La dénonciation méprisante de l’hétérosexualité et l’appel à interdire l’usage du mot, vous croyez sérieusement que ça me fait plaisir ??

synode

 

Certains cathos, actuellement présents à Rome pour les conférences de pré-Synode, s’imaginent que ça me fait plaisir d’entendre certains cardinaux et laïcs catholiques dénoncer l’utilisation du mot « hétérosexualité » et de l’étiquette « hétéros », au nom de la soi-disant « inutilité et erreur » du terme « hétérosexuel », et au nom surtout d’un humanisme universaliste religieux de bon aloi. Mais ça ne me fait absolument pas plaisir. Ça m’énerve, même ! Ils n’ont toujours rien compris à ce que j’écris et dit pourtant très clairement depuis longtemps sur l’hétérosexualité. Non seulement il est nécessaire d’employer le terme « hétérosexualité », mais il est fortement recommandé de le faire et de dénoncer EXPLICITEMENT l’hétérosexualité, non pas dans son sens communément partagé de « différence des sexes », mais en tant que système idéologique bisexuel menaçant la différence des sexes en se faisant passer pour cette dernière.
 

Déclarer que le terme « hétérosexualité » doit être banni des débats parce qu’il serait « inutile et insensé » (ce qui est absolument faux, en plus : le mal a sa logique et doit être nommé), c’est une catastrophe. Cela revient à laisser tous les pouvoirs aux non-dits sur l’hétérosexualité, et finalement à l’hétérosexualité !
 
 
 

Voir la traduction en italien sur ce lien. Je rajoute cet article capital sur la demande de « réforme » du discours ecclésial sur l’homosexualité.

L’homophobie dans l’Église catholique

 

Voici la nouvelle Vidéo de l’Araignée (n°9) : « L’homophobie dans l’Église catholique ». Appropriée pour le #Synode

 

Je n’ai pas fait exprès que cette vidéo tombe en même temps que le début des États Généraux du Christianisme à Strasbourg sur le thème du désir, États Généraux où pour la deuxième fois consécutive, ma présence a été annulée. Comme si l’Église pouvait actuellement se payer ce luxe, à la veille d’un Synode sur les familles qui va être centré médiatiquement sur l’homosexualité… #Toutvabien. Ça vous laisse deviner l’état de schizophrénie dans lequel se trouve l’Église catholique d’aujourd’hui, et la censure homophobe, le manque de hauteur de vue dont font preuve la plupart des hommes de médias « cathos » – la team de Jean-Pierre Denis de La Vie en première ligne, Jacques Arènes et affiliés aux francs-maçons dans l’Église. Pour boucler la boucle de ce triste tableau, j’apprends que Frigide Barjot, elle, s’y rend, à ces États du Christianisme Culturel. Ça me rassure: elle défendra “son” Pape (et tacitement l’Union civile et l’hétérosexualité) à la place des leaders de la Manif Pour Tous, qui sont tout aussi censeurs sur l’homosexualité qu’elle. #HappySynod

 

Au milieu de cette laideur interne, heureusement qu’on peut admirer, dans un contexte (tout aussi) dramatique, ce récent martyr en Oregon d’une immense et paradoxale beauté : ces 10 étudiants qui ont perdu la vie parce qu’ils ont assumé d’être chrétiens. Nous entrons dans une période mondiale de toute beauté.

 
 
 

N.B. : (Et pendant ce temps-là, sur Twitter, on me traite limite de menteur… alors que j’ai effectivement été invité cette année et il y a deux ans aux États Généraux : pour une table ronde avec Christine Pedotti, puis pour une table ronde avec Dominique Fernandez deux ans après.)
 
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P.S. : Je rajoute cet article capital sur la demande de « réforme » du discours ecclésial sur l’homosexualité.

Les Vidéos de l’Araignée sur Youtube (de 9 à 16)

 

Vidéo n°9 – « L’homophobie dans l’Église catholique »
 

 

Vidéo n°10 – « Trois de mes humbles héros »
 

 

Vidéo n°11 – « Définition de l’homophobie »
 

 

Vidéo n°12 – « Fin des Temps »
 

 

Vidéo n°13 – « Le Potentiel comique de Sofia Aram »
 

 

Vidéo n°14 – « Afrique, Poumon de l’Église »
 

 

Vidéo n°15 – « Les Soirées entre amis »
 

 

Vidéo n°16 – « Saint Antoine de Padoue, mon frère »
 

 

Trois avertissements mondiaux puissants et mettant le feu au poudre

 

Trois événements mondiaux retiennent mon attention en ce moment. Ils sont à la fois déjà là et larvés. Ce relevé n’est donc absolument pas là pour faire déprimer ou paniquer, mais au contraire pour avertir et appeler à la confiance et à la conversion au Christ.
 

Le premier, c’est l’arrivée de la deuxième partie du Synode sur la famille, au Vatican, du 5 au 25 octobre 2015. Je vois d’une part les tentatives déjà nombreuses, venues des athées mais aussi malheureusement des cathos et des évêques, de prendre le Pape François à leur propre piège, et d’autre part, la nécessaire chute du discours papal sur l’homosexualité (j’en sais quelque chose : même quand on parle bien de ce sujet, on réveille une division forte dans le monde et dans l’Église, et on est incompris/détesté/craint de la très grande majorité. Ça va être – et c’est déjà – le gros bordel. Les médias et les cathos vont se déchaîner contre le Pape pour le perdre et perdre les bons cathos. Il ne faut pas se laisser troubler).
 
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Pape ridiculisé
 
Pape François ridiculisé 2
 

Le deuxième événement (puissant symboliquement), c’est le démarrage quasi officiel de la Troisième Guerre mondiale, avec l’envenimement de la situation au Yémen, et l’attaque des Russes en Syrie (pour soutenir Bachar ?) hier, mercredi 30 septembre 2015.

 

Le troisième événement, c’est l’inévitable (?) écroulement de Wall Street, et plus gravement de la monnaie extérieure à l’être humain (écroulement boursier qui annonce la « nécessité » de la puce électro pour tous). Certains économistes, plus ou moins solides (mais quand même), nous annoncent la chute des cours financiers pour l’automne de cette année.
 

 

Cela dit, il y a, dans ce ciel obscurci, un horizon d’Espérance. Les jeunes lycéennes nord-américaines veillent !

New Age : Tu seras ton propre Dieu

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Deux petites citations sur la « gnose » qu’impose le Gouvernement Mondial boboïste, qui promeut la séparation de l’Esprit et du Corps (ou, ce qui revient au même, la fusion entre les deux), en oubliant que leur lien, et qui purifie ce Mens sana in corpore sano (cet ésotérisme du développement personnel), qui apporte l’espace de vie, c’est le Christ.

 

« Le Nouvel Âge est une ‘gnose’ dans la mesure où il propose un chemin de libération réservé à des initiés et dont le ressort est une ‘connaissance’ (‘gnosis’ en grec) permettant de capter à son profit les bonnes énergies de l’Univers. Cette gnose est teintée de naturalisme (l’homme est une pièce de la nature) et de panthéisme (le divin est présent de façon diffuse dans le Tout). » (Mgr Léonard à propos du New Age, dans Les Raisons d’espérer (2008), p. 92)

 

« Pour Olivier Brand, ‘Dieu’ était la somme, toujours en développement, de la vie créée et l’unité personnelle de chaque individu formait un élément de cet être divin. D’où il concluait que les rivalités individuelles étaient la plus grande des hérésies, et le plus grand obstacle à tout progrès : celui-ci ne pouvant résulter que de la fusion des individus dans la famille, de la famille dans l’État, et des États particuliers dans le grand État universel. » (Robert-Hugh Benson, Le Maître de la Terre : La Crise des derniers temps (1905), p. 28)

Contractions eschatologiques

 

À ceux qui me disent qu’on n’a pas à parler des fins dernières ni de leur imminence du simple fait que, et c’est vrai, personne, ni le Fils ni la Mère, ne sait le jour et l’heure de la venue de Jésus, je leur réponds : Ce n’est pas parce qu’on ne connaît pas le jour et l’heure exacte de l’heureux accouchement qu’on doit ignorer les contractions.

Les Vidéos de l’Araignée sur Youtube (de 1 à 8)

 

Vidéo n°1 : « Mon message existe sur Youtube »
 

 

Vidéo n°2 : « Pourquoi l’amour homo n’existe pas »
 

 

Vidéo n°3 : « Ce que je pense de Zemmour »
 

 

Vidéo n°4 : « Continuer l’opposition au mariage gay »
 

 

Vidéo n°5 : « Définition du boboïsme »
 

 

Vidéo n°6 : « Le Gender et le lobby LGBT, c’est l’hétérosexualité »
 

 

Vidéo n°7 : « Islam, la non-religion »
 

Vidéo n°8 : « Pourquoi la masturbation c’est mal »
 

Daniel 8

La vision du Bélier et du Bouc

La vision du Bélier et du Bouc


 

Ce matin, pendant l’oraison, le Seigneur m’a donné cette Parole (Daniel 8, 13-19). Pour les bons en calcul mental et qui veulent comprendre, c’est plutôt clair : « J’entendis alors un Saint parler. Et un Saint dit à Celui qui parlait : ‘Jusques à quand cette vision du sacrifice perpétuel, de la perversité dévastatrice, du sanctuaire livré et de l’Armée foulée aux pieds ?’ Il me dit : ‘Jusqu’à deux mille trois cents soirs et matins ; puis le sanctuaire sera rétabli dans ses droits.’ Or, tandis que moi, Daniel, je regardais cette vision et cherchais à la comprendre, voici que se tint devant moi une apparence d’homme. Et j’entendis la voix d’un homme au milieu de l’Oulaï qui criait et disait : ‘Gabriel, fais comprendre la vision à celui-ci !’ Il vint près de l’endroit où je me tenais ; et tandis qu’il venait, je fus terrifié et me jetai face contre terre. Il me dit : ‘Comprends, fils d’homme, car la vision est pour le temps de la fin.’ Tandis qu’il me parlait, je tombai en léthargie, la face contre terre. Il me toucha et me remit debout à l’endroit où j’étais. Puis il dit : ‘Je vais te faire connaître ce qui arrivera au terme de la colère, car la fin est pour une date déterminée. » (Daniel, écrit entre le VIe siècle av. J.-C.et le IIe siècle av. J.-C., soit entre – 600 et – 200)

Film « Marguerite » de Xavier Giannoli (avec Catherine Frot) : le navet que les bobos trouvent géniâl

Marguerite Ange
 

Au secours, y a-t-il quelqu’un de sensé dans la salle ?

Les bobos s’extasient en ce moment sur « Marguerite » de Xavier Giannoli qui vient de sortir en salles en France. Quand à la fin de la projection j’ai entendu la salve d’applaudissements quasi unanimes en l’honneur de ce film pourtant médiocre et choquant, non pas esthétiquement mais dans ses messages, je n’ai pas pu réprimer ma révolte : « Mais ils sont tous devenus cons ou quoi ?? Si vous trouvez ce film beau et profond, c’est que vraiment la France est en pleine dégringolade, en pleine régression morale, intellectuelle et spirituelle ! » À la sortie, j’ai heureusement pu me défouler sur les deux amis avec qui je me trouvais, et qui, pour au moins l’un d’entre eux, se seraient volontiers fait avoir. Quelle époque, mes frères, quelle époque passionnante et effrayante à la fois !
 
Marguerite France
 

L’onirique équivaudrait au Vrai, voire même Le dépasserait

Le message principal du film, tenez-vous bien, c’est celui-ci : Il ne faut pas briser des rêves, même irréalistes. Tant pis si les gens passent pour des idiots ou des fous : ils sont quand même « touchants » dans leur fidélité à leurs croyances insensées. Il faut les laisser. Valorisons leurs intentions à défaut de pouvoir valoriser leurs talents réels. C’est un peu la bienveillance condescendante qu’on retrouve dans la chanson hyper bobo d’Anne Sylvestre « Les Gens qui doutent » : « J’aime leur petite chanson même s’ils passent pour des cons. » L’important, c’est de participer. L’important, c’est d’y croire. Logique hédoniste s’il en est. Chacun doit réaliser son rêve : ce qui prime, c’est de se faire plaisir (… même si c’est au détriment des autres et de soi). La passion amoureuse ou idolâtre excuserait tout. Peu importe le résultat. Peu importe le Réel, l’excellence, le Meilleur, le Vrai. Cette pensée qui érige le doute et le fantasme sur un piédestal se veut un hommage vibrant à la sincérité, qui serait finalement plus belle que la Vérité même. La star ratée est belle, au moins d’être sincère, d’avoir cru être star. Ce serait « pas bien » de briser des rêves, surtout les rêves d’amour de la femme amoureuse : ça peut la tuer physiquement, en plus de la rendre malheureuse. Au diable la connaissance, et vive l’ignorance ! Au diable les tristes réalistes ! Nazis, va !!
 
Marguerite ampoules
 

Margue-rite

« Dans le boboïsme, tout est rituel, rien n’est sacré. » comme me l’avait expliqué à très juste titre une amie spécialiste des bobos. Et en effet, le film « Margue-rite » prétend créer un nouveau rite : la consécration (et le sacrifice rédempteur) de la médiocrité. Le mythe de la Vérité par le mensonge ou par la merde (autrement appelé le kitsch). « Marguerite » est un film moralisant sur la grande mascarade sociale qui excuserait la petite mascarade individuelle de la sincérité. À en croire son réalisateur Xavier Giannoli (tiens, encore un bobo barbu…), les chimères, les illusions, l’imaginaire fallacieux contiendraient leur part de vérité, de beauté, d’amour, que n’égalerait pas leur dénonciation. Si le mensonge sert à vivre et soulage, ma foi, tolérons-le. Voire même, qu’il remplace la Vérité ! qu’il remplace l’Amour ! Par exemple, Georges, le mari infidèle de Marguerite, à la fin, « aimerait » vraiment celle-ci quand même, rien qu’en protégeant Marguerite de la « terrible » vérité, rien qu’en tentant de sauvegarder les apparences du « monde intérieur » fantasmé que sa femme cocue s’est construit. C’est « ça » l’amour… Le cinéma intérieur permettrait cette substitution « miraculeuse » entre Vérité et sincérité, entre Vérité et mensonge, la rendrait possible et magnifique. La voix (objectivement fausse) de l’héroïne serait plus belle que les mensonges bienveillants mais lâches qui la couvrent et la portent cyniquement aux nues. L’auto-mensonge serait mille fois plus excusable que le mensonge des autres, car on ne se l’imposerait qu’à soi-même. On excuse tout à la femme amoureuse et naïve ! Xavier Giannoli et tous ses suiveurs bobos nous proposent en réalité par ce film une moralité par défaut. Le médiocre deviendrait le bien ou le meilleur du fait qu’il trouve pire ailleurs ou qu’il est entouré d’un simulacre de meilleur que lui, d’un faux bien. Du fait aussi qu’il serait sincère et individuel (pardon… « intime »). Syllogisme aberrant, hallucinant d’immoralité moralisante ! En fait, c’est le culte du relativisme, un relativisme jugeant le jugement (autrement dit, jugeant l’intelligence et le goût des belles choses vraies) : « Qui a le cœur assez pur pour juger Marguerite ? » argue le Maître Dong de l’histoire, le Noir Madelbos. Sublime renversement des valeurs : le fou qui s’illusionne serait plus sage et plus doué que les sages et que ceux qui chantent bien ; la vraie Charité serait de mentir ; les apparences seraient toujours trompeuses. Le bobo applaudit la nullité comme du génie caché. Seul lui serait capable de déceler « le bon goût du mauvais goût ». Oui, je crois qu’on peut le dire : on nous fait vraiment passer des vessies pour des lanternes !
 

"La tentation de l'innocence" si bien décrite par Pascal Bruckner

« La tentation (bobo) de l’innocence » si bien décrite par Pascal Bruckner


 

Sainte Marguerite Dumont, prophète de la grandeur de la nullité, priez pour nous

Marguerite est l’archétype de la diva bobo (Yolande Moreau, en un peu moins pire). On nous la vend comme le prophète qui s’ignore, comme la divine ingénue, comme la sainte ratée (mais tellement plus sainte et visionnaire que les saintes assermentées !), comme la rigolote drôlissime (c’est « jubilatoooire ») qui serait un symbole (« révolutionnaire » à son insu) de la dénonciation des faux-semblants et à elle toute seule un pied de nez au star system qui fabrique des vedettes formatées par les diktats de la société bourgeoise), comme la nouvelle Colette, comme la bourgeoise anti-bourgeoise (bobo, quoi). On croit rêver. Les bobos n’ont jamais compris que la naïveté et l’irréalité n’étaient pas l’innocence, et encore moins l’Amour et la Vérité. Dans les faits, le personnage de Marguerite n’a rien d’une grande dame. Elle ne vit que pour elle et pour son image. C’est la femme stérile dans tous les sens du terme (elle finit d’ailleurs par cracher du sang, comme Emma Bovary). Elle fait semblant d’aider les autres en organisant des galas de Charité, mais on ne la voit jamais concrètement à l’œuvre auprès des pauvres. Elle dépense des sommes astronomiques pour ses caprices de star (c’est un vrai panier percé). Elle corrompt tout le monde (d’où la vague de mensonges et de non-dits qui l’engloutit). Elle fait du chantage. Elle délaisse son mari. Elle se ment à elle-même et vit dans son petit monde matérialiste et individualiste. Elle dilapide tous ses biens pour se construire une carrière ratée et s’entourer de faux amis et de mécènes cyniques et androgynes. Elle s’auto-détruit (« J’ai adoré la souffrance. » conclut-elle à la fin du film). Et ceux qui se rendent compte de la supercherie de cette fausse sainteté cinématographique n’auraient évidemment « rien compris » et ne « sauraient pas s’émerveiller » #foutagedegueule. (« Mais vous ne comprenez pas. » dira Françoise, la maîtresse de Georges, face à son amant qui se lamente des excentricités et des velléités de célébrité chez sa femme. #solidaritéféminine). Mais qui n’a rien compris dans cette histoire, en réalité ?
 
Marguerite ampoule 2
 

Les bobos commencent à peine à nous faire chier (et c’est parti pour durer, visiblement !)

Derrière ce film, on retrouve toutes les rengaines bobos du moment : les thèses féministes misandres (les femmes sont toutes trompées par leur mari, les hommes sont tous des manipulateurs volages et sans couilles : « Encore une fois l’histoire d’une femme trompée. Une de plus… » lamente Atos Pezzini), la haine du mariage (ce film, c’est la rêverie féminine contre le réalisme macho ; il n’y a ni famille ni enfants ; et selon le médecin de l’asile à la fin, « jamais Marguerite n’a été une femme heureuse en amour. »), l’appel à l’anarchie anticonformiste et au blasphème iconoclaste (Kyril, le dandy anarchiste efféminé, scande qu’il ne veut « plus de religion ! » et déclare la mort de l’art : « Merde à la beauté ! » ; par ailleurs, dans le film, la Croix du Christ est toujours l’endroit du mensonge et de la panne de voiture… #nocomment), le paganisme et l’ésotérisme (avec le Noir Madelbos jouant le rôle de sorcier entraînant Marguerite vers une mort magnifiée, Félicité la « femme à barbe » médium et cartomancienne), l’encouragement à la débauche (Lucien et Kyril se rendant dans une fumerie d’opium, Madelbos tronchant Félicité, Georges couchant avec Françoise, Atos le pédéraste sortant avec des éphèbes largement plus jeunes que lui et collectionnant les photos pédophiles, etc.), l’éloge de la féminité sanctifiée-parce-que-déchue (Hazel, avec sa voie éraillée, est le prototype de la « jeune première » bobo actuelle ; et Catherine Frot, le prototype de l’égérie bobo, c’est-à-dire de la vieille Yolande Moreau lunaire), l’éloge de la folie (qui serait plus sage que la sagesse officielle des hommes…), etc.
 

Lucien et son "poussin" Kyrile

Lucien et son « poussin » Kyrile


 

Ce film soi-disant « beau » sombre dans la nostalgie dépressive éthérée du boboïsme. Je n’aurai pas le temps de le passer au tamis des 59 codes de mon prochain livre sur les bobos. Mais je peux déjà vous dire qu’on trouve dans « Marguerite » quelques perles typiquement bobos : par exemple la folie bobo pour le blanc (code n°32), avec l’héroïne qui « ne mange que des aliments blancs » ; la promotion de la transidentité et de l’homosexualité (code n°59), avec Félicité la « Barbue » (so Gender…) ; la passion pour les ampoules et les bougies (code n°36), avec la salle de spectacle et ses ampoules suspendues (rêverie typiquement bobo) ; la fanfare jazzy (code n°16), avec Madelbos le Noir (sosie de Louis Armstrong) et la photolâtrie (code n°42) ; la voix-off insupportable (code n°35), avec les interviews ratées de Marguerite enregistrées sur gramophone et conservées comme des reliques sacrées de la star incomprise. Etc. etc. Le cortège de clichés bobos dans ce film est infini ! Quand je pense que les éditions Artège ont refusé de publier mon bouquin sur les bobos, en me disant qu’ils ne voyaient pas à quel public il se dirigeait… on voit bien que la plupart des cathos ne savent pas regarder leur époque !
 

Vive le blanc !

Vive le blanc !


 

Un film sur la Vérité et pourtant ennemi de la Vérité

Le film de Xavier Giannoli, malgré les apparences et ses intentions, n’est pas ami de la Vérité. Il nous parle de « Vérité » à tout bout de champ : il se présente comme une biopic historique, basée sur « une histoire vraie » (générique du début) ; même le chapitrage insiste sur le pouvoir de la « Vérité » (« Chapitre 5 : la Vérité »). Et pourtant, tout du long, « Marguerite » ne nous montre que des personnages qui mentent aux autres et se mentent à eux-mêmes. Giannoli n’aime pas la Vérité et n’y croit plus (c’est finalement bien ça, la définition du boboïsme : un manque de foi qui se fait passer pour une profession de foi désabusée). Il fait même dire à son héroïne : « Croyez-vous que toutes les vérités soient bonnes à entendre ? » Selon ce réalisateur, tout dans la vie serait une question de « points de vue », de « croyances et de perceptions personnelles », d’« intentions » : la fausseté vocale de Marguerite n’égalera jamais la lâcheté des autres à ne pas la juger (on observe ce subjectivisme absolu dans des films comme « Le Goût des autres » ; d’ailleurs, Agnès Jaoui, dans le style bobo hédoniste subjectiviste, aurait pu tout à fait jouer le rôle de Catherine Frot !). « Marguerite » est un film sur la Vérité. Or il enchaîne les incohérences et les invraisemblances (vous m’expliquez comment une voix aussi exagérément laide n’est dénoncée par personne ? vous m’expliquez comment une chanteuse ne s’entend pas chanter et n’a aucune idée de sa voix ? vous m’expliquez comme Marguerite parvient à remplir sa salle de théâtre à la fin ? vous m’expliquez comment une voix a le pouvoir de tuer quelqu’un ?). Et le pire, c’est qu’en mentant, ce film prétend faire la morale aux gens qui mentiraient plus que lui ! Bienvenue sur la cour d’école des adulescents bobos ! De plus, dans « Marguerite », la « Vérité » n’est annoncée que par les objets, la technique, l’artifice, le matériel ; jamais par des personnes humaines. On voit bien toute l’idolâtrie matérialiste qui se cache derrière le boboïsme « anti-Système ». Le film de Giannoli est, malgré les étoiles dans les yeux, profondément désespéré : selon lui, la « Vérité » soit n’existe pas, soit serait forcément laide, cruelle, rabat-joie, sans cœur, ricanante (comme les rires du public lors de la scène finale), mortelle (Marguerite, à la fin, telle une héroïne tragique, s’effondre dans les bras de son mari, foudroyée d’avoir entendu l’enregistrement de sa vraie voix : le bobo est intimement persuadé que la beauté est mortelle et dangereuse). Le credo du boboïsme, c’est que la Vérité – belle, éternelle, unique, aimante – n’existe pas : seuls le doute, le flou, la perception instantanée, les vérités partielles et individuelles, les amours éphémères, composeraient ce « vrai » relatif et temporaire. Lucien, par exemple, est l’allégorie du libertin bobo à la sauce Vicomte de Valmont, du prince charmant qui ne s’assume pas et qui voit l’amour comme une terrible maladie/hypocrisie/soumission, pour au fond ne pas s’engager et se donner pleinement : il n’avouera jamais son penchant pour la belle Hazel, sous prétexte qu’il ne serait pas « digne d’elle ». Puanteur de l’hypocrite pudeur/humilité du bobo ! Ce que nous annonce à son insu le film « Marguerite », que certains sacrent déjà comme un « chef-d’œuvre » de drôlerie, de sensibilité, de vérité et d’amour (pauvres d’eux !), c’est que notre époque ne croit plus en la Vérité ni en l’Amour. Nos contemporains nous vendent le mensonge, l’intention, l’imaginaire ou l’illusion comme de l’amour vrai. J’ose espérer qu’il existe encore quelques âmes qui ne se laisseront pas bercer par cette comédie de la fausse « pudeur » et de la « merde prophétique » orchestrée par les bobos. Par pitié !
 

Valmont et Merteuil bobos (Lucien et Hazel)

Valmont et Merteuil bobos (Lucien et Hazel)

cadeaux et Cadeau

soiree-amis
 

Hier soir, je me suis retrouvé à un anniversaire-surprise. Très très bonne soirée, avec des gens d’une grande qualité d’âme. J’ai eu le temps à un moment donné, au milieu du flot des conversations des invités, de glisser deux mots à l’ami au centre des attentions, sur l’imminence de la fin des temps et de la période où nous chrétiens allons être contraints de nous cacher pour survivre. Car lui-même, catholique pratiquant, partage mon intuition et mon empressement confiant. Cela fait un moment que nous en parlons ensemble dans nos échanges privés, et je lui donnais les nouvelles fraîches.
 

Culot de ma part. J’étais le seul des convives à arriver sans cadeau, estimant que ma seule présence suffisait (et c’était le cas en plus !) : mon ami était très heureux de me voir et moi aussi, il a matériellement tout ce qu’il lui faut, et ne recevait que des cadeaux somptueux et superflus (appareil à faire des pâtes soi-même, figurines Tintin, énième montre…).(Pour ma part, je n’ai jamais aimé les cadeaux – ni en donner, ni en recevoir – et je ne les tolère qu’en cas d’extrême nécessité ou pour éviter les incidents diplomatiques. D’aucun verront cela comme une impolitesse et un manque de savoir vivre… alors qu’en réalité, c’est un amour de la Vérité, de l’utilité et de la simplicité. Les cadeaux matériels me mettent très mal à l’aise et me font rarement plaisir.)
 

Et c’était très « fort », ce moment de la soirée où mon pote déballait toutes ses babioles devant ses amis/sa femme/ses enfants, où nos deux regards se sont croisés et fixés pour partager – sans tristesse aucune, bien au contraire – la vanité et la gravité eschatologique de la situation, où nous nous sommes extraits de la fête pour nous recentrer sur l’Essentiel : l’arrivée de Jésus.