Enfant terrible

 

En parlant de moi, father Peter Ryan, prêtre américain de Washington venu exprès au « parcours homosexualité » de Paray-le-monial pour représenter Courage USA, un homme très drôle et droit, a sorti à l’équipe d’organisateurs du parcours, avec son fort accent anglais et beaucoup de tendresse amusée : « Je l’aime bien, lui. C’est l’Enfant terrible. » Oui. C’est exactement ça.

Reçu ce matin pendant l’oraison

 

Reçu ce matin (et à l’instant) pendant mon heure d’oraison.

 

« L’Esprit le dit expressément : dans les derniers temps, certains renieront la foi, s’attacheront à des esprits séducteurs et à des doctrines inspirées par les démons, égarés qu’ils seront par l’hypocrisie des menteurs marqués au fer rouge dans leur conscience : ils interdiront le mariage ; ils proscriront l’usage de certains aliments, alors que Dieu les a créés pour que les fidèles, eux qui connaissent pleinement la vérité, les prennent avec action de grâce. Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien n’est à rejeter si on le prend avec action de grâce. En effet, la parole de Dieu et la prière le sanctifient. Expose tout cela aux frères : tu seras ainsi un bon diacre du Christ Jésus, nourri des paroles de la foi et de la belle doctrine que tu as suivie avec empressement. Quant aux fables impies, commérages de vieille femme, rejette-les. » (1 Timothée 4, 1-7)

 

C’est drôle comme le Seigneur me donne exactement ce que je veux sans même que j’aie à le formuler. Et c’est dingue comme il correspond complètement à ma recherche des signes des temps, comme il dénonce la très prochaine coalition islamo-libertaire contre les catholiques.

 

Poke El Gir​. La Bible tombe toujours pile poil sur ce que nous vivons. Le temps éternel est toujours d’actualité, et appartient au passé-présent-futur. La Bible, c’est mieux que le Journal de 20h. Nous ne devons plus nous passer de la prière et de la lecture de la Bible. C’est terminé la paresse!

Le premier parcours « homosexualité » de Paray-le-monial (15 au 20 août 2015) s’achève

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S’il y avait, parmi les participants de ce très réussi parcours « homosexualité » de Paray-le-monial, des gens qui nourrissaient le secret espoir (et j’ai bien dit « espoir » !) de voir l’exigence évangélique diluée par la tisane « Chasteté » et par les témoignages individuels émotionnels, qui rêvaient avant la session de revenir auprès de leurs proches avec la « Bonne Nouvelle » qu’on peut tout à fait suivre fidèlement l’Église catholique et en même temps vivre en « couple » homo, il est certain que nous avons fait des déçus !^^. Mais ce qui est sûr aussi, c’est que beaucoup s’en retourneront chez eux avec la joie amère de la coupe, avec l’Espérance de la radicalité de la sainteté, avec la chaleur nouvelle d’amitiés naissantes déjà très solides. Amen de Gloire à Jésus !

Isaïe 54

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« Crie de joie, toi la stérile qui n’enfantais pas ! Connais la joie, la fête, toi qui ne mettais pas au monde, vois ces enfants de ta ruine, plus nombreux que ceux d’une mère installée – dit Yahvé. Élargis l’espace de ta tente, déroule tes toiles, allonge les cordages, renforce les piquets, car tu vas déborder à droite et à gauche ; ta descendance va dépouiller des nations et repeupler des villes désertes. » (Isaïe 54, 1-2)

Prier, c’est fermer ma grande gueule

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En charge des brèves pour le journal France Catholique, je suis affolé de l’actualité mondiale chargée et catastrophique de cette semaine : immigration massive en Grèce, chute de la Bourse en France, véritable calvaire apocalyptique pour les populations d’Irak, tueries sans fin au Nigéria, guerre entre Turcs et Kurdes, conflit imminent entre Corée du Nord et Corée du Sud… J’ai admis que je ne priais pas assez : par flemme, par ennui pendant l’oraison, à cause de tout un tas de mauvaises excuses et mauvaises priorités, parce que je ne comprends pas toujours le sens et l’efficacité de la prière, parce que je ne trouve pas ça assez concret ni actif. Et puis, à force d’être poussé par ma mère spirituelle, à force d’entendre les mystiques assurer qu’il n’y a pas de grands saints sans oraison, à force d’entendre l’état du monde qui se dégrade à grande vitesse, et grâce à des amis comme Éline, j’ai réussi à me botter le cul pour vivre une heure d’oraison par jour. Une vraie heure d’oraison gratuite, que pas même une messe, une prière collective, la récitation d’un chapelet, ne remplacent. Je ne peux pas garantir que je tiendrai sur la durée, mais au moins je le veux et je m’y engage. Et en m’organisant, je vais y arriver !

 

Cela fait quelques jours, j’ai commencé à comprendre l’intérêt de prier Dieu depuis que j’ai cessé de me dire que pour vivre une bonne oraison il fallait que je parle, que je fasse quelque chose. Non. Je ferme la gueule. Il est là devant moi. Je suis là. Je ne comprends pas tout, et basta. Je ne cherche pas à occuper ma prière, à m’inventer des excuses d’être là, à formuler des phrases pas naturelles, à dire des trucs intelligents et pathos. Silence et présence. Quelques rares demandes. Point. L’échange riche et naturel viendra en son temps et sera donné.
 

Les mots de saint Jean-Marie Vianney, le Curé d’Ars (qui n’était pas un intello), m’ont aidé : « On n’a pas besoin de tant parler pour bien prier. On sait que le Bon Dieu est là, dans le Saint Tabernacle ; on lui ouvre son cœur, on se complaît dans sa sainte présence. C’est la meilleure prière, celle-là. […] Écoutez bien cela mes enfants. Dans les premiers temps où je me trouvais à Ars, il y avait un homme qui ne passait jamais devant l’église sans y entrer. Le matin, quand il allait au travail, le soir quand il en revenait, il laissait à la porte sa pelle et sa pioche, et il restait en adoration devant le Saint Sacrement. Oh ! J’aimais bien ça ! Je lui demandai une fois ce qu’il disait à Notre Seigneur pendant les longues visites qu’il lui faisait. Savez-vous ce qu’il m’a répondu ? ‘Eh ! Monsieur le curé, je ne lui dis rien. Je l’avise et il m’avise.’ Que c’est beau, mes enfants, que c’est beau ! […] Tenez, mes enfants, quand vous vous éveillez dans la nuit, transportez-vous en esprit devant le tabernacle et dites à Notre Seigneur : ‘Mon Dieu, me voilà ! Je viens vous adorer, vous louer, vous bénir, vous remercier, vous aimer, vous tenir compagnie avec les anges !’ Dites les prières que vous savez, et si vous vous trouvez dans l’impossibilité de prier, cachez-vous derrière votre bon ange, et chargez-le de prier à votre place. »

Merci Jésus de nous permettre de connaître notre misère !

 

Je suis particulièrement sensible, dans la vie des saints, à leurs échecs, leurs ratés. Ça ne les rend que plus humains, et ne rend leur sainteté que plus accessible. Car nous avons tous fait l’expérience de moments dans notre vie où nous n’avons pas réussi, où nous avons jeté l’éponge, où notre conscience nous accuse, et rien que d’y penser, on se sent mal. Le fait de voir que les saints n’ont pas réussi en tout, et ont vécu même des périodes de honte, de résistance, d’impuissance, des nuits de la foi impressionnantes, est très consolant : sainte Thérèse d’Avila qui a mis 40 ans avant de comprendre l’intérêt de la prière, bienheureuse Mère Teresa qui s’est fait jeter par une partie des autochtones indiens, des voyants d’apparitions mariales qui ont mal viré, soeur Emmanuelle qui a connu son « échec » en Tunisie, etc. Oui, merci à Jésus d’avoir permis à ses chouchous de les rendre, à un moment donné, si minables !
 
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Thérèse de Lisieux et la fin du monde

On fait passer sainte Thérèse de Lisieux pour une fillette cucul qui répandait des pétales de rose partout et qui ne voyait le mal nulle part. C’est édulcorer son message, qui ne manquait pas de vigueur, et qui savait même nommer le diable. Question « fin des temps », Thérèse savait très bien de quoi elle parlait, puisque son livre de chevet, qu’elle connaissait par coeur, était Fin du monde présent et Mystères de la Vie future de l’abbé Arminjon.

Enterrement du père Antoine de Monicault

 

L’enterrement du père Antoine de Monicault cet après-midi (13 juillet 2015) : à l’image du bonhomme : saint, plein d’Espérance, et eschatologique. L’Église Notre-Dame de Bonne Nouvelle à Paris était comble. Et plusieurs fois, étonnamment, il a été question de notre mort prochaine (à nous chrétiens) et des persécutions imminentes. Dans un humour et une grande joie. Du Monicault tout craché !

Mon espérance terrestre, c’est mon dico

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Je reviens d’aller voir un one-man-show que je ne connaissais absolument pas, Fabien Tucci fait son coming-outch, au Théâtre des Reinitas, et qui traitait d’homosexualité de bout en bout. J’y ai retrouvé tellement d’échos aux 186 codes de mon Dictionnaire des Codes homosexuels que, pour tout vous avouer, la correspondance au millimètre près me console de tout : de l’indifférence populaire à mon égard, de la tiédeur de beaucoup de mes amis, de l’incompréhensible silence qui entoure mon travail, des procès pour « folie » ou pour « orgueil » qu’on me fait régulièrement, de ma mort prochaine (même si je ne la souhaite pas imminente !), et même du lavage de cerveau pro-gay toujours plus massif, techniquement imparable et que rien ne semble désormais pouvoir arrêter. Cette montagne propagandaire, composée de milliers de films et de pièces prônant la victoire de la « différence » homosexuelle et la toute-puissance des « amours » humaines, aura beau être une armée impressionnante, avoir largement plus de moyens et d’audience que moi, mon petit Dico, à lui tout seul, la pulvérise et la réduit en cendres. J’espère bien sûr vivre encore quelques années, mais d’ores et déjà, je sais que je peux partir en paix. J’ai légué l’essentiel : mon Dictionnaire, la meilleure arme de David contre le géant Hétéroliath (ou, si vous préférez, contre le démon « Gender » ou le démon « Homosexualité »). Un trésor inépuisable, car moi-même, je n’aurai pas assez de ma vie pour le comprendre et l’appréhender. Je m’en fous d’être désavoué par ceux qui devraient logiquement me soutenir en masse (mes frères homos et mes frères cathos) et profiter vraiment de mon travail en lui donnant tout le rayonnement qu’il mérite. Sans doute faut-il que je meure pour que leur orgueil et leur méfiance meurent aussi. Et de mon vivant, sans doute que le Seigneur m’impose l’ingratitude accompagnant nécessairement le traitement intellectuel de l’homosexualité, l’incohérence d’une indifférence massive des autres à mon égard, pour me préserver de l’orgueil et des gloires humaines. En tout cas, je n’ai pas à rougir de l’héritage laissé. Mon Dictionnaire, je t’aime car tu ne m’appartiens pas et que, je crois, tu viens surtout de Dieu !

Les honteux adulateurs du passé (Film « Que viva Eisenstein ! »)

Je reviens d’aller voir « Que viva Eisenstein! » du bien-nommé Peter Greenaway. Une biopic sur le cinéaste homo Sergueï Eisenstein. Un mot : lamentable. Pardon au Mexique, aux Mexicains, et à Sergueï Eisenstein dont la mémoire est salie et instrumentalisée par les bobos gays friendly falsificateurs du passé. (Ci-dessous, la critique Télérama, haut perchée, avec évidemment le mot qu’adorent les bobos snobs quand ils écrivent leurs goûts mais qu’ils n’ont rien à dire pour les justifier : « logorrhée »)
 
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