Synode des Jeunes : la cata


 

Comme vous le savez peut-être, en octobre 2018 prochain, a lieu au Vatican le Synode des Jeunes, c’est-à-dire une concertation internationale censée fixer une charte missionnaire d’accompagnement des adultes de 18 à 30 ans. Comme cette tranche d’âges incarne un peu l’Église Catholique de demain, sur elle se cristallise logiquement tous les espoirs, mais aussi toutes les angoisses, parfois démesurées et infondées. La paranoïa du conservateur se crispera sur la menace de changement et de modernisme incarnée par les jeunes gauchistes (il dira que la vraie nouvelle génération catholique aspire massivement à la forme extraordinaire, à un retour à la Tradition ; que le progrès n’est qu’une projection démagogique des vieux soixante-huitards sur la jeunesse ; que le vrai progrès, c’est la tradition ; en fait, il n’y connaît pas grand-chose à la jeunesse d’aujourd’hui) ; la paranoïa du progressiste se crispera sur la menace de stagnation, de censure, de langue de bois, de bla-bla, voire de régression, de l’Église (il dira que les cardinaux sont totalement déconnectés de la réalité de la jeunesse, qu’ils ne la comprennent pas et ne l’écoutent pas, qu’ils s’éloignent de manière désormais irrévocable d’elle, et pire, que sa vengeance à leur encontre sera terrible ; de son côté, le progressiste cynique et désabusé considèrera l’événement comme une perte de temps, un simple bide).
 

 

 

Je vais donc, dans cette vidéo intitulée « Synode des Jeunes : la cata », essayer de tirer la sonnette d’alarme sans trop me la jouer « vieux con ». Avec toute l’Espérance possible – car je crois en l’Action surnaturelle de l’Esprit Saint dans l’Église – et je ne veux pas m’accaparer la jeunesse catholique ni parler en son nom. Mais je vais tirer la sonnette quand même (on m’a déjà fait remarquer que je n’étais pas évêque et que je ne faisais plus partie de la tranche d’âges du Synode, donc en gros, que je devais fermer ma gueule… alors croyez-moi, je vais encore plus l’ouvrir !). Car l’heure est grave !
 

L’heure est grave, non parce que le Synode des Jeunes ne servira à rien. Mais parce que – et ça, ce n’est pas du tout politiquement correct de le dire – les jeunes catholiques d’aujourd’hui constituent sans le savoir non une richesse mais une véritable menace pour l’Église. Scoop 1 : LA MENACE DES JEUNES CATHOLIQUES. À leur insu. Car ils sont quasiment tous pro-Union Civile et pro-homosexualité (à partir du moment où elle se privatise et ne se politise pas). Moi, sur les réseaux sociaux et dans la réalité, je me fais actuellement mépriser, ignorer, attaquer par une grande majorité de jeunes catholiques qui devraient pourtant m’appuyer. Et ceux qui ne m’attaquent pas m’ignorent et me regardent comme si j’étais un OVNI. Je me trouve par conséquent aux avant-postes pour vous dire que la jeunesse catholique ne sera prochainement plus du tout une alliée de l’Église, mais son ennemie. Et ça, nos jeunes doivent le mesurer. Pour corriger rapidement le tir. « Fais-moi connaître mon péché. » dit Job dans la Bible. C’était le premier scoop que je voulais vous sortir. Il faut informer nos jeunes qu’ils sont potentiellement des ennemis de l’Église.
 

 

Deuxième scoop que je voulais annoncer, c’est l’hypocrisie des organisateurs de ce Synode des Jeunes, qui musèlent le Pape François, et font déjà l’inverse de leurs intentions. Scoop 2 : LE PAPE ET LES JEUNES SONT PRIS EN OTAGE. Quand les journalistes leur demandent : « C’est pas bizarre que dans votre questionnaire en ligne pour préparer ce Synode des Jeunes, vous ne fassiez aucune allusion au sexe et à la drogue ? », le grand responsable du Synode des Jeunes, le cardinal Lorenzo Baldisseri, annonce d’emblée la couleur et stérilise le Synode : « Le thème de la sexualité ne sera pas une des ‘questions centrales’ du Synode. » Ok… Raison invoquée (je le cite) : « Nous n’y avons pas fait référence car nous ne souhaitions pas que l’attention se focalise là-dessus. Sinon, les journalistes accentueraient le focus, comme ce fut le cas lors du synode sur la famille avec le thème des divorcés. Mais dans tous les cas, ce sont des sujets ouverts. » Vous vous rendez compte ?! Alors que la sexualité est la préoccupation n°1 des jeunes d’aujourd’hui, les cardinaux imposent un thème complètement vague : la VOCATION. Intitulé du Synode, tenez-vous bien, c’est : « Les jeunes, la foi et le discernement des vocations ».
 

 
Et en plus, cette censure n’est pas lucide étant donné que ce n’est pas la hache de guerre des divorcés « remariés » qui fait réellement trembler actuellement la Curie, ni même celle de la drogue : c’est le dossier beaucoup plus épineux et insoluble de l’homosexualité. Car la prise de position de l’Église sur le mariage et l’adultère, sur la fidélité, sur les addictions, est comprise par les catholiques : pas la prise de position sur l’homosexualité !
 

 

Le thème de la sexualité n’est pas une question jugée « centrale » du Synode des Jeunes… Je trouve ça, mais alors, exceptionnel. C’est vrai que la sexualité, c’est pas du tout, mais alors pas du tout, la préoccupation n°1 des jeunes actuels, y compris catholiques ! Et alors, encore plus génial, des trois jeunes qui en France ont assisté à la rencontre pré-synodale en mars dernier, l’un d’eux, Adrien Louandre, 24 ans, membre du MRJC, a carrément défendu au micro de RCF une compatibilité entre la pratique homo et la pratique religieuse, « une Église plus ouverte, où la Miséricorde est au centre, où sont traitées ces questions d’ouverture, notamment aux homosexuels, pour permettre aux homosexuels de pouvoir vivre EN MÊME TEMPS une homosexualité et leur foi chrétienne. » Clap clap clap ! Applaudissements ! Mais à part ça, la sexualité, non, c’est pas central.
 

 

 

Le Synode des Jeunes s’annonce comme complètement déconnecté des vraies croix de nos jeunes : le porno, le concubinage, les contraceptifs, les ruptures amoureuses, les divorces des parents, suicides, transidentité, la prostitution, les drogues et l’alcool, les avortements, les plans cul, les viols, le cyber-harcèlement, et surtout la bisexualité et l’homosexualité.
 

 

 

Et les cardinaux ne sont pas prêts de s’en rendre compte. Car ils affichent une ouverture et une écoute sincères qui les confondent eux-mêmes ! Voyez l’hypocrisie et la duplicité du discours. D’un côté le cardinal Baldisseri dit « De ça, on ne parlera pas, ou plutôt on en fait un sujet-annexe parmi d’autre », de l’autre, il ne tarie pas de formules démagos qui maquillent sa censure : « Vous pourrez parler de tout : exprimez-vous ! y compris sur les réseaux sociaux ! Mettez la pagaille ! » (10) « Les jeunes doivent être vraiment acteurs pendant ce Synode ! » « Ce n’est pas un Synode SUR les jeunes mais un Synode DES jeunes et PAR les jeunes ! » (9). De l’autre, il stérilise l’arbre du Synode avant même sa tenue. Et quand les journalistes lui demandent s’il n’a pas peur qu’avec un thème de Synode pareil, on centre trop la question des jeunes sur la vocation religieuse ou sacerdotale, il dit que les vocations sont diverses et renvoient les jeunes à la beauté de l’engagement dans le mariage, à la place des jeunes en politique, dans le milieu artistique, médiatique, scientifique, culturel. Le Pape François est mal barré, entouré de censeurs pareils.
 

 

Scoop 3 : Pour colmater les brèches de cette impasse désastreuse du Synode des Jeunes sur la sexualité, et en particulier sur l’homosexualité, on nous offre en ce moment, en LOTS DE CONSOLATION, des TOPOS-SEXUALITÉ INCONSISTANTS de Thérèse Hargot – l’atout charme actuel de l’Église Catholique en France –, de l’abbé Pierre-Hervé Grosjean, ainsi que du Forum Wahou ! Alors que Thérèse Hargot n’est pas (encore) catholique, et que les questions soulevées par l’abbé Grosjean ou bien les groupes d’éducation à l’affectivité et à la sexualité, bien qu’utiles, ne sont pas prioritaires et sont inopérantes car elles n’ont pas pris l’angle de l’homosexualité – qui est primordial – pour traiter de la sexualité en général. Il est primordial car l’homosexualité est le seul sujet que le monde ne comprend pas et sur lequel se crispent toutes les croyances faussées sur la sexualité, en particulier chez nos jeunes.
 

 

Paul Tréhart, un des jeunes invités sur le plateau de l’émission Sans langue de buis sur la chaîne KTO en juin 2017, s’en est plaint, en disant qu’en soirée, la seule accusation qui sortait quand un jeune disait qu’il était catho, c’était « homophobe », et que les jeunes avaient besoin d’être armés sur le sujet. Qu’est-ce qu’on lui a répondu ? Qu’il fallait qu’il se « forme ». Et le sujet de la présomption d’homophobie a été squeezé. La priorité de la formation sur l’homosexualité est complètement niée.
 

Afin de se donner bonne conscience et de maquiller la censure ecclésiastique sur la sexualité au Synode des Jeunes, afin aussi de parer à la vague potentielle de réclamations à venir, le Vatican nous sort en ce moment des ouvrages de vulgarisation du message de l’Église sur la sexualité, qui ne traitent toujours pas de l’homosexualité et de l’hétérosexualité en priorité.
 

 

 

J’ai découvert récemment cette horreur : Aime, et ce que tu veux, fais-le !, le nouveau livre entretien d’Arthur Herlin, journaliste vaticaniste, où la sexologue Thérèse Hargot échange avec l’évêque lyonnais (le pauvre : il est lyonnais…) Mgr Gobilliard. Ce qui est horripilant, ce n’est pas tant la vacuité des questions soulevées (« Le porno constitue-t-il un danger pour nos jeunes ? » « Sais-tu que tu as un corps pour aimer ? », « Être chaste avant le mariage, cela a-t-il un sens ? », « Un représentant d’Église a-t-il son mot à dire sur la sexualité ? », « Peut-on être catho et avoir une sexualité épanouie ? », « Pourquoi s’engager ? », « Pourquoi défendre la vie ? », « La vulnérabilité peut-elle être une force ? », etc.), que la prétention que ces « experts » ont à répondre « sans concession » et « sans tabou » aux questionnements des jeunes… alors qu’ils tapent à côté, et prennent la place des personnes – à savoir les personnes homosexuelles continentes – qui sont bien meilleurs chirurgiens du cœur des jeunes qu’eux. L’arrivisme de nos intellectuels catholiques actuels, qui feignent d’aborder la sexualité des jeunes alors qu’ils ne font que pratiquer la langue de bois, la séduction, le cléricalisme de bas étage, qu’ils ne font que parasiter le débat pourtant essentiel et urgent sur la sexualité, fait froid dans le dos. Et je ne parle même pas de l’apathie des évêques et des cardinaux qui se laissent courtiser par eux ! Une vraie cata. C’était le coup de gueule salutaire que je voulais pousser. Espérons qu’il soit entendu !
 

 

 

Cet article bénéficiera bientôt d’une vidéo sur Youtube, intégrant une série de 15 entretiens tournés en avril 2018 à Lourdes avec la journaliste Nathalie Cardon, et dans le droit fil de mon livre Homo-Bobo-Apo. Voici les articles de chacun d’eux :
 

1 – « Les 11 messages subliminaux diffusés dans l’émission ‘The Voice’ »

2 – « Le Synode des jeunes : la cata »

3 – « Le raz-de-marée de la transidentité » (transsexualité)

4 – « Le Boom des pastorales d’accompagnement des personnes homosexuelles dans l’Église »

5 – « Mylène Farmer, Grande Architecte de la Franc-Maçonnerie gay friendly »

6 – « Pourquoi La Manif Pour Tous est un vrai désastre »

7 – « Pourquoi parler d’homosexualité dans les établissements scolaires est Mission Impossible »

8 – « L’homosexualité dans la série de TF1 Demain Nous Appartient »

9 – « Je me suis ridiculisé publiquement : Comment vivre avec cette honte ? »

10 – « L’Hétérosexualité est la Bête de l’Apocalypse »

11 – « Les 4 armées de la Bataille finale d’Armageddon »

12 – « Visite maçonnique de Macron aux Bernardingues »

13 – « Les 12 obsessions des cathos bobos de la Réacosphère »

14 – « Homosexualité, la priorité niée dans l’Église »

15 – « Définition de la bisexualité »

Les 11 messages subliminaux diffusés dans l’émission The Voice


 

The Voice, l’émission musicale actuelle la plus populaire de France, que regardent beaucoup de familles, est un véritable plateau de sorcellerie à elle toute seule. Et il est fort probable que personne ne soit au courant des messages secrets qu’elle fait passer, pas même ses concepteurs et ses animateurs. Pourtant, pendant que les artistes défilent, il y a plein de symboles lumineux en lien avec la Franc-Maçonnerie qui sont affichés en fond d’écran lumineux.
 

 

Et ces décors envoient constamment des signaux subliminaux (et sublimes) qui transcendent les personnes et qui ont énormément de sens. Je vous propose donc de nous pencher sur les 11 principaux messages que nous délivre la Voix :
 

 

1) Premier message : TU ES UNE PLANÈTE OU UNE ÉTOILE : Tu n’es plus humain. Tu es une voix lactée, une étoile, un univers. Tu es une énergie. Les coachs déshumanisent leurs talents. Ce n’est pas un hasard si la chanson la plus reprise dans ce programme soit « Chandelier » de Sia, ou encore « Skyfall » d’Adèle. The Voice est certes un programme de divertissement, mais surtout une émission luciférienne. Tous les ciels étoilés qu’on a en écran de fond, c’est hallucinant.
 

 

De plus, The Voice fabrique des stars (« étoiles » en anglais), avec qui on peut danser, chanter, et qui seront l’espace d’un quart d’heure, définies comme « radieuses », « éblouissantes », « solaires », magnifiées par les projecteurs. « Entrer dans la lumière » chantait en 2017 Shaby. Et les coachs, le temps d’une chanson, jouent les planètes tournant en orbite autour du soleil que serait leur chanteur adoré et leur faire-valoir dans la galaxie télévisuelle, peuplée de satellites.
 

 

2) En parlant d’étoile filante, justement, voici le deuxième message subliminal : TU ES UN TISSU, une bobine de fil, un fil d’Ariane. Zazie emploie très souvent la métaphore de l’araignée tisseuse, du cocon, de la chrysalide, du papillon, qui t’embobine. Florent Pagny compare aussi régulièrement la voix des chanteurs à une pièce d’étoffe, comme un grossiste, un couturier, un marchand de tissus.
 

 

3) 3e message caché : TU ES UN CUBE D’OR. Les talents sont régulièrement comparés à des pierres précieuses, en général aux pouvoirs maléfiques et étranges, à une boule à facettes ou à un cube. Dans la bouche des coachs, il est question de remplacer le cœur de chair par le cœur de pierre, d’être incubateur. Même ces derniers portent des costumes avec une pierre à la place du cœur, comme ce fut le cas du bombers de Matt Pokora en 2017. Le cube enferme aussi les membres du jury (le 6 avril 2019, Julien Clerc a créé une expression qui a fait rire tout le monde : « Vous m’avez cubé ! »).
 

 

Et quel est le propre d’un talent ? Dans l’Antiquité, c’était d’être un lingot d’or. Beaucoup de décors de The Voice sont des cubes : je pense notamment à la chanson « Fiche le camp Jack » des Sugazz et JJ. Et un certain nombre de chanteurs issus de The Voice vouent ensuite un culte aux pyramides, aux pierres, au sable. C’est par exemple le cas du groupe Arcadian.
 

 

4) 4e message subliminal de The Voice : ADHÈRE À LA FRANC-MAÇONNERIE, À NOTRE LOGE (dans le sens artistique aussi). Le principe de l’émission est l’amélioration, autrement dit la règle du « Que le meilleur gagne ! », qui est justement celle de la Franc-Maçonnerie : se réaliser, se construire et s’améliorer soi-même. De plus, tous les rituels francs-maçons sont reproduits dans The Voice : en particulier celui de l’alchimie, qui est la transformation du plomb (ici, la voix) en or (on parle bien de voix d’or). D’ailleurs, la première réaction qu’a eue le chanteur Garou en voyant débarquer le nouveau coach Mika en 2014, ça a été de dire : « Avec Mika, l’alchimie est là. » Un autre rituel maçonnique connu est celui du secret, des yeux bandés : et The Voice démarre comme par hasard sur l’étape des Auditions à l’aveugle. La 1ère édition du concert des Enfoirés Kids, réunissant tous les chanteurs en herbes de The Voice Kids 2017, a démarré sur une chaîne d’Union.
 

 

 

 

Quant aux Enfoirés 2018, ils étaient sous le signe des gants blancs. Sur le plateau de The Voice, les V, W, X, Z et les triangles sont partout. Les 3 champs lexicaux de la Franc-Maçonnerie (la lumière, l’architecture et l’humanisme intégral) sont omniprésents. On est en plein fascisme (dans le sens de faisceau lumineux), d’éloge de la rébellion, du culte de l’altérité et de la différence absolue (l’hétérosexualité), de l’anticonformisme mâtiné d’humanisme, de sensiblerie et de solidarité. D’ailleurs, on ne compte plus les saluts non plus nazis, mais cette fois néo-nazis, des coachs faisant le V de la Victoire, comme des bons petits soldats du Dieu Vocal, dans tous les jurys The Voice du monde entier.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5) TU ES UN MOTEUR (à émotions, à explosion astrale). Les coachs – en particulier Florent Pagny – parlent de leurs talents comme d’une carrosserie vibratoire, qui doit dégager des ondes, par laquelle un courant électrique passe, qui a une puissance vocale, qui a un fonctionnement mécanique qui vient de la nature mais une nature qui échappe à l’expertise et à la compréhension des coachs ingénieurs qui voient comment ils pourront te vendre su le marché du disque comme un véhicule neuf et prêt à l’emploi. L’important, c’est que tu sois un moteur vendable. Et comment tu vas te vendre ? En cultivant un semblant d’humanité. Mais tu restes un moteur, et on te voit comme un moteur. The Voice is not a human : it’s almost a motor.
 

6) TU ES PAUVRE… ou au moins, si tu ne l’es pas, feins de l’être. En gros, boboïse-toi, embourgeoise-toi discrètement. Plus tu as la fragilité de la jeunesse, plus tu deviens intéressant. Plus tu joues le troubadour des rues (mais classe quand même) et fais négligé (pieds nus, barbe, chapeau de clochard, répertoire et habits rétro chic, voix éraillée et qui a du « vécu », qui a un message « urgent » et révolté à transmettre, etc.), te poses en victime et montres que tu as souffert, vient d’un peuple disparu, plus tu as toutes tes chances de gagner. The Voice, c’est le festival du boboïsme, avec plein de riches qui jouent aux pauvres, ou de faux pauvres qui jouent aux riches : meilleur exemple : le pseudonyme de la chanteuse « Demi-Mondaine ». Zazie attire à elle les hipsters barbus et s’en désole parfois.
 

 

7) TU N’AS PAS DE SEXE PRÉDÉFINI NI FIXE. Tu es tous les sexes et aucun à la fois. Tu es liquide. Tu es force. Tu es fluide énergétique. D’ailleurs, les auditions à l’aveugle sont l’occasion de spéculer sur le genre de la personne qui chante, et non son sexe. L’occasion aussi de spéculer sur son âge, en tirant vers la jeunesse et son paraître. En passant à The Voice, tu n’as pas d’âge, tu es immortel. Et pour gagner, tacitement, tu dois être beau physiquement. Comme le reflet narcissique dans l’eau.
 

 

Un contrat de Pygmalion et de narcissisme séducteur se signe entre le coach et sa star : d’ailleurs, dès que les coachs appuient sur le buzzer, leur prénom s’affiche en lettres lumineuses et va rejoindre l’artiste. Ils se choisissent eux-mêmes, finalement.
 

 

 

Et l’homosexualité est vraiment mise à l’honneur dans l’émission (Même les hétéros jouent les gays friendly : Florent Pagny porte un pendentif d’Arthur Rimbaud au cœur, Pascal Obispo défend le militant gay Éric Jetner, les coachs féminines de The Voice sont toutes des filles à pédés, et dans les jurys de The Voice il y a nécessairement un coach gay (Ricky Martin puis Boy George en Australie, Mika en France, Philipp Fanhauser en Suisse, Soledad Pastorutti en Argentine, etc. Le paradoxe, c’est que l’homosexualité est promue en tant que diversité comme une autre, devant rester invisible.
 

 

 

 

 

8) TU ES UN ANIMAL. Dans The Voice, les métaphores animales sont fréquentes : tu es un chat, un chien, une lionne, un reptile, une Bête de scène. Les chanteurs sont souvent déshumanisés, minéralisés, et animalisés, même si, en intention, il s’agit d’être un animal plus humain que les humains, une bête qui donne des leçons d’humanité aux Hommes : ex : Marius chantant « Un Homme comme vous » du Livre de la Jungle, en 2017. Ce n’est pas un hasard si le dessin animé « Tous en scène », où les personnages sont tous des animaux, reprend exactement la trame de The Voice. Et dans le télé-crochet réel, il est beaucoup fait insistance sur le pouvoir de la nature et aussi de l’« instinct » pour prendre des décisions (l’instinct a pour synonyme le « rêve »). Or, qui agit à l’instinct, si ce n’est les animaux ? Enfin, les coachs réagissent comme des animaux et justifient de se retourner pour une voix comme un animal répondant à son Maître : ils disent souvent qu’ils ont « eu les poils », filent la métaphore animalière (« avoir la chair de poule »), ou bien buzzent non pas avec la main mais avec le pied (comme certaines bêtes).
 

 

9) TU ES UN DIEU. Tu es semblable à un Dieu et je vais te servir, me prosterner devant toi. Tu es un sorcier, un ange, un grand sage venu d’on ne sait quelle planète, et je suis prêt à me damner pour toi. Les coachs jouent les ensorcelés subjugués par un extraterrestre, un chaman, un marabout, un derviche tourneur. Zazie les décrit comme des sorciers marionnettistes qui la baladent et la font voyager comme un pantin. M Pokora compare les talents à des entités ailées et lumineuses volant dans les airs. Mika répète sans arrêt qu’il « adore » tel ou tel chanteur ! The Voice c’est la grand messe !
 

 

 

10) TON MAÎTRE EST SATAN ET TU ES DEVENU LUI. Les coachs parlent ouvertement de possession, d’envoûtement. Par exemple, il est arrivé à Mika de décrire son buzzer rouge comme un bouton maléfique, ou de qualifier ses collègues de « sorcières ». Et M Pokora a déclaré à ses talents qu’ils étaient « possédés ». De plus, au niveau des couleurs, tout le plateau de The Voice est à dominante rouge et noire. Les fauteuils rouges qui se retournent, en plus d’être un mouvement d’inversion, sont habituellement réservés au cinéma au personnage du diable : c’est Fantômas normalement, ou Dr MAD. Et c’est bien le diable qui pilote depuis son bouton rouge le destin des humains, qui a le pouvoir de salut, de damnation ou de vol, des talents. Il est beaucoup question d’occultisme dans The Voice : il est fait une constante promotion de la magie ; Nikos Alliagas a carrément promu la cartomancie le 17 février 2018, au passage de la chanteuse Luna Gritt ; et la scène constamment s’enflamme au sens propre, comme dans les spectacles pyrotechniques. Et s’il y a bien une personne qu’on ne risque jamais de croiser dans la demeure infernale (au goût de Paradis) qu’est The Voice, à part en Italie, c’est bien un prêtre ou une religieuse !
 

11) Plus encore que ton corps, TU VAS ME DONNER TA VOIX, qui est l’équivalent de TON ÂME (puis la voix, comme l’âme, est invisible). Voilà le dernier message qu’on peut deviner dans The Voice. Si tant est que le Verbe s’est fait chair, The Voice est une machine à aspirer les âmes, pour leur faire quitter le travail et la vie réelle (on ne compte plus les artistes qui y passent et qui rêvent de ne vivre que de la musique !) et les attirer vers la constellation de plus en plus nombreuse des stars de pacotille, vivant le succès éphémère et ravageur des étoiles filantes. Cette envolée cosmique et cette décorporation (ou expansion de conscience, typique des extases satanistes) s’observent dans l’évolution des bandes-annonces françaises de l’émission The Voice : de plus en plus, le corps est délaissé au profit de l’esprit aérien qui s’abandonne aux supramondes. La première édition, la bande-annonce n’était pas thématique ; la deuxième, c’était une bagarre dans un hôtel de Disneyland Paris ; la troisième, c’était la cliché rétro parisien ; la quatrième, c’était le Far-West ; la cinquième, c’était Mission Impossible ; la sixième, c’était la Rome Antique ; et enfin, la saison 7, en 2018, c’est Gravity et les cosmonautes. L’année prochaine, c’est quoi ? Les dieux grecs ? le temple bouddhiste ? la confrérie pendant la messe noire moyen-âgeuse ?
 

 
 

Cet article bénéficiera bientôt d’une vidéo sur Youtube, intégrant une série de 15 entretiens tournés en avril 2018 à Lourdes avec la journaliste Nathalie Cardon, et dans le droit fil de mon livre Homo-Bobo-Apo. Voici les articles de chacun d’eux :
 

1 – « Les 11 messages subliminaux diffusés dans l’émission ‘The Voice’ »

2 – « Le Synode des jeunes : la cata »

3 – « Le raz-de-marée de la transidentité » (transsexualité)

4 – « Le Boom des pastorales d’accompagnement des personnes homosexuelles dans l’Église »

5 – « Mylène Farmer, Grande Architecte de la Franc-Maçonnerie gay friendly »

6 – « Pourquoi La Manif Pour Tous est un vrai désastre »

7 – « Pourquoi parler d’homosexualité dans les établissements scolaires est Mission Impossible »

8 – « L’homosexualité dans la série de TF1 Demain Nous Appartient »

9 – « Je me suis ridiculisé publiquement : Comment vivre avec cette honte ? »

10 – « L’Hétérosexualité est la Bête de l’Apocalypse »

11 – « Les 4 armées de la Bataille finale d’Armageddon »

12 – « Visite maçonnique de Macron aux Bernardingues »

13 – « Les 12 obsessions des cathos bobos de la Réacosphère »

14 – « Homosexualité, la priorité niée dans l’Église »

15 – « Définition de la bisexualité »

Si vous ne m’aidez pas, en clair, je m’écroule

Je reviens de Lourdes et suis à Paris. Je tombe sur mon relevé de compte bancaire : je n’aurai pas de quoi payer mon loyer du mois prochain. Voilà : ce sont les faits. Alors que je vous promets que je me bouge pour trouver un petit boulot, qui ne donne pas un salaire mirobolant : je n’ai besoin que de 350 euros par mois pour vivre. Ça peut être un simple service ponctuel. Je n’attends même pas de CDI, refuse le RSA, et suis prêt à faire n’importe quelle tâche qui me permette de continuer en parallèle mon activité d’écriture et d’apostolat, car Dieu sait s’il y a des choses à dire actuellement, et que sur certains sujets, je suis le seul à avoir une parole publique. Mais c’est difficile : mon CV fait peur, aussi bien aux athées qu’aux catholiques.
 

Vous connaissez pourtant « mes » talents (mieux dit : les talents qui m’ont été confiés).
 

Vous savez pourquoi j’ai perdu mon travail de professeur d’espagnol : mon opposition au « mariage » homosexuel et ma foi… Et encore, je ne vous dis pas toutes les raisons car j’en ignore la moitié : mais les pressions des associations homos sur mes différents proviseurs, les pressions des inspecteurs et même du ministre de l’Éducation Nationale, suffiraient à vous convaincre.
 

Vous savez également que je ne suis soutenu ni des gays-friendly, ni des catholiques (à qui l’homosexualité fait peur, et qui me regardent de loin, sans imaginer ma situation matérielle actuelle, sans réaliser qu’ils ne m’aident pas concrètement).
 

Vous savez aussi tout le travail (non salarié) que je fournis (depuis septembre 2012, je ne ménage pas ma peine), travail d’autant plus utile que l’homosexualité est l’alibi affectif principal (et invisible) de toutes les lois transhumanistes qui en ce moment occupent les États Généraux de bio-éthique : la recherche sur l’embryon, le diagnostic prénatal, les thérapies géniques germinale, le don d’organes, les Big Data, l’Intelligence Artificielle, la PMA, le don de gamètes, la GPA, l’euthanasie… toutes ces lois sont approuvées au nom de « l’amour » et de l’accréditation sociale que le « couple » homo serait de l’amour ; d’ailleurs, tous les défenseurs de ces pratiques sont pro-gays. Les gens d’Église auraient donc bien besoin de moi, mais ils nient l’importance de l’homosexualité et de mon analyse. Certains, même à la tête de la Curie, sont des francs-maçons qui s’ignorent, à commencer par Mgr Aupetit, archevêque de Paris, qui dénonce les conséquences dont il chérit les causes, et qui tient un discours top maçonnique : le but affiché de la FM est l’amélioration, et le lexique de la FM est celui de la lumière, de l’architecture et de l’humanisme intégral… et on retrouve exactement cela mot pour mot dans les propos de l’archevêque : « Édifier un monde meilleur qui ne soit pas le ‘meilleur des mondes’ ».
 

Quant à trouver un travail de journaliste dans les médias catholiques, tous corrompus (je n’exagère même pas) à la Franc-Maçonnerie et à l’homophobie gay friendly, cela semble plus que compromis pour moi.
 

À moins d’un coup de pouce de la Providence, ou une offre d’emploi de dernière minute, je n’ai donc pas d’autre recours que de vous appeler à l’aide. Sur le site « Gens de Confiance », je cherche depuis un mois. Mais soit on ne me répond pas, soit il n’y a rien qui corresponde à mon profil. Si vous voulez que je reste à Paris (revenir habiter chez mon père à Cholet serait la dernière solution), si vous voulez que je continue à écrire, si vous connaissez quelqu’un qui cherche un employé manutentionnaire pour une tâche ponctuelle, merci de vous signaler en message privé. Soyez bénis.

 

Philippe Ariño
 

 

P.S. : Et qu’on ne me fasse pas croire, après ça, que les gens d’Église accueillent les personnes homosexuelles, et nous encouragent à vivre la continence ! Je ne les croirai pas.

Décryptage précis de la visite maçonnique de Macron aux Bernardingues (article que les catholiques ne diffuseront pas car ils sont quasiment tous devenus francs-maçons)

 

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1) Le concept du Détect’ Franc-Mac :

J’ai trouvé un super outil de mesure dans mon grenier. Ça s’appelle un Détect Franc-Mac. Vraiment très facile d’usage. Il sonne dès qu’il se trouve en présence d’un franc-maçon, même profane, ou qui s’ignore. Et ce qui est fort, c’est qu’il vous indique le taux de Franc-Maçonnerie d’un texte ou d’un discours dès qu’il repère les 3 lexiques sur lesquels repose toute l’idéologie franc-maçonne :
 

1) Le lexique de la LUMIÈRE-TEXTILE

2) Le lexique de l’ARCHITECTURE ou de la CONSTRUCTION

3) Le lexique de l’HUMANISME INTÉGRAL, basé su l’Humain comme centre de lui-même, sur l’amélioration de l’Homme par lui-même et par ses propres actes de solidarité (l’Humanisme intégral est l’autre nom de la Bête de l’Apocalypse, c’est-à-dire les valeurs du Christ mais sans le Christ)
 

Voilà. Vous tombez sur un de ses trois lexiques, voire les trois, et votre Détect’ Franc-Mac s’allume tout seul ! Comme par magie ! C’est vraiment une excellente idée cadeau pour animer vos soirées entre amis ou en famille.
 

Petit bonus qui peut vous faire gagner un max de points pour le taux de Franc-Maçonnerie : c’est quand, en plus de ces trois lexiques, vous entendez une promotion ouverte de la DIFFÉRENCE en soi, de la diversité, autrement dit une promotion de l’hétérosexualité, et encore mieux, de l’homosexualité. Car en effet, l’hétérosexualité est le pilier idéologique inconscient de la Franc-Maçonnerie. Et les francs-maçons sont tous gays friendly, voire parfois homo-bisexuels pratiquants. Dans la pensée bobo franc-maçonne, la différence, ou l’Autre, est considéré(e) comme un véritable Dieu… en plus d’être un des noms bibliques du diable.
 

Et le gros bonus, c’est quand le mot « franchise » ou l’adjectif « franc » sort. Là, pour vous, ce sera le pactole ! Le Jack Pot ! Votre Détect’ Franc-Mac en explosera presque de joie tellement il sera content d’être tombé sur Super Franc-Mac en personne !
 

Dernier détail avant de vous laisser essayer : pour faire biper votre Détect’ Franc-Mac, pas besoin de pile, ni d’être officiellement initié franc-mac, ou de vous retrouver face à un interlocuteur franc-maçon. Il marche y compris sur les personnes qui se croient opposées farouchement à la Franc-Maçonnerie, qui se disent catholiques, et même sur les évêques et les cardinaux. J’ai testé sur le cardinal Sarah (mon grand copain) : on rigole tous les deux parce que sur lui, le Détect’ Franc-Mac sonne à tous les coups ! Sacré Robert…
 

Vous voulez jouer ? Alors c’est parti !
 

On va s’entraîner sur un événement qui a eu lieu récemment au Collège des Bernardingues à Paris (le 9 avril 2018), et qui fut un cas d’école pour comprendre à quel point la Franc-Maçonnerie s’est infiltrée dans l’Église Catholique actuelle, aussi bien chez les évêques que chez les journalistes pseudo « catholiques » : la visite présidentielle d’Emmanuel Macron, justement, venu pour rencontrer officiellement les représentants de la CEF, la Conférence des Évêques de France.
 

Nous allons passer plusieurs discours au scanner facétieux du Détect’ Franc-Mac… et vous allez voir comment il va s’animer comme un p’tit fou et vous indiquer le taux maçonnique des propos tenus à ce moment-là.

 

2) Les trois petits témoignages de personnes « en vulnérabilité » en préambule des discours de Mgr Pontier et du président Macron :

 

a) Mot d’accueil de Mgr Ribadeau Dumas :
 

 

Le comble de l’hypocrisie du boboïsme catholique franc-maçon, ça a d’abord été le mot d’accueil de Mgr Ribadeau-Dumas (Ribobo-Dumas ?), grand organisateur de l’événement, habillé comme un pingouin ou un chef sommelier d’un Grand Hôtel, qui a annoncé au micro le cocktail qui devait avoir lieu à l’issue des discours : « Nous nous retrouverons autour d’un cocktail que nous avons voulu simple et convivial. » Déjà, quelques jours avant la soirée, sur Famille Païenne, il nous avait le coup du « Ce sera luxueux mais pas trop » : « Il y aura bien des petits fours, mais pas de champagne. » Ouf ! Ça va mieux… J’ai eu peur que ce soit mondain, tout d’un coup !
 

 

Comme dans les galas de charité de la Jet Set, les organisateurs nous ont offert la vitrine « Solidarité » pour se donner bonne conscience juste avant de collaborer avec le Pouvoir du monde. Allez, venez les pauvres et les vulnérables ! On vous aime sur le terrain mais aussi et surtout devant les caméras ! Trois associations catholiques (l’Office Chrétien des personnes HandicapéesOCH), l’Association Pour l’Amitié (APA… pour nous appâter) ou encore la Société de Saint-Vincent-de-Paul, ont ouvert le bal de la soirée des Bernardins. Formidable. Un grand moment d’émotion. Je dirais même ÉDIFIANT et INSPIRANT ! haha. Il ne manquait plus que Aux Captifs la LIBÉRATION
 

b) Témoignage de Samuel Bénard, autiste, et de son frère Florent :
 

 

Le premier témoignage, celui de Samuel Bénard, autiste, et de son frère Florent, a fait littéralement l’unanimité (il était difficile d’arrêter la salve d’applaudissements). Mon Détect’ Franc-Mac aussi a plébiscité !
 

« Je fais partie d’une communauté Foi et LUMIÈRE. » (Samuel) ; « Le PLAN Autisme va sûrement nous aider. » (Samuel) ; « Nous vivons dans un monde bien lisse où la DIFFÉRENCE a trop rarement sa place. » (Florent) ; « C’est l’un des défis que nous lance le handicap : se rassembler, CRÉER du LIEN, grandir ENSEMBLE et continuer à AVANCER malgré tout. Cela a SOUDÉ notre FAMILLE. » (Florent) ; « Trouver des APPUIS et des FORCES NOUVELLES » (Florent) ; « Il y a Foi et LUMIÈRE que tu aimes tant. » (Florent) ; « ces FOYERS de VIE partagée » (Florent) ; « Samuel, tu es un bel exemple de COURAGE et de PERSÉVÉRANCE. À tes côtés, Samuel, j’ai vu BRILLER des TRÉSORS d’HUMANITÉ. » (Florent) ; « Merci. Merci de m’avoir aider à devenir l’HOMME que je suis. Tu es ma fierté. Ma joie. Mon ROCHER. » (Florent à son frère Samuel, dans un vibrant hommage humaniste rocailleux)
 

c) Témoignage de Vanina Desanges et Charles Plumet :
 

 

Ensuite, ça a été la SOCIÉTÉ Saint Vincent de Paul. Là encore, un festival de lumière, de textile, d’architecture et d’humanisme… :
 

« J’ai dit à Charles que j’étais ARTISTE PEINTRE que mon APPARTEMENT était en DÉSORDRE. » (Vanina) ; « Charles a passé des COMMANDES de PEINTURES. Je lui ai fait des TOILES d’apôtres que je ne fais pas d’habitude. » (Vanina) ; « Découvrir L’AUTRE, c’est DÉPASSER sa difficulté. » (Charles) ; « en ouvrant sa PORTE » (Charles) ; « C’est ça qui compte le plus : c’est que les deux S’ENTREMÊLENT dans ma vie : à la fois ce REGARD d’amour et à la fois ce REGARD de CONSTRUCTION qu’on peut avoir TOUS ENSEMBLE. » (Charles) ; « On INVENTE. On INVENTE en permanence des MOYENS pour AVANCER. » (Charles à propos de Vanina).
 

d) Témoignage de Martine Zacharie et Marine Barberot :
 

 

Troisième et dernier témoignage, celui de Martine Zacharie (l’APA, Association Pour l’Amitié) et Marine Barberot : toujours top Franc-Maçonnerie ! (Et ne me qualifiez pas d’ignoble insensible qui ne reconnaîtrait pas la beauté du travail des bénévoles de ces associations sur le terrain : on peut être tout à fait dans une association caritative, fût-elle « d’inspiration catholique », aller à la messe tous les dimanche, être carrément prêtre ou évêque, ET pourtant être franc-maçonnisé !)
 

« J’ai vécu dans la rue à la suite de la perte de mon LOGEMENT. » (Martine) ; « Ils m’ont ouvert leur PORTE. » (Martine) ; « ASSOCIATION ancrée sur la VALEUR de l’AMITIÉ. Les LIENS amicaux, c’est très important entre COLOCATAIRES. » (Martine) ; « retrouver une dimension en tant que PERSONNE, et retrouver sa propre DIGNITÉ » (Martine) ; « J’ai trouvé beaucoup de BIENVEILLANCE et d’AIDE. » (Martine) ; « C’est aussi chacun avec une AUTRE. Ensemble. Pour apprendre à se connaître MIEUX. À vivre une VIE DE FAMILLE, finalement. » (Martine) ; « personnes qui soient mal LOGÉES » (Martine) ; « pas assez de STRUCTURES pour les AIDER, ou de SOUTIEN. » (Martine) ; « poussée par cette CONVICTION qu’il est souvent RICHE de sortir de sa zone de confort, de ne pas se laisser endormir, de NE PAS ACCEPTER L’ORDRE ÉTABLI. » (Marine) ; « On arrive à VIVRE ENSEMBLE les unes avec LES AUTRES. » (Marine) ; « Ce qui me FRAPPE à l’APPART, c’est de vivre ces LIENS d’AMITIÉ, de FRATERNITÉ, qui sont très RICHES, entre les COLOCATAIRES, et qui ÉVOLUENT chaque jour, et qui nous paraissent vraiment FONDAMENTAUX pour l’ÉQUILIBRE de toute PERSONNE HUMAINE quelle qu’elle soit. » (Marine) ; « L’INTUITION de l’APA, c’est vraiment de RÉINVENTER LE VIVRE-ENSEMBLE. En étant CONVAINCU que le PROGRÈS de notre société française RÉSIDE dans la manière dont on fera vivre cette VALEUR RÉPUBLICAINE DE FRATERNITÉ entre nous. » (Marine)
 

3) Discours de Mgr Pontier (ou « Pont-Thiers », ou « Triple Pontage », pour les intimes ^^) :


 

En écoutant Mgr Pontier, le grand chef de la Conférence des Évêques de France, j’ai été vraiment alarmé de l’imprégnation maçonnique qu’il traduisait dans le clergé catholique (il a commencé d’ailleurs exactement comme le discours présidentiel qui l’a suivi, avec la même utilisation de l’adjectif « éclairant »… comme si ces deux discours étaient jumeaux et avaient été pré-rédigés par un seul et même groupe), même si évidemment, le discours de l’évêque fut moins catastrophique que celui de Macron car il collait légèrement plus à la réalité sacramentelle et liturgique catholique… mais à peine plus. On est proche du gros foutage de gueule sincère :
 

« Nous puisons dans la Fête de Pâques une ESPÉRANCE ÉCLAIRANTE qui nous amène à une absolue certitude en la dignité de tout être HUMAIN créé à l’image de Dieu. » ; « Nous avons tous ici une AMBITION COMMUNE ou une responsabilité partagée : celle de contribuer à la QUALITÉ de la VIE COMMUNE dans notre pays. » ; « Notre pays a apporté sa contribution à l’AVANCÉE des IDÉES et à l’avènement de sociétés PLURIELLES. Sa devise ‘LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ’ résonne comme une DYNAMIQUE SAGE et PORTEUSE de BONHEUR, mais aussi comme une TÂCHE toujours à reprendre ou à CONSOLIDER, tellement la RECHERCHE de l’intérêt personnel peut entraver celle du BIEN COMMUN. » ; « Il nous apparaît que regarder en face la fragilité des existences HUMAINES, c’est reconnaître qu’elle n’est pas sans FRUITS, et que même peut-être elle est à l’origine d’un APPROFONDISSEMENT HUMAIN, d’un DÉPASSEMENT de soi qui ouvre à du MEILLEUR. La GRANDEUR d’une SOCIÉTÉ se MESURE à sa CAPACITÉ à ENTROURER les plus fragiles de ses membres. Et c’est à cela qu’on peut la qualifier de plus ou moins HUMAINE. » ; « L’Église catholique considère la famille comme un des PILIERS de la VIE en SOCIÉTÉ. En elle, s’expérimentent l’accueil INCONDITIONNEL de chacun, la fidélité, l’intergénérationnel, les transmissions de VALEURS et le SOUTIEN en TOUTES circonstances. Les Français plébiscitent la FAMILLE parmi les réalités qui leur paraissent ESSENTIELLES. Leur désir est de FORMER une FAMILLE UNIE, PORTEUSE d’AMOUR et d’AFFECTION. » ; « [Soyons attentifs aux] DROITS de l’enfant. » ; « Ce sont nos RELATIONS, nos AFFECTIONS, qui nous permettent de VIVRE. Il y va du caractère HUMAINS de nos SOCIÉTÉS et de nos VIES, de celui de savoir PUISER EN SOI les FORCES de la FRATERNITÉ VÉCUE. La SOCIÉTÉ se doit d’OFFRIR des PERSPECTIVES de VIE, d’AMITIÉ, de TENDRESSE, de COMPASSION, de SOLIDARITÉ. » ; « Les États Généraux de la bioéthique permettent d’EXPÉRIMENTER le DIALOGUE au sein d’une SOCIÉTÉ devenue de plus en plus PLURIELLE. DIALOGUER suppose que chacun puisse s’exprimer et être écouté et que TOUS sachent VIVRE le RESPECT, la TOLÉRANCE, la compréhension MUTUELLE. Durant le siècle précédent la société française a su trouver les CHEMINS de l’APAISEMENT. Le PRINCIPE de la LAÏCITÉ de l’État a permis à la séparation des Églises et de l’État de trouver la JUSTE manière de VIVRE ENSEMBLE dans le RESPECT légitime des DIFFÉRENCES. » ; « L’AVENIR se BÂTIRA dans la CONFIANCE, le RESPECT, L’AMOUR DU PAYS ou alors il s’enfermera dans des rejets dangereux incapables d’OFFRIR une VIE PAISIBLE et bénéfique pour tous. Ces contextes nouveaux ne doivent pas conduire à se méfier les uns des AUTRES mais à se connaître MIEUX. Habités par des CONVICTIONS DIVERSES, en particulier religieuses, nous devons PUISER dans nos TRADITIONS pour y retrouver LE MEILLEUR de ce qu’elles PORTENT : l’AMOUR du FRÈRE, l’HOSPITALITÉ, la fraternité. S’agissant des religions, nous EXPÉRIMENTONS au PLAN national la possibilité de la RENCONTRE dans le RESPECT, l’interpellation et l’ACTION COMMUNE. C’est ENSEMBLE que SE CONSTRUIT une nation, qu’elle VIT, S’ENRICHIT, DÉPASSE LES CLICHÉS. » ; « Il s’agit pour nous, Église catholique, de PRENDRE notre PART dans l’avènement d’une SOCIÉTÉ JUSTE, FRATERNELLE et SOLIDAIRE grâce au DYNAMISME et à l’ENGAGEMENT de nos fidèles ACTIFS dans la VIE de la SOCIÉTÉ. Je veux saluer ici les représentants des ASSOCIATIONS et SERVICES d’Église qui ont un rôle si important dans la CONSTITUTION d’un TISSU SOCIAL OUVERT À TOUS. Nous PORTONS le souci du BIEN COMMUN. » ; « Il faut oser le reconnaître : le mot ‘ÉGALITÉ’ de notre devise RÉPUBLICAINE est loin d’avoir donné toute sa MESURE. » ; « C’est à partir des BESOINS des plus pauvres que pourra SE BÂTIR une nation FRATERNELLE, JUSTE et SOLIDAIRE. » ; « Le Pape François, dans son encyclique ‘Laudato Si’ a développé le concept de ‘MAISON COMMUNE’, explicitant que tout est LIÉ et que nous sommes TOUS LIÉS les uns aux AUTRES. Ainsi pouvait-il écrire au numéro 194 ‘Un DÉVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE et ÉCONOMIQUE qui ne laisse pas un monde MEILLEUR et une QUALITÉ DE VIE INTÉGRALEMENT SUPÉRIEURE ne peut pas être considéré comme un PROGRÈS.’ » ; « Le Pape nous rappelle que si tout est LIÉ, l’économie est AU SERVICE DE L’HOMME parce que C’EST L’HOMME QUI EST AU CENTRE DE TOUT. » (Ah bon ? Moi, j’croyais que c’était Jésus… Excusez-moi…) ; « Il nous faut trouver les issues POLITIQUES seules PORTEUSES D’AVENIR. » (C’est vrai que le temporel est supérieur au spirituel… hum hum…) ; « On ne saurait oublier la place de ceux qui y TRAVAILLENT et qui sont appelés par ce TRAVAIL à DÉPLOYER LEUR HUMANITÉ en trouvant un SENS à leur TRAVAIL. LA QUESTION DU SENS EST AU CŒUR DE NOTRE VIE SOCIALE : avec d’AUTRES, nous pensons qu’une partie de la réponse se trouve dans le DON DE SOI, dans la gratuité d’une RELATION, dans un AMOUR PARTAGÉ, un ACCUEIL LARGE. » ; « ENSEMBLE nous pourrons faire en sorte que l’ACCUEIL de celui qui frappe à notre PORTE, fasse l’objet d’un CONSENSUS dans l’OPINION PUBLIQUE et pas uniquement dans le MONDE ASSOCIATIF. Permettez-moi d’ajouter que le nombre de MINEURS, isolés et fragilisés nous touche profondément, nous AUTRES et nous. Trop de repli sur soi ou de peurs entretenues empêchent l’ÉLABORATION de PROJETS SOLIDAIRES, ACCUEILLANTS et RAISONNABLES. Nous savons que cet objectif nécessite l’ENGAGEMENT DE TOUS, POUVOIRS PUBLICS, TISSUS institutionnels, ASSOCIATIFS et aussi INDIVIDUELS. Bien des GÉNÉROSITÉS existent dans notre pays qui ne demandent qu’à S’EXERCER. De nombreux jeunes adultes sont sensibles à ce drame et sont prêts à VIVRE des TEMPS D’ACCUEIL, de SOLIDARITÉ et de FRATERNITÉ. » ; « Les COMMUNAUTÉ chrétiennes du Moyen Orient sont indispensables à la PAIX, à la RENCONTRE, et au RESPECT de TOUS. Notre pays a une tradition de SOUTIEN de ces populations. Il a un rôle majeur à tenir dans la recherche de la PAIX et de la JUSTICE. » (Mgr Pontier sait-il qu’un catholique ne défend que la « Paix de Jésus » et non « la Paix » du monde ?) ; « [Nous voulons] d’une nation qui n’a pas peur de ses COMPOSANTES ; d’une nation qui permet aux LIBERTÉS INDIVIDUELLES de S’EXPRIMER et qui le fait en faisant RESPECTER par TOUS le souci du BIEN COMMUN et celui de l’ORDRE PUBLIC ; d’une nation qui a suffisamment CONFIANCE EN ELLE-MÊME pour ASSUMER sa DIVERSITÉ ; d’une nation encore qui ESPÈRE en sa jeunesse, lui fait CONFIANCE et lui offre les MEILLEURES CHANCES pour sa FORMATION et son AVENIR ; d’une nation OUVERTE sur les AUTRES pays et qui sait PROMOUVOIR des ALLIANCES CONFIANTES. Dans cette VISION d’une NATION OUVERTE et APAISÉE, loin de la violence véhiculée par certains, notamment grâce à l’anonymat des RÉSEAUX sociaux, les MÉDIAS ont un rôle éminent à jouer pour mettre en valeur non seulement la face dramatique mais aussi la FACE MAGNIFIQUE DE NOTRE MONDE. Ils sont aujourd’hui une VRAIE FORCE, un ATOUT pour entretenir un débat FRUCTUEUX et CONSTRUCTIF pour notre pays. » ; « L’Église catholique donne à voir le visage d’une communauté aux MULTIPLES VISAGES, de TOUTES origines, LIÉES à tous les continents. » ; « Notre foi religieuse exige cette OUVERTURE et nous ENGAGE dans le SERVICE des HOMMES. Nous aimons ce temps qui est le nôtre et avec tous ceux qui le souhaitent nous nous EMPLOYONS à le RENDRE PLUS FRATERNEL et PLUS JUSTE. Je saisis cette occasion pour lancer un appel : celui de nous ENGAGER avec DÉTERMINATION et CONFIANCE dans une MEILLEURE CONNAISSANCE les uns des AUTRES et dans l’OUVERTURE aux AUTRES de chacune de ses COMPOSANTES. Et s’il faut désigner un ORDRE de priorité, je propose de commencer par AMÉLIORER le SORT des plus fragiles, parce que c’est ainsi que SE CONSTRUIT et S’APPROFONDIT la CONFIANCE EN LA NATION. » (Euh… la confiance en Jésus, on s’en bat ?…) ; « Le Colonel Arnaud Beltrame nous a montré de quoi est CAPABLE L’ÊTRE HUMAIN quand il est HABITÉ par l’IDÉAL DE DÉFENDRE SON PAYS et celui de savoir faire face aux situations les plus inattendues qui nécessitent un CHOIX DÉCISIF. DONNER SA VIE ET DONNER LA VIE SONT LES PLUS GRANDES CHOSES DE L’EXISTENCE. » (C’est écrit où dans la Bible, ça ? Jésus a subordonné cette maxime à sa propre personne, je crois.)
 

Pour se justifier de s’abaisser à l’idéologique franc-maçonne de l’humanisme intégral, Mgr Pontier a cité également l’encyclique L’Amour dans la Vérité (2009) du Pape Benoit XVI, où il est question d’encourager « de manière radicale la possibilité même d’un développement humain intégral ». Et la seule opposition molle à l’homosexualité, qu’il n’a même pas le courage de nommer, il l’a faite sur le mode évasif (« Nous nous sommes exprimés déjà sur tous ces sujets et le ferons encore » : Ah bon ? Quand avez-vous traité d’homosexualité à la CEF ?) ou sur le mode interrogatif (« Faut-il aujourd’hui permettre que la loi prive des enfants de père ? Est-ce bien raisonnable ? ») Waouh… super impressionnant. Macron, preux défenseur de « toutes les familles », de la « dignité à offrir aux plus fragiles et à tous les enfants », preux défenseur de « l’Amour », peut trembler face à une menace pareille…
 

À noter que dans le discours de Mgr Pontier, il semble très important de PUISER (Mais quel puits il creuse ? Pas celui de l’Eau vive, visiblement. Plutôt le puits CCFD…), de manger des FRUITS (les fruits reviennent souvent dans ses mots), ainsi que d’OFFRIR (Pour la prochaine campagne de pubs du denier du culte, il pourrait poser pour un slogan genre « L’Église : le plaisir d’offrir » : ça serait une bonne idée. Le problème, c’est que c’est la personne du Christ que tout catholique se doit d’offrir : pas des cadeaux ni des dons ni des « valeurs évangéliques à transmettre » ni son temps, ni même sa propre vie ! C’est la vie du Christ, bon sang !). Mgr Pontier insiste aussi beaucoup sur le mot « Dynamisme »… mais il semblerait que ce soit plutôt l’énergie électrique de la dynamo… et non la force fragile du Christ en Croix (d’ailleurs, lui comme Macron se contrefichent de Jésus, qu’ils n’ont même pas cité une seule fois). Tout comme le président de la République, Pontier est très attaché au verbe « porter » qu’il répète plusieurs fois, et semble aspiré à la tranquillité (« la paix », « l’apaisement » sont des mots qu’il utilise fréquemment), à la « qualité de vie » (ça colle vachement bien avec le Chemin de Croix, ça… ou bien la maison de retraite…). Enfin, je vois qu’il a une forte tendance à confondre la « foi » avec la « confiance »… or la foi est la confiance en Jésus et aux autres : la confiance toute seule, on ne sait pas à qui elle fait « confiance », justement !
 

4) Discours de Macron :


 

Si le discours de Mgr Pontier constituait un bon marche-pied, le discours de Macron aux Bernardingues, était un monument (c’est le cas de le dire !) franc-maçon, qui a fait exploser le compteur du Détect’ Franc-Mac !
 

Tout d’abord, sur le lexique LUMINO-TEXTILE, il a été imbattable : « âge d’or », « surplomb », « parenthèse dorée », « argent », « éclairante », « éclairage », « éclairer notre société », « riche », « enrichir », « ressorts », « ardente », « brûlent », etc. Lucifer, c’est l’ange de lumière qui porte la lumière. Le verbe porter/apporter a été cité 20 fois. Et « les anges » ont également été cités. Ensuite, Macron nous a parlé 8 fois d’une « force », 6 fois d’une « énergie », 8 fois du « regard » et des « yeux », 5 fois d’une « tension » ou « intensité », 3 fois d’une « flamme » dont il n’a évidemment pas décliné l’identité. « Cette flamme commune dont je parlais tout à l’heure à propos d’Arnaud Beltrame fait partie de notre histoire et de ce qui toujours a guidé notre pays. Le retrait ou la mise sous le boisseau de cette lumière n’est pas une bonne nouvelle. » On se serait cru face à un alchimiste dans son laboratoire : « instille », « forgés » (2 fois), « mutation », « transforme » (2 fois), « conversion » (3 fois). Macron a beaucoup insisté aussi sur les « racines » (mot répété 7 fois), la « sève » (2 fois), sur les « liens » (3 fois) : « entrelacées », « attaché », « attachement », « liant », « la déchirure », « défait », « connecter », « démêler », « L’étoffe même de la nation menace de se déchirer », « réparer », « l’Union Sacrée », « dialogue », « l’alliance », « la main qui se tend », « tendre la main », « croiser », etc. Et les liens, contrairement aux sacrements, sont précisément le type d’attaches qui enserrent les âmes humaines aux démons. Le discours de Macron, aussi excessif que cela paraisse à première vue, avait tout l’air d’un pacte luciférien.
 

 

En y regardant bien, on peut facilement se rendre compte de ce qui s’est passé réellement aux Bernardins lundi dernier : c’était un envoûtement faustique collectif. Macron s’est pris pour le Christ. Faites une recherche du nombre d’occurrences dans son discours des Bernardins des mots « chemin » (6 fois), « vérité » (6 fois), « vie » (29 fois) ! Il a laissé entendre implicitement qu’il était « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6). Et les 3 « dons » (mot cité 12 fois) demandés aux catholiques, qui au départ m’ont fait pensé aux trois fées de la Belle au bois dormant avec l’histoire de la quenouille de Maléfice et des 3 dons, était en réalité une parodie sincère de crèche républicaine, où Manu s’est placé au centre des rois mages lui offrant l’or, l’encens et la myrrhe (le mot « crèche » est d’ailleurs sorti). Il a joué le grand Seigneur, a remplacé la grâce par le don, et a coupé le don offert aux catholique de son donateur, Jésus. C’est aussi grave que ça.
 

 

En plus, en se penchant de plus près, ces demandes de dons sont en réalité une manière démagogique et infantilisante de nous imposer les choses en ayant l’air de nous honorer : « Le premier don que je vous demande est celui de l’humilité du questionnement, un questionnement non injonctif. » = traduction « Je vous demande de fermer votre gueule » ; « Et la première liberté dont l’Église peut faire don, c’est d’être intempestive. » = traduction « Soyez des rebelles… à votre propre Église ! » J’exagère ? Pas du tout. Alors que le catholicisme est fondé sur le renoncement (à soi-même, au mal), Emmanuel Macron a appelé, comme il l’avait fait devant le Conseil de l’Europe, à suivre (je cite) « l’Esprit de renoncement ». Et aux Bernardins, il a fait de même avec les catholiques : à 5 reprises, il a exhorté à ne « jamais renoncer » : « La première liberté dont l’Église peut faire don, c’est d’être intempestive. » Son discours était luciférien, antéchristique et anti-catholique. Comme par hasard, Macron n’a jamais cité une seule fois le nom de Jésus, qui est pourtant le maître des catholiques. Pour lui, de toute façon, Jésus n’est pas Dieu.
 

Un gros cube, un p’tit cube, c’est l’heure que Macron t’entube


 

Poursuivons avec le deuxième lexique macronien maçonnique qui est identifié lundi par le Détect’ Franc-Mac : celui de l’ARCHITECTURE et de la CONSTRUCTION : « plan », « tenue », « mur », « une architecture », « artistique », « peinture », « cet agir technique », « évolution technique », « centres », « résidence », « héberger », « habitent », « centres d’hébergement », « reconstruire », « socle », « aux marches de la République », « ne restez pas au seuil », « pétrissent le temporel », « poids », « matière », « la trace », « gravée », « repères », « schémas », « établir des règles », « comme un tremblé au sens pictural du terme », « modèle », « creuse », « creusé », « au creux », « profond » (6 fois), « le trésor véritable de chaque citoyen », « enfoui », « soulever », « œuvre » (3 fois), « projet », « restaurer », « vivre de son travail », « redresser la dignité la plus fondamentale », « l’inauguration », « l’exercice », « changer les pratiques », « fortifiée », « j’ai fixé », « point fixe », « stabilité », « équilibre » (répété 3 fois), « ce trait commun », etc. Les francs-maçons tiennent beaucoup à cette idée de lignée, de droiture, de rectitude, de verticalité pyramidale. Dans une interview accordée au JDD le 12 février 2017, Macron déclarait ceci par rapport à sa conception de l’autorité divine : « Comment se construit le pouvoir charismatique ? J’ai toujours assumé la dimension de verticalité, mais, en même temps, elle doit s’ancrer dans de l’immanence complète de la matérialité. Je ne crois pas à la transcendance éthérée. »
 

Aux Bernardins, le mot « construction » a été répété 6 fois par le président, le mot « fondation » 12 fois. Macron s’est visiblement pris pour un chef de chantier maçonnique, pour Pharaon ou encore le grand maître-potier Judas : « Le politique et l’Église partagent cette mission de mettre les mains dans la glaise du réel. », « Le travail que vous accomplissez n’est pas un pis-aller, mais une part du ciment même de notre cohésion nationale. » ; « C’est à un travail de refondation auquel il nous faut, ensemble, nous atteler. » ; « Ne renoncez pas à la République que vous avez si fortement contribué à forger. Ne renoncez pas à cette Europe, dont vous avez nourri le sens. Ne laissez pas en friche les terres que vous avez semées. Ne retirez pas à la République la rectitude précieuse que tant de fidèles anonymes apportent à leur vie de citoyen. » Et les chefs catholiques présents étaient tout flattés et frétillants d’être traités comme des ingénieurs, d’être responsabilisés et investis d’une mission de construction qui n’est pas la construction de l’Église. Honte à eux se s’être laissé enfumer, corrompre, ce soir-là !
 

La Franc-Maçonnerie se caractérise par un fort corporatisme autour des arts et des métiers (de la pierre en particulier) : et Macron, dans son discours, n’a pas arrêté d’y faire mention : « bâtisseurs de cathédrales », « coopération », « activités de travailleurs », « l’action associative », « fraternité », « associations » (6 fois), « le travail partagé », « des mouvements comme l’Œuvre d’Orient », « refondateurs », « Inventeurs » (2 fois), « mineurs », « ingénié », etc.
 

Le projet de Macron, même s’il s’habille de spiritualisme messianiste (il a parlé 3 fois de « Mission ») et de références catholiques (le Pape actuel et les grands penseurs catholiques sont abondamment cités : pas les saints, comme par hasard…), est purement pragmatique, froid, matérialiste et réaliste : le mot « réalité » est sorti rien moins que 19 fois, le mot « action » 13 fois, le mot « travail » 14 fois, le verbe « faire » 19 fois, le mot « devoir » 9 fois (les Compagnons du Devoir sont d’ailleurs connus pour être devenus une loge franc-maçonne), le mot « règles » 5 fois ! Macron, c’est vraiment l’Exécutant, l’Architecte-bulldozer qui est là pour exécuter une tâche, bâtir un monument. Avec ou sans nous. Et qu’on le veuille ou non.
 

Le bâtiment qu’Emmanuel Macron ambitionne de construire avec l’Église Catholique « de » France, plus que la République qu’il décrit souvent comme une maison ou un palais, plus que l’Europe (mot qu’il emploie 11 fois), c’est l’Humanisme intégral, l’autre nom de la Bête de l’Apocalypse, comme l’explique à très juste raison le frère Samuel, exorciste bénédictin. Macron parle par exemple de (je le cite) « graver dans le réel ce qui doit être le premier devoir du politique, à savoir la dignité de l’homme ». Les mots que Macron a les plus employés dans son discours de lundi étaient « politique » (48 fois), « engagement » (44 fois) et « Homme » (30 fois). Et en plus des concepts humanistes ineptes hérités des Lumièressolidarité », « espoir », « chance », « idéaux », « tolérance », etc.), il y en a un qui plaît beaucoup à notre Empereur jupitérien : c’est celui de « Sens », mot répété 16 fois, et qui a retenu mon attention. « L’Église est cette source qui fait de la question de la quête, le cœur même du sens. » « Nos fins communes sont la dignité et le sens. » (Hmmm, ça m’étonnerait, ça…) En passant avec mon pote Kocelia aux Bernardins l’après-midi qui a précédé la conférence, j’ai vu que les catholiques francs-maçons avaient installé une expo centrée sur la « Quête de sens » (merci Radio Notre-Drame…). À noter au passage que la « quête » est un leitmotiv de la Franc-Maçonnerie. J’dis ça, j’dis rien…
 

Dans son discours, Macron a repris également à son compte des vocables appartenant à la base au registre catholique, mais pour les vider de Jésus : « chrétiens » (9 fois), « catholique » (39 fois), « Église » (32 fois), « dignité » (10 fois), « esprit », « souffle » (il parle du « souffle de l’Histoire » mais il ne précise pas de quel esprit il s’agit, évidemment, car ce n’est pas le Saint Esprit !), « espérance », « vie », « mystère » (« ce mystère de l’humanité qu’on appelle la sainteté »), « sacrifice » (3 fois), « martyr », « une théologie humaine ». En bouche de Macron, les saints sont magiquement remplacés par les « héros » (mot répété 3 fois).
 

Enfin, dans son discours aux Bernardins, notre président s’est carrément fait le chantre de la Franc-Maçonnerie (en soutenant par exemple que l’héroïsme du colonel Arnaud Beltrame, mort récemment en donnant sa vie en l’échange d’une otage, s’était autant inspiré de son catholicisme que – je cite – « nourri par son parcours maçonnique » : tout serait finalement une question de points de vue…). D’ailleurs, Macron a fait lundi soir l’éloge des concepts-phare de la Franc-Maçonnerie mondiale : l’« imaginaire » (qui est en réalité l’un des noms du mal, comme l’a démontré fort justement Sartre), « l’amélioration » (concept cité 4 fois), la « Révolution » (idéologie adorée des illuminati laïcistes et républicanistes), la « connaissance » (concept gnostique qu’il a valorisé quand il a parlé d’« accroître la connaissance mutuelle des peuples »), le « devenir » (concept deleuzien et soixante-huitard), l’héraldique et le symbolisme (toute la Franc-Maçonnerie repose sur l’hermétisme et le symbolisme : dans son discours, Macron a employé les mots « symboles », « signes », « emblème »), le « Temps » (Macron a utilisé 19 fois le terme, et n’oublions pas qu’il s’autoproclame « Maître des Horloges »), le « Destin » (toute la mystique franc-maçonne repose sur une conception romantique et platonicienne de l’existence humaine… et Macron a hérité de ce fatalisme cynique et mélodramatique puisqu’il voit le monde sous forme de – je cite – « théâtre d’ombres », et qu’il a parlé explicitement du « retour du tragique ». D’ailleurs, pas aux Bernardins mais récemment, il commence de plus en plus à se justifier laconiquement de conduire la France vers une soi-disant « inévitable » Troisième Guerre mondiale, sous prétexte que notre pays a vécu 70 années de paix, qu’elle en a bien profité, mais que ça s’éternise trop et qu’à un moment donné, pour retrouver l’ordre, l’équilibre et la pureté, et nettoyer tout le désordre, il faudra que ses compatriotes consentent à en passer par une phase de chaos bien méritée. Ordo ab chaos, comme dirait l’autre…).
 

En parlant de l’Autre, justement – et je finirai par là mon analyse du discours de Macron aux Bernardins –, Emmanuel Ier y fait mention en tant que « personne » à 8 reprises, quand même ! : « Ils attendent tout de l’autre. », « la part effrayante de l’autre », « des familles où l’un croit et l’autre non », etc. En bouche de Macron, l’Autre prend principalement 2 visages : 1) l’islam (et en plus, à en croire monsieur le président, nous, catholiques, sommes censés lui faire bon accueil : je le cite « Je range la volonté de l’Église de renforcer le libre dialogue avec l’islam dont le monde a tant besoin. ») ; 2) l’hétérosexualité (et ses synonymes : « diversité », « disparité » « pluralisme », « toutes les minorités », « de mille manières », « les universels », et bien sûr, « homosexualité » : il a trouvé le moyen de placer sa défense des « familles homosexuelles » entre guillemets).
 

 

Je vous dis : mon Détect’ Franc-Mac a explosé suite au discours des Bernardins. Pourtant, il était tout neuf. J’aurais peut-être pas dû le prendre avec mes gants blancs aussi… j’suis trop conne, aussi.
 

 

À part ça, Mgr Ribadeau-Dumas, le père Grosjean, le père Burgun, Jean-Pierre Denis et Gérard Leclerc, ont trouvé le discours présidentiel « remarquable »… Ils ne sont pas du tout rentrés en Franc-Maçonnerie…

 

5) L’emballement des médias catholiques et la complicité des évêques :

Ce discours des Bernardingues était juste un exercice de style où Macron a manié tous les concepts francs-maçons de construction de soi par la bonne intention (constructive, solidaire, spiritualiste) et par une énergie lumineuse que serait l’Homme. Et comme nos évêques et nos journalistes ont refusé d’écouter ceux qui analysent le jargon de la Franc-Maçonnerie, effectivement, par orgueil, ils sont devenus eux aussi aveugles. Ils ne sont pas contents qu’on leur révèle leur naïveté, mais elle est réelle !
 

KTO, la télé « catho » du Système


 

Ce qui me choque, c’est d’abord la quasi unanimité que le président a générée autour de lui, auprès des catholiques ordinaires, des prêtres, des évêques et les journalistes cathos y compris gauchos. Véronique Margron et compagnie étaient tous enthousiastes. Les seules critiques négatives qu’il a eues ont porté sur les intentions prêtées (séduction et récupération des cathos) ou sur la méfiance (« Il dit ça mais on verra dans les faits. Restons prudents », « Il n’a pas traité des problèmes de fond… Ne tuons pas l’ours avant de l’avoir tué… »), mais pas des critiques du contenu. Le caractère antéchristique, satanique et maçonnique, pourtant criant, de l’événement n’a pas été identifié, ni dénoncé (à part par Jeanne Smits : bravo à elle). Les rares esprits critiques ont vu la flatterie, mais pas sur quoi elle repose (la Franc-Maçonnerie). Cet aveuglement est en grande partie dû à la justification massive des catholiques de l’hétérosexualité et de l’Union Civile, donc de l’homosexualité (cf. mon livre Homo-Bobo-Apo). Et là, je peux vous dire que l’Église Catholique rentre dans sa plus grande nuit.
 

Les bobos lyonnais (pléonasme) étaient là !


 

Au sujet de la très corrompue petite caste des journalistes pseudo « catholiques » (KTO, Famille Chrétienne, Aleteia, Radio Notre-Drame, le Salon Beige, pour ne citer que les principaux organes de presse), la quasi majorité d’entre eux sont devenus fous. Et la conférence des Bernardins constitue un formidable cas d’école pour s’en rendre compte. Ils sont allés jusqu’à qualifier les paroles de Macron de « prophétiques », comme Gérard Leclerc sur France Catholique, d’« historique » et d’« inspirée » (je cite) : « La réponse du Président fut portée par une INSPIRATION dont on cherchera en vain l’analogue dans l’histoire de la République française. ». Beaucoup de médias catholiques (Tugdual Derville, le blog de Koz Toujours, Famille Païenne par exemple) ont modéré mollement leurs propos, pour ne pas passer pour des excités, mais c’était tout comme. Ils ont joué les indifférents, ou ont parlé d’autre chose que de ce qu’il s’était dit. Vatican News a évoqué « un tournant relativement positif pour les relations entre Église et État ». Jean-Pierre Denis, dans La Vie, a déclaré que « le discours du président fera date », que « les Bernardins ouvrent l’ère de la considération », et que, je cite, « les LIENS sont variés ». Ça, c’est sûr… y’a du lien dans l’affaire !
 

 

Certains journalistes et prêtres, sans s’en rendre compte, sortent les mots-clés « FRANC» et « SINCÉRITÉ » qui hystérisent mon Détect’ Franc-Mac. Par exemple, le journal La Croix a salué, je cite, « un dialogue FRANC entre l’Église et le chef de l’État aux Bernardins ».
 

 

L’abbé Pierre-Hervé Grosjean, du Padreblog, dans Le Figaro, a applaudi, je cite, la « sincérité des mots (souvent remarquables) prononcés » par Macron, « un discours FONDATEUR », « un DIALOGUE authentique, FRANC et exigeant », et chante les « LIENS » tissés avec le pouvoir maçonnique (il tient à sa carrière, dans tous les sens du mot) : « Créer ou recréer, RECONSTRUIRE du LIEN est une priorité pour tout élu en CHARGE du bien de ses concitoyens. » ; « Les catholiques sont bienveillants et ils veulent CONSTRUIRE. » On va lui décerner le diplôme du « Meilleur Curé Franc-Mac de l’Année », à lui ! Ou de lèche-cul. La CEF, quant à elle, s’est targuée sur son site officiel, d’avoir, je cite, « contribué à la CONSTRUCTION d’un PROJET de société dans la suite du document ‘Dans un monde qui CHANGE, retrouver le SENS du politique’ ».
 

La langue de bois s’étend à tous les étages. C’est nouveau, dans les sphère cathos, d’employer, pour euphémiser la réalité, ou pour couver des personnes fragiles de bonnes intentions et les instrumentaliser, de rajouter partout des « en vulnérabilité » (expression entendue sur KTO), « en fragilité » (expression entendue sur RCF), « en situation de précarité et de fragilité » (expression de la CEF), « en vérité », « en (toute) amitié », « en chasteté », « en sainteté », « en humanité » ? Toutes ces périphrases composées de l’adverbe pronominal « en… » suivi d’un nom commun qui finit en « -té » ? Je vous promets que lorsque j’ai écrit ma série de livres des « en Vérité », ce n’était pas encore à la mode. Il en manque néanmoins une essentielle : « en mondanité » !
 

Le boboïsme, pareil, s’impose : la majorité des évêques, pour sauver leur peau, pactisent avec le monde, mais ne veulent surtout pas se le voir reflété. Ils deviennent mondains, sans l’assumer. Juste avant la soirée, Mgr Olivier Ribadeau Dumas, secrétaire général de la CEF en charge de l’événement, cité précédemment, a promis que ce serait « la LUMIÈRE de Pâques qui allait ÉCLAIRER cette soirée. Pas celle des ‘sunlights’. » Un jour avant la conférence, il confiait au micro de RCF : « Le FIL directeur sera sans doute celui de la place de la vulnérabilité et de la fragilité accordée au cœur d’une société. Je pense que ce sera l’un des thèmes importants et qui a des RAMIFICATIONS dans un certain nombre de sujets. » Et à la revue La Vie, il a déclaré ceci : « Les catholiques, par l’Évangile même, sont invités à vivre dans cette société PLURIELLE. À part le RÉSEAU de l’école, c’est l’Église qui a le plus grand MAILLAGE territorial. Elle incarne une volonté de DIALOGUE. » Visiblement, avec Ribadeau, c’est souvent de la haute couture ! Pour Mgr Pontier, « l’essentiel est de FORTIFIER la présence des chrétiens en France. Rencontrer le président de la République est une occasion d’EXPRIMER des CONVICTIONS qui nous viennent de l’Évangile. Nous sommes des citoyens DIVERS qui veulent FAIRE LA FRANCE. » L’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, a réagi lui aussi en parfait initié : « Nous voulons montrer au président la spécificité catholique, à savoir notre REGARD sur le plus vulnérable. Chaque témoin dira le bien du LIEN qui le RELIE à L’AUTRE. Ce LIEN FRATERNEL nous CONSTRUIT surtout quand il s’agit des PERSONNES les plus fragiles qui ont une VALEUR. Ce n’est pas un vague discours HUMANISTE ! » (Non, c’est sûr, c’est pas du tout un discours humaniste… LOL. Quand allez-vous ouvrir les yeux ???) ; « Dans le discours de l’Église, le 9 avril, il y aura des choses très CLAIRES sur l’éthique et sur la nécessité de la TRANSCENDANCE. » ; « Les Bernardins constituent un espace INSCRIT dans l’Histoire et DOTÉ de tous les INSTRUMENTS MODERNES. »
 

Et une fois la soirée petits fours (sans champagne !) passée, les avis des journalistes, des prêtres et des cardinaux sont restés tout aussi inchangés et francs-maçons. Samuel Pruvot, dans Famille Païenne, a été pris d’une extase mystique foudroyante : « Que la LUMIÈRE soit ! » a-t-il écrit. Il a reconnu dans le discours présidentiel, je cite, « le SOUFFLE d’une intervention CHARPENTÉE ». Préalablement à la soirée, il avait interviewé Philippe de Roux, porte-parole du jeune mouvement politique Refondation (ça ne s’improvise pas !), ainsi qu’un catholique proche de LR, au discours très lumineux : « Le président pourra invoquer avec le TALENT que nous lui connaissons le RAYONNEMENT et le TRAVAIL merveilleux des catholiques, l’ESPRIT évangélique, le nouvel élan INSUFFLÉ par le pape François, d’une Église OUVERTE vers l’AVENIR et donc vers le PROGRÈS. Les participants, à coup sûr, auront des ÉTOILES dans les YEUX ! »
 

Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers, membre du conseil permanent de la CEF, n’a pas fait mieux. Le lendemain de la conférence, il s’est réjoui que l’Église ait organisé cette soirée de « RÉSEAU », pour « RENOUER » avec la nouvelle classe politique. Le père Stalla-Bourdillon, aumônier des parlementaires au Service Pastoral d’Études Politiques (SPEP), a, de son côté, filé la métaphore architecturale : « Emmanuel Macron a mis la BARRE assez haut, à nous d’être à son NIVEAU. Il a appelé les catholiques à RÉVEILLER la CONSCIENCE du politique. Ce n’est pas, je crois, un discours politicien. Il en va de notre rôle dans l’ÉDIFICATION de notre corps social. Bref, ce discours est INSPIRANT. »
 

Sur RCF, Mgr Giraud, archevêque de Sens et d’Auxerre, a dit exercer sa « vertu de prudence ». En fait, il ne s’est pas prononcé, sous prétexte qu’il lui faudra du temps pour décanter. Il n’a rien dénoncé, a trouvé le discours de Mgr Pontier « bien préparé », « mesuré », « montrant que l’Église contribue au Bien commun ». L’esbroufe habituelle, quoi. Quant au discours présidentiel, il l’a qualifié de « relativement équilibré ». Et juste après, concernant la dernière exhortation du Pape François sur la sainteté, il a versé dans le prose le plus maçonnique qui soit : « Le Pape nous aide à DÉVELOPPER notre propre CHEMIN, à mettre en LUMIÈRE le MEILLEUR de nous-mêmes. J’ai beaucoup apprécié tout ce qu’il a dit sur avoir une mystique LUMINEUSE. »

 

Moi, je vous le dis : on n’est pas dans la merde ! Et avec un tel aveuglement en interne, l’Église Catholique est au bord d’un Schisme sans précédent, puisque la grande majorité de ses membres s’est franc-maçonnisée.
 
 

Cet article bénéficiera bientôt d’une vidéo sur Youtube, intégrant une série de 15 entretiens tournés en avril 2018 à Lourdes avec la journaliste Nathalie Cardon, et dans le droit fil de mon livre Homo-Bobo-Apo. Voici les articles de chacun d’eux :
 

1 – « Les 11 messages subliminaux diffusés dans l’émission ‘The Voice’ »

2 – « Le Synode des jeunes : la cata »

3 – « Le raz-de-marée de la transidentité » (transsexualité)

4 – « Le Boom des pastorales d’accompagnement des personnes homosexuelles dans l’Église »

5 – « Mylène Farmer, Grande Architecte de la Franc-Maçonnerie gay friendly »

6 – « Pourquoi La Manif Pour Tous est un vrai désastre »

7 – « Pourquoi parler d’homosexualité dans les établissements scolaires est Mission Impossible »

8 – « L’homosexualité dans la série de TF1 Demain Nous Appartient »

9 – « Je me suis ridiculisé publiquement : Comment vivre avec cette honte ? »

10 – « L’Hétérosexualité est la Bête de l’Apocalypse »

11 – « Les 4 armées de la Bataille finale d’Armageddon »

12 – « Visite maçonnique de Macron aux Bernardingues »

13 – « Les 12 obsessions des cathos bobos de la Réacosphère »

14 – « Homosexualité, la priorité niée dans l’Église »

15 – « Définition de la bisexualité »

Sortie du livre Aime, et ce que tu veux, fais-le ! d’Arthur Herlin, Thérèse Hargot et Mgr Gobilliard : NON, nous personnes homosexuelles ne sommes pas « comme les autres » !


 

Mgr Gobilliard, Thérèse Hargot, Arthur Herlin (et je pourrais inclure dans la boucle le Cardinal Sarah), ça vous fera peut-être mal de l’admettre. Ça mettra sans doute à mal vos bonnes intentions humanistes, inclusives, universalistes, anti-étiquettes, anti-communautarismes et anti-sectarismes, gays friendly, pro-sainteté-pour-tous (et surtout, au fond, commerciales !), qui rassurent les cathos. Mais si je vous avais en face de moi, je vous dirais : « Vous pouvez me démontrer par A+B que l’homosexualité n’est pas une identité (ce qui est vrai, en plus), et que ce qui prime c’est l’Humain, c’est la sainteté, ce sont le Christ et l’acceptation de sa Croix, indépendamment de l’orientation sexuelle des personnes, ça ne changera rien au fait que nous, personnes homosexuelles, nous ne sommes pas comme les autres. Vous m’avez bien entendu ? NOUS NE SOMMES PAS COMME LES AUTRES. » Et notre situation et condition non seulement ne méritent pas votre indifférence bienveillante et universaliste, mais elles sont UNIQUES, et devraient plutôt susciter au contraire votre intérêt, votre écoute, votre silence, votre retenue, votre désir de vous laisser enseigner par elles, de vous laisser enseigner par notre expérience, notre existence, notre singularité, notre culture homo, notre réalité désirante, notre analyse de celle-ci. Car nous avons beaucoup de choses à vous apprendre sur la sexualité, l’Église et les sacrements, mine de rien. Nous sommes porteurs d’une Bonne Nouvelle, à travers notre personne et notre foi, certes, MAIS AUSSI ET SURTOUT À TRAVERS NOTRE HOMOSEXUALITÉ (continente). Ça vous fera peut-être mal au cul de le comprendre, mais votre discours à deux balles sur l’homosexualité ne vaut rien. Pas un kopeck !
 

Vous faites de l’homosexualité, de l’hétérosexualité et de l’homophobie des « non-sujets » … et pourtant, elles sont des réalités désirantes, idéologiques, des croyances sociales de plus en plus partagées, qui conditionnent fortement les identités, le monde, la politique, les médias, l’Église. Comme par hasard, vous parlez toujours de l’homosexualité de manière extérieure. Vous ne traitez jamais de ce qu’elle est. Vous n’en donnez jamais de définition. Vous vous contentez d’aborder uniquement les perceptions et les images sociales de celle-ci, pour ensuite l’écarter ou la remuer du bout des doigts avec mépris. Mais jamais vous ne l’abordez ! Jamais vous ne vous en approchez avec curiosité et émerveillement ! Jamais vous ne nous laissez vous en parler. Et ce n’est pas en nous prouvant vite fait que « vous nous accueillez » et que « vous ne nous jugez pas » que vous arriverez à maquiller votre impasse ! Ce n’est pas en survolant le sujet et en disant après devant les caméras que « ce serait quand même bien et urgent d’en parler », que vous parviendrez à masquer votre imposture. La vérité, c’est que vous ne nous aimez pas, et que vous instaurez une véritable censure sur l’homosexualité. Et ça, c’est criminel !
 

Au lieu de nous dire dans votre dernier livre Aime, et ce que tu veux, fais-le ! que « les personnes homosexuelles sont avant tout des personnes comme les autres, qui peuvent tomber amoureuses comme les autres, qui sont appelées à la sainteté et à la vertu universelle de chasteté comme les autres, qui sont accueillies par l’Église comme les autres » (parce que c’est ça, en substance, le message de fond de votre écrit de vulgarisation de la sexualité – message dramatique par les temps qui courent, car les gens et en particulier les jeunes ont soif de comprendre l’homosexualité, et n’ont vraiment pas besoin de s’entendre dire que « l’homosexualité, l’hétérosexualité et l’homophobie n’existent pas », d’autant plus que c’est totalement faux ! Ce sont des réalités fantasmées qui ont des conséquences individuelles et sociales concrètes !), au lieu de vous draper dans un humanisme intégral de bon aloi (« Homosexualité, hétérosexualité, ce sont des irréalités, des caricatures et des étiquettes marchandes : nous sommes avant tous des humains. ») et dans un spiritualisme intégral bon ton (qui rejoint également l’humanisme bobo dans sa haine secrète de la génitalité : « Homosexualité et hétérosexualité, ça n’existe pas : nous sommes avant tout Enfants de Dieu, appelés à la même sainteté, et nous ne nous réduisons pas à notre ressenti, à notre activité sexuelle, aux personnes qui nous attirent érotiquement. »), humanisme et spiritualisme intégraux qui rassureront la plupart des catholiques et les conforteront dans leur homophobie ordinaire (combien de fois, mes frères homos et lesbiennes cathos et moi, nous nous voyons réduits au silence par l’argument catholiquement correct facile du « Tu n’es pas que ça ! »… ? Mais nous sommes AUSSI un peu « ça », bordel !), au lieu d’essayer de faire parler de vous à l’occasion du Synode des Jeunes qui a délibérément planifié de ne pas aborder l’homosexualité et les questions de sexualité comme la priorité qu’elles sont pourtant (je rappelle que le grand responsable de ce prochain Synode, le cardinal Baldisseri, a déclaré récemment que la question de la sexualité ne serait pas « centrale »… WTF ?), vous feriez mieux de fermer votre gueule (pour une fois) et de nous écouter. Peut-être que, par un heureux miracle, vous comprendriez que nous, personnes homosexuelles, ne sommes vraiment pas des personnes comme les autres. Mais alors vraiment pas ! Et nous n’avons pas à être traitées comme les autres ! Si vous refusez de l’admettre, moi et mes frères nous ferons un plaisir de vous le rappeler !
 

 
(cf. la suite ici)

Sidéré par l’aveuglement des évêques concernant la visite de Macron aux Bernardins

 

Sidéré ce matin de voir comment le discours 100% maçonnique et anti-catholique de Macron hier aux Bernardins (il était truffé des 3 lexiques de la Franc-Maçonnerie : 1) la lumière-textile ; 2) l’architecture ; 3) l’Humanisme intégral) est salué par de nombreux prêtres, évêques et cardinaux et journalistes soi-disant « catholiques », qui se valent de l’indignation du laïcisme anti-Macron pour justifier leur aveuglement. Pour halluciner davantage, je suis en train d’écouter, Mgr Giraud sur RCF… Ça pue la complaisance, la collaboration. Il n’a rien vu. Il s’est laissé flatter. Il est dit que « la soeur Véronique Margron était présente hier soir aux Bernardins et est revenue enthousiaste« . Les bras m’en tombent. L’Église rentre dans sa plus grande nuit. Le virage est tel (certains journalistes sont devenus fous au point de qualifier les paroles de Macron de « prophétiques », comme Gérard Leclerc dans France Catholique !) qu’à ce train-là je ne donne pas 5 ans de vie aux catholiques authentiques…
 

 

Et vous voulez que je vous dise? Les actes de solidarité exhibés par l’Église Catholique, les témoignages de personnes « en vulnérabilité » entendus hier, l’exhortation du Pape François sur la sainteté (applaudi par le père James Martin, comme par hasard…), je m’en tape le coquillard ! Tant que la sainteté n’appelle pas les personnes les moins sanctifiables et ne s’ancre pas sur les terrains inattendus où les maux de notre temps sont visibles (les criminels, les prêtres pédophiles, les personnes homosexuelles y compris pratiquantes, les violeurs, les prostitués…), ça reste du blabla ecclésialement correct.
 

 

 

 

 

 
 

Le comble de l’hypocrisie du boboïsme catholique franc-maçon, c’est Mgr Ribadeau Dumas, qui hier, pourtant habillé comme un pingouin ou un chef sommelier d’un Grand Hôtel bourgeois, nous prévient sincèrement et hypocritement que la soirée sera « luxueuse mais pas trop », « mondaine mais décontract’ » : je le cite dans Famille Païenne : « Il y aura bien des petits fours, mais pas de champagne. » Les bobos se foutent de la gueule de qui ? Toujours par rapport au boboïsme de Mgr Ribadeau (ou Ribobo), j’ai adoré quand il a annoncé le cocktail à l’issue des discours : « Nous nous retrouverons autour d’un cocktail que nous avons voulu SIMPLE et convivial. » Ha ben alors tout va bien! Ouf! J’ai eu peur que ce soit mondain, tout d’un coup! haha.
 

 

 
 
 

Ma mère, je suis en train de réaliser ce qui s’est passé réellement aux Bernardins : c’est un envoûtement faustique collectif. Macron s’est pris pour le Christ. Faites une recherche du nombre d’occurrences dans son discours des Bernardins des mots « Chemin », « Vérité », « Vie »! Il dit implicitement qu’il est « le Chemin, la Vérité et la Vie ». Il n’arrête pas d’utiliser le mot « liens », d’employer le vocabulaire de l’alchimie. Et les 3 « dons » demandés aux catholiques est une parodie sincère de crèche républicaine, où Manu se croit au centre des rois mages. C’est aussi grave que ça.
 

Prochainement dans Unité Nationale


 

J’ai eu la chance d’être interviewé pour une nouvelle revue, L’Unité Nationale, pour leur n°3 qui sortira prochainement (sur le thème de l’Égalité), et qui m’a laissé entière carte blanche pour répondre tout ce que je voulais. Il s’agit d’une revue qui par certains aspects pourrait sembler franc-mac (lol… Dans le roman Le Père Élijah de Michael O’Brien, l’Antéchrist ne fonde-t-il pas un mouvement planétaire baptisé « Unitas » ?…), mais qui, si elle était vraiment franc-mac, n’aurait jamais pris le pari fou de m’offrir une tribune de plusieurs pages pour que je parle de Jésus, de continence, d’homosexualité, de mon opposition au « mariage » gay et de mon ancien métier de prof à l’Éducation Nazionale ! Par les temps qui courent, et qui sont à la censure et à la peur d’exprimer quoi que ce soit qui se rapporte à la politique, à la sexualité et à la religion, c’est plutôt finement joué, de la part de ce mouvement refusant d’être un parti et de défendre un quelconque candidat, que de s’avancer sous la bannière de l’Unité nationale. Car qui peut attaquer ou s’opposer à l’« unité » ou bien encore à la « diversité »? Personne. Connaissant la teneur de ce que j’ai écrit et répondu dans l’interview, connaissant aussi la peur que j’inspire tout autour de moi (les médias pseudo « catholiques » ne me sollicitent plus du tout, et me craignent ; les médias non-cathos m’ont fascisé : je suis blacklisté de partout et semble porter la poisse à tous ceux qui me soutiennent publiquement), je suis donc pleinement confiant sur la validité, le courage, le sérieux, et la folle sagesse, de cette revue. Vous m’en direz des nouvelles !^^

Visite de Macron aux Bernardins


 

Je suis horrifié par le discours maçonnique de Mgr Pontier, de Mgr Ribadeau-Dumas ou encore de Mgr Aupetit à l’occasion de la visite de Macron aux Bernardins le 9 avril prochain (je pourrais analyser chacune de leurs phrases, mais je n’ai pas le temps). Je suis juste dégoûté de leur boboïsme. Dégoûté. Nous allons droit au mur avec des collabos pareils. Et Famille Païenne qui ne voit rien et qui suit le sens de la marche…
 

Et s’il y en a un qui paralyse beaucoup de débats, c’est bien le père Matthieu Rougé et son discours vitaliste. Horrible.
 

Envoyée ivoirienne du Seigneur pour Pâques

Jésus vient de me faire éclater de rire! Pâques c’est chirurgical. Le Seigneur s’est servi d’Ahou, amie ivoirienne actuellement à Abidjan, sans qu’elle ne le sache 🙂 Elle me souhaite personnellement Bonne Pâque en me citant la fameuse chanson « Si l’Espérance t’a fait marcher… ». En ce matin de Pâques, je suis justement en train de marcher 23 km vers Buc (pour retrouver la famille de Laetitia). Et je promets que ce matin, il y a une heure, je repensais à la Côte d’ivoire et me disais en moi-même « S’il y a bien un Peuple qui m’a aimé et que j’ai adoré, ce sont les Ivoiriens ». Je n’avais pas prévu qu’elle m’écrirait au même moment (alors qu’elle ne m’écrit jamais!lol). Sois bénie, Ahou, Envoyée pascale de Jésus! Humour du Seigneur.
 

Très Sainte Pâques à tous (même à ceux qui ne croient pas à la Résurrection de Jésus : les insensés ! ^^)

J’ai raté le Chemin de Croix : il ne m’a pas raté

 

Bon, j’ai raté le Chemin de Croix où je comptais aller à 17h (le site Messes Nymphos s’est planté pour saint Nicolas des champs). C’est pas grave. Jésus m’avait préparé une autre belle rencontre : un gars, la trentaine, Erwann, m’a reconnu et interpellé. C’est la première fois qu’un athée convaincu m’arrête comme ça en pleine rue (ma « notoriété » me dépasse lol…) , pour me sortir « J’voulais vous dire que je suis pas du tout d’accord avec votre combat! ». Je me suis tu. Je l’ai laissé vider son sac (il ne parlait pas de moi mais de mon image médiatique), vomir sur les cathos et l’Église, me convaincre que Dieu, de par sa « Souveraineté », était un despote au-dessus des Humains, et que s’Il nous avaient créés, Il nous avait fait tous méchants. D’ailleurs, il était persuadé qu’il était foncièrement méchant, damné (si tant est que l’enfer existe!)… et qu’il s’en fichait royalement. Il me voyait comme le messager d’un ordre moral prohibitif « judaïsant/islamiste ». Il était même au courant de la création (ratée) de mon école d’art (Cours Wojtyla)… Une fois qu’il a fini et que je le regardais amusé, je lui ai dit en me marrant : « Toi, t’as jamais lu mes livres! Et le jour où tu vas rencontrer l’Amour de Jésus, tu vas te prendre une grosse claque dans la gueule! Ça va être génial !  » Il était horrifié que je lui parle de l’Amour de Jésus pour lui. Mais il m’écoutait quand même, avec les yeux qui brillaient d’un air coquin. Il a eu le temps de m’avouer que ses parents restaient ensemble mais ne s’aimaient pas. Et j’ai insisté pour lui dire qu’il fallait qu’il se prépare au moment de sa mort, car même s’il ne croit pas en son existence, on va tous se retrouver Là-haut en face à face avec Jésus, on va le voir en chair et en os, et que donc valait mieux pas déconner avec ça. Enfin, je lui ai demandé s’il était baptisé catholique : il m’a répondu que oui. Et c’est marrant comme les personnes anticléricales sont très sensibles juste à ce moment où elles découvrent qu’elles ont en elles sans le savoir une graine de divinité qui pousse dans leur coeur et qui les protègera au cas où ça chaufferait quand même pour elles à l’entrée du Paradis. Bref: ce fut un moment inattendu, finalement très fraternel. Et j’en arrive à penser que beaucoup de personnes non-cathos sont finalement plus sympas et ouvertes avec moi que les bons cathos Paray-le-monial et propres sur eux.