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Code n°81 – Funambulisme et somnambulisme (sous-code : Trapéziste homo)

funambule

Funambulisme et somnambulisme

 

NOTICE EXPLICATIVE :

 

Inconfort existentiel et désirant

Film "Les Équilibristes" de Nico Papatakis

Film « Les Équilibristes » de Nico Papatakis


 

Il arrive que dans les fictions traitant d’homosexualité il y ait des personnages (homos ou non) exerçant le métier de funambule dans un cirque, ou s’improvisant équilibristes le long d’un muret, ou se levant la nuit pour prononcer tout haut ce que leur « conscience diurne » a censuré. Je vous épargnerai le laïus symboliste à deux balles du funambule qui serait l’allégorie de l’« admirable » inconfort de la condition humaine : la figure de l’artiste marginal, « révolutionnaire », asexué et bisexuel, entre Ciel et Terre, pris en deux eaux (homme ou femme ? être humain ou Dieu ?), non-positionné, désengagé, est suffisamment rebattue et applaudie comme modèle social, pour mériter d’être notre unique objet d’attention. En revanche, ce qui m’intéresse davantage, c’est le sens dépolitisé et déromantisé de ces scènes aériennes de funambulisme/somnambulisme. Car si les personnages homosexuels se sentent obligés de sortir de la mêlée pour voltiger dans les airs ou s’avancer dans la nuit quand personne ne les attend, c’est bien qu’ils ont quelque chose à fuir, qu’ils ont un fait violent, censuré, et pourtant réel, à annoncer : le viol ou le fantasme de viol de leur papa littéraire.

 

Parce qu’une part d’elles-mêmes désirent vivre à côté de leurs réalités, il existe souvent dans l’esprit des personnes homosexuelles un rapport douloureux au décalage (ressenti pourtant par tout être humain) entre le monde vécu et le monde perçu, qui fait qu’elles pensent que la vie est un songe, une gigantesque mascarade. Les œuvres homosexuelles traitent régulièrement des morts-vivants, en lien avec le funambulisme et le somnambulisme. En général, leurs scènes de rêve éveillé révèlent une réalité très noire qui énonce que la Réalité n’existe pas. C’est la raison pour laquelle bon nombre d’artistes homosexuels se revendiquent d’un symbolisme ou d’un surréalisme nihiliste.

 

Les personnes homosexuelles s’identifient souvent à ce peuple de zombies, marchant sans but, dans la nuit, téléguidés par leurs pulsions sur un lieu de drague. La somnolence métaphorique qui les gagne témoigne de leur révolte inconsciente et impuissante face à un désir de viol (ou un viol réel) qui aurait dû les choquer. De façon réitérée dans les fictions, l’état de semi-sommeil du somnambule est à la fois synonyme de moment de vérité, et de viol.

 
 

N.B. : Je vous renvoie également aux codes « Icare », « Folie », « Planeur », « Chevauchement de la fiction sur la Réalité », « Aigle noir », « Sommeil », « Clown blanc et Masques », « Femme-Araignée », « Voleurs », « Extase », « Un Petit Poisson, Un Petit Oiseau », « Cirque », « Femme au balcon », « Magicien », « Corrida amoureuse », « Boxe », « Cour des miracles », « Morts-vivants », « Femme vierge se faisant violer un soir de carnaval ou d’été à l’orée des bois », « Prostitution » dans le Dictionnaire des Codes homosexuels.

 
 

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FICTION

 

a) L’acrobate funambule :

 

FUNAMBULISME Carte

 

Quelquefois, au détour d’une œuvre artistique traitant d’homosexualité, on aperçoit un funambule (qui peut être homosexuel d’ailleurs) : cf. la pièce Les Caprices de Marianne (1833) d’Alfred de Musset (avec la figure romantique d’Octave), le film « La Cage aux Folles II » (1981) d’Édouard Molinaro, le film « Je vois déjà le titre » (1999) de Martial Fougeron (avec Paulo), le film « Le Roi et le Clown » (2005) de Lee Jun-ik, la pièce Nietzsche, Wagner, et autres cruautés (2008) de Gilles Tourman, la pièce Le Funambule (1958) de Jean Genet, la pièce Cannibales (2008) de Ronan Chéneau, le spectacle Vu duo c’est différent (2008) de Garnier et Sentou, le film « Les Équilibristes » (1991) de Nico Papatakis, la chanson « Optimistique-moi » de Mylène Farmer, le film « When Night Is Falling » (1995) de Patricia Rozema (avec Petra l’acrobate lesbienne), le vidéo-clip de la chanson « It’s Ok To Be Gay » de Tomboy (avec la fée Clochette en funambule sur le lit de l’enfant futur gay), le film « Prora » (2012) de Stéphane Riethauser (avec Jan, l’un des deux héros gays, jouant au funambule en bords de mer), la pièce Les Oiseaux (2010) d’Alfredo Arias (avec les cigognes funambules), le concert Le Cirque des Mirages (2009) de Yanowski et Fred Parker (avec l’équilibriste), etc.

 

 

Par exemple, dans le film « Contracorriente » (2011) de Javier Fuentes-León, Miguel prend en photo Santiago en train de faire le funambule sur leur plage secrète. Dans son one-man-show Jefferey Jordan s’affole (2015), Jefferey Jordan, le héros homo, définit tout homosexuel comme « une espère de grosse feignasse qui marche sur un fil ».

 

Vidéo-clip de la chanson "Optimistique-moi" de Mylène Farmer

Vidéo-clip de la chanson « Optimistique-moi » de Mylène Farmer


 

Ce funambule marche sur un fil et risque à tout moment de perdre l’équilibre et de tomber : cf. le film « La Chatte à deux têtes » (2002) de Jacques Nolot, le vidéo-clip de la chanson « No Big Deal » de Lara Fabian, etc. Il symbolise la marginalité de l’homosexualité – une condition qui suspend l’être entre deux mondes – ainsi que le risque mortel que fait vivre le désir homosexuel. « J’étais sur un fil… et je suis tombée. » (Maryline, l’héroïne bisexuelle, dans la pièce Jardins secrets (2019) de Béatrice Collas). Par exemple, dans le film « Je t’aime toi » (2004) d’Olga Stolpovskay et Dmitry Troitsky, Uloomji, le futur amant de Timofei, tombe sous les roues de voiture de ce dernier après un numéro de funambule raté sur un mur. Dans le roman Un Garçon d’Italie (2003) de Philippe Besson, Luca, le héros homosexuel, a glissé sur une rampe et fait une chute mortelle dans l’Arno parce qu’il a joué à l’équilibriste : « J’avançais dans la ville, comme un somnambule. […] J’ai marché le long du parapet, à la manière d’un funambule. » (pp. 220-221) ; « Fasciné par les lointaines galaxies, je somnambulais sous un ciel noir que voilaient peu à peu les laiteuses brumes de l’aube. […] La nuit finissante transformait cette fenêtre en miroir, et c’était en soi-même qu’il semblait dangereux de se pencher. » (le narrateur homosexuel dans la nouvelle « Terminus Gare de Sens » (2010) d’Essobal Lenoir, pp. 63-64) ; etc.

 

 
 

b) Le somnambule :

FUNAMBULISME Kang

B.D. « Kang » de Copi


 

Dans la fantasmagorie homosexuelle, en lien étroit avec le funambulisme, il est question aussi de somnambulisme : cf. l’opéra La Somnambule (1831) de Vincenzo Bellini, le poème « Romance Sonámbulo » dans le recueil Romancero Gitano (1928) de Federico García Lorca, le film « Memento Mori » (1999) de Kim Tae-yong et Min Kyu-dong, la pièce Un Mariage follement gai ! (2008) de Thierry Dgim (avec Anne-Lise la somnambule), le roman Si j’étais vous (1947) de Julien Green (avec Élise la somnambule), le film « Los Amantes Pasajeros » (« Les Amants passagers », 2013) de Pedro Almodóvar (avec le coït avec une somnambule), le roman Die Schlafwandler (Les Somnambules, 1931) d’Hermann Broch, le roman Le Crabaudeur (2000) de Quentin Lamotta (avec le personnage de David), le film « Donne-moi la main » (2009) de Pascal-Alex Vincent, etc. Le héros homosexuel (ou un proche de son entourage) avance et se déplace pendant la nuit sans avoir conscience de son mystérieux voyage.

 

Roman Les Somnambules d'Ophélie Femmarty

Roman Les Somnambules d’Ophélie Pemmarty


 

Par exemple, dans la comédie musicale Les Divas de l’obscur (2011) de Stephane Druet, la Reine de Cœur est somnambule. Dans le film « L’Arbre et la Forêt » (2010) d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau, Marianne est la femme somnambule qui parle toute seule dans le couloir, et qui au fond exprime inconsciemment l’homosexualité latente de son mari Frédérick.

 

En général, le personnage somnambule laisse libre court à son inconscient et dévoile pendant sa promenade nocturne la terrible réalité d’un traumatisme (un viol ou un crime) qu’il a vu ou qu’il a jadis vécu. « Somnambule j’ai trop couru dans le noir des grandes forêts. » (cf. la chanson « En rouge et noir » de Jeanne Mas) ; « Elle marche comme une somnambule. » (Molina, le héros homosexuel parlant de Léni, la femme collabo, dans le roman El Beso De La Mujer-Araña, Le Baiser de la Femme-Araignée (1979) de Manuel Puig, pp. 43-44) ; « Une fille comme moi, une fille comme il y en a mille, ça avance sur un fil en regardant devant soi. Volez-lui son cœur. » (cf. la chanson « Une Fille comme moi » de Priscilla) ; « T’es somnambule ou quoi ? » (Mariela s’adressant à son mari Miguel, qu’elle retrouve endormi dans la cuisine, et qui commence à s’homosexualiser sans qu’elle ne le sache, dans le film « Contracorriente » (2011) de Javier Fuentes-León) ; etc.

 

Dans beaucoup de films homo-érotiques (« Du même sang » (2007) d’Arnaud Labaronne, « Les Nuits fauves » (1992) de Cyril Collard, « L’Homme blessé » (1983) de Patrice Chéreau, « Les Yeux fermés » (2000) d’Olivier Py, « L’Inconnu du lac » (2012) d’Alain Guiraudie, etc.) et de créations théâtrales (cf. le spectacle musical Luca, l’évangile d’un homo (2013) d’Alexandre Vallès) décrivent les rituels de baise homosexuelle dans les backrooms, les parcs, les jardins publics et surtout les quais portuaires, comme une chorégraphie de somnambules qui se flairent comme des chiens. « Je me perds entre les buissons, je croise des garçons auxquels je n’ai pas envie d’agripper ma solitude. Regards fermés, gestes lents, comme des funambules suicidaires. Ils font l’amour debout, le jeans baissé sur les chevilles. Sur leur visage un air triste d’avoir abandonné le combat. » (Simon arpentant les lieux de drague homosexuels, dans le roman Des chiens (2011) de Mike Nietomertz, pp. 14-15) ; « Onze mille vierges sous acide lysergique consolent des malabars tendus et mélancoliques. Fille de joie me fixe de ses yeux verts. Des claques ??? Jusqu’à l’Hôtel de l’enfer. […] Onze mille cierges, alcool et barbiturique. Je flotte dans les rues comme sous analgésique. Mon costume souillé de larmes et de suie, de la rue des Saints Pères à Soho tu me poursuis. » (cf. la chanson « Onze mille vierges » d’Étienne Daho) ; etc.

 

Dans la pièce Macbeth (1623) de William Shakespeare, c’est au moment de sa promenade somnambulique que Lady Macbeth cafte le meurtre qu’a opéré son mari Macbeth. Elle regarde ses mains blanches tachées du sang invisible du viol.

 

Pièce Macbeth de William Shakespeare

Pièce Macbeth de William Shakespeare


 

Couramment, le funambulisme et le somnambulisme sont associés à la folie, à un désir et un viol incestueux (cf. le vidéo-clip de la chanson « Optimistique-moi » de Mylène Farmer, la chanson « Les Pieds dans la lune » des Valentins, le film « Reflection In A Goldeneye » (1967) de John Huston, etc.). « Je déambule, je fais des bulles, je somnambule. » (cf. la chanson « Papa m’aime pas » de Mélissa Mars) ; « Sauras-tu me regarder ? Mais tu ignores mes signes, toi, mon cruel funambule. Alors je crache ces lignes, fracassé et somnambule. » (cf. le père d’Étienne Daho dans la chanson de ce dernier « Boulevard des Capucines ») ; « Vous pouvez coucher dans le lit. Moi, je peux dormir assise. » (Mme Simpson à Irina, dans la pièce L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer (1967) de Copi) ; « Sans ça, je pourrais piquer une crise de somnambulisme. » (« L. », le héros transgenre M to F, dans la pièce Le Frigo (1983) de Copi) ; etc. Par exemple, dans le roman Le bois, la nuit (1936) de Djuna Barnes, Robin Vote, jeune Américaine à l’allure androgyne, somnambule hantée par une légère folie, fascine son entourage.

 
 

c) Le trapéziste homosexuel ou objet de fantasme homosexuel :

Film "Trapèze" (1956) de Carol Reed

Film « Trapèze » (1956) de Carol Reed (avec Tony Curtis)


 

Le personnage homosexuel des fictions homo-érotiques est parfois trapéziste, ou bien est attiré par un trapéziste athlétique et aérien : cf. la chanson « Le Trapéziste » de Jean Guidoni, la pièce Cannibales (2008) de Ronan Chéneau, le roman La Peau des Zèbres (1969) de Jean-Louis Bory (avec les laveurs de carreaux), le vidéo-clip de la chanson « À contre-courant » d’Alizée, le roman El Beso De La Mujer-Araña (Le Baiser de la Femme-Araignée, 1976) de Manuel Puig (avec les oiseaux-trapézistes), le film « Behind Glass » (1981) d’Ab Van Leperen (avec le laveur de carreaux), le roman Hablar Desde El Trapecio (1995) de Leopoldo Alas, le ballet Alas (2008) de Nacho Duato, le roman El Mismo Mar De todos Los Veranos (1978) d’Esther Tusquets, le roman El Ángel De Sodoma (1928) d’Hernández Catá, le roman El Misántropo (1972) de Llorenç Villalonga, le film « Victor, Victoria » (1982) de Blake Edwards (avec Richard di Nardo, l’amant homosexuel de Toddy), le film « La Tristesse des Androïdes » (2012) de Jean-Sébastien Chauvin (avec des images hommes aériens sautant d’un building à un autre, et figurant les vicissitudes et la rupture prochaine de la relation amoureuse lesbienne), etc.

 

FUNAMBULISME trapeze artist

 

Le motif du trapéziste renvoie à la dangerosité de l’idolâtrie homosexuelle pour les corps mis à mort ou en risque : « Plus je grandissais, plus je me suis dit que je deviendrai gay.’ dit Will à sa mère. À cela, cette dernière ne put que bredouiller : ‘Mais pourquoi ?’ Il lui répondit : ‘Parce que je veux jouir de moi-même. » (cf. dialogue du film « The Trapeze Artist » (2012) de Will Davis) ; « Je sais pas. J’suis pas trapéziste. » (Frédérique, l’héroïne lesbienne de la pièce Et Dieu créa les folles (2009) de Corinne Natali) ; « La Caille évoquait l’atmosphère empestée de la Gaîté-Rochechouart, où pour la première fois, il avait vu Bambou exécuter la voltige au trapèze. Un athlète le lançait ensuite en l’air, le recevait sur ses biceps, lui faisait faire trois grands sauts périlleux, avant de l’empoigner par un anneau de sa ceinture, et le présenter, vivant soleil, aux applaudissements du public. Il avait suffit d’un regard de la Caille pour découvrir chez cet acrobate, un personnage dont la souplesse n’était rien moins qu’équivoque. Mais que de temps passé ! » (Francis Carco, Jésus la Caille, 1914) ; « Mon grand-père le clown s’est suicidé en cours de spectacle. Il s’est pendu au trapèze, tout le monde croyait à un numéro comique ! Il a eu quinze minutes d’applaudissements avant qu’on s’aperçoive qu’il était mort ! » (le Machiniste dans la pièce La Nuit de Madame Lucienne (1986) de Copi) ; etc.

 

Les frères Ming et Rui au Teatro Zinzanni

Les frères Ming et Rui au Teatro Zinzanni


 

Par exemple, dans la pièce Psy Cause(s) (2011) de Josiane Pinson, la psychiatre lesbienne rêve qu’elle chute en trapèze… qu’on peut interpréter comme l’inceste familial ou une mauvaise gestion du complexe œdipien : « Je refais le rêve du cirque. Si… tu sais bien… le numéro de trapèze. Mon père, ma mère et moi… » (la psy)

 
 

FRONTIÈRE À FRANCHIR AVEC PRÉCAUTION

 

PARFOIS RÉALITÉ

 

La fiction peut renvoyer à une certaine réalité, même si ce n’est pas automatique :

 
 

 

Une fois transposé dans le Réel, on voit qu’il existe des croisements esthétiques et désirants entre somnambulisme/funambulisme/trapézisme et homosexualité : cf. l’article « Le Numéro de Barbette » (1926) de Jean Cocteau, l’exposition « Des Jouets et des Hommes » (2011) au Grand Palais de Paris, etc. Par exemple, en 2014, le chanteur Stéphane Corbin a créé, avec 177 artistes, un collectif « contre l’homophobie », et qui s’appelle comme par hasard Les Funambules. Autre exemple. En d’autres endroits de son Journal, Thomas Mann, homosexuel, fait part de ses émotions homoérotiques, y compris vis-à-vis de son propre fils homo. « Vendredi 20 septembre 1919. Hier soir, j’ai remarqué de la lumière à travers la porte vitrée fermée de l’appartement des enfants, et comme je devais de toute façon réveiller Katia [sa femme] , qui s’était enfermée en me laissant dehors, nous avons fait une enquête. Il s’est avéré qu’Eissi était étendu dans son lit, incroyablement découvert et toutes lumières de la chambre allumées. Jeux pubertaires ou tendances à des actes de somnambulisme que nous avions déjà remarqués au Tegernsee ? Peut-être les deux à la fois. Quelle forme prendra la vie de ce garçon ? Quelqu’un comme moi ne « devrait » évidemment pas mettre d’enfants au monde. » (Philippe Simonnot, Le Rose et le Brun (2015), p. 121)

 

FUNAMBULISME Boston ce-somnambule-en-slip-sous_6ne2p_30g4mr

 

Par exemple, à Boston (États-Unis), en 2013, une sculpture de Tony Matelli a fait scandale dans le Campus de Wellesley College, car elle représentait un homme somnambule en slip et faisait peur aux étudiants. Elle a fait l’objet de pétitions pour son retrait.

 

Abdallah

Abdallah


 

Les personnes homosexuelles sont parfois de vrais trapézistes : Barbette, Abdallah Bentaga (l’amant de Jean Genet), ou encore Miss Urania, Will Davis, étaient homosexuels. Pendant ses concerts, Jean Guidoni joue au funambule (La Boule Noire, Paris, avril 2007).

 

Will Davis

Will Davis


 

Dans son spectacle Mugler Follies (2002), le couturier Thierry Mugler met en scène une femme dont le rêve est de devenir funambule.

 

Spectacle Mugler Follies de Thierry Mugler

Spectacle Mugler Follies de Thierry Mugler


 

Plus qu’un motif esthétique, l’association entre somnambulisme/funambulisme/trapézisme et le désir homosexuel illustre la dangerosité de la croyance et de la pratique homosexuelles, ainsi que la coïncidence entre homosexualité et viol/violence/inceste.

 

Commentaire dans le site Au Balcon

Commentaire dans le site Au Balcon


 

« Je voudrais te demander pardon. Je sais que tu ne me pardonneras jamais. Tu me l’as dit à l’époque, très fermement. Mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Mon désir de perfection me hante. C’est désagréable, j’en conviens. En plus, je t’ai fait peur dans la pénombre de la chambre que nous partagions. Tu as ouvert les yeux. On pouvait lire ton étonnement. Mais ça me prenait comme ça, de me réveiller vers deux ou trois heures du matin, comme un somnambule. J’allais jusqu’à l’armoire où se trouvaient tes vêtements que je revêtais, à moitié endormi. » (Alfredo Arias s’adressant à sa grand-mère chez qu’il allait visiter la nuit, dans son autobiographie Folies-Fantômes (1997), p. 160) ; « Comme un magicien, il nous donnait l’illusion de flotter au-dessus d’une foule de cadavres. » (Romala Nijinski, la femme du célèbre danseur bisexuel Nijinski, dans sa biographie Nijinski, 1934) ; etc.

 

Gay Circus Charles Knie

Gay Circus Charles Knie


 

Les personnes homosexuelles, sans en prendre vraiment conscience, nous présentent la fébrilité de leurs « amours » qui ne tiennent qu’à un fil et sur un équilibre incertain. « Funambules aux yeux ouverts » (Christophe Aveline, L’Infidélité : La relation homosexuelle en question (2009), p. 23) ; « Les amants [homosexuels] sont des équilibristes qui se tiennent par la main, s’assistent mutuellement. C’est un jeu entre la vie et la mort du couple qui tient sur un fil. » (idem, p. 55)

 
 

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