Je ne m’ennuierai jamais.
Archives de catégorie : Je l’ai dit
Le désir de viol
Par ‘désir de viol’, je n’entends pas seulement le désir de posséder quelqu’un sexuellement ou d’être possédé sexuellement, mais aussi le désir d’être objet ou fétiche sacré, d’être double, d’être quelqu’un d’autre, d’être une moitié d’Homme, d’être Dieu, d’aimer d’un amour fou.
Homo = mauvais parent ?
Ça m’énerve au plus au point quand j’entends dire que les personnes homosexuelles ne PEUVENT pas être de bons parents. Ce n’est pas qu’elles ne peuvent pas. C’est qu’elles ne « doivent pas forcément, dans l’idéal ». C’est pas pareil. Pour être un bon parent, cela ne dépend pas que de l’individu ou du couple : cela dépend aussi du contexte et de la structure conjugale.
Ma vie sans « Têtu »
Je vous interdis de mépriser Têtu (…vous savez, le magazine qui commence par un « T » et qui finit par du « Q »… ;-)). Y’en a marre de ceux qui critiquent la revue qui m’a appris que je devais me raser de préférence avant d’avoir mangé plutôt qu’après pour éviter les saignements : ça a révolutionné ma vie, sans rire.
Le message le plus important de mes livres
Le plus important dans mon livre (Homosexualité intime + Homosexualité sociale) n’est pas tant la description du lien entre le viol (ou plutôt le fantasme de viol) et le désir homosexuel que la distinction que je fais entre le couple hétérosexuel et le couple femme-homme aimant non-hétérosexuel. Je me permets d’insister sur ce point car il est capital. Il faut bien comprendre que dans ma bouche, le terme d’hétérosexualité est extrêmement négatif. Le couple hétérosexuel est aussi irréel et violent que le couple homosexuel, et il n’y a pas lieu de faire du couple homosexuel et du couple hétérosexuel des opposés : je me bats pour qu’on les reconnaisse comme des jumeaux fantasmatiques. Après avoir compris cela, mon discours sur l’homosexualité vous paraîtra beaucoup plus aimant et intelligible.
La pauvre-type attitude : une de mes grandes préoccupations
Maintenant que je me retrouve à nouveau, de par mon métier de prof, sur le chemin des écoliers, je suis particulièrement attentif aux élèves qui se retrouvent à part dans les groupes, rejetés de tous, qu’on abandonne sur la cour parce qu’on s’imagine qu’ils ne sont pas intéressants, qu’ils sont cons, pas drôles, et qu’ils le resteront toute leur vie. Parce que moi aussi, quand j’avais leur âge, j’étais cet adolescent-là, transparent, peu digne d’intérêt, qui ne faisait pas rire, qui ne plaisait pas, qui se faisait traiter de « fille », dont on se moquait sans vergogne. Et j’essaie, quand je peux, de montrer à ces adolescents isolés (…et, au fond, à tous les autres, car même les leaders de groupe, apparemment très populaires, vivent des moments de profonde solitude puisqu’ils sont entourés de faux amis, et qu’au bout du compte on a tous été, au moins une fois dans sa vie, cet enfant abandonné…) que toutes ces images de « pauvre type » ou de « pauvre fille » sont fausses, et qu’un jour, ceux à qui on a injustement collé ces étiquettes montreront à la face de tous ces frimeurs qui ont eu leurs heures de gloire pendant le collège que la pierre qui était rejetée est devenue pierre d’angle, qu’être efféminé et pédé n’est pas une tare mais une chance pour être plus proche de la fragilité et de la détresse des autres, que celui qu’on croyait faible et dont on a méprisé les talents peut finalement se révéler le plus fort.
Ai-je déjà été attiré par mes élèves du fait d’être homo ?
Les questions à 1000 euro… Est-ce que, de par mon métier de prof, je représente un danger pour la jeunesse ? Ai-je déjà été attiré par des élèves ? Est-ce que le fait que je parle ouvertement de mon homosexualité ne risque pas de perturber mes classes ? Ne suis-je pas en train de mélanger vie privée et vie sociale, ou de faire un quelconque prosélytisme ? Pour répondre à toutes ces questions, je dirais que parler de sexualité et de ses horizons de sens n’a rien de privé ni d’exhibitionniste : cela concerne tout le monde, les grands adolescents comme les adultes. Ce sont des questions qui doivent cesser d’être tabou. Et d’autre part, que mes élèves se rassurent. Fantasmatiquement, au niveau des désirs, je commence à me connaître, et je sais maintenant que je ne suis pas du tout attiré par les adolescents post-pubères. Pour vous parler franchement, les petits minets imberbes à peine sortis du nid m’emmerdent prodigieusement (je parle au niveau des fantasmes, bien sûr). Comme Jean-Louis Bory, je serais tenté de dire que, si dans cette histoire d’homosexualité il y en a qui pourraient trembler de souffrir mes avances, ce ne sont pas mes élèves… mais uniquement les papas de mes élèves ! Mon désir homosexuel est typiquement narcissique et œdipien (voire incestueux). Donc vous pouvez me confier vos bébés, vos écoliers du primaire, vos collégiens, vos petits boys scout blondinets en colo, et même vos lycéens pas encore mûrs : je ne les toucherai, je pense, jamais.
Croix du Christ : meilleur rempart contre la peur
Après avoir vu la Croix du Christ, je n’ai plus peur de rien.
L’homosexualité : l’un des seuls prétextes sociaux pour se couper de l’Église
J’ai remarqué que l’un des sujets de société qui partageait actuellement le plus la population mondiale était l’homosexualité. Peu de personnes semblent avoir vraiment une idée ou une opinion précise là-dessus. La majorité ne sait pas quoi en penser. Même les responsables des grandes religions tiennent un discours encore trop flou et maladroit à ce propos. On se contente de dire qu’on est « pour » ou « plutôt contre » sans chercher à comprendre pourquoi, ni à s’en justifier.
Un soir que je me trouvais à une soirée organisée par mon groupe catho de jeunes adultes de Savigny-sur-Orge, en 2007, on avait décidé de traiter d’un sujet plutôt difficile : les prises de position de l’Église catholique qui nous posent le plus problème ou question. Pendant ce débat improvisé, on est arrivés à trouver ensemble un brin de réponses sur tous les thèmes de société possibles inimaginables, même les plus épineux (le cas des divorcés remariés, l’euthanasie, l’avortement, le préservatif, etc.)… Tous les thèmes sauf un seul : l’homosexualité ! Comme par hasard ! Même en fin de soirée, personne n’est arrivé à se mettre d’accord. Comme s’il s’agissait d’une question ultra difficile, insoluble. Et quand elle est un peu abordée dans les émissions de télé, tout le monde s’excite en un rien de temps. Ceux qui se disent « hétéros » ont peur de gaffer et de blesser quand ils en parlent ; ceux qui se disent « homos » la défendent avec une assurance trop assurée et agressive pour s’appuyer sur une vraie réflexion sur le désir homosexuel (d’ailleurs, quand on leur demande de mettre des mots sur leur homosexualité, la discussion tourne vite court… On arrive très vite à les coller sur des points pourtant hyper connus de la culture générale homosexuelle). Que se passe-t-il donc avec le désir homosexuel ? Si vous voulez mon avis, je crois qu’il ne déchaînerait pas autant les passions et ne diviserait pas autant les gens s’il ne portait pas déjà en lui la trace ou les germes du viol.
Coup de coeur pour le film « Qui a envie d’être aimé ? »
Mardi 1er mars 2011. Littéralement touché par la grâce, la justesse, la pudeur, l’humour, la profondeur, du film « Qui a envie d’être aimé ? » d’Anne Giafferi! J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai été aimé. Pour moi, il détrône les Amélie Poulain, les films métaphoriques pseudo « profonds » (genre « Black Swan », « Inception »…) qu’on encense actuellement, et même le silencieux et trop pudique « Des Hommes et des Dieux ». Il donne envie d’être touché par la Personne de Jésus. Il donne envie d’ouvrir une Bible, d’aller dans un groupe de parole où pourtant l’ambiance n’a pas l’air funky et où ça ressemble à vue d’œil aux Alcooliques Anonymes, il donne envie de pardonner, il donne envie de s’asseoir dans une chapelle pour prier Dieu alors qu’on ne sait pas prier. Pourquoi ai-je attendu aussi longtemps? « Black Swan », « Le 6ème Sens », « Le Silence des Agneaux », « Shutter Island », « Le Hérisson », « Le 5èmeÉlément », toutes ces daubes dont on ne retire pas grand-chose avec le temps, je ne les regarderai pas deux fois. C’est exactement ce que je me suis dit en allant voir « Black Swan » il y a quelques jours, un film certes esthétiquement nickel, mais pénible à voir. En sortant de là, je me suis fait la réflexion qu’on ne m’y prendrait pas à deux fois ! (et je pourrais dire la même chose de « Des Hommes et des Dieux » ou de « La Passion » de Mel Gibson : ça n’a rien à voir avec le fait que ça ne parle pas de foi ou que ça en parle). En revanche, « Qui a envie d’être aimé? », c’est re-belote quand vous voulez!^^ Pourquoi ai-je attendu aussi longtemps? Tous les films qui parlent de conversion profonde sont ceux qui touchent le plus de cœurs.
