Sidéré par l’aveuglement des évêques concernant la visite de Macron aux Bernardins

 

Sidéré ce matin de voir comment le discours 100% maçonnique et anti-catholique de Macron hier aux Bernardins (il était truffé des 3 lexiques de la Franc-Maçonnerie : 1) la lumière-textile ; 2) l’architecture ; 3) l’Humanisme intégral) est salué par de nombreux prêtres, évêques et cardinaux et journalistes soi-disant « catholiques », qui se valent de l’indignation du laïcisme anti-Macron pour justifier leur aveuglement. Pour halluciner davantage, je suis en train d’écouter, Mgr Giraud sur RCF… Ça pue la complaisance, la collaboration. Il n’a rien vu. Il s’est laissé flatter. Il est dit que « la soeur Véronique Margron était présente hier soir aux Bernardins et est revenue enthousiaste« . Les bras m’en tombent. L’Église rentre dans sa plus grande nuit. Le virage est tel (certains journalistes sont devenus fous au point de qualifier les paroles de Macron de « prophétiques », comme Gérard Leclerc dans France Catholique !) qu’à ce train-là je ne donne pas 5 ans de vie aux catholiques authentiques…
 

 

Et vous voulez que je vous dise? Les actes de solidarité exhibés par l’Église Catholique, les témoignages de personnes « en vulnérabilité » entendus hier, l’exhortation du Pape François sur la sainteté (applaudi par le père James Martin, comme par hasard…), je m’en tape le coquillard ! Tant que la sainteté n’appelle pas les personnes les moins sanctifiables et ne s’ancre pas sur les terrains inattendus où les maux de notre temps sont visibles (les criminels, les prêtres pédophiles, les personnes homosexuelles y compris pratiquantes, les violeurs, les prostitués…), ça reste du blabla ecclésialement correct.
 

 

 

 

 

 
 

Le comble de l’hypocrisie du boboïsme catholique franc-maçon, c’est Mgr Ribadeau Dumas, qui hier, pourtant habillé comme un pingouin ou un chef sommelier d’un Grand Hôtel bourgeois, nous prévient sincèrement et hypocritement que la soirée sera « luxueuse mais pas trop », « mondaine mais décontract’ » : je le cite dans Famille Païenne : « Il y aura bien des petits fours, mais pas de champagne. » Les bobos se foutent de la gueule de qui ? Toujours par rapport au boboïsme de Mgr Ribadeau (ou Ribobo), j’ai adoré quand il a annoncé le cocktail à l’issue des discours : « Nous nous retrouverons autour d’un cocktail que nous avons voulu SIMPLE et convivial. » Ha ben alors tout va bien! Ouf! J’ai eu peur que ce soit mondain, tout d’un coup! haha.
 

 

 
 
 

Ma mère, je suis en train de réaliser ce qui s’est passé réellement aux Bernardins : c’est un envoûtement faustique collectif. Macron s’est pris pour le Christ. Faites une recherche du nombre d’occurrences dans son discours des Bernardins des mots « Chemin », « Vérité », « Vie »! Il dit implicitement qu’il est « le Chemin, la Vérité et la Vie ». Il n’arrête pas d’utiliser le mot « liens », d’employer le vocabulaire de l’alchimie. Et les 3 « dons » demandés aux catholiques est une parodie sincère de crèche républicaine, où Manu se croit au centre des rois mages. C’est aussi grave que ça.
 

Prochainement dans Unité Nationale


 

J’ai eu la chance d’être interviewé pour une nouvelle revue, L’Unité Nationale, pour leur n°3 qui sortira prochainement (sur le thème de l’Égalité), et qui m’a laissé entière carte blanche pour répondre tout ce que je voulais. Il s’agit d’une revue qui par certains aspects pourrait sembler franc-mac (lol… Dans le roman Le Père Élijah de Michael O’Brien, l’Antéchrist ne fonde-t-il pas un mouvement planétaire baptisé « Unitas » ?…), mais qui, si elle était vraiment franc-mac, n’aurait jamais pris le pari fou de m’offrir une tribune de plusieurs pages pour que je parle de Jésus, de continence, d’homosexualité, de mon opposition au « mariage » gay et de mon ancien métier de prof à l’Éducation Nazionale ! Par les temps qui courent, et qui sont à la censure et à la peur d’exprimer quoi que ce soit qui se rapporte à la politique, à la sexualité et à la religion, c’est plutôt finement joué, de la part de ce mouvement refusant d’être un parti et de défendre un quelconque candidat, que de s’avancer sous la bannière de l’Unité nationale. Car qui peut attaquer ou s’opposer à l’« unité » ou bien encore à la « diversité »? Personne. Connaissant la teneur de ce que j’ai écrit et répondu dans l’interview, connaissant aussi la peur que j’inspire tout autour de moi (les médias pseudo « catholiques » ne me sollicitent plus du tout, et me craignent ; les médias non-cathos m’ont fascisé : je suis blacklisté de partout et semble porter la poisse à tous ceux qui me soutiennent publiquement), je suis donc pleinement confiant sur la validité, le courage, le sérieux, et la folle sagesse, de cette revue. Vous m’en direz des nouvelles !^^

Visite de Macron aux Bernardins


 

Je suis horrifié par le discours maçonnique de Mgr Pontier, de Mgr Ribadeau-Dumas ou encore de Mgr Aupetit à l’occasion de la visite de Macron aux Bernardins le 9 avril prochain (je pourrais analyser chacune de leurs phrases, mais je n’ai pas le temps). Je suis juste dégoûté de leur boboïsme. Dégoûté. Nous allons droit au mur avec des collabos pareils. Et Famille Païenne qui ne voit rien et qui suit le sens de la marche…
 

Et s’il y en a un qui paralyse beaucoup de débats, c’est bien le père Matthieu Rougé et son discours vitaliste. Horrible.
 

Envoyée ivoirienne du Seigneur pour Pâques

Jésus vient de me faire éclater de rire! Pâques c’est chirurgical. Le Seigneur s’est servi d’Ahou, amie ivoirienne actuellement à Abidjan, sans qu’elle ne le sache 🙂 Elle me souhaite personnellement Bonne Pâque en me citant la fameuse chanson « Si l’Espérance t’a fait marcher… ». En ce matin de Pâques, je suis justement en train de marcher 23 km vers Buc (pour retrouver la famille de Laetitia). Et je promets que ce matin, il y a une heure, je repensais à la Côte d’ivoire et me disais en moi-même « S’il y a bien un Peuple qui m’a aimé et que j’ai adoré, ce sont les Ivoiriens ». Je n’avais pas prévu qu’elle m’écrirait au même moment (alors qu’elle ne m’écrit jamais!lol). Sois bénie, Ahou, Envoyée pascale de Jésus! Humour du Seigneur.
 

Très Sainte Pâques à tous (même à ceux qui ne croient pas à la Résurrection de Jésus : les insensés ! ^^)

J’ai raté le Chemin de Croix : il ne m’a pas raté

 

Bon, j’ai raté le Chemin de Croix où je comptais aller à 17h (le site Messes Nymphos s’est planté pour saint Nicolas des champs). C’est pas grave. Jésus m’avait préparé une autre belle rencontre : un gars, la trentaine, Erwann, m’a reconnu et interpellé. C’est la première fois qu’un athée convaincu m’arrête comme ça en pleine rue (ma « notoriété » me dépasse lol…) , pour me sortir « J’voulais vous dire que je suis pas du tout d’accord avec votre combat! ». Je me suis tu. Je l’ai laissé vider son sac (il ne parlait pas de moi mais de mon image médiatique), vomir sur les cathos et l’Église, me convaincre que Dieu, de par sa « Souveraineté », était un despote au-dessus des Humains, et que s’Il nous avaient créés, Il nous avait fait tous méchants. D’ailleurs, il était persuadé qu’il était foncièrement méchant, damné (si tant est que l’enfer existe!)… et qu’il s’en fichait royalement. Il me voyait comme le messager d’un ordre moral prohibitif « judaïsant/islamiste ». Il était même au courant de la création (ratée) de mon école d’art (Cours Wojtyla)… Une fois qu’il a fini et que je le regardais amusé, je lui ai dit en me marrant : « Toi, t’as jamais lu mes livres! Et le jour où tu vas rencontrer l’Amour de Jésus, tu vas te prendre une grosse claque dans la gueule! Ça va être génial !  » Il était horrifié que je lui parle de l’Amour de Jésus pour lui. Mais il m’écoutait quand même, avec les yeux qui brillaient d’un air coquin. Il a eu le temps de m’avouer que ses parents restaient ensemble mais ne s’aimaient pas. Et j’ai insisté pour lui dire qu’il fallait qu’il se prépare au moment de sa mort, car même s’il ne croit pas en son existence, on va tous se retrouver Là-haut en face à face avec Jésus, on va le voir en chair et en os, et que donc valait mieux pas déconner avec ça. Enfin, je lui ai demandé s’il était baptisé catholique : il m’a répondu que oui. Et c’est marrant comme les personnes anticléricales sont très sensibles juste à ce moment où elles découvrent qu’elles ont en elles sans le savoir une graine de divinité qui pousse dans leur coeur et qui les protègera au cas où ça chaufferait quand même pour elles à l’entrée du Paradis. Bref: ce fut un moment inattendu, finalement très fraternel. Et j’en arrive à penser que beaucoup de personnes non-cathos sont finalement plus sympas et ouvertes avec moi que les bons cathos Paray-le-monial et propres sur eux.

Les cathos nous draguent !

 

Savoir péter. Péter sans attendre, ne rien faire qu’apprendre, apprendre à péter. lol
 

 

C’est marrant, en ce moment, c’est la mode. On assiste à un véritable BOOM des groupes de parole, d’écoute, dans l’Église Catholique autour de l’homosexualité : tout le monde se bouscule au portillon pour nous accompagner. Ils se disputeraient presque ! Les cathos nous draguent. Nous, personnes homos cathos, devenons la poule aux œufs d’or (sauf quand nous sommes célibataires et vivant la continence : là, tout de suite, nous devenons à leurs yeux de « dangereuses exceptions » et des « diables » : les fidèles catholiques – qu’ils soient progressistes ou tradis d’ailleurs – n’aiment que les homos qui défendent le couple homo ou qui se cachent !). Tout le monde (et personne !) nous veut !!!
 
 

J’ai relevé 14 caractéristiques de ces groupes d’accompagnement pour expliquer ce curieux foisonnement catho-gay friendly :
 

1) INDÉPENDANCE : Ces groupes ne se revendiquent pas nécessairement des associations chrétiennes officielles (DUECDevenir Un en Christ -, Courage, David et Jonathan, Communion Béthanie), même s’ils peuvent en inviter un des membres : c’est plus sournois et lâche que ça. Ce sont des groupements marginaux, parfois paroissiaux ou organisés autour d’un seul curé, qui poussent comme des champignons, qui sont des initiatives privées incontrôlables et au contenu plus que creux ou discutable, puisqu’ils défendent la pratique homo ou ne la dénoncent pas, et ils le font par le biais de l’émotion. Le nombre de curés qui célèbrent déjà des bénédictions de couples homos « en privé » (c’est le cas du curé de la cathédrale de Lille) aurait de quoi filer le vertige.
 

2) HYSTÉRIE : Pour monter leurs conférences, ces groupes de parole invoquent l’« urgence » de la situation, le soi-disant « rejet inadmissible des personnes homos dans l’Église » (jamais d’« homophobie », comme par hasard…). Ils se valent de la « détresse des parents concernés par le sujet », du « malaise des personnes homos pendant les messes », du nombre (qu’ils gonflent) des fidèles catholiques dans les paroisses.
 

3) NOM FLOU (VERBES À L’INFINITIF) : Ce sont des groupes au nom très flou. En général, des verbes à l’infinitif : S’accueillir en Loire-Atlantique et à Poitiers – créée par Mgr James -, Se parler dans le Val de Marne et à Créteil, En parler à Lyon, Oser en parler de Philippe Auzenet, Oser vivre en vérité à Lille, etc. (je leur proposerais bien un groupe Savoir aimer… en hommage à saint Florent Pagny). C’est finement joué, car effectivement, il est plus difficile de traîner en procès un verbe à l’infinitif qu’un groupe clairement identifié avec un responsable identifiable. Ces associations se cachent aussi derrière un terme générique qui ne nomme pas directement l’homosexualité (« Famille », « Courage », « Pastorale de la santé ou des familles », « L’Avenir pour tous », etc.) ou bien derrière un sigle où on ne peut pas reconnaître l’homosexualité ni la confession de ses membres (exemple : C.A.D.O.S.), pour s’imposer sans faire de vagues.
 

4) ORDRE DE MISSION FLOU : Ces groupes se disent « chrétiens » (et non « catholiques »), « spirituels » (ils défendent toutes les « spiritualités » et « croyances »). Ils se revendiquent de la « pastorale diocésaine » (et vaguement d’un évêque ou du Pape : ils s’appuient beaucoup sur l’encyclique Laudato Si ou sur la fameuse phrase du Pape « Qui suis-je pour juger ? »). Ils se réclament de la « Nouvelle Évangélisation » et se présentent comme d’humbles mandatés du Vatican pour mettre en place une pastorale papale orientée vers l’inclusion des minorités invisibles de l’Église.
 

4) EXCUSE DE L’OFFICIALITÉ ECCLÉSIALE : Ces groupes se parent d’un événement d’Église officiel pour en faire un ordre de mission : par exemple les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), le Synode sur la famille, le Synode des Jeunes, la sortie d’une encyclique (Amoris Laetitia, Laudato Si…), etc.
 

5) COMPLICITÉ DES ÉVÊQUES : Les évêques ne contrôlent pas ce qui se montent dans leur diocèse, voire carrément ils l’encouragent et signent en bas : Mgr Aupetit, Mgr di Falco, Mgr Papin, Mgr Dagens, Mgr Lovey, etc. Certains préfacent même des ouvrages écrits par DUEC (Mgr Daucourt), invitent des associations laïques (Di Falco reçoit le Refuge) ou des psys névrosés (par exemple, Yolande du Fayet de la Tour qui justifie l’homosexualité pour cacher/justifier son divorce est désormais invitée quasiment partout en France, et s’en fout plein les poches sur le dos des personnes homos). Les radios chrétiennes déroulent le tapis rouge à DUEC, au Refuge, à la Communion Béthanie, sans problème. Courage ne compte aucun témoin homo pour oser parler devant les micros (et a honte de moi). L’abbaye de Solesmes reçoit DUEC… et personne ne dit rien.
 

6) PUBLIC VISÉ PAR DIRECTEMENT INVITÉ (EXCUSE DE L’ACCOMPAGNEMENT) : Ces groupes sont des démarches tellement lâches que ce ne sont même pas les personnes homos qui sont directement invitées, mais les « personnes concernées par l’homosexualité » (nébuleuse indéfinie, peuplade fourre-tout) et les « accompagnants » (nous, les personnes homos, sommes remplacées par nos accompagnants). Exemple : les sessions jésuites de Manrèse « Accueillir l’homosexualité d’un(e) proche ».
 

 

7) INVITATION DE PERSONNALITÉS ECCLÉSIALES GAYS FRIENDLY : Ces groupes ne sont pas portés par des personnes homosexuelles visibles, qui donnent leur nom et prénom publiquement. Pas du tout. Ils sont portés par des prêtres jouant les désintéressés, les pasteurs-accompagnants, et taisant leur orientation sexuelle : le frère dominicain Adriano Oliva (thomiste), le père James Martin, l’ex-père Krystof Charamsa, l’ex-frère Jean-Michel Dunand (le fondateur de la Communion Béthanie), le père Christophe Vairon (accompagnateur du groupe DUEC), l’ancien moine Claude Besson, le pasteur Philippe Auzenet, le père Daniel Digou (curé de saint Merry), le père Joël Pralong (suisse), la sœur dominicaine Véronique Margron, etc. Le plus pervers dans l’histoire, c’est que ces personnes qui se présentent comme « accueillants » ne diront jamais qu’elles sont eux-mêmes homosexuelles. L’accueil leur servira d’alibi et de couverture pour promouvoir l’homosexualité (et même draguer) sans être inquiétées, et en faisant peser leur titre ecclésiastique de pasteur sur la balance de leur complaisance muette !
 

8) CULTE DE L’ORALITÉ ET DE LA DIVERSITÉ : En général, ces groupes sont centrés sur la parole (Accueil et Parole en Gironde, « Homosexualité : Parlons-en ! » les conférences de Yolande du Fayet de la Tour, En parler et Oser en parler, La Parole libérée à Lyon, etc.) – comme si l’oralité était bonne en soi… (ils sont donc évidemment férus des témoignages de vécus individuels : c’est l’occasion de s’épancher comme dans les talk-shows sur le récit de vie des personnes). Ou bien ils sont centrés sur le concept d’hétérosexualité – dans le sens d’« idolâtrie pour les différences » – traduit généralement par le mot « diversité » (exemple à Nîmes : le groupe C.A.D.O.S. qui signifie « Chrétiens s’Accueillant dans leurs Différences d’Orientations Sexuelles » ; exemple à Nantes : les « Jeudis de la différence »). Et paradoxalement, c’est parce que l’oralité y est célébrée comme une déesse que précisément ces rassemblements se caractérisent par un non-dit assourdissant sur la pratique homosexuelle et l’homosexualité dans son ensemble.
 

9) NOVLANGUE PUDIBONDE : Ces groupes se caractérisent par la langue-de-bois homophobe gay friendly. Ils inaugurent une novlangue qui induit le traitement de l’homosexualité sans citer explicitement le mot. Ça donne des périphrases du type « personnes concernées par l’homosexualité », « pastorale d’accueil », « cheminement/parcours », « accompagnement », « écoute », « partage », « entrée en dialogue », « aller aux périphéries », « aimer en vérité », etc. Ils diluent la question de l’homosexualité (qu’ils ne traitent jamais, et qu’ils ne remettent jamais en cause en tant qu’« identité » ou qu’« amour ») sur des thèmes qui lui sont liées mais qui font diversion (crises dans les familles, porno-dépendance, dépression, suicides, restauration de l’identité masculine ou féminine, guérison, sainteté, chasteté, fraternité, amitié, sexualité, théologie du corps, etc.). L’hétérosexualité, l’homosexualité, l’homophobie, sont des mots bannis. La dimension politique, médiatique, universelle, eschatologique, de l’homosexualité, y est carrément gommée. Courage n’a même pas le courage de prononcer le mot « homosexualité » ! Ils excellent dans l’art de l’euphémisme langagier pudibond pour contourner le mot fatidique « homosexualité » qui soi-disant « enfermerait les personnes » (« personne à attirance pour le même sexe » « couples de même sexe », « personne concernée par l’homosexualité », « personnes homosensibles », « apostolat à l’égard des personnes avec tendance homosexuelle », etc.). Pirouettes juste ridicules. Selon eux, l’« homophobie » n’existe pas : c’est au mieux une irréalité (qui les fait pouffer de rire), au pire le diable en personne.
 

10) MÉTAPHORES POÉTIQUES : Les organisateurs de ces groupes sont des grands poètes. Ils nous invitent à des « marches spirituelles », à des retraites en abbayes, à des veillées de prière aux noms tous plus bucoliques les uns que les autres. En général, c’est le silence, le soleil, la terre, la lumière, l’arc-en-ciel, les oiseaux, l’amour, les p’tits cœurs, qui nous invitent… alors difficile de résister ! Ils filent les métaphores poétiques Laudato Si : celle de la montagne à gravir, du bateau qui part au large et qui doit maintenir son cap dans la tempête et arriver à bon port, du chemin escarpé et du voyage semé d’embûches, du pont à construire et à traverser (par exemple, le père James Martin, aux États-Unis, a écrit un livre au titre top franc-maçon Building a Bridge -, etc.). Bizarrement, la seule « métaphore » qui manque, c’est celle de la Croix… Et le mot qui fait peur, c’est « conversion ».

 

11) FAUX QUESTIONNEMENTS : Ces groupes débattent de fausses questions, dont on connaît déjà la réponse (« Homosexualité, est-ce une réalité de nos familles et de nos paroisses ? » « Doit-on accueillir les personnes homos dans l’Église ? » « Peut-on être homo et catho ? » « Est-ce que l’homosexualité est incompatible avec une vie de foi, de communauté ? »), et qui évacuent LA seule vraie réponse ( = « Le couple homo est incompatible avec la pratique religieuse catholique. »). Juste pour le plaisir de se raconter, de s’émouvoir sur des témoignages de vie, de raconter sa douleur, de s’afficher, de faire genre « on va aux périphéries ». Il y a derrière ces postures questionnantes une démagogie et surtout un anti-cléricalisme sous-jacent.

 

12) HAINE OU MÉPRIS DE LA CONTINENCE : En France, en gros, dans les mouvements d’accompagnement chrétien des personnes homos, il existe deux écoles (c’est la continence qui fait la césure) : les « gentils » (David et Jonathan, DUEC, Contact, etc.) et puis les « méchants » (Courage). Dans les groupes tels que DUEC ou Communion Béthanie, la continence est envisagée comme une « option respectable » (ou une élection divine réservée à une élite) mais pas comme LA voie générale pour toute personne durablement homosexuelle. Y compris à Courage, qui parle de « continence » alors qu’elle ne met en place qu’une « abstinence » (la continence induit le témoignage public et mondial de l’homosexualité). Le père Louis-Marie Guitton (j’étais à un mètre en face de lui : je sais de quoi je parle) a carrément dénigré le mot « continence » lors du premier parcours « Courage » de Paray-le-monial… alors que la continence est « un peu » la seule chose qui distingue(rait) Courage de DUEC !

 

13) ATTITUDE PATHOLOGIQUE DES CONTRADICTEURS DE CES MOUVEMENTS PASTORAUX (Riposte catholique, blog de Jeanne Smits, Médias Presse Infos, Salon Beige, etc.) : soit l’indignation accusatrice (ils brûlent en place publique James Martin, révèlent au grand jour les scandales internes liés à l’homosexualité, ne proposent rien de positif à la place, ne soutiennent jamais les personnes homos continentes, et dans leur paranoïa pathologique, voient toute valorisation de l’apostolat ou de la sainteté par l’homosexualité comme une odieuse promotion de l’homosexualité), soit la schizophrénie silencieuse (certains cathos conservateurs sont contents de savoir que des témoins homos continents existent, et nous ont jeté aux oubliettes aussi vite qu’ils ont aperçu notre photo : ils sont persuadés que nous sommes encore invités à droite à gauche, alors que nous ne sommes plus invités du tout !). Nous leur faisons peur ou bien ils nous méprisent. Clairement, nous les agaçons. Par ailleurs, zéro évêques pour nous soutenir : ils se cachent sous les jupons de Courage, qui est une asso salon de thé d’homos planqués. Même les évêques les plus « courageux » et « médiatiques » font profil bas : Mgr Aillet, Mgr Rey, Mgr Barbarin, etc. Ils ont trop peur d’être étiquetés « parrain d’un homo catho médiatique » (la honte…). Et les rares fois où nous, témoins homos continents, sommes invités, c’est en tant que « témoins » et non en tant qu’« analystes » d’un thème qui ne se traite pas en une simple heure et demi. Donc nous passons pour des fouteurs de merde qui semons la zizanie et la confusion sur notre passage. Enfin, vu le climat de délation actuelle, les groupes de thérapies réparatives plus conformes à l’Église se retrouvent désormais dans des catacombes et n’osent plus faire d’annonce publique de leurs réunions, de peur des représailles et du lynchage médiatique (on a vu ce que ça a donné avec Torrent de vie, Courage à Pau et à Bayonne, moi à Barcelone et à Lille).

 

14) PEUR ET CONTRADICTION : Courage se défend de ne pas proposer de thérapies. Or, concrètement, c’est ce qu’ils font. Qu’au moins ils assument ! Ils ont peur de tomber sous le coup de la loi (dans certains pays, les thérapies de restauration ou de conversion sont interdites : c’était le cas de Malte en 2016 ; et ça fait deux semaines qu’elles sont interdites dans toute l’Europe). Même les prêtres d’accord avec le discours ecclésial de l’Église Catholique sur l’homosexualité présente la continence comme une possibilité parmi d’autres de vivre sa tendance homo, et se valent de la « liberté d’expression » pour défendre timidement la continence comme une « option ». Or elle n’est pas une option… même si elle ne peut pas s’imposer.

Arnaud Beltrame doit être béatifié ? (rajout)

 

Bon, ok, je ne m’associe pas, désolé, au jour de deuil national pour le colonel Arnaud Beltrame. En fait, non seulement il n’a pas quitté la Franc-Maçonnerie en 2008 pour rejoindre le catholicisme, mais il a carrément été initié en 2008 à la Grande Loge De France (GLDF). Et dans plusieurs journaux, y compris cathos (Le Figaro, Aleteia, Famille Chrétienne, La Vie…), on nous dit avec un aplomb sidérant qu’on peut très bien être catho ET franc-maçon, qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre les deux. Nos évêques en font le nouveau Maximilien Kolbe, répètent en boucle la phrase du Christ « Il n’y a pas de plus grand Amour que de donner sa vie pour ses amis » (ce qui est en partie faux, car la vraie folie d’Amour du Christ, c’est d’avoir donné sa vie pour ses amis MAIS SURTOUT SES ENNEMIS, comme le relève à juste raison le père Baute!), et ne dénoncent même pas que la société civile célèbre l’héroïsme de Beltrame à des fins francs-maçonnes (le remplacement de la sainteté par l’héroïsme, la promotion des « valeurs » républicaines, la « complémentarité » entre catholicisme et la Franc-Maçonnerie). Ce que je dis n’enlève rien à la beauté du sacrifice du colonel. Mais j’émets juste un doute sur le procès en béatification du bonhomme…
 


 

 
 

Rajout par rapport à hier : un article du même Figaro vient confirmer que ce sont certains francs-maçons et certains médias qui font de la récup’ en faisant courir la fausse rumeur comme quoi Arnaud Beltrame n’aurait pas quitté la Franc-Maçonnerie. C’est faux. Cela dit, ça démontre plusieurs choses : la présence et l’influence réelles de la Franc-maçonnerie dans notre société ; la complicité de certains médias genre le Figaro, capable de publier deux infos totalement contradictoires dans la même journée ! Tout ça ne me fait pas regretter mon refus de cautionner l’hommage national franc-maçon décerné hier au colonel Beltrame… même si au demeurant, je crois qu’il est un saint.
 

Les arguments justifiant l’acte homo

 

Je veux vraiment examiner la plaie homosexuelle, dire quel est le problème et pourquoi on peut s’y laisser prendre. C’est important de ne pas la caricaturer, de ne pas se tromper sur les intentions des gens qui y croient, qui sont loin d’être bêtes et aussi simplistes qu’on le pense (sinon, dans le cas contraire, on pourrait facilement les déconstruire… ce qui n’est pas le cas). Même si c’est une mise en danger que de s’en approcher pour en montrer la finesse. Cet abaissement peut être un renforcement de notre foi et de la continence aussi.
 

Je distingue deux catégories d’arguments – qui viennent étayer mon article « Homosexualité : Et si l’Église avait tort ? » : 1) « les arguments cons de justification de la pratique homo » ; 2) « les arguments invalides mais plus subtils de la justification de la pratique homo ». Pour chacun, je pourrais apporter une réfutation, mais je vous laisse la trouver vous-mêmes, en guise d’exercice et d’entraînement.
 
 

a) Les arguments cons de la justification de la pratique homo :

« L’homosexualité, c’est à vivre parce que c’est plus répandu qu’on ne le croit : d’ailleurs, je crois que je fais partie des 10 % de la population mondiale qui en est. C’est statistique ! »

« Je pratique l’homosexualité parce que je suis curieux, que je ne veux me fermer à rien, que je suis sans doute bi, et que je ne veux pas mourir bête. »

« Il ne faut pas en faire tout un fromage. L’homosexualité, ce n’est pas une identité, ni nécessairement une pratique régulière ou obligatoire : ça doit rester un choix, une envie, un fait non-étiqueté, une option. C’est même juste une expérience, une curiosité, une ouverture, qui ne coûte rien, qui n’implique rien, qui n’engage à rien, et qui peut se révéler ponctuelle, légère, unique, dans un consentement mutuel et adulte : l’acte n’a que l’importance qu’on lui donne. C’est à chacun de voir. »

« C’est parce que je suis habituellement hétérosexuel, ou que je reste hétérosexuel, que j’ai le droit – exceptionnellement ou pas – de pratiquer l’homosexualité. »

« Entre se masturber en solitaire devant un porno et se masturber avec quelqu’un avec qui c’est tendre, ça a du sens et c’est partagé, je préfère largement la deuxième option ! »

« Dans l’acte homo, ce qui est mieux par rapport à l’acte hétéro, c’est qu’on sait ce qui fait plaisir à son partenaire, on connaît mieux son corps, on répond mieux à ses désirs et aux nôtres, on est plus à l’écoute des envies de chacun. Avec l’autre sexe, ça devient tout de suite plus compliqué. On n’a pas forcément le même rythme, les mêmes attentes, les mêmes besoins, les même exigences. Coucher avec une fille, ça prend plus de temps ! Ça peut déboucher sur un engagement enchaînant, un enfant. Avec un mec, c’est plus rapide. Moins de blablas, de préliminaires, d’hypocrisie. On va direct au but. Avec une femme, on doit y mettre les formes, on peut se prendre un râteau, voir ses désirs réfrénés. »

« Un couple homo, c’est pratique parce qu’on peut s’échanger les vêtements, se prêter les fringues. Pas besoin de savoir qui fait l’homme, qui fait la femme. On fait tous les deux l’homme, et c’est auto-reverse. Le couple homo, c’est limite démocratique et plus égalitaire ! »

« Entre personne du même sexe, on se ressemble plus, donc moins de conflits, d’écarts, d’incompréhensions. On se comprend mieux, y compris sexuellement. On est davantage sur la même longueur d’ondes. »

« Les couples homos, c’est écolo et c’est bon pour la planète : ça réduit la surpopulation. C’est bio. »

« L’acte homo, je fais ça juste pour l’argent et par nécessité. Et non parce que je suis vraiment homo ni parce que l’acte est homo. En plus, c’est moi qui pénètre. Ça n’a donc rien à voir avec l’homosexualité ou la justification de celle-ci. C’est juste un travail, une circonstance, un jeu de rôles avec des règles transparentes et clairement prédéfinies d’un commun accord avec le client. Je ne justifie rien dans l’homosexualité : ça se passe, c’est tout ! Indépendamment de l’homosexualité. »

« La pratique homo, c’est antisocial, rebelle, minoritaire, dissident, original, c’est un pied-de-nez à l’ordre bourgeois, c’est la sexualité des pauvres et des marginaux, c’est un amour réinventé et courageux face à l’écrasante majorité hétérosexuelle. Tout est à inventer, à créer, en dehors des cases. »

« L’acte homo, c’est beau parce que c’est de l’amour. Pourquoi je suis passé à l’acte ? Parce que c’est lui et parce que c’est moi. Parce que ça s’explique pas et c’est au-delà des mots. Parce que mon copain est un don de Dieu et m’évangélise à sa façon. Parce que saint Augustin a dit : ‘Aime et fais ce que tu veux’ »

« L’acte homo, c’est beau et ça existe parce que je l’ai vu dans les films. »

« L’acte homo, c’est bon parce que c’est naturel, parce que c’est pas un choix, parce qu’on passe tous par une phase de bisexualité à l’adolescence, parce que tous les goûts sont dans la nature, parce que ça existe depuis la nuit des temps, parce que ça a été très bien accepté socialement dans certaines cultures et civilisations ancestrales, parce que c’est observable chez certaines espèces animales, parce que c’est condamné par l’Église qui n’y connaît rien à la sexualité et qui nie le plaisir : tout ce qu’elle dit est de la superstition infondée. Les religieux feraient mieux de s’occuper des cas de pédophilie dans leurs rangs et balayer devant leur porte ! »

« L’homosexualité, c’est bien parce qu’elle a été persécutée. Elle mérite donc une large compensation (légale) et une reconnaissance sociale/morale pour tous les viols et les rafles du passé qui ont été perpétrés en son nom ! »

« Le couple homo, c’est bien parce que c’est la meilleure manière de lutter contre l’homophobie et de faire évoluer les mentalités. Seul l’Amour peut briser les murs de la haine ! »

« L’homosexualité, c’est juste parce que c’est à la mode, c’est le progrès, c’est moderne, c’est festif, c’est transgressif, c’est différent, c’est insouciant, c’est libre. »

« L’homosexualité, c’est bien parce que nous devons accepter toutes les différences et être tolérants. »

« Les coming out et la pratique homo, c’est bien parce que ça évite les suicides. Plus ça deviendra banal, répandu et possible, moins ce sera empêché ou source d’angoisse. »

« On doit justifier l’homosexualité parce que la tendresse c’est l’Amour. »

« L’homosexualité, c’est bien parce que c’est légal. C’est bien/beau parce que c’est possible, ça existe. Donc ça peut/doit être vécu. »
 

Le père James Martin, aux Bernardins US… ah… les Bernardins


 

b) Les arguments invalides mais plus subtils de la justification de la pratique homo :

« Pratiquer l’homosexualité n’a rien à voir avec les lois sociétales auxquelles on la rattache. D’ailleurs, la très grande majorité des couples homos solides, authentiques et durables que je connais, ne contractent ni l’Union Civile, ni le ‘mariage gay’, ne justifient absolument pas l’adoption pour les couples homos, la PMA, la GPA. Ils demandent juste qu’on leur fiche la paix, et n’ont aucune revendication de normalisation/généralisation/législation/exhibition de leur pratique amoureuse. La pratique homo, dans l’idéal, ne devrait rien avoir à voir avec le battage médiatique ni les récupérations politicardes (de la Gay Pride, du ‘lobby LGBT’, de tel ou tel parti) qu’on lui associe. L’homosexualité n’est pas le problème de ces lois sociétales : elle n’en est que le prétexte, le déguisement. Laissez-la en dehors de tout ça. Laissez-nous la pratiquer et tolérez-la sans la justifier socialement. »

« Je justifie la pratique homo parce qu’elle n’est rendue mauvaise que du fait d’être entravée et vue comme ‘mauvaise’ ! Laissez-la vivre de ses propres ailes, changez votre regard sur elle, laissez-lui sa chance, et vous verrez qu’elle sera plus épanouie que vous le disiez, et que le mal venait initialement de votre regard biaisé et homophobe sur elle ! »

« Je justifie l’acte homo parce que je connais des couples homos (ou j’ai entendu parler d’eux) qui s’entendent très bien et qui sont depuis longtemps ensemble, sans que ça ne pose problème. »

« Je reste dans la pratique homo parce que ça ferait beaucoup/trop de peine à mon compagnon si je le quittais, qu’il ne comprendrait pas (il n’a pas la foi), et que je n’ai pas la force de lui briser le cœur, de l’entraîner vers la dépression et le suicide. Ce serait un beau gâchis. Et Dieu a horreur du gâchis. »

« Je justifie la pratique homo parce qu’on peut tomber réellement amoureux homosexuellement parlant. Il peut y avoir énormément de respect, et très peu de simulation, dans les couples homos. Il peut y avoir parfois beaucoup plus de complémentarité/complicité que dans bien des couples femme-homme ! L’acte homo n’est pas toujours un défouloir, ni une relation triste ou violente ou glauque ou subie ou par défaut ou 100% démoniaque et horrible. Le couple homo peut être très agréable, fidèle, ouvert sur la vie (tout comme les couples femme-homme mariés et stériles). Il peut se montrer courageux, impliqué socialement et ecclésialement, endurant.

« Le couple homo, je le défends parce que je m’y sens bien, parce que ça me fait du bien et ça fait du bien à mon partenaire, parce que je veux le bien de l’autre, parce que ça m’équilibre, parce que ça m’a permis de sortir de la galère, de me sécuriser, de retrouver une joie de vivre et une vie sociale, de découvrir la tendresse et de me réconcilier avec mon corps et mon âme. »

« Certains hommes non-homosexuels prétendent que ‘le visage d’une belle fille dépasse toutes les beautés de la terre’. Je pourrais dire exactement la même chose, mais dans mon cas, ce sera pour un bel homme de chair et d’os, avec un vrai prénom et avec qui je peux partager les joies et les peines du quotidien. L’extrême beauté des hommes justifie aussi qu’on la regarde, qu’on l’honore et qu’on la goûte (avec mesure, bien sûr, et de manière monogame et respectueuse). »

« Je pratique l’homosexualité parce que ce que je ressens et vis avec Untel, c’est bien plus qu’une amitié ! Je dirais que l’acte homo améliore l’amitié. Et même ça la couronne, la parachève ! Les couples homos chastes, l’‘amour d’amitié’, ça existe. Il y a des beautés et des fécondités dans le couple homo qui ne sont pas obtenues avec cette entièreté et cette intensité dans une simple amitié, et qui pour autant n’excluent pas la vraie amitié. La génitalité, la tendresse et la cohabitation ne sont que des valeurs ajoutées qui améliorent la relation d’amitié. »

« Je reste en couple homo parce que je n’ai pas honte de mon partenaire. J’en suis même fier. Notre bonheur déborde et j’ai envie que mes amis le rencontre. J’ai envie de l’embrasser dans la rue, partout. Quand on est éloignés l’un de l’autre, je manque à mon partenaire et mon partenaire me manque. Il est unique à mes yeux. Ce que l’on vit, c’est super ajusté. On ne s’ennuie jamais. Ce n’est pas fusionnel entre nous, ni consumériste. On se laisse respirer. C’est gratuit. C’est bon. La pratique homo, c’est parfois génial, pas égoïste ni narcissique ni violent. C’est même mieux qu’au cinéma. Il y a quelques ‘couples’ homo vraiment réussis. »

« Je reste en couple homo parce que je ne suis pas le seul à m’être attaché à mon compagnon. Tout mon entourage (familial, amical, professionnel, ecclésial) l’a adopté et y est attaché. Il est très intégré. Je ne veux pas casser ce lien qui s’est construit avec le temps. »

« Je pratique l’homosexualité parce que ce que nous vivons avec mon compagnon est étonnamment simple. Détail qui a son importance et qui ne gâche rien : ça se passe super bien au lit. Et ça dit quelque chose qui dépasse le simple aspect technique, factuel, épicurien, de la pratique homo : quelque chose de supérieur. Car le plaisir sans l’Amour est facile et à la portée de tous. Mais le plaisir dans la relation d’amour, c’est incomparable et rare ! »

« Je pratique l’homosexualité parce que j’estime avoir du recul et que je me rends bien compte du caractère exceptionnel de ce que je vis par rapport au commun des couples homos. Je me méfie de la pratique homo en général, et je vois ses limites, sa nature de terrain glissant/violent. Cette lucidité autocritique et sceptique justifie, quelque part, que je pratique l’homosexualité, puisque j’en connais les dangers et que je peux donc les contourner, les limiter. Ce n’est pas parce qu’une relation est limitée qu’elle n’est pas à vivre ou qu’elle est ratée. »

« Je justifie une certaine pratique homosexuelle parce que des personnes ont pu se relever et acquérir un équilibre grâce à une vie de ‘couple’. »

« Je reste en couple homo parce que mon compagnon est malade/âgé, n’a que moi pour s’occuper de lui, et que nous avons des biens communs, vivons sous le même toit depuis des années. Nous ne pouvons pas, matériellement et concrètement, nous séparer du jour au lendemain. Je ne peux pas l’abandonner, le jeter dehors ou lui laisser tous nos biens immobiliers. En plus, nous travaillons ensemble. Je ne peux pas décider de tout plaquer comme ça sous prétexte que ce que nous vivons n’est pas conforme à l’enseignement de l’Église ! Nous avons tout un passé, un présent et un futur communs ! Passer du jour au lendemain d’amants à amis (ou en mode ‘relation fraternelle’), ça ne se commande pas et ça n’aurait pas de sens. Clairement. »

« Le couple homo c’est à vivre parce que c’est un amour esthétique, divin, qui dépasse la différence des sexes, qui va au-delà de l’Humain, sans l’exclure pour autant, et qui par les adversités/limites qu’il traverse, prouve sa solidité, son éternité, son humilité aussi. Il est mis suffisamment à l’épreuve pour en ressortir plus fort, plus pur. »

« Je décide de pratiquer mon homosexualité parce qu’il y a des gens qui vivent bien pire que moi, sans états d’âme, qui prennent et jettent les femmes (ou bien les hommes), ou qui vivent des relations durables mais peu profondes, très ordinaires, voire gentillettes et beaufs. Ne serais-je pas en train de tomber dans un perfectionnisme, un purisme, désincarnés et pudibonds, en m’interdisant un type d’union certes pas idéal mais pourtant largement plus élevé qu’eux ? »

(Argument de bon sens, de prudence et de réalisme quant à la reconnaissance de la violence de certains refoulements d’homosexualité.) « Je cherche à pratiquer mon homosexualité parce que j’ai essayé de me marier et rien n’y a fait : j’ai fait souffrir une femme, des enfants, et je ne m’acceptais pas moi-même. Je veux éviter un nouveau désastre. Je ne veux plus me fourvoyer au nom de Dieu. J’ai bien essayé de sortir avec des filles, mais à chaque fois, ce fut un fiasco. Ce n’est pas que la question du dégoût ou du manque de plaisir : c’est moins égoïste et narcissique que ça. C’est par altruisme et vraie connaissance des risques, que je ne veux pas m’aventurer sur un terrain qui me rendra malheureux et rendra les autres malheureux, qui sera une double vie faite de mensonge et de douleurs. Je ne peux pas offrir à une femme un engagement conjugal mais sans sentiments. Je préfère me diriger vers un mode de vie plus en cohérence avec ma condition existentielle homosexuelle. »

« Je pratique l’homosexualité parce que j’ai fait toutes les thérapies, les sessions de guérison, du monde, pour m’en écarter et ne plus me sentir homo, et rien n’y a fait. »

« L’homosexualité m’a été imposée. Alors je ne vois pas pourquoi on me menace d’enfer si je ‘fais avec’ ma condition comme je peux, ou si je la pratique de manière sobre, éclairée et respectueuse. Étant une condition subie, j’ai des circonstances atténuantes. Et il y a des péchés plus graves que la pratique homo : refus d’aimer, orgueil, maltraitance, vol, viol, domination, mensonge, meurtre, adultère, blasphème, trafic de drogues… Pour qu’il y ait péché mortel, trois critères sont requis : 1) pleine connaissance ; 2) entier consentement ; 3) matière grave. Je ne vois absolument pas en quoi ce que je vis serait mal ou ne serait pas naturel… À propos de l’homosexualité, Jésus, je suis certain, sera plus clément que bien des catholiques qui parlent en son nom ! C’est un blasphème que de faire parler Jésus à sa place. Par exemple, dans le Lévitique, il est demandé que les femmes adultères soient lapidées, et Jésus, en même temps qu’il ne renie pas la matière peccamineuse de l’adultère, demande à ce qu’elles ne soient pas lapidées. Nous devrions faire preuve de la même souplesse, faire le même grand écart à l’égard des personnes qui pratiquent l’homosexualité alors que dans le Lévitique elle est qualifiée d’‘abomination’. Nous ne devons pas juger les personnes mais uniquement des actes. Que faisons-nous des mots ‘amour’ ou ‘couple’ qui, dans le cas homosexuel, condensent actes et personnes ? Comment on s’en sort avec ces deux concepts duels ? La distinction entre personne et actes, ou entre personne et tendance homo, est hypocrite et surréaliste. Un acte n’est jamais posé tout seul ni par un fantôme. Il faut bien une personne pour le commettre. L’Église n’est-elle pas en train de s’adresser à des anges irresponsables plutôt qu’à des personnes humaines concrètes ? »

« Je pratique l’homosexualité parce que je dois écouter mon corps. Au nom de l’Incarnation. Le catholicisme est bien la religion de l’Incarnation, non ? Et Jésus est venu nous rejoindre dans nos réalités humaines, même s’Il ne les justifie pas toutes. En tout cas, Il les accompagne et peut leur donner sens. Il a racheté tous nos péchés. Jésus ne condamne pas les pécheurs mais seulement les péchés. Les écrits bibliques correspondent à un contexte qu’il faut adapter, au nom de l’Incarnation (inculturation) et de l’Amour des personnes, à notre époque. Arrêtons d’avoir une lecture trop littérale – et donc pharisienne – de la Bible. »

« Je pratique l’homosexualité parce qu’après avoir connu des amourettes sans lendemain, après avoir enchaîné les ‘plans cul’, après avoir été dépendant des applis et de leur cortège incessant de déceptions et de mauvaises rencontres, ou même après des années de réelle abstinence, je me retrouve aux bras d’un gars super, avec qui je suis enfin sur la même longueur d’onde. Au nom de quoi ou de qui devrais-je nous imposer le célibat et la retenue ? Au nom de Jésus ?!? ‘Jésus’ n’est-il pas au fond l’alibi spirituel de l’homophobie, le personnage fictif fantasmé idéal pour justifier l’injustifiable ou une construction mentale basée sur rien ou sur une haine ? »

« Je pratique l’homosexualité parce que l’interdit de la pratique homo repose sur une vérité de foi, surnaturelle, donc purement subjective. »

« Je pratique l’homosexualité parce que l’Église Catholique ne nous appelle (nous personnes durablement homosexuelles) à rien de concret, de réjouissant, et surtout hors d’une réelle prise en compte de notre condition. Elle ne donne aucune solution de remplacement à la hauteur du couple homo. Elle nous parle de ‘sainteté’, mais d’un autre côté, ne nous propose que des thérapies pour éradiquer/restaurer/atténuer notre tendance. Comment demander à une personne qui n’a pas choisi son orientation homosexuelle, et dès l’âge de 18 ans, de renoncer à la vie de ‘couple’, au mariage et au sacerdoce, en ayant le culot juste après de ne lui proposer aucun chemin vocationnel d’Église, de lui demander de refouler/nier sa tendance et de lui dire qu’elle ne se définit pas par son homosexualité, de lui refuser le mariage et le sacerdoce au nom de son homosexualité ?? Son homosexualité ne devrait être inexistante que pour elle, et pas pour ceux qui la lui interdisent ! Les amoureux femme-homme, même pas fiancés, ont le droit de se courtiser, de s’embrasser, de se fréquenter, de passer du temps ensemble, de dormir ensemble sans coucher, de se tenir la main, de se draguer. Nous, du fait d’être homos, nous sommes écartés y compris de tout ce qu’il y a de plus chaste, mignon, gratuit, innocent, drôle, pas génital, dans les jeux d’approche amoureuse. Aux côtés des personnes divorcées ‘remariées’, nous sommes mises au régime le plus strict, le plus sec. Et encore… mettre sur le même plan les divorcés ‘remariés’ (ou l’adultère) et la pratique homosexuelle, ce n’est pas honnête : dans le premier cas, il y a eu un choix et un sacrement ; dans le second, pas de choix et pas de sacrement. »

« Je pratique l’homosexualité parce que je ne peux rien vivre d’autre, en amour, que le couple homo. La continence proposée par l’Église n’est en réalité qu’une abstinence, un célibat sec : pas une « Troisième Voie » ni une manière de vivre les deux seules vocations pleines indiquées par l’Église, à savoir le mariage femme-homme ou le célibat consacré. En plus (et là, je reprends un argument employé de manière récurrente par Jean-Michel Dunand, fondateur de la Communion Béthanie, qui vit en couple homo), la continence est un don divin spécifique et exceptionnel qui n’est pas donné à tous – il est même réservé à une minorité parmi les personnes homos – et qui donc ne correspond pas à tous. C’est une réalité surnaturelle. On l’a ou on ne l’a pas. Comme les charismes ou les talents ! »

« Je pratique l’homosexualité parce que les arguments cathos, intellectuellement parlant, ne tiennent pas la route (cf. je vous renvoie à la partie n°9 de mon article « Homosexualité : Et si l’Église avait tort ? ») ; parce que personne, dans l’Église, ne sait m’expliquer où serait le mal ou la gravité de ce mal ; parce que les agapê thérapies, concrètement, ça ne marche pas et ça ne fait pas disparaître la tendance homo (même si ça la soulage, ça l’apaise). »

« Je consens à faire une entorse à l’obéissance à l’Église et me résigne à pratiquer l’homosexualité parce qu’il y a d’un côté la théorie (un horizon auquel nous devons tendre, qui doit exister en tant qu’idéal de perfection et de sainteté) et il y a la pratique (celle qui est consubstantielle à notre condition de pécheur). Nous devons consentir à vivre ce qui nous est possible, du mieux que l’on peut, plutôt que de ne pas aimer du tout, ou de nous forcer à atteindre un idéal de vie inaccessible, frustrant et insatisfaisant. Je choisis le moindre mal. En plus, il n’y a pas de franche incompatibilité entre la pratique homo et la pratique religieuse. Je connais des personnes qui vivent les deux, et dont la vie de couple les a rapproché encore plus de la prière et de l’Église. »

Bravo don Christophe !

Voici un très bon article (du 12 février 2017) d’un prêtre belge de Tournai sur l’homosexualité, auquel je souscris presque intégralement (et je ne dis pas ça parce que je suis cité lol : je m’en suis aperçu seulement après). À un paragraphe près (celui sur le « couple chaste », la fraternité Aelred et la soi-disant possibilité d’un « amour d’amitié sans sexualité »), en dépit également du manque d’une dénonciation plus tranchée de l’hétérosexualité, je trouve cet article courageux et remarquable. Bravo Don Christophe Cossement !

Salon de la Franchise : le visage professionnel de la Franc-Maçonnerie


 

C’est incroyable comme la Franc-Maçonnerie met un coup d’accélérateur en ce moment : du 25 au 28 mars, c’est le SALON DE LA FRANCHISE, au Parc Expo de Paris. Dans mon livre Homo-Bobo-Apo, j’ai écrit noir sur blanc que la franchise (ou sincérité) était LA signature de la Franc-Maçonnerie. Et là, dans ces salons, tout le lexique de la Franc-Maçonnerie y est parfaitement lisible : « chantier », « carrière », « projet », « chaîne », « être franchisé », « atelier », « créateur », « bâtir », « construire », « optimiser », « plan », « méthodes », « clefs de réussite », « badge/code », « essentiels/fondamentaux », « boîte », « les 7 péchés capitaux du futur franchisé », « franchiseur », « réaliser », « guide », « maître/Master », « entreprise », etc.