Les « couples » homos progressivement assimilés à l’assistance paroissiale : je me tais ou j’en dis quelque chose ?

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Je remarque dans certaines paroisses catholiques parisiennes que je fréquente (et dont certaines sont excellentes) la présence – discrète mais suffisamment visible pour ne pas passer inaperçue – d’un ou deux « couples » d’hommes homosexuels, inséparables tout en se tenant savamment à distance. La mise en scène est très étudiée. Ils ne font pas étalage de leur statut de concubins. Cependant, ils ne s’en cachent pas non plus. L’œil un minimum averti les repère très bien dans l’assistance. Ils sont d’une discrétion et d’une « exemplarité » millimétriques : ils ne se tiennent même pas la main ; ils ne s’attardent pas en messes basses soufflées à l’oreille pendant l’office ni en regards appuyés et mielleux pendant le baiser de paix ; ils sont encore moins chaleureux entre eux que ne le seraient deux frères de sang. On comprend bien qu’ils ont compris que « malheur par qui le scandale arrive » et « malheur à celui qui choquerait un de ces petits qui sont les Enfants de Dieu ». En général, l’un des deux partenaires du duo, plus extraverti que l’autre, assure les relations publiques avec le reste des fidèles : il fait même quelquefois partie de l’EAP (Équipe d’Animation Paroissiale), sert d’enfant de chœur, lit les lectures, est sacristain ou organiste, fait la conversation ou des blagues aux petits vieux de la paroisse (qui l’« adorent »), jouit d’un capital sympathie et d’une place confortable dans la vie de la communauté.
 

Le plus étonnant, c’est de constater la complaisance des paroissiens à leur égard (parmi ceux qui comprennent… car beaucoup n’y voient que du feu : plus c’est gros, plus des fois ça passe). Elle ne me gênerait absolument pas si elle traduisait une amitié véritable et individuelle, si elle était le reflet d’un attachement à la Vérité et d’un courageux élan de Charité. Or, ce n’est pas le cas : en réalité, il y a beaucoup de mondanité, de non-dit, de peurs, d’hypocrisie et d’indifférence, derrière cet accueil gay friendly et cette intégration.
 

Les prêtres de la paroisse ont leur part de responsabilité dans l’intromission bien attentionnée de l’homosexualité actée dans l’Église. Pris entre deux feux, ils veulent accueillir tout le monde et considèrent que Jésus invite tout spécialement les pécheurs à sa table… donc ils croient bien faire en fermant les yeux. Mais ils oublient que Jésus condamne fermement le péché et qu’Il corrige les pécheurs. Il suffit de une ou deux unions homosexuelles dans une communauté ecclésiale, qui plus est investies et tenant des postes-clé dans les équipes paroissiales, pour que l’esprit de Vérité et de cohésion avec l’Église s’effrite, pour que 80% des paroissiens défendent l’Union Civile comme une nécessité et « l’amour homo » comme une « couple béni discrètement par Dieu ».
 

J’ai entendu pas mal de prêtres catholiques m’avouer que, sous la pression affective des « couples » homosexuels fréquentant leur assemblée et qu’ils n’osaient pas dénoncés, ils se sont retrouvés à taire leur opposition au « mariage gay », voire même à défendre ce « mariage ». Pour éviter, à leurs yeux, « la guerre civile » parmi leurs paroissiens, ils ont préféré ne pas me faire venir témoigner, alors même qu’ils étaient d’accord avec mes idées. Il était plus facile pour eux de me faire passer pour un cas isolé extrémiste que de prendre le risque de se mettre à dos les trois-quarts de leurs ouailles. « Tu sais, quand tu te retrouves, le jour de la rentrée paroissiale, devant cinq couples homos bien intégrés et engagés dans ta nouvelle communauté, tu changes de stratégie, tu rabats ton caquet, et tu caches ta présence aux Manif Pour Tous… ». Je comprends ces curés-là, mais je ne les justifie pas et ça me fait de la peine pour eux. Où se trouve leur courage de surmonter la mondanité et de défendre le discours de Jésus sur l’adultère, le concubinage et même l’homosexualité ? Où se trouve leur courage de défendre leur Église et Sa Vérité ?
 

Ce midi, je me suis retrouvé précisément dans une église parisienne où le parfait petit couple homo de la communauté siégeait au premier rang, toujours à la même place. Ces deux dandys bénéficient manifestement d’un passe-droit, d’un statut tacite de privilégiés dont la condition de vie est tolérée. Et ce privilège part toujours d’excellentes intentions : « Ce sont des exceptions. C’est la diversité du Peuple de Dieu. » ; « Du moment qu’ils ne s’affichent pas comme modèles… » ; « Ils sont très serviables et font du bien à la paroisse. » ; « La vie privée et sexuelle de mes paroissiens ne me regarde pas ! Je dois rester à ma place. » ; « C’est important de ne pas arrêter les gens à leur sexualité, à ce qu’ils font au lit. Seul Dieu sonde les cœurs. » ; « Ils ont accès à l’Amour de Dieu. De quel droit je les condamnerais et leur interdirais l’accès à l’église, aux messes, aux services liturgiques, à la présence de Jésus ? N’y a-t-il pas dans l’assemblée des personnes bien plus pécheresses qu’eux ? » ; « Qui suis-je pour juger ? » ; « Soyons discrets : l’amour de Dieu pour les Hommes est inconditionnel. » ; etc. C’est la sempiternelle confusion entre le jugement des personnes (indéfendable) et le jugement des actes (nécessaire et indispensable pour que la véritable Charité s’exerce), ou bien entre l’amour inconditionnel de Dieu pour les personnes et les conditions d’amour non-négociables que Dieu pose sur les actes humains.
 

Je disais donc que pendant la messe, je me trouvais juste derrière ce duo quarantenaire tiré à 4 épingles. Je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir de la tristesse à leur distant contact. Ce n’était pas de la jalousie chez moi, ni de la nostalgie enfouie, ni de la projection homophobe (même si, évidemment, c’est la première hypothèse, la plus criante, qui se présentera à nos esprits). Vraiment, c’était une tristesse saine et sainte. Tristesse pour l’Église catholique toute entière, tristesse pour ces deux hommes, tristesse pour les personnes homosexuelles, tristesse pour leur communauté paroissiale, tristesse pour ce non-dit et ce mensonge qui entourent ces deux hommes et l’homosexualité en général. Ce sont mes frères, et individuellement, je prie pour eux, sans bénir leur acte et leur « couple ». Mais je me suis fait la réflexion que de leur binôme se dégageait une plus grande tristesse, austérité, comédie, stérilité sociale et spirituelle, que la solitude d’une personne homosexuelle célibataire et catholique pratiquante. C’est mystérieux, cette distinction de rayonnements que je vois et que je n’invente pas. Mais elle est là et je ne peux pas faire comme si de rien n’était. L’union homosexuelle, même spiritualisée, même non-tactile, même intégrée culturellement, même bénéficiant d’une aura communautaire et solidaire, même serviable, même tacitement tamponnée et bénie par le curé de la paroisse, comporte son indélébile violence, tristesse, vacuité. Elle dit quelque chose de la corruption morale d’une paroisse.

Le sommeil c’est la tristesse

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À cette messe des Rameaux, j’ai réalisé, en écoutant l’Évangile de la Passion du Christ selon saint Luc (22, 14-23, 56), que les sentinelles de Jésus n’étaient pas celles qui carburaient à l’action, à l’intensité, à la menace, à la rigidité et à la violence, mais bien les veilleurs qui demeuraient dans la Paix et dans la Joie. Jamais je n’avais compris que le sommeil des disciples de Jésus au Jardin des Oliviers était leur tristesse : « Puis Jésus se releva de sa prière et rejoignit ses disciples qu’il trouva endormis, accablés de tristesse. » Tristesse venue de la forte déception de ne pas trouver en leur Maître la force politique éblouissante qu’ils rêvaient.
 

Alors même si aujourd’hui, à cause de la lecture du jour, j’ai de la peine au coeur, je suis motivé pour veiller et pour rester joyeux. Et je demande à mon ange gardien de me réconforter, car il est là pour ça. Même Jésus, il se faisait consoler par ses anges : Alors, du ciel, lui apparut un ange qui le réconfortait. Entré en agonie, Jésus priait avec plus d’insistance, et sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient sur la terre. »

La profession de foi en Jésus Fils de Dieu ne suffit pas

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Contrairement à ce que j’avais écrit il y a peu de temps de manière trop rapide, la profession de foi en Jésus Fils de Dieu ne suffit pas pour obtenir le Salut de Lui. Je suis allé ce midi à la messe de Saint-Roch, où à nouveau le père Philippe Desgens m’a aidé dans son homélie à comprendre la phrase tant reprise littéralement (et coupée de son contexte) par les protestants pour justifier à leurs yeux le Salut par la seule foi personnelle en la filiation divine de Jésus (et invalider le Salut par les actes): « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. » (Rom 10, 9)
 

Or il ne suffit pas de connaître la bonne solution et de se reposer sur ce que l’on sait encyclopédiquement/formellement/cognitivement/intellectuellement de Jésus. Notre profession de foi à Son encontre, fût-elle juste, ne doit pas se limiter à des mots et à un joli discours appris. Car les démons, eux aussi, ont une forme de foi en Jésus, et savent Qui ils rejettent. Ils sont aussi capables de déclarer que Jésus est le Fils de Dieu. Mais ils sont incapables de Lui donner leur vie, de Le connaître DE COEUR et d’agir comme Il le leur demande. Connaître Jésus, c’est L’aimer et Lui obéir. « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime. » (Jn 14, 21)
 

Le jour de notre mort, face à Jésus, il ne suffira pas d’affirmer : Je sais qui tu es ! Tu es le Fils de Dieu ! « Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. » (Mat 7, 22-27) Nous serons bel et bien jugés sur nos actes d’amour, sur l’Amour, sur une connaissance non pas intellectuelle mais bien de coeur de la divinité du Christ.
 

Le Père Desgens m’a aussi fait réaliser autre chose : même Jésus, par rapport à lui-même, n’a jamais dit explicitement qu’il était le Christ ou le Fils de Dieu. À de rares occasions, Il a parlé de son Père, c’est vrai. Mais Il n’a jamais dit « Je suis le Fils de Dieu », « Je suis le Messie », « Je suis le Christ » : « Celui qui m’a vu a vu le Père ; Philippe, comment dis-tu : Montre-nous le Père ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les oeuvres. » Jésus est resté humble et silencieux concernant son identité de Fils de Dieu : « Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu, n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. » (2 Philippiens 2, 6-11) Nous devons donc faire de même, et ne pas répéter comme des perroquets Sa filiation divine, comme si c’était une formule magique. Tant que notre coeur ne connaît pas le Christ (à travers nos frères humains) comme notre tête Le connaît, nous ne Le connaissons pas.
 

Enfin, j’étais très heureux de réaliser, grâce à la Parole d’Évangile du jour, que saint Jean-Baptiste, qui est le plus grand dans le Royaume des Cieux, n’avait, de son vivant, accompli aucun signe et aucun miracle extraordinaires. C’est rassurant par rapport à nos complexes concernant la sainteté. Tous les saints n’ont pas des visions mystiques de folie, des apparitions extraordinaires, n’ont pas opéré des faits spectaculaires. La sainteté est d’abord une rencontre très simple avec le Christ, et concerne des personnes qui n’ont rien du magicien ou du super-héros.

Documentaires « 1974, Une Partie de campagne » de Depardon et « Le Choeur » de Stéphane Batut

 

J’ai eu la chance de voir gratuitement quelques films documentaires proposés par Sciences-Po Paris dans le cadre de leur premier festival sur le film politique, programmé au cinéma L’Arlequin à Paris : tout d’abord le film « 1974, Une Partie de campagne » de Raymond Depardon, retraçant la campagne présidentielle de Valéry Giscard-D’Estaing juste avant son élection à la présidence (avec débat le jeudi 17 mars 2016 en présence du réalisateur) ; puis le vendredi, « Le Choeur » de Stéphane Batut, filmant dans un bar parisien les commentaires pendant la campagne présidentielle de 2007 opposant Sarkozy à Royal.
 

Ce genre de films (qui n’auront pas la chance de passer à la télé ni d’être payant) sont des bijoux pour se pencher sur notre histoire. Ils nous aident vraiment à mieux comprendre notre présent, à saisir les mutations dans la capacité de nos contemporains à débattre entre eux.
 

Ce qui m’a interpellé dans « 1974, Une Partie de campagne », c’est qu’à l’époque, les slogans électoraux étaient nominatifs, ils respectaient encore la personnalité du candidat présidentiels. On votait davantage pour la personne et on respectait la personne qui se présentait plus qu’on ne votait pour un parti, une idéologie, ou par opposition. Par exemple, le slogan qui a fait élire Giscard, c’est « Giscard, à la barre !« . Jamais, depuis, on a eu des militants qui ont scandé officiellement le nom de leur favori : ça n’a toujours été que des formules publicitaires, pour des votes par défaut, sans visage derrière : « Ensemble tout devient possible« , « La France Présidente« , « Le Changement, c’est maintenant!« … Le désir était certainement pavé de bonnes intentions : éviter le totalitarisme du personnalisme. Mais le résultat est la dépersonnalisation du chef et la victoire des idéologies publicitaires sur le Réel et le Vrai.
 

J’ai eu le coup de coeur pour le documentaire de Stéphane Batut, qui suit les tergiversations et la perplexité des clients d’un bar parisien de tendance gauche pendant la campagne présidentielle de 2007. J’ai beaucoup ri, parce qu’au-delà de son parti pris, c’est un film tendre, fraternel, qui fait du bien, où les gens – même d’avis différents – se respectent et sont d’une grande spontanéité. Ça rigole, ça réfléchit beaucoup, ça taquine, ça doute, ça change d’avis. Contrairement à ce que les sondages ou les journaux ou internet nous montrent des « gens de la rue » qui ne sauraient pas prendre du recul et qui auraient des discussions de comptoir factices (alors qu’en réalité, ces médias cherchent souvent à dresser les gens les uns contre les autres), le Peuple sait rire et être drôle, sait échanger, sait penser, sait se parler, sait accepter la différence, même si bien sûr il y a des effets de groupe qui privent de liberté, des petites frictions, des silences qui en disent long sur la déprime et la désaffection pour la politique, des avis qui n’ont pas tous pu s’exprimer (notamment les abstentionnistes, les pro-Sarko, voire les votants FN, qu’on entend peu). Même si 2007 me semble hier, je crois que, tourné aujourd’hui, compte tenu des nouvelles angoisses et des crispations accrues des Français pour la campagne 2017 qui arrive, le film n’aurait pas du tout la même sérénité ni la même fraternité, pas du tout le même esprit. Internet y est pour beaucoup, je crois, dans cette incapacité croissante à débattre et à accepter l’avis différent. L’interface des réseaux sociaux a agi depuis 10 ans comme un masque qui déforme bien souvent notre vision des autres, comme un écran qui met l’entourage dans des cases ou des familles de pensée manichéennes (la « gauche » contre « les extrêmes », les « gentils progressistes » et les « méchants réacs », les « cathos » et les « athées », les « bobos gauchistes » ou les « sales modernistes » et les « bons tradis », etc.). En tous cas, que ça fait du bien et que ça fait aimer les Français, un documentaire pareil ! Je trouve vraiment les gens drôles et gentils. C’est plus fort qu’eux. L’avis que je porte sur leurs pensées ou la qualité de leur débat passe au second plan.

Musulmans, Peuple élu par Jésus

Je passe devant la Grande Mosquée aujourd’hui, d’où sort une foule d’hommes de la salle de prière. Puis je rentre à l’appart où mon coloc me fait découvrir une prophétie que je ne connaissais pas. Celle de Marie-Monique.
 

Elle s’adresse à ceux qui voient d’un mauvais œil l’immigration musulmane alors qu’une certaine immigration musulmane fait partie du plan de Dieu, est une Bonne Nouvelle… 🙂
 

Message de Jésus adressé aux catholiques au sujet des musulmans (prophéties que Marie-Monique a reçues en 2009, Les Cahiers de l’Amour, édités par R.P. Becqué, docteur en théologie de l’Église catholique de Namur) :
 
 

« Ils sont là, ceux que Mon Cœur cherche ! Oui, ils sont là vos frères musulmans, qui ne Me reconnaissent encore aujourd’hui que comme un prophète ! Oui, ils sont là, ceux que Je veux amener à Mon Corps Glorieux !

En effet, aujourd’hui, Je ne peux plus envoyer Mes missionnaires dans leurs pays car ils ne les recevront pas, mais ici, dans Mon pays de France, dans Mon pays livré à tous les péchés, dans Mon doux pays défiguré par son péché, ils m’écouteront.
Pour cela, écoutez-Moi et comprenez.

Qui aujourd’hui est en train de purifier votre pays, la Fille aînée de Mon Église, sans même que vous vous en rendiez compte ? Qui ? Ce ne sont pas les hommes ordinaires livrés au monde, aux drogues, aux mass media, aux péchés et aux sectes ; Ce ne sont pas les catholiques timides et timorés ; Ce ne sont pas les évangéliques qui rassemblent les foules en n’aimant ni Mon Église, ni Mes Sacrements, ni Ma sainte Maman ; Ce ne sont pas tous les autres protestants qui ne sont pas encore revenus à Ma seule Église.

Qui donc alors purifie aujourd’hui Mon pays de France ? Les catholiques fervents. Et les musulmans.

Oui, les musulmans. Pourquoi ? LES MUSULMANS PRIENT, ADORENT DIEU, HONORENT MA SAINTE MÈRE et transmettent à leurs familles les devoirs d’obéissance, de pudeur et de crainte de Dieu. Bien qu’ils ne Me connaissent pas, Moi Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme, ils honorent Dieu. Ils croient fermement qu’Il existe et dirige toute vie. Ils prient et essaient de fuir le péché. Dans les rues, regardez Mes filles françaises impudiques, indécentes, orgueilleuses et malades et voyez les femmes musulmanes pudiques et mères aimantes. Regardez, ouvrez vos yeux. CE SONT EUX (AVEC LES CATHOLIQUES FERVENTS) QUI PURIFIENT MA FILLE AÎNÉE.

Et c’est pourquoi leurs prières montent jusqu’à Mon Père qui les écoute et les exaucera en leur révélant Celui qu’ils ignorent : le Fils. Comment ? Par Ma Mère, Ma très sainte Mère, Vierge qu’ils honorent et défendent ! Car tout homme qui honore Ma Mère vient au Fils et par le Fils au Père. »
 

(Jean Mathiot, Prophéties pour le monde, Éd. Rassemblement à Son Image, Onet le Château, 2013, pp. 334-336)
 
 
 

Tant pis pour ceux qui ne distinguent pas Islam et Musulmans. C’est dur d’entendre que Jésus appelle tout le monde :-). Et moi, j’exprime un grand merci à Marie de nous avoir donnés nos frères musulmans.

Chrétien mais connected people

Le livre (je crois) le plus complet sur les bobos ^^ : Les Bobos en Vérité. En libre service !
 

Jamais, dans les autres livres sur le boboïsme, vous ne trouverez deux sous-chapitres sur le bobo catho (cf. codes 38 et 39).
 

(Ci-dessous, la photo de couverture du « bobo chrétien » dans toute sa splendeur : Progressif Media sort Les Indispensables du communicant chrétien… avec le bobo « chrétien mais in« , accompagné de sa barbe et de son Mac, évidemment! lol. Public relations. Connected People.)
 
Bobo
 
 
 

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Messe quotidienne à Saint-Roch

Mon bonheur quotidien, c’est d’avoir la chance d’aller à la messe tous les jours (et d’y aller pour tous ceux qui ne peuvent pas, ou qui ne savent pas que c’est formidable), c’est de recevoir Jésus. Ça ne me rend pas meilleur que les autres : ça me rend plus indigne que les autres.

La culturalisation de Jésus

Culturel Poutine
 

En général, ils se placent du côté des catholiques, même s’ils préfèrent se dire « chrétiens » et ne parlent de leur foi que si on le leur demande. Ils sont parfois journalistes dans la presse de droite gauchiste réputée arnarco-conservatrice et, le temps d’une table ronde, jouent les cathos (ou les amis des cathos). Ils sont hommes politiques d’éducation catholique. Ils sont intellectuels, artistes, hommes et femmes de médias, « de culture chrétienne ». Ils reviennent vers le catholicisme sans l’assumer. Ils ne l’appuient que quand il n’est pas trop dangereux pour leur image et leur carrière.
 
jésus
 

Ils défendent le Christ en tant que « partenaire », que « pote », que « drogue », que « collaborateur », que « coloration » (« discrète mais présente » disent-ils), que « valeur ajoutée », que « condiment » (et pas « plat principal »), qu’« option », qu’« influence », que « valeurs » (cf. Valeurs actuelles), qu’« éducation », que « famille » au sens large (cf. Famille chrétienne), que « marqueur temporel et spirituel important », que « culture » (ou « contre-culture ‘réactionnaire’ »), qu’« instrument de pouvoir humain » (ou de « contre-pouvoir »), que « coach » et « saine ambition » (cf. Catholiques, engageons-nous !), que « philosophie », qu’« anthropologie », qu’« histoire », que « patrimoine », que « nation » (cf. France catholique), que « peuple », qu’« héritage » (cf. Les Déshérités), que « transmission », que « média de communication », que « civilisation », qu’« Europe » et « racines », qu’« inspiration » ou « modèle », que « solidarité internationale » (#JeSuisChrétiens), que « justice », qu’« esprit », que « label artistique », que « start-up », que « chrétienté » et « institution » (bientôt un #JeSuisBarbarin et #JeSuisPapeFrançois ?), et même en tant que « saint » et « prophète » (à l’instar des musulmans). Ces nouveaux bourgeois chrétiens prennent néanmoins un peu de risques : des risques toujours mesurés, calculés et jamais inconsidérés. Ils sont même capables de bonté, de soutien, de « vie spirituelle », capables de retwitter les curés (surtout si ces derniers sont médiatiques) et de prendre la défense de l’évêque persécuté.
 
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Mais pour défendre le Christ et l’Institution ecclésiale comme ce qu’ils incarnent vraiment, à savoir le Fils de Dieu qui les amène concrètement à Sa Croix pour ensuite les ressusciter par amour, à savoir un Homme ridiculisé et crucifié par des gens comme eux qui le croyaient brillant et qui se sont vengés sur Lui de leur propre déception orgueilleuse, comme un ami qui les entraînera à la mort (médiatique et physique) s’ils Lui restent fidèles, là, il n’y a plus personne.
 
culturel Cazeneuve
 

En ce moment, ces fossoyeurs « chrétiens » du Christ muséifient, politisent et spiritualisent Jésus pour le transformer en objet culturel, en candidat (Jésus 2012), en Super-Héros royal/monarchiste, en personnage supplanté par les jolis messages éternels qu’ils lui prêtent (Espérance, Vérité, Humilité, Charité, Sainteté, Dignité, Humanité, Solidarité, Esprit, Miséricorde, Vie, Écologie, Famille, Spiritualité, etc.), en favori timidement soutenu du bout des lèvres (voire carrément soutenu au haut-parleur), en contributeur d’une Église universelle œcuménique sans conflits. Ils tiennent davantage à leurs crèches, à leur « liberté d’expression chrétienne » (avoir voix au chapitre) ou à leur lutte contre la GPA qu’à Jésus. Sans rire.
 
culturel Famille chrétienne
 

Personnellement, entre mon attachement à la France et mon attachement à Jésus, mon choix est vite fait : je choisis Jésus. Entre les valeurs de Jésus et Sa personne, idem : je ne choisis pas Jésus parce qu’Il a raison mais parce qu’Il m’aime. Je ne veux pas avoir à choisir entre Jésus et son message puisqu’ils sont une seule et même personne. Et si je les distingue, c’est que je me dérobe à sa Croix, donc à Jésus. Je ne veux pas non plus avoir à choisir entre la laïcité (souvent transformée en laïcisme) et le Christ puisqu’ils sont une seule et même personne. Je ne veux pas avoir à choisir entre le Pape (ou les prêtres) et le Christ puisqu’ils sont une seule et même personne. Je ne veux pas choisir entre ma foi et Jésus puisqu’ils sont une seule et même personne. Les bobos cathos (cf. les codes 38 et 39 de mon livre Les Bobos en Vérité), eux, les distinguent, pour mettre le Jésus crucifié au second plan, et ne pas le reconnaître comme le Fils de Dieu. Je préfère Jésus à ses saints, et ce que j’aime en ses saints, ce n’est que Lui.
 
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P.S. : Après avoir écrit cet article, je me suis rendu à la messe de midi à l’église Saint-Roch à Paris. Célébrée par le père Arnaud Gautier, que je ne connaissais pas, mais lui m’a reconnu juste avant de s’engager dans la procession d’entrée : « Tiens, mais c’est Philippe Ariño ! Avec les cheveux plus longs. » J’ai rigolé en ajoutant : « Oui, je sais, c’est catastrophique… » Il a fait une très belle homélie sur l’Évangile du Jour (Jn 8, 51-59) : « Celui qui garde ma Parole ne connaîtra pas la mort. » Et on eût dit que c’était Jésus qui s’adressait à moi directement et qui venait juste de lire mon article : le père Gautier nous mettait en garde contre ceux qui confondent Jésus avec « un fantasme de chrétienté… plus ou moins assumé(e) d’ailleurs » et qui, à force de dire que Dieu est partout (ce qui est en soi vrai : « Il est dans le silence, dans le chant d’un oiseau, dans le sourire de ma concierge. »), finissent par ne plus L’annoncer Lui ni annoncer clairement Sa Parole dans la Bible. Ils remplacent le Christ ou la Bible par la culture ou la civilisation chrétienne, bref, par la chrétienté (cf. l’émission TV Libertés avec Alain Escada). Je n’aurais pas pu mieux dire !
 
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Affaires pédophiles dans l’Église : elles ne sont pas un problème à fuir, ni un « débat piégé » à éviter

Je vais peut-être vous étonner en disant cela, mais les scandales pédophiles qui entachent en ce moment l’Église ne sont pas un « faux » problème à fuir, ni un « piège » à éviter, mais plutôt une formidable occasion de parler enfin de sexualité en Vérité et de tous les sujets que nous catholiques avions évincés lors de notre opposition au « mariage gay » (Non, Barbarin n’est pas un martyr ; Oui, Valls a la légitimité de s’exprimer ; oui, La Manif Pour Tous a fait preuve d’homophobie et beaucoup de gens d’Église aussi ; et oui, cette Année de la Miséricorde ne fait en réalité que commencer)
 
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Une amie m’écrit, concernant l’Affaire Barbarin et mon dernier billet : « Je n’arrive pas à capter un truc. Comment, en se servant de la pédophilie, les LGBT peuvent imposer l’homosexualité ? » Je lui ai répondu : En utilisant le tabou du lien non-causal entre pédophilie et l’homosexualité, ou bien l’homophobie réelle dans l’Église, ou encore l’imprécision du terme « hétérosexualité ».
 

Un autre ami m’a posé aussi cette question : « À l’inverse, si l’Église s’était plus et mieux exprimée sur l’homosexualité, en quoi aurait-elle été moins attaquée sur la pédophilie ? » Parce que l’accusation contre les pédophiles est portée actuellement par les défenseurs de l’homosexualité, et non les défenseurs de la pédophilie.

 

J’invite les catholiques et les prêtres d’une part à examiner la forte imbrication entre différence des générations et la différence des sexes, et d’autre part à comprendre que la violation de la différence des générations (moins évidente et moins justifiable socialement, parce que l’inceste reste le tabou n°1 de toute civilisation, comme le rappelle Lévi-Strauss) émane d’un désir de transgression de la différence des sexes (plus évidente et carrément justifiée socialement par l’adoption du « mariage pour tous » et le soutien ouvert à l’homosexualité). Cela leur éviterait, pendant les débats autour de l’Affaire Barbarin, de jouer de mauvaise foi (« Même pas vrai d’abord ! », « Balaies devant ta porte, Manuel Valls ! », « Y’a pas que nous, d’abord ! », etc.) et de prendre l’accusation mondiale de pédophilie adressée à l’Église catholique au pied de la lettre. Je le redis : contrairement aux apparences et ce qu’ils affichent publiquement, les détracteurs actuels de l’Église ne veulent absolument pas régler à proprement parler les cas de pédophilie, ni rendre justice aux victimes ; ils veulent profiter de la pédophilie pour se venger de l’opposition au « mariage pour tous » et pour défendre tacitement l’homosexualité-l’hétérosexualité. Et plus profondément, ils rêvent d’entendre parler en vérité d’homosexualité.

 

En lien avec ce que je viens de dire, j’ai dit à mes amis que ce qui me navrait actuellement dans cette médiatisation autour de la pédophilie au sein du clergé, c’était le repli de la majorité des catholiques dans une défense du cardinal qui frise l’hystérie. Je n’entends de leur part que des marques d’exagération ironique, de victimisation, de mépris et de colère, ou carrément des fuites en arrière pour refiler le bébé vers des débats parasites qui extériorisent les responsabilités sur les autres (« Manuel Valls a-t-il la légitimité de prendre part au jugement de Barbarin ? » ; « On va attendre que la Curie romaine se prononce… »). Or, le silence des gens d’Église sur la pédophilie et ses mécanismes est pourtant bien réel. Je l’ai bien vu lorsqu’on m’a fermé les portes quand je voulais en parler. L’homophobie (= peur de parler d’homosexualité et des personnes homosexuelles, et parfois attaques envers les personnes homosexuelles) dans l’Église est réelle. L’ignorance sur la sexualité et l’absence totale de dénonciation/d’analyse de l’hétérosexualité, aussi. Le mépris pour l’homophobie, même pas la peine d’en parler !. Donc tout ce qui arrive au cardinal Barbarin, aussi triste soit-il, n’est ni gratuitement méchant, ni illogique. Il existe une vraie brèche dans l’Église catholique, et celle-ci n’est pas le déni des actes pédophiles ecclésiaux : c’est l’incapacité à parler de sexualité avec les mots de notre temps, l’incapacité à affronter correctement le sujet de l’homosexualité et de l’hétérosexualité, et en revanche notre capacité à nous mépriser nous-mêmes sans que nos opposants aient même à le faire (anticléricalisme interne).

 

Nous, catholiques, pouvons bien nous moquer de Roselyne Bachelot qui amalgame scandales pédophiles et Manif Pour Tous et voir cela comme un « piège » (or ce n’est pas un piège !), nous insurger que Manuel Valls se mêle de l’Affaire Barbarin alors que « personne ne l’aurait sonné ». Mais je regrette : encore une fois, ce n’est pas répondre aux questionnements légitimes et aux attentes réelles des gens quant à la sexualité, que de réagir aussi bassement et épidermiquement. Cela revient à nouveau à refouler/encourager les relents d’incompréhension et de révolte suscités par le « mariage homosexuel » puis les Manifs Pour Tous, relents qui reviendront avec d’autant plus de véhémence qu’ils sont à chaque fois moqués/ignorés par l’ensemble des catholiques. « De quoi se mêle Manuel Valls dans l’Affaire Barbarin ? » Eh bien il se mêle « juste » de sexualité, d’hétérosexualité et d’homosexualité, de la souffrance et de la violence. Et il a un peu raison, même s’il le fait mal et pour les mauvaises raisons (car lui non plus, à l’instar de la plupart des catholiques, ne cherche pas à comprendre les mécanismes profonds de la pédophilie et de l’homophobie). Le Peuple a faim d’une Vérité sur l’hétérosexualité, sur l’homosexualité et sur l’homophobie, que les gens d’Église ne leur annoncent pas. Je comprends, d’une certaine manière, les défenseurs des « droits homos ». Ils attendent des réponses claires de nous catholiques. Et en général, nous bottons en touche, fermons le dialogue puis les dédaignons. La révolte grandissante du Peuple à l’égard des gens d’Église n’est donc pas si illégitime que ça. La situation, loin de nous paniquer, de nous énerver et de nous hystériser, doit au contraire faire rentrer les catholiques dans la joie de pouvoir enfin mettre des mots sur la sexualité et d’expliquer enfin des concepts d’aujourd’hui (triptyque « hétérosexualité-homosexualité-homophobie ») pour soulager notre pays d’un rototo qui le gêne depuis longtemps.

 

On peut prendre la défense de Mgr Barbarin (et très bien), mais soyons lucides et ayons conscience d’être fautifs pour d’autres choses que ce que nous reprochent les médias et les athées. Afin que notre mea culpa soit vrai et profondément efficace, nous devrions plutôt demander pardon pour le vrai mal que nous avons fait, et non le mal caricatural qu’on nous impute. Et éprouver le vrai mal que nous avons fait, cela consiste non pas à singer que nous portons les viols pédophiles de nos collègues cathos, mais à reconnaître que nous catholiques avons un réel souci à parler de sexualité au sein de notre Église, nous avons un réel problème à dénoncer l’hétérosexualité, et que cela génère donc de possibles élans pervers chez beaucoup d’entre nous et autour de nous.

 
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Le pire, c’est que l’autoflagellation des catholiques concernant la pédophilie, qui vise à fuir les responsabilités (en feignant de les grossir) et à étouffer les débats pour passer à autre chose, obéit à la grande comédie que nous joue en ce moment les porte-parole des catholiques médiatiques (prêtres et laïcs confondus), prêts à être anticlérical avant que les anticléricaux ++ ne le soient avec eux (parce qu’en réalité, ils le sont en même temps qu’eux !). Et le comble, c’est que ces catholiques « coupables pour les autres catholiques », qui concrètement sont infoutus d’être courageux quand on attaque clairement leur Église (Cf. mon article sur le film « Spotlight ») ou pour dénoncer publiquement « l’amour homo », écrivent sur la nécessité de l’engagement et du courage !
 

Pour éteindre démagogiquement l’incendie du scandale pédophile dans l’Église et reporter le traitement des vrais problèmes (= viol, hétérosexualité, homosexualité, homophobie), pour mimer (tout en amplifiant théâtralement la compassion, quitte à simuler la colère) le chœur des victimes et cautionner même leurs excès, certains prêtres avides de notoriété sont capables de pénétrer les plateaux télés et de nous sortir le grand jeu de la Drama Queen repentie. C’est de la pure propagande démagogique. Ils jouent les offusqués avant que les autres s’offusquent, interprètent sur eux-mêmes la colère pour devancer celle qu’ils redoutent de leurs détracteurs, forcent leurs larmes pour s’apitoyer autant sur les victimes de pédophilie que sur eux-mêmes (pauvres curés et cardinaux « honnêtes et injustement attaqués »), battent excessivement leur coulpe sur leurs collègues pécheurs sans leur proposer justement le pardon, s’identifient excessivement aux victimes et à leur révolte.
 

Ce mime éteint pour un temps très court les ardeurs anticléricales de leurs accusateurs, touchés de se voir imités par un prêtre. Mais ça ne résout absolument pas les futures accusations contre l’Église qui se corseront bien davantage avec l’homosexualité (comme je l’explique dans mon précédent article, la pédophilie et l’avortement ne divisent pas les catholiques entre eux : l’hétérosexualité et l’homosexualité, si !). J’irais même plus loin : cela divise encore plus l’Église. Car non seulement ces prêtres ne demandent pas pardon pour le mal qui a été fait, mais ils le grossissent pour le nier et nier ses mécanismes. Non seulement ils n’aident pas à résoudre le problème de la pédophilie dans l’Église mais ils le cultivent en mettant le couvercle sur le traitement des liens non-causaux entre pédophilie et homosexualité, sur les thématiques brûlantes et cruciales de l’homosexualité et de l’hétérosexualité. Non seulement ces prêtres ne nous aident pas à sortir de la pédophilie, mais ils rentrent dans son jeu en innocentant* totalement les victimes et en tapant/ignorant les bourreaux. Où est le pardon qui répare ? Où est la Miséricorde ? Où est l’analyse des mécanismes de l’acte pédophile ? Nulle part !
 

Malgré le plébiscite massif des nombreux moutons dans l'Église catholique capables de défendre un message qui est sacerdotal mais pas évangélique, à nous de rester fidèle à Jésus et de prier pour nos pasteurs médiatiques

Malgré le plébiscite massif des nombreux moutons dans l’Église catholique capables de défendre un message qui est sacerdotal mais pas évangélique, à nous de rester fidèle à Jésus et de prier pour nos pasteurs médiatiques


 

Ils martèlent devant les caméras « Nous sommes toujours du côté des victimes ! Nous sommes toujours du côté des victimes ! Nous sommes toujours du côté des victimes ! ». Mais en réalité, ce n’est pas du tout ça, le vrai message évangélique. Désolé*. Comme l’expliquait très bien le Pape Benoît XVI, la caractéristique du catholicisme, ce qui le démarque des autres religions, c’était bien l’amour des ennemis. Absolument pas l’amour exclusif des victimes ! Jésus est venu pour tous, aussi bien pour les victimes que pour leurs bourreaux, mais SURTOUT pour leurs bourreaux, SURTOUT pour les pécheurs ! À mon avis, ces hommes en col romain qui cautionnent la victimisation médiatique collaborent avec cette société qui sacralise les victimes des viols et diabolisent les violeurs, sans comprendre que tous les violeurs sont d’anciennes victimes de viol qui avaient jadis été déresponsabilisées de l’horreur qu’elles avaient vécue. Ils dénaturent en plus le véritable message de l’Évangile. C’est très grave. Et leur compassion télévisuelle ne me touche pas du tout. Surtout quand elle cache un marchandage émotionnel avec le monde, et une censure de la Vérité.
 

Père Michel Baute et moi

Père Michel Baute et moi


 

En me rendant à Lourdes le 5 mars dernier, j’avais été particulièrement touché par la verve évangélique du père Michel Baute, le chapelain du sanctuaire de Lourdes, qui avait proposé un chapelet commenté à la grotte, sur le thème de la Miséricorde. C’était de toute beauté car en montrant la Croix du Christ, il avait dit plein de vérités inhabituelles : « C’est déjà difficile de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Mais je ne sais pas si vous imaginez : Jésus, lui, il est mort non seulement pour ses amis, mais aussi pour ses ennemis ! » Ça m’avait transpercé le cœur. À la fin du sermon magnifique de ce saint père, une amie et moi étions allés le féliciter et parler un peu avec lui. Et il nous a dit « en off » une chose étonnante, un ressentiment vraiment nouveau, intelligent, que je n’avais jamais entendu de la bouche d’un prêtre jusque-là : le père Baute regrettait fortement que le Pape ait tendance actuellement à trop s’énerver et à trop taper sur les prêtres pédophiles emprisonnés. Il réagit ainsi sans doute dans le but de rassurer les cathos et faire bonne figure auprès des médias, de prouver une autorité paternelle et une légitimité papale qui le dédouanerait de l’accusation de compromission avec le mal dans sa propre maison. Car précisément, en cette année de la Miséricorde, le geste concret le plus fort que le Pape pourrait poser, ce n’est pas seulement un appel à demander pardon à Dieu pour nos péchés envers Lui et envers ceux qui nous ont fait du mal et à qui on a fait du mal. Ça va plus loin : c’est carrément l’appel au pardon des plus grands criminels, des violeurs et des meurtriers, des hommes aux actes les plus impopulaires socialement. Car là, on verrait toute la folie, la grandeur, le risque et le scandale, de la Miséricorde de Jésus ! Le père Michel Baute a rajouté qu’il attendait par exemple du Pape François l’inspiration d’organiser carrément la rencontre entre les victimes des viols pédophiles et leurs bourreaux. Ça, ce serait vraiment fort et très impactant. Beaucoup plus qu’un repentir médiatique sincère pour des fautes que des gens de notre propre famille confessionnelle ont posé au long de l’Histoire. Car le vrai Pardon, la Miséricorde envers les grands pécheurs, c’est une proposition d’une force imparable. « C’est de la bombe atomique qui sanctifie tout le monde et qui dépasse l’entendement. » Le père Michel Baute nous a confié que pour l’instant, franchement, il ne comprenait pas la timidité des propositions papales pour cette année de la Miséricorde, et n’appréciait pas les récentes prises de parole dures à l’égard des prêtres fautifs. La Miséricorde, ça va jusqu’à la folie de l’Amour des pécheurs. Ça ne s’arrête pas à l’admonestation publique ni à la répression des péchés. L’amie qui m’accompagnait et moi-même n’avons pu qu’acquiescer devant tant de sagesse. Et avec le père, nous avons pris encore plus la résolution de prier pour notre pape, un homme inspiré mais en chemin, comme nous tous. Quand rentrerons-nous dans le vif de l’Année de la Miséricorde ? Quand allons-nous vraiment prendre la vraie mesure de la grandeur de cette bombe ? Il me tarde que l’Esprit Saint l’allume. Surtout en France !
 

En conclusion, mon article prouve que le lynchage contre Mgr Barbarin n’est ni « injuste » ni absurde ni gratuitement méchant, même s’il s’exprime mal. Nous devons, catholiques, écouter et comprendre nos agresseurs car ils nous titillent sur nos brèches réelles et nous exercent à la joie de la sainteté. Réjouissons-nous au lieu de râler et de krysser ;-). En plus, bientôt, ce sera à leur tour de pâlir quand ils vont découvrir que ce sont eux qui n’ont pas vu les liens entre homosexualité et viol. Rentrons donc dans la joie des persécutions. C’est une des Béatitudes. Sans ronchonner ni hurler avec les fous.
 
krys

 
 
 
 

* Le viol a toujours lieu dans le cadre d’une relation. Parce que l’être humain est libre, il ne subit jamais un viol, même s’il en est victime : s’il n’est pas libre pendant l’acte, c’est au moins dans la manière de le vivre, et ensuite de lui donner du sens après. Déresponsabiliser les victimes de viol sous prétexte qu’elles ont été forcées et qu’elles étaient non-consentantes, c’est finalement encourager leur mutation en agresseurs.

 

* Suite à cette critique du passage-télé du Père Grosjean, certains esprits vexés que je ne suive pas leur mouvement laudatif ont tenté de me faire taire : « Philippe Ariño et l’Abbé Pierre-Hervé Grosjean : chacun dans son style a sa place. » La question n’est pas là. À un moment donné, il nous faut écouter le Christ et la Bible. Pas le discours victimisant du monde. Que ça m’énerve, les idolâtres de la Complémentarité et de l’Unité pour tout et n’importe quoi. Ce qui compte, c’est l’Unité en Jésus. Pas les oppositions de personnes dès qu’une Vérité ou un recadrage nécessaire a eu lieu. Oui, l’intervention du père Grosjean sur Canal n’a pas été évangélique. Oui, je suis le seul à le dire. Non, vous n’allez pas en faire une jaunisse ni hurler à la « division » et vous hystériser sur la « complémentarité ». On a le droit à l’erreur. Tous les mélanges ne sont pas bons. Tout ne se complète pas et ne s’oppose pas. Tout n’est pas une question de « style » et nous ne sommes pas toujours « à notre place », ce n’est pas vrai. Il faut arrêter les délires de grenouilles de bénitier, et accepter, en adultes, que certaines vérités soient dites.