Archives de catégorie : Je l’ai dit

Let’s talk about sex !

Avant d’avoir envie de réfléchir sur leur futur (un futur livré à la technique et à la conscience individuelle), la plupart des gens ont surtout soif d’entendre parler de SEXE et d’AMOUR (incarné dans la différence des sexes et dans l’Église). Combien me demandent : « C’est quoi l’Amour? » Avant d’être assez honnêtes pour voir les conséquences de leurs actes (sentimentaux et génitaux), ils ont surtout besoin qu’on leur rappelle leurs actes. Ils veulent savoir ce qu’ils font dans leur lit, ce qui se passe dans leur coeur et dans leur tête quand ils couchent, quand ils embrassent, quand ils croient « aimer ».

 

La conversion du coeur, ça ne revient pas à Hollande : c’est à nous d’abord !

J’aime vraiment bien sa tête là-dessus. (Rendez-moi mon François! ;-)) Il est maintenant le seul à pouvoir faire quelque chose avec cette loi du « mariage pour tous ». Et jusque-là, nous ne lui avons clairement pas fait assez confiance! Reconnaissons-le. Nous l’avons accablé de notre mépris. Il faudrait qu’avant le 26 mai, nous décidions de convertir notre coeur vis à vis de lui , avant de le sommer de changer tout seul sans pour autant lui faire confiance. Malgré les apparences, la balle est dans notre camp. Pas dans la sienne. Il y a du boulot! mais il n’en tient qu’à nous de décider collectivement et individuellement de notre désir de convertir notre coeur. Ce n’est pas à François Hollande de changer : c’est à nous de changer d’avis sur lui, et à l’aider à changer en changeant d’abord nous-mêmes. Le 1er qui le traite de « Flamby » aura affaire à moi !

Mardi 7 mai 2013

 

L’Amour vrai : une question de protectionnisme ou de confiance ?

C’est au nom de la sécurité et de la protection que le « mariage pour tous » et l’Union civile tentent d’être justifiés socialement. Mais sommes-nous si faibles au point de nous laisser intimider par de tels concepts ? Je regrette. L’Amour vrai n’est pas une question de sécurité et de protection, mais de risque et de confiance. Nous pouvons très bien nous protéger d’aimer ! Et les couples homosexuels, avant de se prémunir des risques de l’Amour et de l’altérité (la différence des sexes, la beauté de l’Altérité offerte par les autres et Dieu), devraient plutôt se protéger d’eux-mêmes et de leurs actes « conjugaux », se préserver des contre-coups violents de leur propre exclusion de la différence des sexes, avant de chercher à créer les structures conjugales et législatives qui réparent les conséquences fâcheuses de cette exclusion non-dénoncée.

 

Contre le « mariage pour tous » et le PaCS

Je ne suis pas d’accord avec la justification de la pratique homosexuelle (par l’Union civile ou le « mariage pour tous »), car cette pratique éjecte la différence des sexes, et est pour le coup violente. On dit trop peu que l’ « amour » homo, l’ « identité » identité, le « couple » homo, sont les signes d’une violente exclusion de la différence. Or, sans différence, il n’y a pas d’amour vrai ni d’identité vraie.

 

Homophobie d’État français socialiste !

Lundi 6 mai 2013, à 0h20, aux Invalides (Paris). Je suis hyper choqué. C’était il y a à peine une heure. François Hollande et ses ministres soi-disant « pro-gay » lancent sur moi (et mon groupe pacifiste des Veilleurs : quelques-uns homos, en tous cas tous ‘gay friendly‘) une armée de 50 CRS !! Je suis pourtant homosexuel, je le rappelle. Mais qu’est-ce que c’est que ce gouvernement homophobe ?!? C’est juste scandaleux!

« Tu supprimerais même le PaCS ?? »

« Tu supprimerais même le PaCS ??? » me demandent avec angoisse et indignation certains anti-mariage-pour-tous (une majorité?), partisans du ‘moindre mal’ de l’amélioration du PaCS pour éviter les conséquences – désastreuses à long terme – du « mariage pour tous ». Histoire de sauver ce qui peut encore être sauvé. Je réponds : « Évidemment que je le supprimerais ! ». Le PaCS était déjà une justification sociale de la pratique homosexuelle, qui a été créé non pas pour les droits qu’il donnait, mais pour le symbole, pour accorder une équivalence symbolique d’amour universel désincarné et asexué (équivalence que la circulaire Taubira vise aussi). Il n’y a donc pas lieu de s’opposer au « mariage pour tous » sans s’opposer au PaCS. L’un est la passerelle de l’autre, et les deux tendent à justifier une pratique homosexuelle qui est injustifiable. Concernant le PaCS, nous pouvons tout à fait reconnaître que les couples homosexuels existent, les respecter, assurer à chacun de ses membres des droits individuels et des garanties protégeant leur personne, protégeant certains de leurs partenariats relationnels et de leurs projets de vie (tutelles testamentaires, délégation d’autorité parentale, protection de biens communs, etc.) sans pour autant justifier le couple homosexuel en tant qu’acte bénéfique et structurant pour une société. Car en effet, jusqu’à présent, les couples homosexuels ne sont pas assez réels, aimants, unis, stables, exemplaires, paisibles, ouverts sur la vie, pour prétendre à une justification sociale, légale, voire religieuse.

 

J’aime une personne homosexuelle de mon entourage donc je dois forcément justifier l’amour homo qu’elle vit ?

Tendance fortement incestuelle de notre époque : nos contemporains confondent de plus en plus la relation amicale ou fraternelle qu’ils ont avec une personne homosexuelle (et le partenaire sexuel de celle-ci) et ce qu’elle vit en amour dans son couple… comme si l’amitié pouvait être mise sur le même plan que l’amour, comme si le lien de complicité et de copinage remplaçait ou était le reflet parfait de l’expérience amoureuse interne du couple homosexuel (« Mon meilleur ami est homo, on s’entend très bien et je veux son bien… DONC FORCÉMENT son couple homosexuel est merveilleux, et l’amour est là ! »), comme si on couchait avec ses amis, sa famille, ses collègues de bureau, sa société ! Or, nous pouvons tout à fait aimer une personne homosexuelle, avoir des liens relationnels de qualité avec elle. Pour autant, que savons-nous de ce qu’elle vit en couple ? de la violence de l’acte homo (= le couple) et des relations amoureuses entre personnes de même sexe ? Comment pouvons-nous plaquer l’amitié sur l’ »amour » ? De quel droit prenons-nous le social pour le privé, l’interpersonnel pour le personnel, le contact extérieur et frivole que nous avons avec le « milieu homosexuel » pour les drames qui s’y vivent ? Combien de personnes gay friendly je vois qui instrumentalisent leur « amitié » ou leur « fraternité » avec une personne homo pour redorer leur propre blason, se donner une image d' »ouverture », nier la véritable souffrance engendrée par la pratique homosexuelle, et nier finalement leur propre mal-être bisexuel !