C’est tout notre rapport à l’Eucharistie et aux sacrements qui est questionné par cette crise sanitaire. Finalement, c’est assez simple et il y a 2 attitudes radicalement opposées qui, en tant que catholiques, se présentent à nous :
 

Sommes nous des consommateurs des sacrements ou des serviteurs-acteurs des sacrements?
 

Considérons-nous les sacrements comme des dûs, des fétiches, des propriétés, la Potion Magique d’Astérix, l’os à moelle de gamelle de chien, notre « dose vitale » (… de drogue) à avoir absolument et le plus vite possible – et je précise que je n’en crois pas moins à la Présence Réelle de Jésus divin dans l’Eucharistie en prenant ces comparaisons dévalorisantes -, un objet de réclamation et de « supplique » (« supplique »… mot cher à la Réacosphère et condensant parfaitement l’attitude capricieuse des néo-pharisiens prenant l’apparence de la piété : ils seraient prêts à tuer leurs frères pour pouvoir « communier ») qui justifie tous les sacrifices et surtout toutes les soumissions au Système sanitaire ?
 

Ou est-ce qu’on est capables, en tant que catholiques, de comprendre que la réelle Communion, même si elle ne nous dispense pas de communier à la messe, c’est d’abord et surtout de poser des actes concrets de Charité et d’aimer son frère/prochain là où l’on est ? C’est de comprendre qu’on la vit et la goûte déjà dans notre 15 mètres carrés ?
 

Je vois circuler dans les cercles cathos cette vidéo soi-disant « super belle » (c’est en ces termes qu’on m’en parle!) mais qui en réalité est archi-bobo (à la sauce « bobo anar d’extrême droite », je précise : les tradis implooorent le retour à la messe, et veulent surtout montrer qu’ils sont cools et rebelles quand même… dans leur soumission) et archi idolâtre et fétichiste (sacramentalisme hystérique christocentrique).
 

 

Vous savez quoi? En ce moment, les bobos cathos commencent à me courir sur le haricot. C’est bon, vous allez « l’avoir », « votre » messe ! Et personnellement, je ne vais pas signer de pétition ni jouer la Passionaria-martyr implorant sa « Sainte Messe ». OK, la messe est sainte. Mais elle dépasse les murs de l’Église. Elle dépasse les contours d’un bout de pain (qui est et reste Jésus en personne, je maintiens). Et je communierai en son temps et quand ce sera possible. Sans trépigner inutilement en jouant le martyr dévot, le fidèle bafoué. Ça suffit la comédie.