même de braquer notre auditoire. Il faut veiller donc à être le plus compréhensible et charitable possible, sans céder à la compromission et sans brader le mot « couple » ni la Vérité de notre discours. Ne soyons pas plus papistes que le pape, mais soyons papistes quand même !

Pourquoi je ne soutiens absolument pas « Homovox »

« Avec Homovox, vous êtes complémentaires, m’assure-t-on. Mettez vos égos de côté. Tu ne détiens pas la Vérité. Vous avez le même but. » Je réponds : PAS DU TOUT. La question n’est pas du tout celle de l’égo mais de la Vérité. Et je ne suis pas du tout sûr que Homovox et moi ayons le même but, et encore moins les mêmes moyens. Je trouve le discours des témoins d’Homovox dangereux, en plus de contradictoire.

Ils ne parlent jamais et n’analysent jamais l’acte homo. C’est la censure totale sur le couple homosexuel et son sens.

Ils défendent l’Union civile (en ne se fixant que sur la filiation par rapport au « mariage pour tous », pas du tout sur l’acte homo), même si quelques rares témoins disent qu’ils sont contre (exemple : Jean-Pier Delaume-Myard) mais on ne comprend pas pourquoi.

Ils tiennent le typique discours homophobe anti-lobby gay largement répandu parmi les personnes homos pratiquantes. Ils se contentent de taper sur le « milieu », et ne veulent remettre en cause que la visibilité de l’homosexualité, pas sa pratique. Ils pratiquent donc ce que le « mariage pour tous » justifie, même s’ils se disent contre.

Et de surcroît, ils croient en l’hétérosexualité et valident sa solidité. La totale! Leur discours est donc à la fois gay friendly et homophobe et hétérosexiste. Vu qu’ils pratiquent l’homosexualité, ils sont au moins pour le PaCS. Ils ne s’opposent mollement à la loi Taubira que dans ses conséquences sur la filiation, donc finalement ils ne s’opposent pas à la Loi Taubira (car celle-ci ne peut pas être scindée en deux : elle est un Tout entre identité-amour-fécondité).

Donc en tout cas, il faut que vous sachiez que le site Homovox est non seulement aux antipodes de ce que je peux écrire, mais est en plus une mauvaise piste au niveau des idées. Il décrédibilise notre combat et court-circuite nos arguments, quand bien même je ne doute pas de la sincérité et du petit courage qu’il a généré. Il constitue juste un pansement sur une plaie qui n’a pas été identifiée. Je ne veux pas nous voir associés, et encore moins « complémentarisés ». Car c’est faux, et ce n’est pas comprendre le « mariage pour tous ». Tout au plus Homovox contente la frange la plus homophobe, la plus light (Frigide Barjot lui a mis le grappin de dessus : CQFD) et la plus hétérosexuelle du mouvement. Ce n’est pas du tout, mais alors pas du tout, mon combat !

Illusion de notre époque : vivre la sexualité sans la sexualité

Le plus grand mensonge de notre époque concernant l’homosexualité, c’est qu’on essaie de nous persuader que nous pourrions très bien vivre la sexualité sans la sexualité, c’est-à-dire sans la différence des sexes (différence qui EST la sexualité : « secare » en latin veut dire « couper »). Quand nous y pensons, c’est purement absurde. Pourtant, comment nos contemporains ont réussi à avaler passivement cette couleuvre ? En remplaçant la différence des sexes par la génitalité, alors que la véritable sexualité est l’alliance aimante entre la différence des sexes et la génitalité (où la génitalité est au service de la différence des sexes).

Attiré

J’aimerais tellement être attiré corporellement par ce que j’aime, et non pas attiré par ce que je ne peux pas aimer ! Ma vie amoureuse serait tellement plus simple !

Attaques homophobes hétérosexuelles « gay friendly »

Méfiez-vous des bonnes intentions gay friendly de ces gens qui se présentent comme « hétéros » et parfois même cathos. Ils se servent de l’homosexualité et de Dieu pour justifier leurs propres viols, adultères, incestes, infanticides (avortements), fantasmes de se prendre pour Dieu, et leur déception de la différence des sexes. J’ai encore eu l’exemple ce matin. Un type de 65 ans (« catho » pratiquant, père de famille, ayant défilé lors des Manif Pour Tous : tout le package), mécontent que je lui ai formulé explicitement mon désaccord qu’il sorte avec une fille de 20 ans (même si lui a enrobé son déni de la différence des générations par la foi, en disant que cet « amour » était « chaste » et « voulu par Dieu » quand même), a soudainement souhaité ma chute par des intentions gay friendly pétries de prière et d’appel à « l’amour libre » : « Et puis tu n’y connais rien des homos et tu ne les connais pas. Moi à dix ans j’ai aimé un ami mais l’idée d’un tripatouillage ne m’ait même pas venu à l’esprit. Prépare-toi car, si ce n’est déjà fait, le Père Éternel va t’envoyer l’amour d’un homme……Je confirme, ça vient du Père. Et cet ami va te dire : « Arino, arrête d’être le grand intellectuel pour te justifier ». » L’enfer est pavé de bonnes intentions. J’ai beau le savoir, je le découvre sans cesse. Et surtout, la justification sociale de l’homosexualité cache plein de dérives hétérosexuelles très violentes. Méfiez-vous de ces « hétéros » qui veulent absolument notre bien, à nous personnes homosexuelles. Leur démarche n’est pas du tout gratuite, malgré les apparences. Elle est intéressée. Notre coming out, notre « couple », notre mariage, notre soi-disant « famille » (homoparentale), leur servent de paravent. Et ce sont les premiers à nous taper sur les doigts si nous n’obtempérons pas à leurs bonnes intentions et à leur concept d’ « ouverture » ou de « tolérance ». Ils désirent notre malheur pour se donner un rôle de « justiciers contre l’homophobie » dont nous pâtirions, homophobie qu’en réalité ils nous infligent en nous encourageant à la pratique homo et en niant nos problèmes. Ils nous imposent leur vision du bonheur, sans comprendre que c’est la pratique homosexuelle qui nous insatisfait et nous rend malheureux. Ils feignent de se saigner et de sacrifier leur mariage traditionnel pour projeter sur nous leur désir de paternité qu’ils ont abandonnée ou déshonorée. Quand ils me regardent avec des yeux mielleux en me demandant : « Mais tu ne voudrais pas être père? Je suis sûr que tu pourrais donner de l’amour à un enfant… » pour justifier la loi Taubira, je leur réponds : « Je ne veux pas d’enfant si je le privais de l’amour que j’aurais pour sa mère biologique. » Ils ne comprennent pas, en général, étant donné qu’ils ne croient plus en l’amour femme-homme, ni en l’importance pour un enfant de la présence de l’amour entre ses deux parents biologiques.

Soyez des révolutionnaires. Jamais des rebelles.

rebelle

Série Le Rebelle

Soyez des révolutionnaires. Jamais des rebelles. Le rebelle vit dans et pour le paraître, contrairement au révolutionnaire qui est dans l’action et le verbe véritables. Le rebelle – ou celui qui se laisse étiqueter ainsi – n’est qu’un conformiste qui s’ignore, un suiveur qui, à la face du monde, casse et salit de temps en temps son image pour y demeurer excessivement/secrètement attaché et faire croire aux autres qu’il en est détaché. « Petit péteux » surjoue l’humilité, l’autoparodie et la destruction iconoclaste. Faux-semblant total ! « Ruse sublime du narcissisme : faire semblant de faire semblant d’être narcissique ! » écrivait à très juste raison Pierre Jourde dans La Littérature sans estomac (2002, p. 122)

James Franco

James Franco

Alors j’ai un service à vous demander : le jour (et c’est déjà arrivé : je me suis insurgé) où l’on me traitera (ou bien je me laisserais, par faiblesse, traiter) de « provocateur » et de « rebelle », pitié, râlez fort à ma place, ou bien achevez-moi !^^ Décollez s’il vous plaît cette terrible flatterie bobo gluante de mon visage (j’avais déjà écrit il y a 10 ans dans mon essai Homosexualité sociale la distinction capitale qu’il faut faire entre révolution et rébellion ; je l’ai rappelée sur mon code « Faux Révolutionnaires » de mon Dictionnaire des Codes homos). Elle se veut drôle et branchée. Elle m’horripile. Je suis pour la conversion (l’autre nom de la révolution), pas pour l’inversion (l’autre nom de la rébellion) !

Marlon Brando

Marlon Brando

Je rends grâce à Dieu tous les jours d’être regardé

Regard

Ma petite règle de vie, c’est que j’essaie de faire en sorte que rien de ce que je fais dans mon intimité ne me fasse rougir si ça devenait un jour public. Ça demande une attention de tous les instants. Mais cet effort d’imagination me fait connaître tout de suite mes péchés, éclaire instantanément ce qui est honteux ou injuste dans mes agissements et dans mes paroles. C’est radical ! Rappelez-vous la fois où, par erreur, vous avez envoyé le mail de médisances précisément à la personne que vous critiquiez… Repensez à la honte d’être pris en flagrant délit de masturbation, d’infidélité ou de visionnage de porno… et vous comprendrez très vite de quoi je parle !

En revanche, si j’applique vraiment cette règle dans mon quotidien, je vis une véritable libération. Non seulement je ne fuis plus le regard des autres mais je le recherche, je l’appelle au secours et il accourt immédiatement. Et combien plus le regard de Dieu ! Ce n’est pas un hasard si, de nos jours, le « regard des autres » est autant méprisé par nos contemporains. Il est très décrié, tout simplement parce que l’être humain ne veut plus assumer ses actes mauvais et rendre compte du mal qu’il se fait à lui-même, il ne veut pas reconnaître que son propre regard s’est sali, est devenu voyeuriste. Je vois pourtant dans ces regards humains un appel à la perfection, un miroir salutaire et un réel appui. Sans le regard des autres, je vis pour moi. Et c’est bien triste. J’aime Facebook et Twitter pour les mines de regards qu’ils sont : ces réseaux m’encouragent à avoir une vie impeccable. La disparition terrestre de ma mère aussi m’aide incroyablement à devenir irréprochable. Loin de créer une angoisse ou une surveillance stériles, elle me stimule encore plus à la sainteté. Je rends grâce à Dieu tous les jours d’être regardé par les autres. En bien, en mal, peu importe. D’être regardé, tout simplement. Il n’y a que ceux qui regardent/agissent mal qui voient du narcissisme et du Big Brother partout.

Parqués comme des bêtes à Vendôme

Parqués comme des bêtes à Vendôme

 

Que s’est-il réellement passé ce mercredi 9 avril 2014 à la Veillée des Sentinelles de la place Vendôme ? A priori pas grand-chose. Pas de veilleurs embarqués ni frappés ni assassinés. On serait tenté de dire, blasés : « La routine habituelle, quoi… On oublie. Gouvernement à la con… »

 

Parqués

 

Mais pourtant, une nouvelle étape a été franchie. Et elle est symboliquement très violente : notre gouvernement commence à parquer comme des animaux des gens pacifiques sur le simple fait qu’ils expriment leur opposition à une loi – la Loi Taubira – qui a violé toutes les règles de la démocratie, du débat en commun, du respect des personnes et notamment des enfants. Et ce musèlement s’est fait hier soir sans aucune explication ni justification. Sans aucune sommation des chefs de gendarmerie et de police. Dans un silence assourdissant. Sur décision arbitraire. Avec une froideur inouïe. Oui. Nous avons bel et bien été parqués dans un enclos dont nous ne pouvions au départ pas sortir. Et ce dispositif suscitait auprès des badauds une indignation bien naturelle. Je me mets à la place de celui qui arrivait place Vendôme et qui découvrait la scène ahurissante : une trentaine de personnes enfermées sans motif apparent autour de barrières, avec un déploiement de CRS disproportionné (je dirais plus de cinquante gendarmes mobiles visibles, sans compter la dizaine de camions de police et de gendarmerie). La situation n’était pas seulement cocasse ou absurde. Elle était violente. Il y a un cran qui a été passé. Parce que symboliquement, comme pour la dispersion demandée l’autre jour à Alix (des Veilleurs), le respect de la dignité humaine a été violé : nous avons été réduits au silence, déplacés de force par les gendarmes, puis cloîtrés comme des bêtes, dans un enclos, sans aucun motif et sans aucune effraction de notre part. Hallucinant.

 
 

Nous sommes responsables de notre propre enfermement

 

Autre cruel constat de terrain que j’ai pu faire, mais qui cette fois s’adresse à mon propre camp : l’incident d’hier soir, mais aussi en général l’incompréhension montante entre l’État et nous – qui débouche et se résout malheureusement en violences depuis près de 2 ans – s’explique. Il faut le reconnaître : nous avons encore peur de la loi Taubira. Nous ne voulons pas le reconnaître mais nous n’assumons pas encore qui nous sommes (c’est d’ailleurs pour cela que notre mouvement n’a pas de chefs clairement identifiables et forts auxquels se raccrocher). Nous avons la trouille d’exposer ouvertement ce que nous pensons, ce contre quoi nous nous battons. Nous sommes tétanisés à l’idée de prononcer la phrase « JE SUIS OPPOSÉ À LA LOI TAUBIRA ». Je le remarque rien qu’au niveau politique : quels sont les maires – pourtant veilleurs ou sentinelles – qui viennent d’être élus aux municipales et qui ont assumé de soutenir nos valeurs et la Manif Pour Tous ? Très peu. La plupart ont retourné leur veste et ont fermé leur gueule pour asseoir leur sécurité. Et pour revenir à hier soir, lorsque des badauds, interpellés visuellement par notre « Carré VIP Valls », s’approchaient de nous pour comprendre ce qui se passait, quelles sont les Sentinelles (pourtant pas les dernières des lâches !) qui ont été franches et qui ont osé dire ouvertement que nous étions là « contre la loi Taubira » ? Très peu. Beaucoup d’entre elles se sont défaussées, ont joué la carte du hasard (« J’ai vu de la lumière, je passais par là… »), de l’indignation victimisante : « Nan mais vous vous rendez compte ?? Nous lisions tranquillement et pacifiquement un livre face au Ministère de la Justice… et là, nous nous retrouvons injustement déplacés et parqués comme des moutons… C’est scandaleux !! »

 

Même si nous nous y opposons, nous avons toujours peur de la Loi Taubira. Alors pour masquer cette peur, nous jouons encore soit aux philosophes béats (genre Veilleurs assis, qui dissertent sur de jolis concepts humanistes avec leur bougie et leur gentil cercle de philosophes, « le front penché sur la terre » : kitsch à souhait), soit aux anarchistes révoltés anti-système (qui déplacent le traitement de la loi du « mariage pour tous » sur des terrains qui dénaturent et parasitent le bien fondé de notre contestation, y compris par des diversions « musclées » bien inutiles voire carrément contradictoires : « Hollande dégage ! » ou « Valls casse-toi ! » ou « quenelle » ou FN). Pourtant, rien qu’avec la Loi Taubira, nous aurions largement de quoi faire. À elle seule, elle est suffisamment choquante pour justifier entièrement notre soulèvement. Qu’est-ce qu’on attend, alors ?? Car pendant ce temps-là, nos gouvernants arrivent avec des projets de loi de plus en plus dingos (sur la filiation, l’euthanasie, la PMA et Gestation Pour Autrui, le divorce, le statut du « beau parent »). Et nous, nous nous éparpillons façon déprime angoissée ou radicalisme politisé.

 

Je ne jette la pierre à personne. Je sais bien que cette loi Taubira est objectivement très difficile à contrecarrer (car elle arrive après un long cortège d’autres lois un peu moins choquantes qu’elle – sur l’avortement, le divorce, l’adoption par des mères célibataires, la contraception, etc. – et qui n’ont pas été dénoncées depuis des décennies : la loi du « mariage pour tous » c’est un mammouth énormissime à dégraisser… alors la tentation est grande de se décourager et de fuir). Je sais bien aussi que l’opposition à la loi Taubira n’est pas publicitaire ni même politiquement stratégique (on a l’impression de se griller d’office au niveau de la crédibilité, de se charger immédiatement de la réputation de « catho de droite réac et homophobe »). Mais mince ! De quoi avons-nous peur si nous défendons la Vérité ? si nous défendons l’Humanité, l’Amour incarné dans la différence des sexes, et les plus faibles ? Quand allons-nous dire en quoi/en qui nous croyons, contre quoi nous nous battons, qui nous sommes ? Quand allons-nous sortir de la honte ? Nous avons toutes les clés en main. Il ne nous reste plus qu’à démarrer !

 

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