Archives de catégorie : Je l’ai dit

Les gens de notre entourage ont-ils un 6e sens?

J’ai toujours été persuadé que les gens de notre entourage proche ou lointain étaient en mesure de deviner à distance ce que nous faisions dans notre intimité, même s’ils ne nous ont pourtant pas vus faire. Il y a un lien entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’intime et le social. Superstition paranoïaque et mégalo-maniaque (nos proches auraient des détecteurs à mensonge? un 6ème sens?), ou bien attachement profond à l’universel? Je pense plutôt à la 2ème possibilité. On n’a pas une vie sociale grande et on ne suscite pas longtemps l’admiration si on n’a pas une vie intérieure grande et juste. Les actes que je pose, même dans le secret, ont des répercussions sociales qui dépassent ma conscience, la sphère du privé, et la perception personnelle de mes actes. C’est pour cela que même si je suis seul, dans ma façon de me comporter avec moi-même, je ne peux pas faire n’importe quoi… quand bien même j’ai l’impression que je ne fais de mal à personne si je ne m’impose une action qu’à moi-même.

 

Amitié sainte

Ni amante, ni simple amie. Juste l’amitié sainte de ma vie. Ma soeur d’exigence. Notre amitié est tellement forte que même la mort de Véronique ne me fera pas de peine. C’est notre passion commune pour la Vérité et les gens qui nous a réunis. Et elle est indestructible.

 

Logique du mal

Ce n’est pas en tirant dessus qu’on défait un noeud. C’est en comprenant comment il s’est formé. Le mal, tout injustifiable qu’il soit, a aussi sa logique. Rien ne sert de se lancer tout de suite à l’éradiquer.

 

Le désir homosexuel est toujours décevant

Étant par essence faible, lâche, et peu ajusté au Réel, j’ai remarqué tout au long de ma vie que le désir homosexuel me décevra toujours. C’est comme une constance. Et c’est très difficile pour moi de lutter contre cette déception-là. Je n’ai jamais su. Et finalement, c’est une bénédiction (même si ça fait bien chier et ça me rappelle à une grande solitude) ! Je n’ai jamais su mentir longtemps. Le tiède, le convenable, le « juste bien », le confortable, ne me rassasient pas. Toutes les fois où je désire croire en la force du désir homo, je deviens sentimental, je me découvre psychopathe et théâtral, je ne me reconnais et ne me crois plus, je ne me supporte pas… donc cet éloignement de moi-même ne dure jamais. La seule chose à faire quand je suis ébranlé par mes sentiments amoureux homosexuels, c’est d’attendre comme un con que le tremblement de terre de 48 heures passent, de faire acte de foi et de fermeté, de laisser l’arbitraire de l’amour agir sur la vacuité de mes pulsions romantisées en sentiments ou en impressions de coup de foudre… Et finalement, le désir homosexuel me montre assez vite son vrai visage, sa vanité, sa grande lâcheté, son immatérialité qui s’incarne mal et par à-coup. Je comprends alors que je me suis excité et inquiété pour un mirage, une incarnation désincarnée. Sur le moment, il me faut beaucoup d’humilité pour ne pas accréditer mes sentiments, pour me dire que ce n’est pas moi ni mon ressenti qui créent l’Amour. Les gens qui n’ont pas de sens critique et qui ne jurent que par leurs goûts m’emmerdent. Moi, j’aime les gens hyper bavards quand ils ressortent d’un spectacle, ceux qui savent dire longuement pourquoi ils ont aimé ou pas, qui ont plein d’avis nuancés à exprimer. Qu’ils soient d’accord ou pas avec moi, je m’en branle. Pourvu qu’ils soient humains et passionnés de vérité.