Archives de catégorie : Je l’ai dit

Soirée bledards

Soirée passée avec 4 amis, dont une Noire et deux musulmans « bledards » (tous natifs de France) avec beaucoup d’auto-dérision, d’humour, de sens critique, d’ironie, de recul vis-à-vis de leur propre culture et des excès-misères-beautés de l’islam et de leur éducation et de leur terre d’appartenance. Hyper drôles. Ils sont parfois – et toujours gentiment, avec 2nd degré – anti-Arabes et anti-Maghrébins… alors qu’ils sont eux-mêmes Maghrébins, jouent mi-sérieusement mi-cyniquement aux réacs, aux xénophobes et aux Français plus français que les Français (parfois clairement anti-avortement, anti-Macron, anti-pratique-homo : j’ai pu dire mon opposition au « mariage gay » sans me prendre de pierre) … tout comme la plupart des personnes homos peuvent se permettre plus librement de croquer le « milieu homo » et ne passeront pas pour des « homophobes », étant elles-mêmes concernées. Oui, j’aime cet humour grinçant et attendri des Maghrébins par rapport à eux-mêmes, cet humour pimenté et d’auto-dérision des « Blacks » vis-à-vis des Africains et des « Noirs de France » : du moment que cet acide ne vire pas à l’auto-exclusion, à l’homophobie, à l’auto-stigmatisation, à la haine de soi. Ça me rassure beaucoup sur les musulmans, et notamment, sur la capacité des nouvelles générations de Maghrébins fraîchement adultes et « positivement occidentalisés » de se remettre en question, de nous faire rire et de rire d’eux-mêmes, de défendre des valeurs parfois très proches du catholicisme. Nous nous retrouvons comme des frères qui ignoraient depuis peu leurs ressemblances. C’est bluffant. C’est touchant. C’est drôle. C’est ça, à mon avis, les vraies soirées islamo-chrétiennes!^^ (autour d’un bon Privacy : jeu de questions les plus tabous et salaaaces haha)

L’Union Civile, la nouvelle idole et lubie (absurde) de Frigide Barjot

 

C’est vous dire son immaturité et, je pense aussi, son orgueil ! Virginie Tellenne (alias « Frigide Barjot »), égérie des Manif Pour Tous, fait à présent une fixette sur l’Union Civile. Non par réalisme et intérêt général, non parce que c’est une mesure vraiment possible (un rétropédalage du « mariage gay » à l’Union Civile ne sera jamais accepté socialement et légalement, étant donné que c’est la même loi dans les intentions et finalement dans les faits ; et même Frigide Barjot défend qu’on ne démarie pas et qu’il ne faut plus toucher au « mariage gay ») ni parce qu’elle y tiendrait vraiment, mais UNIQUEMENT parce que moi je la dénonce, et UNIQUEMENT par caprice, puisque c’est le seul point qui la distingue médiatiquement (et même éthiquement) de ceux qu’elles appellent « abrogationnistes » pour nous fasciser/diaboliser, et même nous faire passer pour les responsables de notre défaite politique-médiatique-législative. Entendez-la gueuler, s’exciter, parce qu’on aurait « tout gâché » en refusant de donner « SON » cadeau de consolation de l’Union Civile… qui, à ses yeux (pourquoi? on ne sait pas) est LA Solution à tous nos problèmes, LA Solution du désastre du « mariage gay ». Elle a fait de l’Union Civile une idole, la mascotte de L’AVT (L’Avenir Pour Tous). Elle s’accroche fiévreusement à l’Union Civile comme à un doudou, à un faire-valoir, mais aussi orgueilleusement, car elle devine (sans finesse, sans intelligence, mais uniquement par profit et révolte colérique) que derrière l’Union Civile, il y a l’homosexualité et sa justification sociale. Son homophobie et son manque d’intelligence aboutissent de toute façon à une défense arbitraire de son « jouet », à un sophisme publicitaire (dont elle est spécialiste, il faut bien le dire) : elle défend le mot « Union Civile » ; pas l’Union Civile en elle-même, qu’elle n’a jamais pris le temps d’expliquer… car pour cela, elle devrait parler de la réalité de l’homosexualité, des « couples » homos, et de ça, elle en est bien incapable, et surtout, elle s’y refuse catégoriquement. Hystériquement, même ! Elle n’a jamais parlé d’homosexualité en public, de « l’amour » homo (qu’elle ne veut surtout pas remettre en question). Elle pique des colères homériques dès qu’on prononce l’expression « couple homosexuel » à sa place, ou qu’on amène le sujet sur le tapis. Virginie Tellenne représente la typique « gay friendly homophobe ». Elle se vaut du Pape François pour justifier l’Union Civile – sur la base d’une rencontre furtive avec le Saint Père et d’un acquiescement ambigu de sa part quand elle lui a parlé de son combat pour l’Union Civile. Elle n’a toujours pas compris la gravité de l’Union Civile (qui déshumanise les personnes homosexuelles et célibataires, et tout lien humain, au final), ni que le Vatican est très clair non seulement à propos du « mariage gay » mais des Unions Civiles, qu’il ne valide pas : « Il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille. Le mariage est saint, alors que les relations homosexuelles contrastent avec la loi morale naturelle. Les actes homosexuels, en effet, ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas. » (Document de la CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI, « Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles« , 2003). Je répète : « MÊME LOINTAINES » ! « Reconnaissance juridique des UNIONS » ! Alors soit Frigide Barjot est bouchée – ce dont je doute -, soit elle fait preuve d’une homophobie et d’un orgueil sans pareil. Il n’y a que le père Emmanuel d’Andigné et les Nantais/Angevins pour s’y laisser prendre. Et bien sûr, personne – à part moi, puisque la plupart des gens sont homophobes et n’y connaissent rien à l’homosexualité – ne lui tiendra tête et ne filera trois baignes (méritées) pour calmer la capricieuse.

 

N.B. : Pour comprendre l’Union Civile, je vous renvoie soit à la lecture de mon livre Homo-Bobo-Apo, soit à l’écoute de mon livre.

La force de l’accompagnateur spirituel


 

C’est très important d’avoir un père spirituel ou une mère spirituelle. Pas parce que ça fait joli ou pieux. Mais parce que ça nous maintient concrètement dans la transparence et la cohérence de notre vie, parce que ça nous pousse à l’obéissance et à la régularité. Bien plus qu’un confesseur (car au confesseur, il est facile de cacher des trucs : il ne risque pas de les deviner si nous ne les lui disons pas, d’autant plus quand il ne nous connaît pas et qu’on s’arrange pour ne jamais tomber sur le même…). Avec l’accompagnateur spi, difficile de mentir ou de passer entre les gouttes. Bien souvent, on ne nous présente pas bien le père spi ou la mère spi comme ce qu’il est vraiment. On le/la réduit à un gentil consultant (qui va nous donner son avis), un gentil écoutant, un gentil conseiller, un frère dans la foi qu’il fait bien d’avoir sur son C.V. catho… alors qu’en réalité, dans l’idéal, il/elle est la terreur de notre vie, limite un emmerdeur qui nous renvoie tout en pleine face (nos bonnes actions comme nos mauvaises) et à qui NOUS DEVONS DES COMPTES, mais aussi notre meilleur guide, notre meilleure assurance de ne pas pécher ou de ne pas faire de bêtises ou de ne pas nous installer dans des addictions et des mauvaises habitudes ou de ne pas prendre de mauvaises décisions. Bref, un garde-fou redoutable, qu’on aurait envie de fuir tellement son statut (pas sa personnalité) oblige librement à l’exigence, à la fidélité et à l’obéissance. Avoir un accompagnateur spi, ça ne devrait pas être un besoin ni correspondre à une envie : c’est une nécessité et un passage quasi obligé vers la sainteté (même si sainte Thérèse de Lisieux n’en avait pas !)

Le Salon Beige ne comprend rien à l’homosexualité, c’est navrant


 

Le Salon Beige (et « Michel Janva ») raconte encore des conneries (cf. l’article ci-joint), même s’il y a quelques intuitions (mais ça fait un moment que je dis que la pédophilie est le faux nez de l’homosexualité et de l’anticléricalisme actuel). Se rendent-ils compte qu’en défendant l’hétérosexualité – en tant qu’idéal ou synonyme de la différence des sexes -, ils intègrent le « lobby gay » qu’ils dénoncent ??

Nuestro enemigo no es la « Izquierda progre »


 

Recibo cada vez más videos de políticos de derechas – y secretamente católicos – que nos están llamando a un levantamiento y a un despertar de la derecha para salvar la « Vida », la « Familia », la « Patria », y la « Fe »/ »Civilización cristiana », supuestamente amenazadas por la Bestia que llaman « Izquierda progresista ».
 

Paren el carro.
 

Para mí, que soy de izquierdas (y orgulloso de serlo… y por tanto, respetuoso de la gente de derechas ; y distingo la izquierda del socialismo, marxismo, neomarxismo y comunismo, los cuales odio), se están equivocando de combate y de enemigo : nuestro enemigo no es « la izquierda progresista » ni el progresismo ni el modernismo, etc. Es el diablo. Y nuestro combate no es una civilización « de inspiración cristiana » ni la « familia/orden natural », ni la « sanidad », ni una « identidad nacional » (por muy católicas que sean sus « raíces »). Como católico, sólo defiendo a Cristo, a la realidad sobrenatural (no sólo la familia sino el celibato consagrado y la Iglesia!), y lucho (como persona homo) contra la « identidad homo » y la « práctica homo y hetero » que deberían ser nuestros principales enemigos. El resto, es pura ideología derechista, politiquera, conservadora, tradicionalista, patriota… por no decir fascista, facha, fundamentalista, masónica (aún cuando los masones de ahora pretendan ser « anti-Masonería »!).
 

La confusión en las filas derechistas, pro-Vida, e incluso clericales, es actualmente GRANDE y abismal. Creo que aquellos videos quisieran expresar finalmente el Cisma y la Pasión inminentes de la Iglesia Católica romana… aunque queda todo muy implícito, y que al fin y al cabo grupos pro-Vida están manipulando a sus « candidatos » a costa suya. Y esa advertencia, si la asumieran, sería genial. Pero no es el caso. Ni mucho menos.

L’émergence d’un nouvelle police journalistique pseudo « catholique » de la délation de l’homosexualité ou de la sympathie gay friendly sacerdotale


 

J’aimerais attirer rapidement votre attention sur l’émergence d’une nouvelle police pharisienne ultra toxique, qui se sert en ce moment de l’homosexualité pour créer de la confusion et de la division dans l’Église en feignant de dénoncer cette même confusion. D’où sa perversité, car elle s’habille de justice et parfois de faits ou discours réels et objectivement peu défendables moralement parlant.
 

 

En effet, une mauvaise presse qui se dit « catholique » (Jeanne Smits, Thibaud Collin, Médias Presse Info, Info Católica, Actuall, Riposte catholique, Réinformation TV, etc.), mais qui déteste secrètement l’Église Catholique et qui se réjouit de sa douloureuse Passion, ou des prélats prétendument « catholiques » qui se présentent volontiers comme de « fidèles gardiens de la préservation du rite et de la Sainte Doctrine » (exemple : le cardinal Sarah), mais qui en réalité ont de la révolte anticléricale en eux, s’amusent à colporter des faits internes à l’Église – en lien avec l’homosexualité – soit isolés et minoritaires, soit impressionnants (parce qu’ils impliquent des hauts responsables de l’Église Catholique, y compris le Pape François, et qu’ils concernent les sacrements), font des effets d’annonce qui font dire aux événements ou à des propos tenus publiquement des évidences qui dépassent bien souvent les pensées (par exemple, je ne suis pas sûr que le cardinal Marx ait réellement défendu les bénédictions de « couples » homos) ou qui rajoutent de la gravité à ce qui n’en mérite pas… tout ça pour créer chez leur auditoire catholique de la peur, de l’indignation stérile, de l’homophobie, de la colère à l’égard de l’Église-Institution et de l’homophobie dans les rangs tradis, pour mettre de l’huile sur le feu (en plus, ils devinent que l’homosexualité est de l’alcool à brûler, même s’ils se foutent de l’expliquer et se foutent des personnes homos, y compris continentes), pour même lancer une intifada et une rafle punitive contre des personnalités cléricales qu’ils présentent en public comme des « diables incarnés », des « Traîtres » impardonnables.
 

De surcroît, ils opèrent un véritable travail de sape d’un long et coûteux processus d’accueil et d’alliance entre deux terres – la communauté homosexuelle et la communauté catholique – que tout semble maintenant opposer, alors qu’en réalité, grâce à la continence, une réponse joyeuse et un éclairage inédit sont en train d’être enfin découverts dans l’Église Catholique. Ces mauvais journalistes et ces mauvais cardinaux, même s’ils passent parfois pour des sauveurs ou des redresseurs de torts, mettent tout en oeuvre pour que l’Église ne puisse pas annoncer la Bonne Nouvelle et l’Amour de Jésus aux personnes homosexuelles et aux pécheurs.
 

Comble de l’hypocrisie : ils fabriquent le scandale ou titillent l’épiderme de la fachosphère et de la réacosphère, en affichant une objectivité « journalistique, factuelle, réaliste » quasi épurée. Ils argumentent peu. Ils se contentent d’afficher le fait ou le propos « choquant » par un tweet ou un article court, et après, démerdez-vous avec ça. Sorte de « J’dis ça, j’dis rien… Étripez-vous sans nous ». Ça s’appelle des rapporteurs à 4 chandelles (…maçonniques).
 

 

À ces dénonciateurs zélés pseudo « catholiques », à ces journalistes malveillants, à ces mouchards qui se donnent le beau rôle en faisant croire qu’ils veulent nettoyer l’Église de ses éléments « modernistes », gays friendly, « homosexualistes », voire carrément homosexuels pratiquants (le cardinal Marx, le père James Martin, Mgr Gaillot, l’ex-père Krystof Charamsa, Mgr di Falco, le Pape François, etc.), à ces semeurs de zizanie qui s’imaginent que leur délation-traîtrise est un service rendu à l’Église et un courageux acte de Justice sainte, je rappelle ceci : d’abord que trahir pour dénoncer la trahison, ça reste une trahison ; ensuite, que le diable est appelé – non sans raison – « l’Accusateur », et c’est exactement ce qu’ils font (en revanche, l’amour des personnes homosexuelles, la Bonne Nouvelle à annoncer aux personnes homosexuelles, le soutien aux personnes homosexuelles, l’analyse de ce qui les répugne ou choque – à savoir l’homosexualité -, comme par hasard, ça, ils zappent…) ; troisièmement, qu’à force de traquer la pratique homosexuelle sacerdotale ou les sympathies gays friendly des prêtres et faire une fixette dessus, ils prouvent à leur insu que ceux qui ont un problème avec leur sexualité, ce sont eux et pas tellement les prélats qu’ils incriminent (même si, bien sûr, les prêtres qui pratiquent l’homosexualité ou la justifient en tant qu’« identité » ou « amour » à « respecter », sont eux-mêmes malades) ; enfin, que « Malheur par qui le scandale arrive » ou est colporté (Mt 18, 7) : mieux vaudrait pour eux qu’on leur accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’ils soient engloutis en pleine mer.. Si la plupart des catholiques vont naïvement rentrer dans la vague d’indignation, de panique, et de paranoïa homophobe et anticléricale qu’ils auront créée ou contribué à renforcer, moi, je vois clair dans leur petit manège, et je ne laisserai pas passer. Ils ne se serviront pas de l’homosexualité comme ça.
 

Les catholiques : pas homophobes ?

Les catholiques : pas homophobes ? Vous n’osez plus nous regarder dans les yeux tellement vous pouvez avoir honte de nous avoir méprisés. Pourtant, vous connaissez notre importance, notre influence sociale, notre statut d’alibis humains de toutes les lois transhumanistes que soi-disant vous combattez. Pourtant, vous savez qu’en société on vous renvoie toujours le « mariage gay » à la figure. Mais vous faites la sourde oreille, parlez d’autre chose, de l’enfant, de la Vie, de bienveillance et d’humilité. Vous vous dites catholiques mais du catholicisme, vous n’avez que la façade rituelle. Vos médias chrétiens recrachent du Femme Actuelle, remplacent le Ciel par le SIEL. La Vérité, c’est que vous êtes homophobes, au moins par peur de l’homosexualité, au pire par rejet et condamnation des personnes homos. Même si le mot « Homophobie » vous fait ricaner. Vous vous êtes servis du combat contre le « mariage gay » pour vous offrir un parti politique, un livre, une télé, une carrière, un simulacre de martyre. Mais vous êtes des imposteurs. Et vos amis homos planqués, tout autant. Vous avez méprisé le discours sur l’homosexualité, l’homophobie et même les personnes homos qui s’exposent, en nous regardant comme des extra-terrestres ou des dangereux qui vous disaient des choses soi-disant « incompréhensibles ». Les rares que vous avez « accueillies », c’est pour nous victimiser et nous faire taper sur la pseudo « dictature du lobby gay » à votre place. Vous, les pro-Vie, êtes de beaux salauds, qui condamnez autant que justifiez la pratique homo privée, pour ne pas aimer les personnes homos ni l’Église Catholique. Vous ne nous annoncez pas de Bonne Nouvelle ni ne nous écoutez : vous préférez nous proposer un « accompagnement » (Courage International), en pensant que ça suffit, et pour mieux nous faire taire, pleurer sur nous, et nous cacher (avec notre complicité) comme des hontes. Vous allez payer. Non par nous, mais par votre honte et par les anges de Jésus.
 

Dessin de Nawak en 2013

Le cardinal Marx a-t-il donné son accord pour les bénédictions de « couples » homosexuels?


 

Un cardinal catholique aurait dit oui aux bénédictions d’unions homosexuelles. Dixit cet article, et d’autres bruits de couloir sur Internet.
 

Je reste très prudent quant au blog de Jeanne Smits. Certes, le cardinal Marx semble avoir manqué de clarté… ou alors, ce qui serait beaucoup moins grave, n’a pas eu l’intransigeance ou la radicalité attendue par certains cathos tradis, très prompts à s’offusquer et à traîner dans la boue ou en procès en sorcellerie des prêtres ou évêques carrément « gays friendly » (le père James Martin) ou supposément « gays friendly ».
 

Le cardinal Marx a-t-il dit oui à la bénédiction des unions homosexuelles? Ce n’est pas clair. S’en est-il lavé les mains ou au contraire a-t-il simplement été charitable en considérant les personnes avant de poser un jugement moraliste péremptoire et désincarné? Difficile de savoir. Et moi, quand je ne sais pas, je préfère ne pas juger. À mon avis, le blog de Jeanne Smits n’est pas solide ni aimant à l’égard des personnes homos : c’est la seule chose, avec le temps, que je sais.
 

Regardez comment ce genre de rumeurs réveille les prêtres médiatiques les plus paranoïaques…


 

Perso, je n’accepte pas des mises en garde formulées par des journalistes ou des prêtres tradis qui n’ont concrètement pas bougé le petit doigt pour accueillir les personnes homosexuelles continentes. Ça, c’est beaucoup plus scandaleux, à la rigueur. Le vrai enjeu, c’est celui de l’annonce de la Bonne Nouvelle : pas la révélation des « scandales » ou des « écarts », ni leur répression.

Chandeleur (Chant de l’Heure)

Super dîner Chandeleur (Nous étions 10 dans ma petite chambre de Princesse Sarah) ! Belle ambiance (avec que des impertinents bienveillants ensemble!^^). Le service à crêpes à 10 € sur le Bon Coin a marché nickel, en plus.

 

Un « after » également bien dense (avec Noé et Sandra), qui m’a mis devant le Mystère de ma vie, et mon impuissance à le justifier : « Pourquoi est-ce que ta foi et la pratique homo, ce serait inconciliables? Pourquoi ne pourrais-tu pas aimer Jésus ET Jérémy ? En quoi ça s’opposerait? Pourquoi l’Église Catholique décrète que c’est mal et que ce n’est pas de l’Amour ? Sur quelle base et quelle preuve? Où est-ce marqué dans la Bible ? Jésus n’en parle même pas. N’es-tu pas en train de te mettre des barrières pour t’empêcher d’aimer? Pourquoi gâches-tu cette belle relation? N’es-tu pas en train de te soumettre à une superstition religieuse ? » Des questions auxquelles il m’est difficile de répondre autrement que par la personne vivante de Jésus. C’est maigre et temporairement insatisfaisant, avant qu’il n’apparaisse à la vue de tous, au temps fixé. Je sais.

 

Cette après-midi, je me rends chez les francs-maçons de la Grande Loge de France, pour le colloque « Force et Lumière » dédié à Star Wars. Vous pouvez me faire confiance : j’aurai les yeux et les oreilles grands ouverts!

Un enterrement bobo

 

Joie d’être allé à l’enterrement de ma marraine. Peine et colère aussi. Malheureusement/heureusement également, la présence de ma soeur pour en rire gravement… parce que j’aurais pu cocher toutes les cases du code « Enterrement bobo » de mon livre Les Bobos en Vérité. Que voulez-vous… quand la génération des enfants et des petits-enfants essaient de faire spirituel et de rendre hommage à leurs ancêtres dont ils ont rejeté la foi et la pratique religieuse, ça donne un pastiche sincère mais pathétique : on a quand même eu droit à 6 témoignages différents au micro, dignes des plus grandes simulations de réception de trophées aux Oscars (avec un ressassement des souvenirs et des goûts avec/de la disparue, parfois carrément des révélations de secrets de famille ou des critiques sévères à l’égard de ma marraine, des portraits psychologiques avec la colonne des défauts plus remplie que celle des qualités!) : on ne savait plus où se mettre. On a même appris par le beau-frère que ma marraine aurait été prête à se « remarier » (What The Fuck?). Ça glose sur l’ « Amour » (même au nom de saint Paul) mais Jésus est complètement zappé. On a même entendu par une amie de la défunte une déclaration en anagramme (comme au collège) avec chaque lettre du prénom THÉRÈSE. À l’église Notre-Dame de Cholet, quoi!

 

Le moment le plus énorme, ça a été quand la Croix de Jésus a été oubliée (il a fallu retrouver le crucifix en 4ème vitesse) : les bobos veulent bien de la « lumière de la Résurrection », des bougies… mais certainement pas de Jésus ni de la Croix! Ils profitent sincèrement des deuils pour pleurer sur eux, pour s’épancher sur leur propre athéisme, pour s’endimancher comme ils peuvent (y’avait même une nana qui portait une couronne de fleurs, comme les mariées bobos), pour singer (sincèrement!) des étreintes Bataclan… Sérieux, pas besoin de venir dans une église pour faire ça. À mes yeux, la messe d’enterrement de ma maman il y a 4 ans a été un modèle de dignité, de sobriété, de Vérité, d’Amour, car Jésus était vraiment présent, et il n’y avait aucune place aux narcissismes.

 

Le plus révoltant (même si, sur le moment, j’en ai souri), ce n’est pas les maladresses d’ignorance des bobos. Car comment en vouloir à ceux qui parodient sérieusement les enterrements qu’ils ont vus dans les films ou dans leurs fantasmes? Beaucoup de gens rejettent Jésus par méconnaissance plus que par orgueil. En revanche, ma colère se dirige sur ceux qui connaissent la Vérité-Jésus et qui la renient en connaissance de cause : en l’occurrence ici, le prêtre qui célébrait (le père Pouplard) ainsi que la caste de vieux cathos soixante-huitards de la bourgeoisie choletaise (qui trouvent tout « beau » et « normal », et qui ont été infoutus de transmettre le goût de la foi à leurs enfants et petits-enfants enfants ; ils sombrent dans le relativisme subjectiviste le plus grave : « Pour nous, croyants, l’eau représente l’eau du baptême » : pas que pour nous, bon sang! ). Le curé, qui pourtant connaissait la foi de ma marraine et de mon parrain, a laissé faire cette messe avec ses accents païens. Le clou du « spectacle », ce fut, lors de son homélie sur le texte d’Evangile du Jugement Dernier « J’avais faim et vous m’avez donné à manger », le moment où il a sorti que le Jugement Dernier (le texte a d’ailleurs été tronqué à sa première partie, la moins « culpabilisante », comme par hasard…) n’était qu’une « parabole » donc « qu’une image » et que « ça ne se passera pas comme ça ». Ma soeur et moi, on s’est regardés à ce moment-là, pour être sûrs d’avoir bien entendu ce qu’on avait entendu. Même mon papa (qui animait les chants) a cherché mon regard dans l’assemblée et a deviné à distance que mon sang n’avait fait qu’un tour. C’était scandaleux. Intérieurement, j’ai aussi pu partager ce moment d’anthologie avec ma marraine, qui elle, de Là-haut, sait désormais que le Jugement Dernier n’est pas qu’une « image ».

 

Donc à ceux parmi vous qui m’avez demandé comment s’est passé l’enterrement de ma marraine, je dis « mal », même si ça a été une joie de revoir certains Choletais, mon père et ma soeur.

 

Je suis sur le chemin du retour vers Paris.