Il est de ces chansons qui vous marquent à vie, que vous pouvez écouter en boucle sans vous lasser. Vous seriez même tenté de dire que c’est votre chanson préférée, malgré le fait que vous en aimez beaucoup d’autres. Et vous ne savez pas pourquoi. C’est plus fort et saisissant que ça encore. Elle semble avoir une incarnation réelle. Elle ressemble à une personne de chair et de sang : avec sa personnalité et sa volonté propres. Elle vous a choisi avant que vous ne l’ayez choisie.
C’est le cas des « Étincelles » de la chanteuse Vallée (Stoffler), qui fait partie de l’album Pop Song, un disque qui avait assez bien marché dans les années 1990 en France, et qui avait même valu à Vallée d’être nominée dans la catégorie de la révélation féminine de l’année en 1995 aux Victoires de la Musique : les professionnels du métier avaient repéré le talent de cette chanteuse qui sortait de nulle part, mais qui pour le coup avait attisé les jalousies de ceux qui trouvaient son ascension « un peu trop fulgurante et efficace pour être honnête » et l’avaient réduite à la pâle copie de Zazie qu’elle n’est pas.
J’avais entendu et enregistré « Les Étincelles » par hasard sur mon petit magnétophone radio-cassettes. Je n’avais que 15 ans. Pile l’âge où tout s’imprime, où nos goûts « moins évidents » s’éduquent.
Et – fait trop bizarre – cette chanson est venue mystérieusement me chercher. Au départ, elle a même joué à cache-cache avec moi. Elle me faisait coucou quand je m’y attendais le moins. Par exemple, lorsque je faisais les courses avec ma maman dans le grand supermarché « Géant Casino » de Cholet (Maine-et-Loire), je l’identifiais quand elle résonnait dans tout le magasin, au milieu du brouhaha des compilations de musique commerciale, des publicités parasites débiles et des annonces intempestives de la caisse centrale.
Mystérieusement, elle accrochait mon oreille, captait spécialement mon attention, sans que je sache expliquer pourquoi je pouvais l’écouter en boucle sans me lasser (et c’est encore le cas aujourd’hui). J’aimais particulièrement l’envolée « improvisée » finale, les variations vocales de la chanteuse, le tapis de cordes et de synthés très eighties. Elle m’entraînait vers d’autres cieux.
Ce n’est que bien plus tard que j’ai pu mettre un titre à la mélodie que je fredonnais. Car pendant très longtemps, je n’en connaissais ni le titre ni l’interprète (je ne les ai connus que 20 ans plus tard ! : j’ai même eu la chance de rencontrer Vallée en personne à un de ses vernissages, car cette dernière est aussi peintre et plasticienne en plus d’être chanteuse), et je connaissais encore moins son auteur (Antoine Essertier, arrangeur notamment des cordes de la chanson « Pas là » du chanteur Vianney : Essertier est un génie inclassable. Drôle et libre. Une sorte d’aérolithe grunge un peu perdu sur la Terre, faussement sauvage et brute. Le genre de pirate postmoderne qui est l’incarnation de la tendresse).
« Les Étincelles » c’est la chanson de mon adolescence qui me transporte et me poursuivra (je crois) à vie. La preuve, c’est que, grâce à l’aimable autorisation de Vallée et d’Antoine Essertier, j’ai l’immense honneur de vous annoncer que ce joyau musical figurera en générique de fin de l’épisode 3 du documentaire « Les Folles de Dieu » que je réalise et qui sortira à la fin de l’année 2020. C’est vous dire si, entre elle et moi, c’est une histoire éternelle ! Et par ailleurs, une deuxième chanson signée Vallée sera présente dans le film, cette fois à l’épisode 2, à la partie sur la dictature homosexuelle : le titre « Démesure », appartenant au dernier opus Premier cri de la chanteuse. Une balade hypnotique très stofflérienne, toujours avec des accents mystiques assez marqués (un peu ambiance « cathédrale aquatique »), traitant des thèmes chers à Vallée (la souffrance, les turpitudes et déchirures intérieures de l’âme humaine, la maladie et la rémission, les amertumes des relations humaines, etc.), avec un insert de guitare andalouse que je trouve personnellement à tomber par terre.
Je suis honoré et fière que Vallée ait accepté de participer, à sa mesure, à notre documentaire « les Folles de Dieu » qu’elle décrit – je cite – comme un « beau projet ». Vallée est le contraire d’une artiste prétentieuse et pédante. Elle n’est pas du genre à se mettre en avant ni à se vendre. Elle est trop pudique et humble pour ça. Simplement, elle fait ce qu’elle a à faire, dit ce qu’elle a à dire, crée ce qu’elle a à créer. C’est parfois complètement barré, mais souvent réussi et avant-gardiste. Je suis sûre que ses deux chansons « Les Étincelles » et « Démesure » provoqueront – désolé pour ce jeu de mots apparemment facile mais en réalité pas du tout – une étincelle dans votre cœur, sans même que vous sachiez vous expliquer pourquoi.
« Les p’tits mots dans les flammes, les p’tites flammes dans les mots, les étincelles, ça m’fait marrer. Les p’tits mots dans les flammes, les p’tites flammes dans les mots, les incendies, ça m’fait pleurer. »
De retour de la messe à l’église Saint-Médard à Paris. Trop content dans mon coeur ! Et pourtant, c’était une messe estivale, avec peu de monde. Mais pendant la messe, j’ai mesuré ma chance d’être là, d’entendre ce que j’entendais, d’être (comme je peux) catholique. Le père Alexis Bacquet, aussi instable soit-il, et malgré sa « dinguerie » chronique, a bien souvent des fulgurances intellectuelles et apostoliques puissantes. Il nous a fait une homélie géniale. Par exemple, il a dit que les « si » sont l’antithèse de la Foi (ce qui rejoint ce que je pense au plus profond de moi : autant l’Amour de Dieu n’est pas inconditionnel – contrairement à ce que beaucoup de catholiques prétendent – car sa condition est le respect de notre liberté, autant la Foi authentique, elle, ne peut qu’être inconditionnelle. Le « si » conditionnel est la preuve qu’il n’y a pas de confiance). Il a aussi dit que saint Pierre avait une Foi « déclarative » (c’est-à-dire plus volontariste que descendue au coeur). Et le père Alexis a fait un jeu de mots puissant entre preuves et épreuves : la confiance véritable est celle qui ne recherche pas des preuves mais qui consent aux épreuves. Vraiment, revigorant et brillant. J’ai aussi prié pour certains d’entre vous, particulièrement ceux qui vivent de grandes épreuves.
Ma maman était (et reste) la typique Française. Au sens noble de la quintessence nationale. S’appelant du nom-bateau français « Durand ». Née en Dordogne, dans un petit village mignonnet avec son église et son clocher, avec ses habitants ruraux avec un accent du sens qu’elle a réussi à perdre : Saint Laurent-des-vignes, au pied des coteaux de Monbazillac. Intellectuelle. Aimant les mots, les histoires, le bon vin et l’humour caustique. Elle était la classe et les bonnes manières incarnées. Avec cette pudeur ou timidité qui la rendait peu démonstrative mais pourtant si sensible. Fervente croyante catholique. Fan des chansons belges de Jacques Brel. Oui. Plus française que ma maman, tu meurs. Voilà pourquoi je me sens si français aussi.
Dîner magique ce soir dans un resto marocain avec une amie. On y a rencontré une bande de 3 filles quarantenaires très conviviales et impétueuses. La preuve que ça vaut le coup de porter un tee-shirt avec des signes cathos dessus (j’avais mon tee-shirt de la communauté du Verbe de Vie), ça a éveillé leur curiosité. J’ai pu leur dire que j’étais catho, que je réalisais un documentaire sur homosexualité et Foi. L’une d’elle, lesbienne maghrébine, a laissé éclater sa joie et m’a fait un « give me five » quand elle a su que j’étais opposé au « mariage gay » (En réalité, beaucoup d’homos comme nous sont opposés au « mariage gay » mais n’osent pas le dire et se sentent stigmatisés par leur propre communauté). En deux-trois mots, on se comprenait. Par exemple, elle acquiesçait quand je parlais de « l’homophobie des gays friendly ». Elle m’a demandé mes coordonnées. Et la nana, c’est pas la moitié d’une conne. Elle a été patronne de bar et a un caractère de feu. Bref, une bien belle rencontre. Et une bien belle soirée.
Regardez l’équipe de 7 femmes entourant la lyonnaise Anne Soupa, Présidente du Comité de la Jupe, qui mène actuellement son combat pour l’ordination des « femmes-prêtres ». Je vous présente sa loge maçonnique rainbow :
Droites, franches et fières comme les colonnes du Temple de Salomon
1) Laurence de Bourbon-Parme : la princesse qui s’était choisi comme pseudonyme pierreux « Gemme » ( !!) et qui a fait appel au soutien des loges maçonniques pour consolider sa fondation…
2) Claire Conan-Vrinat : la théâtreuse-psychologue pin-up qui s’annonce comme « diacre »…
3) Sylvaine Landrivon : la lyonnaise qui pense que la femme « se modèle » et « remodèle », que l’Église serait « misogyne », et que Marie-Madeleine serait plus importante que la Vierge Marie autour des apôtres…
4) Hélène Pichon : la fervente défenseur de l’Union Européenne, de Robert Schuman* (hmmm… ça, ça sent la Franc-Maçonnerie ecclésiastique) et des « familles » dites « homoparentales »…
5) Marie-Automne Thépot : la spécialiste de l’« innovation » et de la « (co-)construction », défendant le « lien social » et la « solidarité »… tous ces concepts chers à la Franc-Maçonnerie.
6) Christina Moreira : la fervente militante des « droits LGBT », qui s’annonce comme « prêtre » (elle appartient au mouvement des femmes prêtres catholiques et romaines) et qui est fascinée par le concept – illuminati et luciférien – de lumière (elle se fait même appeler « Luz Galilea » sur Facebook, d’ailleurs…).
7) Loane Rocher : l’auto-proclamée « massothérapeute et psychothérapeute spirituel » au nom très pierreux, fanatique « du Vivant » (comme tous les monistes francs-maçons), est en réalité un homme transgenre. Il se dit « femme » depuis 10 ans, et fait partie de la Communion Béthanie (association LGBT dirigée par Jean-Michel Dunand), mais a vécu « sa vie d’homme pendant 52 ans ».
Bonne journée à tous : Dieu est une femme pierreuse lumineuse et solaire !
N.B. : Concernant les accointances entre Robert Schuman et la Franc-Maçonnerie ecclésiastique, lire le chapitre II de mon livre Homo-Bobo-Apo.
Regardez comme l’homophobie de certains catholiques s’exprime et surtout – ô surprise ! – cache non seulement un fondamentalisme nataliste ( = une obsession pour le mariage, le couple, les enfants) mais aussi un mépris du célibat, donc finalement des prêtres. Si les « bons catholiques tradis » se doutaient combien ils méprisent leurs prêtres !
(Ceci est un extrait d’un fil de discussion de Famille Chrétienne où je commentais ce matin l’appel de Mgr d’Ornellas à « la résistance » aux lois de « bioéthique », et dans lequel, exceptionnellement, j’ai été anormalement « liké »… Il va sans dire que le François-langue-de-pute en question sait pertinemment que je suis homo, célibataire et sans enfant.)
Les catholiques et les clercs vont être traînés prochainement devant les tribunaux pour homophobie. Je le vois. Je le sais. Et j’en vois les prémisses puisque j’en fais déjà les frais.
Demain matin, je devais recevoir chez moi 2 Espagnols pour enregistrer les voix-off des questions de mon documentaire. Mais l’un d’eux – Rubén – a entendu parler de moi comme « l’homosexuel homophobe » ultra-médiatisé à Barcelone en février 2017. À cette époque, je donnais une conférence dans une simple aumônerie. Sans même me connaître, toutes les télés du pays s’étaient ruées sur moi et m’avaient désigné comme l’ « Homophobe catholique qui présentait la pratique homosexuelle comme un péché »… et quand bien même les personnes athées « gays friendly » ne croient pas au péché, elles nous reprochent, à nous catholiques, d’y croire, en nous attribuant d’une part leur propre amalgame entre actes et personnes (homos), et ensuite en nous attribuant une vague de suicides « homophobe » à cause de notre vision négative de la pratique homo. Évidemment, elles ne voient pas l’Amour des pécheurs de l’Église et la libération qu’est la connaissance et la dénonciation de nos péchés. Et ce Rubén – qui se croit très « gay friendly » et très à l’aise avec le sujet de l’homosexualité (… à partir du moment où on n’en parle pas, en fait, et où nous, personnes homosexuelles, fermons notre gueule) – a décliné l’invitation, persuadé de nous aimer et de lutter contre l’ « homophobie catholique ». Effrayant de paradoxes et d’hypocrisie.
Oui, nous, catholiques, si nous parlons du péché, en particulier en lien avec la pratique homosexuelle, nous sommes bientôt faits comme des rats. (Et nous, personnes homos cathos, nous nous retrouvons coincées entre les cathos qui comprennent rien et les « gays friendly » qui sont violents et refusent tout débat sur l’homosexualité. Donc nous sommes encore plus faits comme des rats.)
Voici un Micro-Trottoir que j’ai réalisé dans le quartier gay du Marais (à Paris) au sujet des applis de rencontres gays, suivi d’un Petit Lexique (fait maison !) pour décoder leur jargon :
N.B. 1 : Initialement, ce micro-trottoir devait passer dans une émission de radio homo nocturne que j’aurais animée mardi prochain à Orléans. Mais comme j’ai refusé qu’on me donne des ordres et qu’on me commande, j’ai finalement décliné à la dernière minute la proposition et annulé ma participation à ce projet. L’émission-pilote portait justement sur les sites de rencontres gays. C’est pourquoi j’ai réalisé ce montage audio.
N.B. 2 : Par ailleurs, je remercie tous les témoins de ce micro-trottoir : des hommes et des femmes homos, allant de 17 à 55 ans. Comme ce sont des personnes qui ont un style de vie relativement sain, aucune d’entre elles n’a abordé la face la plus noire des sites de rencontres (les tabassages, les guets-apens, les harcèlements, les plans cul à la chaîne, les viols, la prostitution, la pédophilie, les meurtres homophobes). Mais je tiens à dire quand même que j’aborde cette dimension-là dans le code « Homosexuel homophobe » de mon Dictionnaire ainsi que dans mon livre L’homophobie en Vérité.
1 – Déjà, une précision sur les abréviations :
Pour les néophytes qui débarquent sur les sites gays, voici quelques petits éclairages au niveau terminologie spécifique :
« pic » = « image » (ça vient de « picture » en anglais). En général, c’est la première chose demandée lors d’un « chat » (se prononce « tchatte » et signifie « dialogue » ou « discussion d’internet »).
« soft » = « modéré »
« next » = « Je passe » ou « Je zappe »
« chemsex » = comprendre « plans à plusieurs et sous drogues », donc plus tacitement « partouze »
« BM » ou « TBM » = « Bien Monté » (il s’agit de la taille du sexe, évidemment) et « Très Bien Monté »
« SRR » = « Sexe Sans Risque », donc « rapports sexuels protégés avec préservatif »
« FF » = « Fist-Fucking » (la main ou le poing inséré(e) dans l’anus)
« crade : seulement pisse » = aimer se faire pisser dessus
« domi » = « dominateur » et « directif pendant l’acte sexuel »
« SM soft » = « Sado-Masochisme qui se limite aux fessées, insultes, mises en situation risquées mais pas dangereuses »
« cam » = « caméra », donc webcam (et potentiellement masturbation mutuelle à distance)
2 – Les sous-entendus :
Parmi les nombreuses expressions employées sur les sites gays (où l’illettrisme et l’analphabétisme battent leur plein, il faut le dire : on est à mi-chemin entre la prison, la maison close et l’asile de fous), il y a les grands classiques (ci-dessous). La plupart des profils ne brillent pas par leur originalité. Ils se caractérisent au contraire par un langage très stéréotypé, en général robotique, vulgaire et intransigeant. Bien sûr, je tiens à rappeler que de nombreuses personnes homosexuelles n’y ont jamais mis les pieds, et que les sites de rencontres homos, même s’ils concentrent une population aussi diverse que extrême, sont des « mondes à part » que ne représentent pas vraiment ce que sont les personnes homosexuelles dans leur ensemble. Voici mon interprétation des expressions les plus couramment usitées sur les sites :
« slt » = comprendre « Salut » ou « J’ai pas envie de te parler »
« bjr » = comprendre « Bonjour » ou « J’ai pas envie de te parler »
« sa va » = comprendre « Ça va » ou « J’ai pas été scolarisé » ou « J’ai envie de baiser »
« Tu ch koi ? » = comprendre « Tu cherches quoi ? », et plus tacitement « Je veux un plan cul »
« Je cherche plans cul » = comprendre « Je suis prêt à baiser avec un inconnu consentant »
« Je cherche un bon moment » = comprendre « Je veux baiser sans m’attacher et sans m’engager avec mon partenaire sur la durée, mais juste pour le plaisir réciproque »
« Je recherche une belle rencontre/une jolie histoire/du partage/des tranches de vie » = comprendre « Je recherche un plan cul ++… mais c’est bien parce que je suis fleur bleue/un grand romantique ! »
« No pic = No dial » = comprendre « Tu ne pourras parler avec moi que si tu me montres immédiatement ton visage… sinon, je t’ignore ou te bloque direct », et plus tacitement « Je mets ma priorité sur le physique, le corps, l’apparence extérieure, dans ma recherche amoureuse »
« No escort » = comprendre « Je refuse les prostitués ou de baiser pour de l’argent »
« J’ai 45 ans » = comprendre « En réalité, j’en ai 60. Mais les personnes de mon âge ne m’attirent pas sexuellement »
« Du réel » = comprendre « Du cul (tout de suite, en zappant les préliminaires) »
« Du concret » = comprendre « Du cul »
« Du fun » = comprendre « Du cul »
« pour idem » = comprendre « pour une personne qui a les mêmes attentes et la même recherche de plan cul que moi »
« potes » = comprendre « amants d’un soir ou régulier » et « fucking friends »
« scred » = « discret », comprendre « Je ne m’assume pas homo donc on ne sera jamais en couple » et « Je recherche un refoulé comme moi, d’accord pour vivre des plans cul sans en assumer les conséquences ni l’image ni la réputation »
« Je veux m’amuser » = comprendre « Je veux baiser »
« Je suis joueur » = comprendre « Je suis tactile/J’ai la main baladeuse » ou « Je suis prêt à expérimenter un large panel de pratiques sexuelles » ou tout simplement « Je veux baiser »
« Je suis curieux » = comprendre « Je suis prêt à expérimenter un large panel de pratiques sexuelles » ou tout simplement « Je veux baiser »
« Je suis un ange/démon » = comprendre « Je vais t’être infidèle : je préfère te prévenir » ou « Je ne veux pas m’engager dans un couple »
« au feeling » = comprendre « C’est la pulsion sexuelle animale qui me guide » ou alors « Je veux baiser mais pas avec n’importe qui : il faut que je le sente et que mon partenaire me mérite. »
« sans prise de tête » ou « simple » = comprendre « Je recherche un plan cul »
« J’aime masser » = comprendre « Je veux baiser (mais j’ose pas dire « baiser » parce que c’est pour moi un gros mot) »
« sensuel » = comprendre « Je baise mais je le fais avec tendresse, lenteur, art, et caresse/câlins » ou « Je n’ai plus l’âge pour baiser avec un beau et jeune gosse alors je propose un plan sexe à la mesure de mes moyens et de mes années »
« Mes goûts » ou « Mes passions » (le must : « J’aime les voyages » !) ou « mon style » = comprendre « Je suis dans une recherche amoureuse narcissique, égocentrique et consumériste maquillée en romantisme esthétisant »
« pas intéressé » ou « pas mon style » = comprendre « Je te trouve moche en plus de pas consommable et pas sexy » et « Je clôture définitivement le dial »
« Je veux me faire plaisir » = comprendre « Je veux baiser »
« passif » = comprendre « être pénétré », et plus tacitement « trou pour bite »
« actif » = comprendre « pénétrer », et plus tacitement « bite pour trou »
« versa » = comprendre « versatile » ou « autoreverse », c’est-à-dire « à la fois actif et passif », et plus tacitement « J’exige que mon partenaire sache tout faire au niveau pratiques sexuelles, et me rende l’exacte monnaie de ma pièce »
« bite » ou « queue » = comprendre « Je vais te défoncer » ou « Je veux te sucer / Je veux que tu me suces »
« XL »/« XXL » = comprendre « gros kiki voire boudin » ou « Je vais te défoncer »
« bon pompeur » = comprendre « J’accepte de faire de longues fellations »
« bon bourrin » ou « endurant » = comprendre « Je suis une brute quand je pénètre sexuellement… et la séance de torture peut s’éterniser ! »
« gourmand » ou « Je ne mords pas » = comprendre « Je vais te consommer, te sucer, te vampiriser, te bouffer et te ponctionner jusqu’à la moelle »
« No sodo » = « No sodomie » ou « Je suis impuissant sexuellement » ou « Je suis blasé des sites gays ou de la pratique homo et je cherche juste un nounours contre lequel me blottir et que je peux embrasser »
« Je suis casanier » = comprendre « J’ai pas d’amis » ou « J’ai la flemme de bouger et je ne consomme que les gens à portée de main »
« Je suis timide. » = comprendre « J’ai pas d’amis ni de conversation » (il résonne un peu comme l’affirmation « Je suis pudique » de la star du porno)
« Je fais rarement le premier pas. » = comprendre « Je joue la pute – attentiste et détachée – sur son trottoir »
« Je suis extraverti » = comprendre « Je ne parle que de moi, et je n’écoute pas » ou « Je suis top délire et top cool… donc pas fidèle »
« Je suis un mec normal » = comprendre « Je n’ai pas une grande attente en Amour ni un grand combat de vie »
« Je recherche un mec normal » = comprendre « J’en ai assez de tomber sur des cas sociaux ou psychiatriques sur ce site »
« Je suis fêtard » = comprendre « Je passe ma vie en boîte ou à me droguer »
« J’ai des tatouages » = comprendre « Je suis mal dans ma peau (et je l’ai écrit dessus parce que je n’ose ni le penser ni le dire) »
« Je bouge » = comprendre « Je suis déjà en couple mais je le cache »
« Je reçois » = comprendre « Je vais te baiser (selon mes règles et mes envies) »
« Pas de blabla (je ne suis pas très virtuel) mais un verre » = comprendre « Je n’ai pas de conversation » ou bien « Je veux juger sur pièce et sur place si tu es baisable ou pas » ou bien « Je suis assez poli pour ne pas te proposer un plan cul direct… mais ça revient finalement au même », ou encore « Je suis narcissique et je nous mets en vitrine ».
« et plus si affinités » = comprendre « plan cul qui déboucherait sur une relation durable »
« bienvenus » = comprendre « Je me prends pour une agence matrimoniale ou pour une pute »
« Plutôt du sérieux mais rien contre m’amuser en attendant » ou « Pourquoi pas plus » ou « Rien contre » ou « ouvert à régulier voire exclusif » ou « Pour une nuit ou pour la vie » = comprendre « Je suis infidèle avant même d’avoir commencé la relation » ou « Je veux du sexe mais sans m’engager dans un couple » ou « Je crois que l’Amour est accidentel, s’impose à moi et peut surgir magiquement même d’un plan ou dans un contexte libertin »
« idéalement pour du régulier » = comprendre « Je recherche un sex-friend »
« tranquille » ou « trankil » ou « relax » ou « sans prise de tête » = comprendre « ouvert aux plans cul »
« On discute et on voit. » = comprendre « On fixe rapidement un ‘date’ – donc un rencard, un rendez-vous – pour baiser », donc tacitement « On se voit, on baise et éventuellement on discute »
« Je suis cool », « sympa » et « open » = comprendre « baisable »
Je case des mots en anglais ou parle franglais (par exemple : « Je kiffe » au lieu de « J’aime ») = comprendre « Je suis cool » donc « Je veux baiser »
« relation ouverte » ou « marié » = comprendre « couple libertin, adultère et infidèle » ou « Je vais voir ailleurs et mon copain est au courant et d’accord »
« métisse » = comprendre « Noir » mais on ne peut pas le dire car « Noir c’est raciste »
« viril » ou « masculin » ou « hors milieu » = comprendre « anti-monde-gay » ou « bisexuel » ou « follophobe » (contre les hommes efféminés) voire « homophobe »
« Je suis réfléchi » = comprendre « Je me méfie des sites homos et je n’assume pas d’y être »
« Je suis spontané » = comprendre « Je suis ouvert aux plans cul »
3 – Le lexique franc-maçon (basé sur la franchise et sur la construction)
Comme je l’ai expliqué dans mon livre Homo-Bobo-Apo ainsi que dans cet article sur « Homosexualité et Franc-Maçonnerie », ces deux dernières font bon ménage car la pratique homosexuelle est la prétention de créer une identité humaine et un Amour original sans la différence des sexes et sans Dieu, ou en transformant la différence des sexes en option et en variable d’ajustement. La Bête technologique de l’Apocalypse y est particulièrement présente, au moins en désir. Et la clé de voûte de l’édifice des sites est la sincérité/franchise ainsi que la construction/architecture maçonnique. Quand bien même les utilisateurs des sites n’aient nullement conscience d’être francs-maçons.
« honnêteté » ou « transparence » ou « sincérité » ou « respect » ou « sérieux » ou « exigeant » ou « direct » ou « Je sais ce que je veux » = variante de la « franchise »
« Les adverbes de la restriction ou de la radicalité (« exclusivement »/« idéalement »/ « uniquement »/« clairement »/« obligatoirement »/« seulement ») = Discours de la méthode gay, souvent hermétique et intransigeant
« L’enchaînement des « NO » (+ adjectif ou + nom commun) ou des panneaux de sens interdit = intransigeance
« Lexique de l’hypothèse (« Pourquoi pas »/« Voire plus »/« à voir »/« peut-être »/« Ça dépend »/« et plus si affinités »/« Je n’attends rien de spécial »/« Après on verra ») = culte au doute et à la potentialité (qui traduit bien sûr une lâcheté et un refus de la Vérité universelle unique)
« Lexique mathématique, algébrique (« C’est un + »/« Sportif ++ »/« Et + si affinités ») = Réduction des êtres humains à des algorithmes ou à des équations désirantes.
« « safe » ou « clean » (signifie à la base « rapports protégés » ou « personne fraîchement testée et prudente ») ou « discret » = purisme aseptisée, hermétisme
« « sous Prep » = comprendre « Je prends un traitement préventif contre le VIH » donc « Je suis un serial-baiseur sensiblement hypocondriaque »
« « Je suis maniaque » = comprendre « Je suis un psychorigide, un obsédé de l’ordre et de la pureté, de l’hermétisme maçonnique »
« « Je suis bordélique » = comprendre « Ordo ab Chaos » ou « Je trouve l’ordre dans le désordre »
« « si le courant passe » ou « pas branché » = comprendre « Je me prends pour une machine ou une ampoule électrique »
« L’icône enflammée, ou bien « cho » ou « chaud » = comprendre « Je veux baiser tout de suite »
« Lexique de la construction (« constructif »/« construire »/« durable »/« alchimie ») = comprendre « Je prétends me construire moi-même et construire l’Amour ». C’est la base de la Franc-Maçonnerie.
« Particularité des sites : la seule mention qui n’apparaît pas (en plus de l’argent), c’est la politique et l’appartenance à un parti. La religion, quant à elle, est demandée. La dimension politique est totalement gommée. Parce qu’en réalité, les sites sont une loge franc-maçonne.
Désolé pour les demandes pressantes de ces derniers temps… mais bon, en même temps, réaliser un film, ça nécessite du travail et un minimum de moyens ! « Demandez et vous recevrez ». J’ai besoin très rapidement de bonnes âmes pour nous donner de l’argent pour l’achat (des droits) du seul extrait vidéo (le discours de Lady Gaga à l’Europride de Rome en 2010) que nous allons intégrer dans notre documentaire « Les Folles de Dieu » (épisode 2 sur la partie sur la dictature LGBT). Ce sont 30 petites secondes, qui nous coûteront 1250€.
J’ai déjà à peu près la moitié de la somme. Mais il me faut arriver à la somme pour pouvoir acheter et obtenir les droits de diffusion à l’international. Donc je vous engage à donner dans la cagnotte Leetchi (qui a servi jusque-là au remboursement des mécènes). Merci à tous ceux qui donneront un peu.