La denuncia sprezzante dell’eterosessualità e l’invito a evitare l’uso del termine, credete seriamente che mi faccia piacere?

 

Certi cattolici attualmente presenti a Roma per le conferenze pre-Sinodali immaginano che mi renda felice sentire alcuni cardinali e laici cattolici denunciare l’uso della parola ‘eterosessualità’ e dell’etichetta ‘etero’ in nome della sedicente « inutilità ed errore » del termine « eterosessuale », tutto ciò a nome soprattutto di un umanesimo universalista religioso di buona qualità. Ma questo non mi fa assolutamente alcun piacere. Mi dà pure fastidio.Non hanno ancora capito niente di ciò che ho scritto e detto molto chiaramente sull’eterosessualità da molto tempo. Non solo è necessario usare il termine « eterosessualità », ma è fortemente raccomandato usarlo e denunciare espressamente l’eterosessualità, non per il suo significato comunemente condiviso di « differenza dei sessi », ma in quanto sistema ideologico bisessuale che minaccia la differenza sessuale spacciandosi per quest’ultima.
 

Dichiarare che il termine « eterosessualità » deve essere bandito dalle discussioni poichè sarebbe « inutile e sciocco » (il chè è assolutamente falso, anzi: il male ha una sua logica e deve essere chiamato per nome!) è una catastrofe. Quella di lasciare tutti i poteri alle menzogne sull’eterosessualità e, in definitiva, per l’eterosessuialità !
 
 
 
Ecco l’articolo originale in francese + un altro articolo interessante.

La condamnation unanime du coming out du Père Charamsa aurait réglé le tsunami de l’homosexualité arrivant sur le Synode ? (traduction italienne partielle)

 

À dire vrai, même si ma foi en l’Esprit Saint révélé pleinement à/en l’Église-Institution catholique et plus spécialement aux Papes François et Benoît reste intacte, je ne peux m’empêcher d’observer trois illusions (persistantes) dont la grande majorité des cathos et des cardinaux se nourrissent, à propos de la deuxième partie du Synode :
 

1) Que ce Synode serait un Synode « sur la famille ».

 

Non. Ce n’est pas un Synode sur la famille, même s’il en porte le titre et en a la prétention. C’est en réalité un Synode sur le CÉLIBAT (consacré et dont la forme est la continence). C’est un Synode, donc, sur l’Église, le corps ecclésial en particulier et sa viabilité/légitimité.
 

2) Que ce Synode ne fera pas de grandes vagues.

 

On peut le souhaiter et prier pour cela, mais ça ne s’annonce pourtant pas comme ça. L’enjeu caché du Synode est de taille : éviter le schisme. Je dis « caché » car le Pape et ses proches essaient de minimiser ce risque, de jouer profil bas, de rassurer les cathos devant le tsunami progressiste qui arrive sur le Vatican (c’est bien vite oublier qu’un autre progressisme – tout aussi redoutable que l’officiel – est porté par les tradis et les conservateurs parmi les cathos, qui rêvent d’une « réforme » qui fait progresser l’Église vers l’arrière). Les têtes pensantes/priantes du Vatican annoncent par prudence tactique qu’ils n’annonceront rien de nouveau, de « révolutionnaire », et qu’ils feront des déçus. Mais je ne serais pas si optimiste. Les catholiques ont-ils conscience que le danger n’est pas que derrière mais surtout devant eux ? Prient-ils pour les bonnes intentions ? Je ne le crois pas pour tous.
 

I cattolici sono consapevoli che il pericolo non è dietro ma soprattutto davanti a loro?
 

3) Que l’homosexualité occupe une place-annexe dans ce Synode.

 

C’est absolument faux de le croire. L’homosexualité y est le point de crispation majeure, même si la Curie ne veut toujours pas le voir (et le noyer avec le dossier des divorcés-remariés) et veut en faire un non-sujet, en se servant, qui plus est, de la forte vague émotionnelle d’indignation unanimement condamnante suscitée par le scandale d’ouverture de la deuxième partie du Synode : le coming out du prêtre polonais le père Charamsa. Cet événement n’est que l’incendie – certes impressionnant mais isolé et vite maîtrisé – qui en cache un plus gros : l’incendie de la tiédeur ecclésiastique par rapport à la bipolarité hétérosexualité-homosexualité, de la peur interne à dénoncer le mythe de « l’amour homo » et à annoncer la sainteté dans le célibat continent, de la caution aveugle à l’hétérosexualité (comprise comme la différence des sexes). J’ai pioché au hasard sur Facebook (ci-dessous) des réactions de catholiques (et même un extrait sur le Padreblog) pourtant réputés solides, qui se montrent très timorés ou inexacts concernant l’analyse de l’homosexualité et de l’hétérosexualité. Ils réduisent le scandale du coming out du père Charamsa à une affaire d’adultère universelle et de rupture du vœu de chasteté dans le sacerdoce, pour se dédouaner d’expliquer que c’est aussi l’homosexualité, la croyance en l’hétérosexualité et la croyance en l’amour homosexuel qui posent problème, et qui sont de graves facteurs aggravants ajoutés au péché d’adultère et au péché de désobéissance anti-sacramentelle posés par un ecclésiastique défroqué minoritaire. Comme je l’explique depuis longtemps, l’homosexualité est le seul sujet qui divise vraiment l’Église à un point inimaginable. Je dirais que les trois-quarts des cathos croient en l’« amour homo », et que le quart restant ne sait pas pourquoi il s’y oppose, ni comment expliquer pourquoi il n’y croit pas (à part bibliquement et sacramentellement), ni a envie de s’y opposer. Car c’est une thématique objectivement épineuse, impopulaire, difficile à éclaircir. Même quand on parle bien de l’homosexualité, on réveille une division forte dans le monde et dans l’Église, et on est incompris/détesté/craint de la très grande majorité de ses proches, y compris cathos (j’en sais quelque chose!). Je n’ai pas la berlue. Pendant les conférences pré-synodales qui ont eu lieu à Rome avant dimanche dernier, rien ne laissait présager que – même dans les tables rondes censées traiter directement du sujet de l’homosexualité – l’hétérosexualité et l’homosexualité étaient prises au sérieux et vraiment affrontées.
 

En s’illusionnant sur le fait que l’éviction post-coming out d’un membre de la délégation de la Doctrine pour la foi éloigne miraculeusement le problème, beaucoup de catholiques ne s’imaginent pas que, même si les armées progressistes et gay friendly de Pharaon (= l’hétérosexualité) se trouvent derrière eux, la mer (l’Église) est sur le point de s’ouvrir en deux en face ! Personnellement, je préfère, concernant le danger du schisme, regarder le cerbère à trois têtes en face ! C’est le meilleur moyen de le terrasser, je crois. C’est ça l’Espérance. Pas un vœu pieux « optimiste » fondé sur une fausse idée d’« unité ecclésiale ». Et le schisme sera (peut-être) évité.
 

Preghiamo perchè il tema dell’omosessualità e della santità nel celibato continente siano opportunamente affrontati e spiegati da questo Sinodo, prendendo il « toro per le corna » su un tema che divide così tanto i cattolici in balia delle bighe progressiste del Faraone LGBT ( = eterosessualità) che rincorrono il popolo in fuga. Solo così si potrà evitare che la Chiesa si apra in due come il mar rosso, e che invece possa passarvi in mezzo, all’asciutto come ai tempi di Mosè.
 

Enfin, pour terminer sur l’Affaire Charamsa, loin d’accabler le prêtre polonais, loin de me contenter de le mépriser en priant hystériquement sur sa « chute » sans chercher à comprendre son sens, loin de justifier son coming out, je pense que son attitude n’est pas que le « stratagème médiatique » que beaucoup de cathos veulent y voir. Il y a du vrai derrière son « putsch ». La réaction de ce prêtre est logique et indique que les torts sont malgré tout partagés entre lui et l’Église romaine, que le discours ecclésial sur l’homosexualité n’a pour le moment trouvé ni son couronnement ni sa cohérence ni son incarnation. Ce n’est pas un hasard si le prêtre en question s’est exclamé dès sa première interview : « Il est temps que l’Église ouvre les yeux face aux gays croyants et comprenne que la solution qu’elle propose, à savoir l’abstinence totale et une vie sans amour, n’est pas humaine ». En effet, Charamsa pointe du doigt l’exigence de la CONTINENCE que l’Église catholique sous-entend dans son discours sur l’homosexualité, mais surtout la peur – qui ressemble à une hypocrisie, pour le coup – de Celle-ci à assumer et à annoncer explicitement cette exigence… car en effet, 1 point pour le prêtre polonais : l’Église n’a pas encore eu le courage d’assumer précisément l’appel au célibat continent, c’est-à-dire au « renoncement au couple » demandé aux personnes durablement homos (renoncement qui n’est absolument pas induit par le terme vague de « chasteté » qui pour l’instant a prévalu dans tous les discours officiels de la Curie sur l’homosexualité). Pas étonnant, donc, que ce dernier voie et dénonce ce manque de franchise RÉEL, ce talon d’Achille, ce voile pudique d’imprécision pudibonde, comme une mascarade, un signe révélateur d’une homosexualité cléricale refoulée (car pour une part, ce voile est un aveu de pratique homosexuelle et de croyance en « l’amour homo » effectivement cachées dans le Clergé !). Et pour aller un peu plus loin, Charamsa attend la Vérité. Il attend la forme concrète de la Croix qui Lui est donnée spécifiquement dans le cadre de sa tendance sexuelle réelle. Et l’Église prive pour l’instant toutes les personnes durablement homosexuelles de cette Bonne Nouvelle de la continence. C’est un manque objectif. Alors je n’irais pas aussi vite dans le lynchage du monsieur dissident. Son coming out est l’indicateur de manquements à la Vérité que le Pape, les cardinaux et les évêques doivent écouter, au lieu de noyer la part de Vérité que contient le geste médiatique infâmant dans le procès d’intentions caricatural (« Il a fait ça pour se faire remarquer! », « C’est diabolique! », « Il a voulu diviser à la veille du Synode ! », « Il a loupé son coup ! », « Il a voulu vendre son futur livre. », « Il fait les choux gras des médias anti-cléricaux », etc.). Il faut savoir écouter aussi le sens des attaques.
 
 
 
 

Ci-dessous, trois réactions sur le coming out qu’aurait magiquement neutralisé un lynchage « catholique » unanime :
 
polonais 1
polonais 2
polonais 3
 
 

Voir aussi la traduction espagnole de cet article, sur ce lien ; ainsi que l’article associé, en français et en espagnol. Je rajoute cet article capital sur la demande de « réforme » du discours ecclésial sur l’homosexualité.

La question homosexuelle traitée avant le Synode : Kyrie Eleison

 

Kyrie eleison…
 

Je me sens bien seul (ou catapulté dans une solitude chronique identique à celle ressentie au « parcours homosexualité » de Paray-le-Monial l’été dernier)… en recevant à l’instant ce message d’un ami catho, pourtant bien intentionné, qui m’envoie ce message sur Facebook : « Très bon, et dans ta ligne! #oremus » en me mettant en lien cet article en anglais provenant des dernières conférences pré-synodales sur l’homosexualité…

 

Je lui explique comme je peux et gentiment que, non, c’est pas « génial », ce qui est dit, voire même que c’est superficiel. Je lui réponds ceci : « Non. Ce n’est pas dans ma ligne. Pour moi : 1) Ce n’est pas suffisant de dire qu’une personne n’est pas son orientation sexuelle, ou n’est pas « un gay », et ensuite qu’elle est accueillie en tant qu’homme ou femme, telle qu’elle est. Quand est-ce qu’on parle de cette tendance sexuelle, de comment concrètement on est appelé à vivre avec (si elle est durable) tout en restant fidèle à l’Évangile et à l’Église? Ça, l’article n’y répond pas. 2) Ce n’est pas suffisant de rappeler l’universalité de la vertu de chasteté. En répétant sans cesse le mot « chasteté » (peut-être même « sainteté »), ils se donnent l’illusion qu’ils parlent de la forme, mais en réalité ils n’en parlent pas. Parce qu’ils sont flipés de révéler que la forme concrète de la chasteté demandée par l’Église aux personnes durablement homos ou bien séparées/divorcées remariées, c’est le célibat continent, autrement dit la même exigence que la chasteté demandée aux prêtres et aux religieux (mais, en plus, sans le sacrement de l’ordre !). C’est donc nous tromper sur la marchandise et sur la Croix SPÉCIFIQUE que propose concrètement l’Église catholique aux personnes homosexuelles que de nous faire croire que leur Croix n’est pas spécifique et que leur chasteté est, dans sa forme, universelle. Ce n’est pas vrai! » Et voyant leur peur et leur hypocrisie à transformer magiquement la forme (le célibat continent : porte étroite) par le fond (la chasteté : porte un peu moins étroite, car elle n’implique pas nécessairement le renoncement à la génitalité/sentimentalité dans le cas des couples mariés femme-homme), les progressistes et les personnes homos cathos en « couple homo » vont certainement se déchaîner contre eux et les traiter à juste titre de menteurs et de culs bénis.

 

Mon ami me répond alors : « C’est juste. Et pourquoi tu viens pas nous en parler à Rome? » No comment.

 

Je ne boue même pas. Je suis juste triste pour le Pape et l’Église. Tel que c’est parti, sur la question homosexuelle, le Synode va droit au mur. Nous ne pourrons pas avancer si nous faisons l’économie du traitement de l’hétérosexualité et de l’homophobie (deux mots pour l’instant considérés comme hors-sujet, non-sujets, ou sujets méprisables). Même le mot « homosexualité », c’est déjà limite banni !
 

Je ne peux que le constater de plus en plus. Il existe un réel mépris et peur ecclésiaux pour le célibat consacré (et sa forme concrète de chasteté : la continence, le célibat). Je le vois notamment à travers l’abord de l’homosexualité pendant ce Synode. Et c’est à cause de cette peur et de ce mépris RÉEL interne dans l’Église que l’Église catholique risque de vivre son grand Schisme. Car ces sentiments remettent en cause les prêtres et les laïcs célibataires. L’essence même de l’Église ! Sa pâte humaine ! Rien de moins que ça.
 

Prions pour notre Église. Car la question homosexuelle, qui a l’air d’une petite bactérie de rien du tout (qu’on pourrait régler pastoralement à coup de gentillets “Tu n’es pas que ça”, “Tu es appelé à la chasteté”, “L’Église ne te juge pas et t’accueille”, “l’homosexualité n’est pas le vrai sujet”), a le pouvoir, à elle seule, de La flinguer, ou du moins (car Elle ne passera jamais), de bien La diviser. J’en sais quelque chose : regardez comment, même en en parlant en Vérité, j’ai été traité et je suis traité. C’est un sujet où le diable s’est niché. C’est sa planque préférée. Y compris dans l’Église. Alors voilà. Je vous demande, sans théâtre et sans trépigner, que vous puissiez prier pour l’Église, pour la Vérité en son sein (et pas seulement – ce que je crains – les jolies formules que le Synode va très possiblement nous pondre, sur l’Humanité, la Chasteté, la Charité). Et cette Vérité, à mon sens, ne passe que par l’explicitation des mots hétérosexualité, continence (appel au célibat), sainteté (dans le cadre humain de l’homosexualité, je précise).
 
 
 

Cinq articles liés à celui-ci : Une pastorale spécifique ? + Le mépris ecclésial du traitement de l’hétérosexualité (attention danger !) + On ne pourra pas passer à côté de la proposition du célibat ! + Protestantisme autoroute vers la Nouvelle Religion Mondiale + La Fausse Solution du Coming out de Charamsa. Je rajoute cet article capital sur la demande de « réforme » du discours ecclésial sur l’homosexualité.

En pleine lecture du Maître de la Terre de Robert-Hugh Benson

maitre-de-la-terre
 

Ça y est ! J’avance bien dans mes différentes lectures sur l’Antéchrist, à tel point que je me sens d’attaque pour en faire une recension voire même une future conférence. Et là, ces jours-ci, je dévore le roman eschatologique Le Maître de la Terre (1905) de Robert-Hugh Benson. Un livre lu avec intérêt par nos deux papes actuels.

 

J’y reconnais tellement le boboïsme, c’est-à-dire ce paganisme de l’humanisme intégral ! Cet humanisme sans Jésus, où « L’homme est amoureux de l’homme ». Ce roman va même un peu plus loin que le « Père Elijah » de O’Brien, je trouve.

 

Un extrait :

 

« La persécution (anti-chrétienne), dit le père Percy (le héros s’adressant au Pape), est certainement en train d’approcher. […]. Jadis, dans les premiers temps du christianisme, l’attaque de Satan s’était produite sur le corps, avec des fouets, et du feu, et des bêtes féroces ; au XVIe siècle, elle s’était produite sur l’intelligence ; au XXe siècle, elle avait eu pour objet les ressorts les plus intimes de la vie morale et spirituelle. Maintenant, il semble que l’assaut va être dirigé des trois côtés à la fois. Cependant, ce qui mérite surtout d’être craint, c’est l’influence positive de l’humanitarisme. […] La persécution, s’écrit Percy, doit être accueillie comme le salut, et demandée à force de prières ; mais il craint que les autorités, dans leur ruse diabolique, ne reconnaissent trop la manière de distribuer l’antidote avec le poison. Sans doute, il y aura des martyres individuels, et en très grand nombre : mais ceux-là auront lieu malgré les gouvernements, et non pas à cause d’eux. Enfin, Percy s’attend à voir, d’un jour à l’autre, l’humanitarisme revêtir le déguisement de la liturgie et du saint-sacrifice ; quand il aura réussi à obtenir l’adhésion des peuples pour ce déguisement sacrilège, c’en sera fait de la cause de l’Église, si Dieu ne consent pas à intervenir ! » (pp. 161-162)

 

Je me régale ! À un moment, un peu plus tôt dans le livre, Benson décrit aussi son personnage catholique au milieu d’une assistance gagnée à la franc-maçonnerie du Gouvernement Mondial qui chante un hymne (maçonnique, justement) enthousiasmant et captivant la foule. C’est à l’occasion du « 50e anniversaire du vote de la ‘loi des pauvres’ ». Il cite une phrase de la chanson : « ‘Seigneur, qui habites la terre et les mers…’ Madame Brand lut les vers suivants, composés avec un heureux mélange de zèle et d’adresse pour l’exaltation de l’idée humanitaire. L’hymne entier avait une allure religieuse ; un chrétien même, à la condition de ne pas trop réfléchir, aurait pu le chanter sans scrupule. Et pourtant sa signification était assez claire : c’était la substitution de l’homme à Dieu comme objet du culte. L’auteur y avait introduit jusqu’à des paroles du Christ, disant, par exemple, que le royaume de Dieu résidait dans le cœur de l’homme, et que la plus grande de toutes les grâces était la charité. » (pp. 72-73)

 

Oh punaise… J’y retourne ! 😉

La dénonciation méprisante de l’hétérosexualité et l’appel à interdire l’usage du mot, vous croyez sérieusement que ça me fait plaisir ??

synode

 

Certains cathos, actuellement présents à Rome pour les conférences de pré-Synode, s’imaginent que ça me fait plaisir d’entendre certains cardinaux et laïcs catholiques dénoncer l’utilisation du mot « hétérosexualité » et de l’étiquette « hétéros », au nom de la soi-disant « inutilité et erreur » du terme « hétérosexuel », et au nom surtout d’un humanisme universaliste religieux de bon aloi. Mais ça ne me fait absolument pas plaisir. Ça m’énerve, même ! Ils n’ont toujours rien compris à ce que j’écris et dit pourtant très clairement depuis longtemps sur l’hétérosexualité. Non seulement il est nécessaire d’employer le terme « hétérosexualité », mais il est fortement recommandé de le faire et de dénoncer EXPLICITEMENT l’hétérosexualité, non pas dans son sens communément partagé de « différence des sexes », mais en tant que système idéologique bisexuel menaçant la différence des sexes en se faisant passer pour cette dernière.
 

Déclarer que le terme « hétérosexualité » doit être banni des débats parce qu’il serait « inutile et insensé » (ce qui est absolument faux, en plus : le mal a sa logique et doit être nommé), c’est une catastrophe. Cela revient à laisser tous les pouvoirs aux non-dits sur l’hétérosexualité, et finalement à l’hétérosexualité !
 
 
 

Voir la traduction en italien sur ce lien. Je rajoute cet article capital sur la demande de « réforme » du discours ecclésial sur l’homosexualité.

L’homophobie dans l’Église catholique

 

Voici la nouvelle Vidéo de l’Araignée (n°9) : « L’homophobie dans l’Église catholique ». Appropriée pour le #Synode

 

Je n’ai pas fait exprès que cette vidéo tombe en même temps que le début des États Généraux du Christianisme à Strasbourg sur le thème du désir, États Généraux où pour la deuxième fois consécutive, ma présence a été annulée. Comme si l’Église pouvait actuellement se payer ce luxe, à la veille d’un Synode sur les familles qui va être centré médiatiquement sur l’homosexualité… #Toutvabien. Ça vous laisse deviner l’état de schizophrénie dans lequel se trouve l’Église catholique d’aujourd’hui, et la censure homophobe, le manque de hauteur de vue dont font preuve la plupart des hommes de médias « cathos » – la team de Jean-Pierre Denis de La Vie en première ligne, Jacques Arènes et affiliés aux francs-maçons dans l’Église. Pour boucler la boucle de ce triste tableau, j’apprends que Frigide Barjot, elle, s’y rend, à ces États du Christianisme Culturel. Ça me rassure: elle défendra “son” Pape (et tacitement l’Union civile et l’hétérosexualité) à la place des leaders de la Manif Pour Tous, qui sont tout aussi censeurs sur l’homosexualité qu’elle. #HappySynod

 

Au milieu de cette laideur interne, heureusement qu’on peut admirer, dans un contexte (tout aussi) dramatique, ce récent martyr en Oregon d’une immense et paradoxale beauté : ces 10 étudiants qui ont perdu la vie parce qu’ils ont assumé d’être chrétiens. Nous entrons dans une période mondiale de toute beauté.

 
 
 

N.B. : (Et pendant ce temps-là, sur Twitter, on me traite limite de menteur… alors que j’ai effectivement été invité cette année et il y a deux ans aux États Généraux : pour une table ronde avec Christine Pedotti, puis pour une table ronde avec Dominique Fernandez deux ans après.)
 
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P.S. : Je rajoute cet article capital sur la demande de « réforme » du discours ecclésial sur l’homosexualité.

Les Vidéos de l’Araignée sur Youtube (de 9 à 16)

 

Vidéo n°9 – « L’homophobie dans l’Église catholique »
 

 

Vidéo n°10 – « Trois de mes humbles héros »
 

 

Vidéo n°11 – « Définition de l’homophobie »
 

 

Vidéo n°12 – « Fin des Temps »
 

 

Vidéo n°13 – « Le Potentiel comique de Sofia Aram »
 

 

Vidéo n°14 – « Afrique, Poumon de l’Église »
 

 

Vidéo n°15 – « Les Soirées entre amis »
 

 

Vidéo n°16 – « Saint Antoine de Padoue, mon frère »
 

 

Trois avertissements mondiaux puissants et mettant le feu au poudre

 

Trois événements mondiaux retiennent mon attention en ce moment. Ils sont à la fois déjà là et larvés. Ce relevé n’est donc absolument pas là pour faire déprimer ou paniquer, mais au contraire pour avertir et appeler à la confiance et à la conversion au Christ.
 

Le premier, c’est l’arrivée de la deuxième partie du Synode sur la famille, au Vatican, du 5 au 25 octobre 2015. Je vois d’une part les tentatives déjà nombreuses, venues des athées mais aussi malheureusement des cathos et des évêques, de prendre le Pape François à leur propre piège, et d’autre part, la nécessaire chute du discours papal sur l’homosexualité (j’en sais quelque chose : même quand on parle bien de ce sujet, on réveille une division forte dans le monde et dans l’Église, et on est incompris/détesté/craint de la très grande majorité. Ça va être – et c’est déjà – le gros bordel. Les médias et les cathos vont se déchaîner contre le Pape pour le perdre et perdre les bons cathos. Il ne faut pas se laisser troubler).
 
papa-francisco-malvinas
 
Pape ridiculisé
 
Pape François ridiculisé 2
 

Le deuxième événement (puissant symboliquement), c’est le démarrage quasi officiel de la Troisième Guerre mondiale, avec l’envenimement de la situation au Yémen, et l’attaque des Russes en Syrie (pour soutenir Bachar ?) hier, mercredi 30 septembre 2015.

 

Le troisième événement, c’est l’inévitable (?) écroulement de Wall Street, et plus gravement de la monnaie extérieure à l’être humain (écroulement boursier qui annonce la « nécessité » de la puce électro pour tous). Certains économistes, plus ou moins solides (mais quand même), nous annoncent la chute des cours financiers pour l’automne de cette année.
 

 

Cela dit, il y a, dans ce ciel obscurci, un horizon d’Espérance. Les jeunes lycéennes nord-américaines veillent !

New Age : Tu seras ton propre Dieu

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Deux petites citations sur la « gnose » qu’impose le Gouvernement Mondial boboïste, qui promeut la séparation de l’Esprit et du Corps (ou, ce qui revient au même, la fusion entre les deux), en oubliant que leur lien, et qui purifie ce Mens sana in corpore sano (cet ésotérisme du développement personnel), qui apporte l’espace de vie, c’est le Christ.

 

« Le Nouvel Âge est une ‘gnose’ dans la mesure où il propose un chemin de libération réservé à des initiés et dont le ressort est une ‘connaissance’ (‘gnosis’ en grec) permettant de capter à son profit les bonnes énergies de l’Univers. Cette gnose est teintée de naturalisme (l’homme est une pièce de la nature) et de panthéisme (le divin est présent de façon diffuse dans le Tout). » (Mgr Léonard à propos du New Age, dans Les Raisons d’espérer (2008), p. 92)

 

« Pour Olivier Brand, ‘Dieu’ était la somme, toujours en développement, de la vie créée et l’unité personnelle de chaque individu formait un élément de cet être divin. D’où il concluait que les rivalités individuelles étaient la plus grande des hérésies, et le plus grand obstacle à tout progrès : celui-ci ne pouvant résulter que de la fusion des individus dans la famille, de la famille dans l’État, et des États particuliers dans le grand État universel. » (Robert-Hugh Benson, Le Maître de la Terre : La Crise des derniers temps (1905), p. 28)

Contractions eschatologiques

 

À ceux qui me disent qu’on n’a pas à parler des fins dernières ni de leur imminence du simple fait que, et c’est vrai, personne, ni le Fils ni la Mère, ne sait le jour et l’heure de la venue de Jésus, je leur réponds : Ce n’est pas parce qu’on ne connaît pas le jour et l’heure exacte de l’heureux accouchement qu’on doit ignorer les contractions.