L’interview censurée de la Péniche (Sciences-Po), qui enflamme le web hier

péniche
 

Je ne sais pas jusqu’où tout cela va mener…

L’interview que j’ai accordée au journal de Sciences Po La Péniche a été mise en ligne hier (6 mars 2015), juste après la Queer Week. Selon la rédaction, il y a eu plus de 400 visiteurs uniques en 10 minutes et près de 20 commentaires incendiaires publiés immédiatement. Vu la polémique terrible, le bureau a pris la décision de supprimer l’article… ce qui a empiré les choses puisqu’on a accusé les rédacteurs d’avoir censuré l’article. Bref, l’article est magnifique, mais la censure en face est monumentale… La rédaction a déclaré : « Je suis navré de la tournure qu’ont pris les choses et consterné de voir une telle hystérie contre l’article. » L’homosexualité, beaucoup de militants gays friendly se vantent de l’avoir acceptée… mais en réalité, ils sont ses pires censeurs. C’est de la même violence que l’expulsion physique de Béatrice Bourges à la Queer Week il y a un an.

Apparemment, le journaliste qui m’a interviewé, Nicolas Bauer, va essayer de se procurer des captures d’écran de l’interview, pour les envoyer au Salon Beige en communiqué de presse. C’est vrai que ça vaudrait le coup. Il m’a autorisé à publier sur mon blog l’intégralité de l’interview.
 
Photo 1
 

 
 

Philippe Ariño est un essayiste catholique et homosexuel. En 2012, il prend position contre le « mariage pour tous ». Auteur de plusieurs ouvrages dont L’homosexualité en vérité et un Dictionnaire des Codes homosexuels, il anime aussi le blog « Araignée du désert ». Il réagit aux événements de la « Queer week » et répond aux questions de La Péniche et de Nicolas Bauer sur ses convictions et son engagement.
 

À Sciences Po, la « Queer week » est une semaine consacrée à l’étude et la mise en pratique des théories dites « queers ». Que pensez-vous de ces théories ?

Ces théories sont inutiles et dangereuses puisqu’elles veulent le bien de l’Homme sans l’Homme réel (elles lui préfèrent l’homme-objet angélique asexué), et sur la base d’une vision conflictuelle entre l’homme et la femme ou entre l’individu et sa société. Elles ont choisi l’indéfinition comme définition, l’anticonformisme et le doute nihiliste comme vérités absolues, la violence comme moyen privilégié d’expression.
 

La « Queer week » utilise des sigles du type LGBTQ+ ou même LGBTIQAP+, ce foisonnement de catégories ne va-t-il jamais s’arrêter ?

En effet, les sigles pro-gays deviennent hyper extensibles et ça frise le ridicule. La Gender & Queer Theory met tout au pluriel pour éclater l’identité humaine et pour que les Hommes ne sachent plus qui ils sont, ce qu’ils désirent, vers où ils vont, qui les aime et les a créés (= Dieu), et avec quel sexe. Mais le vrai problème, c’est que cette myriade de fausses identités – nous ne sommes réductibles ni à notre pratique génitale, ni aux personnes qui nous attirent érotiquement, ni à nos fantasmes ou pulsions sexuels – font le lit de l’hétérosexualité, la seule « identité sexuelle » que cache toute cette brochette d’espèces humaines aussi mythiques qu’elle, et qui salit la différence des sexes couronnée par l’amour. C’est la raison pour laquelle j’ai créé le site CUCH (Cathos Unis Contre l’Hétérosexualité). L’hétérosexualité, en caricaturant et en dévoyant la différence des sexes, devrait être notre pire ennemi.
 

Cathos Unis Contre l’Hétérosexualité ? Mais quelle est votre définition d’ « hétérosexualité »?

L’hétérosexualité, c’est l’autre nom de la Queer Theory ou du Gender. Étymologiquement, il s’agit d’un terme hybride gréco-latin désignant toutes les altérités au niveau de la sexualité (bisexualité, homosexualité, transidentité, fétichisme, infidélité, zoophilie, inceste, etc.) et pas spécifiquement la différence des sexes. Quand il se rapporte à la différence des sexes, ce sera juste pour la vider d’amour et la transformer en concept libertin ou nataliste rigide. Ce n’est certainement pas l’idéologie hétéro que nous devons défendre ! Il n’y a que la différence des sexes couronnée par l’amour, qu’on soit célibataire ou marié, qui m’intéresse.
 

Le vendredi 6 mars, la « Queer week » a organisé la conférence « Le chantier linguistique », pour promouvoir la « linguistique queer ». Il faudrait par exemple utiliser des pronoms neutres, comme le « Hen » suédois. Est-ce une « novlangue » ? Cherche-t-on à transformer la réalité en changeant les mots ?

Oui. Par la création de mots nouveaux « neutres », les « déconstructeurs » et « performers » queer prétendent formater le Réel à leurs fantasmes irréalistes les plus fous pour le déconnecter de l’amour sexué et le transformer en amour génital asexué. C’est la dialectique du nominalisme. Ça a l’air créatif et poétique, comme ça. Mais à travers ces néologismes, on essaye à la fois de gommer et de justifier une approche conflictuelle entre les sexes. On pense que le problème c’est l’« homme et la femme », qu’ils ne peuvent pas s’entendre, et l’on fuit ce conflit-là par la recherche d’une neutralité ou d’une asexuation inexistante.
 

Rachele Borghi, maître de conférences à l’université Paris-Sorbonne, a été invitée plusieurs fois à des évènements de la Queer week. Elle avait fait polémique en donnant une conférence nue à l’université publique Bordeaux-Montaigne. En enlevant sa culotte et son soutien-gorge, elle avait expliqué à son auditoire que son anus était un « laboratoire de pratiques démocratiques ». Est-on en pleine décadence ?

Oui. Ou en pleine régression, en tous cas. Ces gens-là n’acceptent pas leur corps et son caractère unique, précieux. Ils se croient donc permis d’en faire n’importe quoi, d’en enlever tout secret, toute sacralité, et d’imposer leur auto-maltraitance aux autres. En psychanalyse, cela s’appelle les « régressions » aux stades infantiles de la sexualité (analité, narcissisme, fétichisme, pédophilie, etc.). Leur démarche est consumériste et capitaliste car ils transforment leur corps en objet de consommation et d’exhibition. Ils disent s’opposer à ces systèmes-là mais ne se voient pas les copier.
 

À la Manif’ pour tous du 13 janvier 2013, vous vous êtes exprimé devant des centaines de milliers de personnes pour expliquer votre opposition au « mariage pour tous ». Vous avez notamment déclaré sur le podium installé au Champ de Mars: « Il n’y a que la différence des sexes qui peut vraiment incarner l’amour ». Cela change des discours habituels sur l’enfant et l’adoption ! Pourquoi avoir choisi une telle approche ?

 

C’est au nom de l’« amour » et de l’« homosexualité » que le « mariage pour tous » s’est imposé. Pour répondre à l’argumentaire du gouvernement, il ne fallait donc pas parler seulement des conséquences du « mariage pour tous » sur la filiation, mais de ce que sont réellement l’amour, l’homosexualité et le couple. Je demande pardon pour le manque de vérité de la Manif’ pour tous dans ses slogans qui passent à côté de l’essentiel. L’équipe d’organisation m’a empêché de parler d’homosexualité, et a fait ainsi preuve d’une « homophobie », d’une peur de l’homosexualité et des personnes homosexuelles.
 

Quels sont aujourd’hui vos liens avec le « milieu LGBT » ?

Soit explosifs, soit excellents. C’est tout l’un ou tout l’autre ! J’ai de véritables frères dans le « milieu homosexuel ». Beaucoup appuient mes écrits car ils ont découvert que j’y décrivais exactement leur vie avant même de la connaître ! J’ai aussi bien sûr des ennemis, qui préfèrent caricaturer ma pensée plutôt que de la comprendre. Ils croient me haïr parce qu’au fond ils ne me lisent pas et ne veulent pas me rencontrer. C’est dommage. Mais le temps et le réel jouent en ma faveur.
 

Vous vivez votre sexualité dans la continence depuis 2011. Que répondez-vous à ceux qui pensent que vous « refoulez » votre homosexualité ?

S’il suffisait de pratiquer son homosexualité pour s’accepter tel qu’on est, on trouverait bien plus de gens heureux et bien dans leurs baskets dans la communauté homo ! Or, ce n’est pas le cas. Et je crois même que la sommation collective à la pratique homo crée bien plus de mal-être et de refoulement que la non-pratique. Je répondrais à ceux qui me jugent « homophobe » ou « frustré » que je connais peu de personnes homosexuelles qui, comme moi, aient étudié et porté autant d’intérêt au désir homosexuel, aient accueilli autant les personnes homosexuelles dans l’amitié vraie et dans ce qu’elles vivaient, aient autant assumé d’afficher sans complexe son orientation sexuelle à tous. Les individus homosexuels qui pratiquent leur homosexualité en couple ou qui se réduisent à leur coming out refusent de comprendre leur désir homosexuel, de le regarder en face et de l’expliquer aux autres. S’ils pensent qu’accepter son homosexualité c’est uniquement la pratiquer en couple, ils écartent quasiment toutes les personnes homosexuelles, y compris les célibataires, les hommes mariés, et les adolescents qui n’ont pas franchi le pas de la pratique. Défendre la pratique homo ou passer à celle-ci, c’est cela la véritable homophobie.
 

Vous aimez beaucoup le cinéma, et vous analysez de nombreux films portant sur les questions d’homosexualité. La Queer week a diffusé cette semaine le film Les Invisibles, de Sébastien Lifshitz, qu’en avez-vous pensé ?

Ce film rassemble des portraits de personnes homosexuelles âgées qui témoignent de leur parcours militant. L’objectif est de montrer le bonheur d’être homosexuel, et la banalité de l’« amour homosexuel ». Pourtant, aucun des témoins ne paraît heureux de sa pratique homosexuelle. Leurs récits sont des drames. Pour moi, c’est un film de propagande.
 

Certains de vos adversaires invoquent publiquement Satan, la « messe noire » de la Queer week de l’année dernière n’étant qu’un exemple parmi d’autres. Votre combat a-t-il aussi une dimension spirituelle ?

Je combats en effet sur le plan spirituel. Beaucoup de personnes homosexuelles se détestent elles-mêmes et se prennent pour le diable. Un des codes de mon Dictionnaire est « Se prendre pour le diable ». J’ai aussi remarqué que de nombreux artistes homosexuels athées décrivent leurs amants comme le diable personnifié. Les premiers à parler du diable ne sont donc pas les croyants, mais les personnes homosexuelles athées. Plus globalement, l’inhumanité et le rejet de la différence des sexes que l’on trouve dans les pratiques homosexuelles relèvent pour moi – comme beaucoup d’autres choses – du combat entre Dieu et Satan. D’où la nécessité de s’engager sur le terrain spirituel.
 

Quelle est la place des homosexuels dans l’Église?

Elle est immense et confortable ! Si on savait ! On est très attendus dans l’Église. Si l’on choisit de ne pas pratiquer son homosexualité et de la donner aux autres et à Dieu, on devient des « évangélisateurs de première classe » ! Ancrés dans la modernité, originaux, drôles… On a une super place !
 

Qu’attendez-vous du Pape François concernant les sujets que nous venons d’aborder?

J’attends qu’il prononce seulement trois mots. Violence, continence et sainteté. L’Église nous demande trop souvent de « gérer » le désir homosexuel, en le mettant au second plan de notre vie. Le Pape François a envie de nous proposer quelque chose de plus grand, qui corresponde à notre désir d’originalité et de don entier de nous-mêmes. Mais j’espère qu’il ne va pas avoir peur d’affronter le réel en disant clairement que les pratiques homosexuelles ne sont pas de l’Amour, et en montrant la beauté de la continence comme chemin vers la sainteté.

L’Expo « Zizi Sexuel » : les pédophiles qu’elle dénonce, ce sont ses organisateurs

Zizi (pornographie 7)
 
Zizi (affiche)
 

Sonnez trompettes dans tout Paris ! On nous annonce à quasiment tous le coins de rue et les panneaux publicitaires le « grand Retour » de l’Exposition Zizi Sexuel, financée par vos impôts et par notre gouvernement socialo-bobo-libertaire en pleine chute « libre » (Et si vous n’applaudissez pas, vous n’êtes que des « intégrisses » coincés et homophobes ! Na !) J’ai voulu aller voir de mes propres yeux le « Phénomène », en visitant ce Musée des horreurs version bobo guimauve avec des cœurs partout, mercredi 25 février 2015 dernier… Enjoy.
 
 
 
Zizi sexuel - le retour
 

Après une tournée européenne « triomphale » de 7 ans, l’Expo Zizi Sexuel fait son Revival à la Cité des Sciences et de l’Industrie, du 14 octobre 2014 au 2 août 2015. « Une expo abordant avec finesse et humour les questions des 8-14 ans sur l’amour et la sexualité. » Oui… Finesse, je crois que c’est le mot.
 
Zizi (pornographie 4)
 
 

I – Je ne vais pas m’offusquer une énième fois : d’autres l’ont fait avant moi

 

Dire que cette exposition constitue une honte nationale, un des nombreux arrêts de mort que nos Hommes politiques socialistes signent contre eux-mêmes sans même s’en rendre compte, une énième provocation gouvernementale orchestrée par des obsédés sexuels qui ont en plus le culot de prétendre nous apprendre ce qu’est la sexualité et le véritable amour, ne sera pas d’une grande nouveauté ni d’une grande utilité : l’article de S.O.S. Éducation « Zizi sexuel : l’Expo qui tue l’amour » pourrait déjà largement suffire. Je n’ai pas grand-chose à y rajouter.
 

Si j’avais juste voulu susciter l’indignation irréfléchie ou la réaction offusquée, je me serais abstenu d’écrire l’article suivant. Mais par ce biais, j’ai envie d’essayer de rajouter une analyse qui permettra de faire raisonner les quelques parents français encore dotés de bon sens, de foi en l’amour durable et unique, de respect envers leurs enfants. Il est temps que les bobos qui nous gouvernent cessent d’abrutir les faibles et de créer des beaufs. Car oui, ceux qui se rendent à l’Expo Zizi Sexuel sont bien braves mais se font visiblement avoir comme des bleus. Ça me fait mal au cœur pour eux et pour ceux qui les imiteront. Je me suis d’autant plus rendu compte de la misère culturelle et affective que notre gouvernement socialiste exploite que j’ai eu la bonne idée de me rendre à cette Expo un mercredi après-midi, pile au moment où ça fourmille de familles. Celles de que j’ai vues, en grande partie monoparentales, ne semblaient absolument pas se rendre compte de la violence de l’Expo. Je dois avouer que les réactions des parents accompagnateurs m’ont encore plus affligé que celles des enfants. C’était vraiment Beauf-Land en direct. Certains parents, pour faire bonne figure face à moi qui prenais des notes et recensais tout dans le moindre détail, et pour reconquérir leur « autorité » paternelle perdue, simulaient avec leurs enfants un cours sérieux d’éducation sexuelle (« Regarde, chéri, ne passe pas ton chemin. ») ou un dialogue filial profond sur la sexualité (« Il faut communiquer sur ces sujets-là. C’est important. »), ou bien par mimétisme prenaient en photo ce que je capturais sur mon téléphone, en feignant de trouver ça hyper pertinent ou hyper drôle (… alors que moi, ça me glaçait le sang).
 
Zizi (changement de sexe)
 

J’ai vu des parents encourager leurs enfants à « changer de sexe » en se mettant derrière un décor animé, à s’abaisser à faire des jeux dégradants avec leurs mômes, à lire des conneries. J’ai vu des parents et des enfants se parodier les uns les autres dans la médiocrité. J’ai vu des parents se vanter de leur « audace » de montrer « de l’interdit », du pseudo « informatif » et « de l’intime » à leurs enfants en les emmenant voir une Expo pareille… puis dans le même mouvement, quand on les met devant leur imprudence ou leur immaturité mimétique, on voit ces mêmes géniteurs reculer de trois pas et ne pas assumer leur prétendu « courage », leur démarche « pédagogique ». Je les ai vus jouer les enfants et les lâches. Par exemple, tandis que je mitraillais l’Expo de photos et que je faisais chauffer mon crayon devant un écriteau montrant que les banques de sperme « existaient » et que c’était « normal » (la déproblématisation froide d’un fait mercantile honteux, c’est bien vu : c’est du péché par omission), une petite fille demanda à sa maman : « Pourquoi il prend des notes, le monsieur ? ». Sa mère lui répondit : « Parce que c’est intéressant, ma chérie. Lisons donc comme lui. » Je me suis alors tourné vers la fillette en corrigeant sa mère : « Non. Je prends en note cet article qui défend les banques de sperme car je suis scandalisé que cette exposition en fasse la promotion. » Là, la mère est montée mollement au créneau, en a parte : « Ouais… mais ça, elle comprendra quand elle sera plus grande. Là, elle est trop petite. Et c’est pas le but de cette expo de montrer tout aux enfants. » J’avais envie de lui répondre : « Ben si, justement. Cette expo en a la prétention. Et vous aussi, madame, même si, juste après, vous bottez en touche. » Mais j’ai laissé cette pédagogue de bazar à sa contradiction, en rabattant mon indignation sur le Livre d’Or où il n’y avait presque que des messages d’enfants super gentils « C’était trooop bien ! »…
 
 

II – Le paradoxe de cette Expo : Les pédophiles qui préviennent contre les pédophiles

 

Plutôt que de cracher sans fin ici mon effarement et de m’enfermer dans la réaction, je trouve plus pertinent de centrer mon article sur un seul point : l’ambivalence paradoxale de cette Exposition. Les deux visages (rose et noir) d’une même violence qui s’habille en science et en bons sentiments. Je souhaite, de la manière la plus synthétique possible (car sinon, je suis parti pour en écrire des tartines !) expliquer l’ambivalence criante qu’est ce parc d’attractions à prétention universitaire, humoristique et pédagogique (il y a même un coin « École » !). Je veux surtout par mon article que nous comprenions tous que l’Expo Zizi sexuel, malgré ses bonnes intentions, crée exactement ce qu’elle dénonce : l’inceste, la viol, la pédophilie, la prostitution, le libertinage, le sadomasochisme, l’infidélité, l’avortement, les divorces. Vous comprendrez en me lisant que mon accusation n’est en rien exagérée.
 
Zizi (Pornographie 6)
 
Zizi (inceste)
 
Zizi (cougar)
 
Zizi (pornographie 12)
 

En effet, les adultes pervers (il faut bien appeler certaines personnes par leur nom) semblent avoir mis toute leur énergie, leur humour et leur inventivité, à monter une galerie qui vise à prévenir inconsciemment l’être le plus fragile et le influençable qui soit (= l’enfant) contre eux-mêmes, de sorte qu’à travers l’affichage sincérisé de leur propre contradiction ou de leur peu de lucidité par rapport à eux-mêmes, ils croient s’innocenter, voire même faire œuvre de charité et d’honnêteté auprès de lui. On trouve par conséquent à chaque recoin de ce lieu d’« éducation et de prévention à la sexualité » qu’est Zizi Sexuel des messages qui portent ce curieux mélange entre bonne intention et acte verbal ou visuel froidement violent, entre franchise et mensonge ou non-dit, entre chérissement des causes et dénonciation de leurs conséquences désastreuses.
 

Il y a comme deux expositions en une, en réalité : l’Expo rose et l’Expo noire.
 

1) L’Expo rose, bien intentionnée, qui passe son temps à… :

 

– promouvoir une sexualité amuse-gueule, ludique, « cool » et rassurante.
 
Zizi (ludique)
 
Zizi (drague)
 

– promouvoir une sexualité cinématographique… comme si les couples du cinéma étaient la réalité, étaient des modèles d’amour à imiter. D’ailleurs, dans la liste des films censés illustrer l’Amour universel, il y en a, je dirais, à peu près 1/5 qui défendent l’« amour » homosexuel.
 
Zizi (cinéma 2)
 
Zizi (Amour cinématographie 2)
 

– promouvoir une sexualité rose bonbon, avec des cœurs et des fleurs partout, des nuages qui planent, de la musique mièvre et des niaiseries à droite à gauche. Exemple : Tina Arena chantant « Aimer jusqu’à l’impossible », la fleur avec les degrés de passion amoureuse « un peu/beaucoup/à la folie/pas du tout », les canapés en forme de cœur, etc.
 
Zizi (cinéma)
 
Zizi (cucul)
 
Zizi (irréel)
 
Zizi (Irréel 2)
 

– promouvoir une sexualité poétique. Par exemple, Maud Gouy, la commissaire de l’Exposition, est sincère quand elle se défend d’avoir créé un Événement non-violent et non-choquant : « On rentre dans l’exposition par le sentiment amoureux. On se met sur un lit pour regarder des scènes romantiques au cinéma. L’exposition livre une approche poétique avec la ‘machine à déclarations’ qui délivre des poèmes personnalisés. »

 

– promouvoir une sexualité banale et sans effort : « La sexualité, c’est méga facile ! » s’exclame Titeuf dans le Quizz du Zizi Sexuel.

 
Zizi (fastoche)
 

– promouvoir une liberté sans limite, une sexualité irréelle (noyée dans les métaphores et les clichés graveleux ou coquins), un amour asexué/bisexuel/monosexuel.
 
Zizi (métaphore 2)
 
Zizi (métaphore)
 
Zizi (misogynie)
 
Zizi (métaphores 3)
 

– promouvoir une sexualité qui fait l’apologie du fameux « consentement mutuel », bref, de l’« individualisme à deux », de la consommation érotique en couple… exactement comme le font les prostituées et leurs clients ; exactement aussi comme le font les violeurs (cf. la conclusion du Quizz du Zizi Sexuel : « L’essentiel, pour que ça soit bon, dit Nadia, c’est que les deux soient d’accord ! »). L’amour serait le résultat de la recette du couple seul, qui « fait l’amour » et le créerait par lui-même. La sexualité serait de l’ordre du strictement privé, du « fait-maison ». Jamais une construction sociale, et encore moins un don de Dieu !

 

– promouvoir l’envie comme critère central d’amour vrai. Là encore, c’est la logique du violeur ou du consommateur, qui veut faire les choses « parce qu’il en a envie » et non parce qu’il respecte vraiment la liberté de chacun des deux partenaires du couple.

 
Zizi (envie bon)
 
Zizi (violeur)
 

– promouvoir le relativisme culturel, pour uniformiser et valider tous les actes sexuels/affectifs à partir du moment où ils sont intentionnellement amoureux et consentants, pour prouver qu’il n’y a pas de règles en amour ni de choses objectivement « bizarres » en matière de sexualité : ça dépendrait des cultures, des générations, des points de vue, de l’éducation, de l’intention, de chaque pays et de chaque époque, etc. (Ce relativisme culturel, c’est aussi le discours caractéristique du violeur : rien n’est étrange… même l’étrange. C’est juste une question de perceptions…). Les concepteurs du Zizi Sexuel, comme tout promoteur du Gender qui se respecte, instrumentalisent le Papou-du-bout-du-monde ou l’Homme préhistorique en lui faisant dire n’importe quoi, en multipliant les anachronismes ou les raccourcis transhistoriques dignes des blagues Carambar, en feignant l’érudition et l’ouverture de la page culturelle, tout ça pour donner raison à leur ignorance post-moderne, pour ne pas porter la responsabilité de certaines de leurs pratiques sexuelles dites « amoureuses », pour gommer l’universalité et le sens de certains gestes, pour enfermer le public dans la surréaction et l’empêcher de raisonner : « Il y a 100 ans, les grosses étaient considérées comme des top-models. » ; « Dans certaines tribus aborigènes, pour montrer à une fille son amour, le garçon lui passe un doigt sous l’aisselle puis se le met sous le nez pour le sentir. » ; « Les Amazones étaient un peuple de guerrières qui vivaient il y a très longtemps. Elles tiraient à l’arc en montant à cheval ; alors, pour ne pas être gênées dans leur tir, elles se coupaient un sein. » ; « Les célèbres lutteurs sumotori qui peuvent peser 300 kg sont les idoles des femmes japonaises. Plus ils sont énormes, plus elles les aiment. »
 
Zizi (mépris parents 3)
 
Zizi (l'amour n'est plus lié à l'intelligence, la responsabilité)
 
 

2) L’Expo noire qui, concrètement, tombe… :

 
 

– dans l’illustration mimétique (et non la dénonciation explicitée et explicite !) de la gravité de cette liberté et de cette sexualité rose sans limite. Voilà toute la contradiction et la perversion de la démarche du Zizi Sexuel

 
Zizi (pornographie 3)
 

– dans la pornographie voilée. Les enfants de l’Expo sont invités à appuyer sur une pédale pour faire éjaculer un mannequin, le faire bander, le faire ovuler, etc. Ils voient de la pornographie vulgarisée sous forme de dessins enfantins simplistes. Et en plus, ils s’entendent dire que « regarder du porno, ce n’est pas grave » (véridique).
 
Zizi (Pornographie 8)
 
Zizi (Pornographie 5)
 

– dans l’exhibitionnisme… qui se fait passer pour de la « franchise », du « sans concession », de la vérité, du militantisme. Démagogie, quand tu nous tiens…

 
Zizi (pornographie 2)
 

– dans le voyeurisme gratuit.
 
Zizi (pornographie 10)
 

– dans les fausses questions soulevant des évidences qui font diversion sur les vraies réponses, ou bien rapportant des infos anecdotiques, inutiles, intrusives, voire mensongères et dénuées d’intériorité, posant des questionnements binaires (dits « à choix multiples ») qui obligent mine de rien l’enfant à cautionner des pratiques violentes, ou à rentrer dans un système de pensée unique sans s’en rendre compte : « Le zizi des garçons se ratatine dans l’eau froide ou si on le met à l’air à très basse température. » ; « Le plus grand soutien-gorge… fabriqué dans le monde mesure 15 mètres de long ! » ; « C’est nul de se moquer des homosexuel-le-s. Es-tu d’accord ? », etc.

 
Zizi (questions binaires)
 
Zizi (binaire)
 
Zizi (info inutile)
 
Zizi (info inutile 2)
 
Zizi (fausse question)
 

– dans le non-dit. L’Expo ne rentre pas toujours dans tous les détails les plus compromettants des actes sexuels violents des adultes, et pourtant, l’air de rien, elle parle en filigrane de réalités – sodomie, fellation, implants mammaires, procréation médicalement assistée, films pornos, etc. – sans poser aucun diagnostique moral, livrant ainsi les enfants à leur propre libre arbitre, précisément à un âge où ils ne savent pas ce qui est bon ou mauvais, ni la frontière entre ce qui existe et ce qui mérite d’être vécu ou laissé de côté. Par exemple, rien n’est dit sur l’existence (pourtant bénéfique) des méthodes de régulation naturelle des naissances et la responsabilisation des futurs parents : tout le discours de l’Expo à propos de la procréation humaine est focalisé sur l’avortement et sur la nécessité absolue d’utiliser les préservatifs et la pilule. Rien n’est dit non plus sur les drames du porno (alors que, paradoxalement, juste après, on nous fait tout un laïus insistant sur les nouveaux risques d’Internet !) : la voix-off enfantine près de « l’arbre à confidences graves » demande : « Est-ce que c’est grave de regarder des films pornos ? » Réponse pré-enregistrée de l’adulte : « Non. Mais ce sont des films pour adultes. » Qui peut s’attendre logiquement à découvrir derrière cet Arbre de la Franchise l’immense Forêt de la Langue-de-bois ? Personne, à part l’esprit averti.
 
Zizi (arbre)
 
Zizi (possibilité)
 
Zizi (non-dit)
 
Zizi (mensonge)
 

– dans le mensonge. Exemple : La « pilule du lendemain » – qui concrètement constitue un véritable tsunami pour le corps des femmes, aussi bien sur le plan physique que moral – est totalement banalisée, mise sur le terrain de la « possibilité », du « pouvoir », du « droit » : « Il existe aussi la pilule d’urgence. Si on fait l’amour et qu’on a oublié de se protéger, la femme peut prendre cette pilule très vite. Celle-ci empêche soit l’ovulation de se faire, soit à l’ovule fécondé de se loger dans l’utérus et donc empêche d’avoir un bébé. » Idem pour la banque de sperme : « Les femmes qui ne peuvent pas avoir de bébé avec le sperme de leur amoureux, peuvent demander du sperme dans une banque prévue pour ça ! La première banque du sperme date de 1973. [point final] » De plus, on nous fait croire dans cette Expo que l’amour ne serait qu’une question de technique et d’émotion, de responsabilité avant tout individuelle ; pas une question de sexuation humaine, d’engagement, de durée, de sacré, de responsabilité collective, de volonté aussi. Ce n’est pas une Expo sur l’Amour, mais une Expo qui désapprend à aimer.
 
Zizi (banque)
 

– dans la victimisation légaliste. Selon les concepteurs gays friendly de cette Expo, une chose ne serait pas « bonne » ou « juste » du fait qu’elle soit concrètement violente : elle est jugée injuste et mauvaise uniquement parce qu’elle est « contraire à la loi ». « C’est ça l’inceste : l’inceste est un crime puni par la loi. » ; « On met les pédophiles en prison ou dans un hôpital psychiatrique car ils sont dangereux. » ; etc. Ainsi, zéro explication morale ! Zéro recherche de Vérité ou de compréhension des faits ! Zéro Sens ! L’inceste, « c’est pas bien parce que c’est punissable par la loi ». L’homophobie, la pédophilie, « c’est pas bien parce que c’est passible de prison et parce que c’est dit dans la loi ». Et une fois que la loi change, on fait quoi ? Une fois que la loi protège des actes mauvais, comme c’est le cas du « mariage pour tous » concernant les actes homos, la GPA, la PMA, on fait quoi de ce légalisme moraliste à la noix ?
 
Zizi (légalisme)
 

– dans la diabolisation (déresponsabilisante, démobilisatrice) des violeurs, avec en prime la création aberrante et grotesque d’une espèce étrangère immonde, d’un Méchant de dessin animé presque innommable, d’un Troisième Type – « le Pédophile » – qu’il conviendrait d’expulser sans chercher à comprendre les ressorts psychologiques et sociaux de l’acte pédophile (à commencer par la promotion et l’existence d’expos telles que le Zizi Sexuel !). La voix-off du speaker près de « l’Arbre de la Connaissance », justement, nous somme avec insistance de reconnaître que la pédophilie c’est « mal » et que l’adulte qui satisfait ses envies sur un enfant est « crès méchant » : « L’adulte qui a fait ça est un pédophile. Quel que soit le moyen, il ne faut pas se laisser faire. Il faut se débattre, fuir en courant ! Il n’y a pas à réfléchir. C’est NON ! NON ! NON ! On met les pédophiles en prison ou dans un hôpital psychiatrique car ils sont dangereux ! »

 
Zizi (violeur)
 

– dans le mépris des parents et des adultes, carrément censurés ou dénigrés pendant l’Expo… alors que la destruction de la différence des générations (qui participe de la destruction de la différence des sexes), la ridiculisation de la transmission généalogique adulte, la flatterie de la supposée maturité des enfants par rapport à l’immaturité de leurs géniteurs, c’est le discours et la démarche typiques du violeur ou des États totalitaires prétendant se substituer aux parents sur le terrain de l’éducation et de la sexualité !
 

Espace "interdit aux adultes"

Espace « interdit aux adultes »


 
Zizi (mépris parents 1)
 
Zizi (mépris adultes)
 

– dans le mépris des enfants. Durant toute l’Expo, ces derniers sont pris pour des potes (qui doivent parler bobo comme « çô », et « pô » comme de enfants naturels), pour des confidents royaux, pour les adultes qu’ils ne sont pas encore, pour des adolescents à conneries, pour des fruits d’une « belle histoire »… mais ils ne sont pas aimés ni respectés dans leur innocence et leur réalité générationnelle, ils ne sont pas considérés comme le fruit d’un amour humain unique et éternel : « Un bébé, ça doit être le résultat d’une histoire d’amour »… et c’est tout. Misère de misère…
 
Zizi (l'amour n'est pas unique. Confusion entre être amoureux et aimer)
 
Zizi (vulgarité)
 
Zizi (mépris des enfants)
 

"Rigolez ! Moi, au moins, j'aurai pô un bébé !"

« Rigolez ! Moi, au moins, j’aurai pô un bébé… »


 

– dans la misandrie (haine des hommes, des pères) et la ridiculisation des garçons. C’est normal : ils sont présentés comme des gros dégueulasses, des violeurs en puissance. L’Expo Zizi sexuel résonne à bien des reprises comme un appel à candidatures inconscient.
 
Zizi (misandrie)
 
Zizi (misandrie 3)
 

– dans la misogynie (haine des femmes, des mères). Les filles sont traitées comme des poupées Barbie caractérielles, des poules pondeuses (… d’un seul œuf… parce que deux, faut pas déconner non plus) et des salopes en devenir… avec tous les accessoires de la pétasse qui irait se faire sauter en boîte ou qui doit savoir au plus vite faire la nique aux mecs.
 
Zizi (salope)
 

– dans l’orchestration de la guerre des femmes contre les hommes (sous couvert d’égalité des sexes, et de défense des droits des femmes, des enfants et des z’homosexuels). Par exemple, on donne aux filles plusieurs astuces pour jarter les mecs qui les draguent « lourdement » en une phrase dite « cassante », dans la rubrique « La Réplique qui tue ». En effet, Titeuf, le jeune garçon gaffeur et intrépide, demande à sa copine Nadia « Vous habitez chez vos parents ? », et celle-ci répond : « Non. Je vis dans les égouts et je croise ton sosie tous les jours. » (Cassééé !) ; Titeuf demande « Tu danses ? » ; Réponse de sa douce et tendre : « Non… J’ai oublié mes bottes blindées. » Il ne manquait plus que : « Tu veux ma photo ? / Oui, pour la mettre dans mon album de singes. »
 
Zizi (misandrie 4)
 
Zizi (jarter)
 
Zizi (jarter 2)
 

III – Mais vous allez niquer, oui !?!

 
Zizi (technique)
 

En matière de sexualité (spectaculairement réduite au triptyque romantico-libertaire hétérosexiste suivant : sentiment/génitalité/procréation), cette Expo cherche à démontrer au jeune visiteur que tout ce qui nous est POSSIBLE (« Pour faire l’amour sans avoir de bébé, il existe plusieurs moyens. Les garçons peuvent mettre un préservatif. » ; « Les femmes qui ne peuvent pas avoir de bébé avec le sperme de leur amoureux, peuvent demander du sperme dans une banque prévue pour ça ! » ; etc.) est PERMIS et FAISABLE à partir du moment où chacun serait « fidèle à lui-même » (= Écoute ton corps. Contrôle-le et protège-le pour un maximum de sécurité et de jouissance. Connais par cœur son fonctionnement technique et tes cycles hormonaux.) et que l’acte sexuel se ferait entre deux pré-adultes consentants. Pas question de parler de vraie liberté ! Pas question de considérer les actes réels qui se cachent derrière les intentions ou les perceptions subjectives des acteurs de la pratique sexuelle ! Pas question de lier la sexualité à la complémentarité des sexes, ni à l’engagement ni à la vie de couple sur la durée ni au mariage ni à une quelconque dimension morale ou sacrée de la sexualité, cela va de soi ! Pas question, plutôt que de laisser le POSSIBLE faire loi d’amour universel, de nous présenter l’éventail plus réduit de ce qui nous est SOUHAITABLE et le plus PROFITABLE, le plus HUMANISANT pour aimer sur la durée et la fidélité à l’autre ! Comme si nous étions des bêtes humaines ou des robots conviés à tester tous les gadgets d’un grand supermarché de la consommation sexuelle soft rempli d’accessoires pour intensifier nos émotions.
 
Une jeune fille et sa grande soeur devant la marguerite de l'amour.
 

Et comble du comble, le spectre de nos « possibles », de nos probabilités émancipatrices, que nous exhibe cette Expo s’impose aux enfants sous la forme d’ordres à exécuter, de poncifs tacites, de nécessités absolues, de sécurités obligatoires pour se prémunir de risques décrits comme inéluctables, d’obligation à niquer… pardon, à « faire l’amour » et à se mettre en couple à tout prix. « Le célibat, c’est pas bien. Quoi que vous fassiez, les enfants, un jour ou l’autre, tout le monde devra passer à la casserole ! » Voilà le merveilleux message implicite laissé à notre jeunesse. C’est effrayant.
 
Zizi (mépris du célibat)
 
Zizi (régulation 2)
 
Zizi (supermarché)
 
Zizi (ordre)
 

L’Expo Zizi sexuel s’affaire à nous prouver que l’être humain serait son propre objet de plaisir sexuel, sa propre « machine à jouir, à ressentir des émotions amoureuses », sa propre « usine à procréer » quand il veut et comme il veut, un robot qui se consomme lui-même ou qui fonctionne/aime/jouit de telle manière (souvent violente et pulsionnelle, d’ailleurs : cf. je vous renvoie à l’atelier auditif de l’Expo où, simplement en pressant une manette, le visiteur est invité à entendre différents types de bisous, tous plus artificiels et déshumanisés les uns que les autres : « baiser agressif », « baiser passionné », « baiser métallique », « baiser baveux », « baiser contagieux », etc.).
 
Zizi (baiser agressif)
 
Zizi (sexuel Coeur)
 
Zizi (robot)
 
Zizi (homme-objet)
 

Plus grave : cette Expo nous fait même croire qu’on peut tout aussi bien faire l’amour à un Homme qu’à une machine… et comme cette machine ce serait nous-même, qu’on peut très bien se faire l’amour tout seul sans l’aide de personne. Question de savoir-faire technique !
 
Zizi (robot 2)
 

Il suffit d’appuyer sur tel ou tel bouton. C’est écrit noir sur blanc : Mesure ton amour à l’« amouromètre » ; regarde ton futur couple à travers les couples hétéros et homos des écrans de cinéma ; change de sexe en te regardant au « pubertomatic » ; presse le cœur-punching-ball pour entendre tous les chanteurs bobos du moment – Anaïs, Tryo, Manu Chao, Amadou et Mariam, etc. – te dicter combien tu aimes et quelle est « l’intensité de ton amour » ; exerce-toi – avec la langue ou avec le doigt – sur un mannequin pour devenir un pro du roulage de pelles, positionne-toi comme ça pour embrasser ou pour troncher/te faire troncher (ça te permettra de ne pas avoir mal), etc. Il ne manque plus que l’atelier poupée gonflable et sextoys ! Et franchement, on est à la frontière…
 
Zizi (comment rouler une pelle)
 
Zizi (robot 4)
 

"Allez, avec la langue ! Trop marrant !"

« Allez, avec la langue ! Trop marrant ! »


 

Et le pire, c’est qu’après tout ça, la conclusion de l’Expo, c’est : « Ne te laisse pas consommer. C’est très grave ! Tu n’es pas un objet de jouissance. Tu ne seras pas l’instrument des pédophiles ! Tu dois connaître les dangers d’Internet ! » Vous vous foutez de la gueule de qui ? a-t-on envie de dire aux concepteurs et aux hommes politiques qui soutiennent cette Expo immonde. Regardez-vous en face. Les pédophiles, ce ne sont pas « les autres » : c’est vous !
 
 

IV – Malgré les intentions déculpabilisatrices, une incitation à la peur de la sexualité

 
Zizi (peur)
 

En somme, aussi paradoxal que cela puisse paraître (car ils jouent aux « cools » qui connaissent tout sur tout de la sexualité, et qui vont briser tous les tabous du passé par leur « humour » décalé), les exposants du Zizi Sexuel sont bien plus frustrés en amour et bien plus effrayés par leur appareil génital que les soi-disant « cathos coincés », qui eux savent contrôler un peu mieux leurs pulsions et envisager la sexualité comme quelque chose de plus grand et noble qu’un bien de consommation. À force de regarder leur zizi (réel ou fantasmé) de trop près, par la lorgnette de leur microscope nombriliste, et d’en faire un mauvais usage masturbatoire, les bobos socialistes et leurs méthodes communistes « égalitaristes » finissent étonnamment par faire vivre à tout le monde, à commencer par eux-mêmes, l’angoisse de l’adolescent attardé qui réveille les complexes corporels humains les plus enfouis et les plus archaïques, et qui alimente socialement toutes les violences de la sexualité régressive adulte. Ils prétendent tout dévoiler de la sexualité et de l’amour parce qu’en réalité ils en ont une frousse terrible et que la génitalité les dégoûte (à tort… sauf quand ce sont eux qui la mettent en pratique d’une façon inhumaine et irrespectueuse). En dépit des apparences, leur purisme positiviste et leur langage clinique cru sur la sexualité sont angoissés et anxiogènes.
 
Zizi (animaux)
 
Zizi (émotion:génitalité:positivisme)
 
Zizi (émotion:génitalité:chimie)
 
Zizi (émotion:génitalité:amoureux c'est hormonal)
 

D’ailleurs, l’Expo Zizi Sexuel parle sans arrêt de la peur (même si ses concepteurs la projettent ensuite sur les enfants et prétendent les en délivrer), de la croyance que le sexe c’est sale et mal (même s’ils attribuent celle-ci aux prétendus « ignorants » qu’étaient leurs ancêtres, ou aux bourgeois coincés), de l’angoisse de la castration. Ils n’ont pas compris que la pudeur, c’est la condition et la limite de l’Amour vrai. Que la sexualité, c’était beau (et pas qu’un phénomène chimique ou mécanique qui « fait du bien » !). Et que c’est Dieu qui leur a donné leur zizi, pour l’honneur de son nom et de sa beauté.
 
Zizi (peur 2)
 
Zizi (peur 3)
 
Zizi (peur 4)
 
Zizi (peur 5)
 
Zizi (peur 6)
 

L’Expo Zizi sexuel, c’est finalement les pédophiles qui préviennent la jeune génération contre le risque de leurs propres attaques, en commençant par agresser celle-ci visuellement et verbalement sous le prétexte du jeu. C’est un peu le Parc d’attractions michaeljacksonien, et l’antithèse du Aimer en vérité de Pierre-Hervé Grosjean. Ces expositions libertaires me font penser à ces parents qui montrent des films pornos à leurs ados, en ayant la sincérité et l’inconscience de leur dire « C’est la Nature ! ». J’y suis allé pour que vous n’y alliez jamais. Merci de suivre mon conseil.
 

Notre-Dame de Clignancourt : le Panthéon des saints

 

Ce matin (dimanche 1er mars 2015), j’ai découvert la messe à l’église Notre-Dame de Clignancourt (une amie m’y avait invité). Laissez tomber c’te paroisse du feu de Dieu…! 🙂 Extra! Très belle homélie aussi. En plus, la configuration des lieux et la mise en évidence aérée des statues des saints transforment l’église en véritable Panthéon de la dévotion de la Communion des saints (saint curé d’Ars, saint Joseph, saint Jean XXIII, sainte Anne, saint Antoine de Padoue, sainte Thérèse de Lisieux, etc.).

 

Je suis arrivé à 11h par « erreur » puisque la messe était à 11h30. Ça m’a permis de m’asseoir une demie heure aux côtés de saint Antoine de Padoue, et d’observer avec un oeil étonné et émerveillé comment lui et le petit Jésus étaient trop chouchoutés par leurs visiteurs : la famille d’Asiatiques qui touchent la statue par 3 fois, les Noirs et les Orientaux qui allument des bougies à saint Antoine, les petits enfants qui lui font spontanément une fête incroyable (les parents sont même obligés de calmer le jeu^^), ou encore la bourgeoise qui fait un ménage intégral de la statue, un relooking discret, puis trace son chemin… Et j’imagine que c’est un cérémonial semblable pour les autres saints. Comme Saint Antoine aime les autres et est aimé ! C’est beau.

L’impuissance sexuelle masculine comme fréquente base de croyance en l’homosexualité

impuissance_dysfonction_erectile
 

Allez, les pieds dans le plat ! J’ai envie de soulever une piste d’homosexualité qui me paraît tout à fait plausible et répandue chez moi et mes amis homosexuels, et qui est pourtant très mal connue, négligée, rarement explorée, parce qu’elle est ultra intime, inconsciente, honteuse et qu’elle peut constituer une limite physique presque objective dans certains cas : l’impuissance sexuelle (en gros, la fameuse « panne » ou la peur de la panne, qui risque davantage d’impacter les hommes que les femmes homosexuels d’ailleurs – car la peur d’une femme lesbienne risque peu de remettre en cause la faisabilité d’un coït et d’un couple femme-homme… alors que celle de l’homme, si. C’est la raison pour laquelle, à mon avis, il y a numériquement beaucoup plus d’hommes qui se disent définitivement homos que de femmes). J’ai rencontré (et je peux largement me mettre dans le lot !) un nombre suffisamment important d’amis ou d’ex-amants qui, par fort complexe corporel, ou bien parce qu’ils avaient un problème physique en lien avec leur appareil génital (phimosis, éjaculation précoce, problèmes d’érection, peur de ne pas assurer au lit ou bien au contraire de « trop assurer » et de faire mal à la femme en la pénétrant, etc.) pour oser en parler. Bien évidemment, un phimosis, par exemple (= le fait que le prépuce se décalotte mal) n’est pas, à lui seul, la cause d’un sentiment d’homosexualité ; et une opération chirurgicale ne dissipera pas forcément cette peur de la différence des sexes et de soi-même qu’est l’homosexualité. Mais il est intéressant de comprendre le fort lien qui existe entre (sentiment d’)impuissance sexuelle et désir homosexuel. Car il existe. Et parfois, cette prise de conscience pourrait éviter bien des angoisses, bien des mal-entendus, et de démasquer beaucoup de fausses homosexualités.

Pièce « Nous souviendrons-nous » de Cédric Leproust

 

Je reviens d’aller voir une pièce contemporaine dans le Marais : un seul-en-scène ovationné par un public super bobo qui est venu voir un mec « performer » à poil sur scène, qui se badigeonne de peinture puis de terre, et qui raconte des conneries d’un air enfantin en s’auto-persuadant qu’il révolutionne le monde de la philosophie et de la poésie… Très instructif. « Nous souviendrons nous » de Cédric Leproust. Ben nan, je crois qu’on ne risque pas de se souvenir… hahaha

Combat contre l’hystérie

 

J’ai décidé de mener un combat contre l’hystérie (en particulier féminine), celle qui boude puis qui se permet toutes les violences parce qu' »elle souffre » et qu’elle « n’en peut plus ». Cette comédie de fashion victim capricieuse ne m’impressionne pas.

SOUS LES VOILES DE L’ALLIANCE (Critique de l’essai « Propos décousus, propos à coudre et propos à découdre d’un chrétien homosexuel » d’Henry Creyx, par Philippe Ariño)

Propos
 

Il y a 10 jours de cela, Henry Creyx, un essayiste homosexuel ayant jadis vécu une vie dissolue dans le « milieu homosexuel », et actuellement oblat d’un monastère bénédictin à Saint Benoît-sur-Loire, m’a gentiment envoyé son ouvrage, publié en 2005 aux éditions Thélès, pour que j’en fasse une recension. Le titre : Propos décousus, propos à coudre et propos à découdre d’un chrétien homosexuel Moi, quand c’est comme ça, non seulement j’honore le cadeau, mais en plus j’obéis à la lettre à son intitulé. S’il faut en « découdre » avec une certaine approche religieuse de l’homosexualité, une approche à peine datée quand on voit 10 ans après que la très grande majorité des croyants catholiques continue d’adopter quasiment le même argumentaire (« La foi, c’est de l’ordre du privé et ce n’est pas politique », « Le mariage civil n’est pas une affaire d’amour. », « L’amour ce n’est pas sexuel et ce n’est pas une question d’orientation sexuelle. », « Dieu ne juge personne, alors Il ne juge pas l’amour homo. », etc., bref, toutes les phrases induisant que la Charité supprimerait l’exigence de Vérité…), je me porte évidemment volontaire !

 

En intentions, le livre d’Henry Creyx est très louable : il se propose de déculpabiliser les personnes homosexuelles et de leur annoncer la Bonne Nouvelle qu’elles sont elles aussi concernées par le Salut, aimées de Dieu telles qu’elles sont. Et en plus, comme le style lexical est riche, c’est un ouvrage agréable à lire. Indéniablement.

 

Néanmoins, indépendamment de sa forme et de sa sincérité, c’est le fond et la Vérité de son propos qui posent de sérieux problèmes. Je me contenterai d’en soulever 4 :
 
 

1) Une incompréhension de ce qu’est vraiment l’homosexualité :

Dès la couverture, Henry Creyx s’exprime sans le vouloir comme les déconstructeurs queer. Rien que le titre (Propos décousus, propos à coudre et propos à découdre d’un chrétien homosexuel) reprend mot pour mot le disque indigent de la queer & gender theory qui voudrait mettre du doute, de la poésie, de l’auto-détermination, du paradoxe, de la diversité et du point de vue individuel partout : défaire, faire, refaire dans la déconstruction… tout cela pour se trouver une excuse de ne pas parler vrai.

 

Le problème majeur de cet essai, c’est justement qu’il démarre d’emblée sur une incompréhension du désir homosexuel et une justification erronée d’une prétendue essence hétérosexuelle et homosexuelle. L’auteur emploie en effet des périphrases qui montrent qu’il s’éloigne du Réel humain, qu’il réduit les individus sexués à leurs fantasmes érotiques et à leurs sentiments (alors que nous sommes avant tout homme ou femme, et Enfants de Dieu, avant d’être des personnes homosexuelles ou des personnes attirées par le sexe complémentaire) et qu’il essentialise le désir homosexuel (alors que l’homosexualité n’instaure aucune espèce humaine, aucune essence particulière) : « l’homosexuel » et « les homosexuels » (p. 13) ; « l’homosexualité d’état » (p. 13) ; « mon homosexualité constitutive » (p. 80) ; « Si, par une loi de nature, tous les hommes devaient avoir les yeux bleus, demanderait-on à Dieu d’accorder cette couleur à ceux qui, par exception, auraient reçu des yeux noirs ? » (p. 27) ; « L’on décréterait que seuls les hommes aux cheveux noirs seraient aptes à aimer légitimement, Dieu ne ferait pas de miracles pour que les blonds deviennent bruns. » (p. 41) ; etc. Creyx justifie l’hétérosexualité, en la confondant avec la différence des sexes (et en vidant cette différence d’amour, de surcroît !) Il associe à maintes reprises l’homosexualité à la cécité, alors qu’une peur n’est pas un handicap physique : « L’aveugle n’est pécheur que lorsqu’il pèche, et non parce qu’il est aveugle. » (p. 83)
 

La fausseté de ce postulat de départ (= confondre acte et personne, ou bien désir et personne, ou bien différence des sexes et tendance sexuelle) nous amène beaucoup plus loin concernant le lien entre homosexualité et foi : Henry Creyx n’a pas été capable de faire le distinguo, pourtant capital, entre « péché » et « signe de péché » ; et en dépit des apparences et d’un discours angéliste déculpabilisant et charitable, cette omission ôte de la faute aux actes qui pourtant méritent notre sentiment de culpabilité, et rajoute pour le coup de la culpabilité là où il n’y a pas lieu d’être, c’est-à-dire au ressenti homosexuel ainsi qu’à la manière de le vivre au mieux, à savoir la continence (j’y reviendrai plus tard).
 

Ce livre ne nous aide pas à comprendre ce qu’est véritablement le désir homosexuel (et à vivre avec, a fortiori) puisqu’il ne le regarde pas en face. Il l’enrobe de poésie, de langage précieux, de dorures spirituelles qui donnent à croire que ce qui est dit est profond et permet de vivre une sublimation réussie de la tendance homosexuelle. Henry Creyx noie constamment la Vérité dans les métaphores : dans Propos décousus, propos à coudre et propos à découdre d’un chrétien homosexuel, on a droit à toutes les métaphores possibles et inimaginables (paraboles bibliques à l’appui !) et aux comparaisons les plus abusives : la métaphore de l’eau, du geyser, du nœud, de l’huile, du vin, de la lumière, du monastère… et même du papier peint ! « L’homosexualité n’est qu’une sous-couche sous le papier peint que nous offrons à la joie du Seigneur. Pourquoi ce papier-peint ne lui présenterait pas une belle histoire d’amour, humble comme du papier et vraie dans ces traits, gardée avec prévenance dans sa fragilité et forte de son regard à Lui qui portent les agneaux blessés ? » (p. 92) Mama mia… Comme la connaissance de la Bible ne rend pas service à tout le monde… !

 

À part cette idée du « Dieu aime tout le monde » qui est omniprésente dans tout le livre, il n’y a pas d’analyse du désir homosexuel, pas de grille de lecture autre que celle de la foi et de l’amour de Dieu pour tout Homme. Ce message de miséricorde, c’est l’essentiel, me direz-vous. Mais où est le chemin humain qui concrétise et rend vraie cette conclusion charitable ? Comment rejoint-on toute personne humaine dans sa réalité, a fortiori quand elle se sent homosexuelle ? N’importe quel lecteur de Propos décousus, propos à coudre et propos à découdre d’un chrétien homosexuel perdrait, comme moi, le fil de son aiguille à coudre !
 
 

2) La justification béate de l’« amour » homosexuel :

Plus grave encore. En plus de nous perdre au fil des pages par un discours essentialiste sur l’homosexualité, Henry Creyx nous impose un étonnant chantage aux sentiments, au spirituel. Un chantage d’autant plus pernicieux qu’il s’habille de références bibliques, de bonnes intentions, de poésie qui semblent nous tirer vers le haut : « Laissons aller l’homosexuel vers les étoiles à la rencontre de son Seigneur ! » (p. 26) En plus, le lecteur peut constater que le mot « Miséricorde » est comme par hasard omis au profit du mot « compassion »… Mais « souffrir avec » ne signifie pas « tomber avec ».

 

Ce discours lénifiant « Tout le monde il est beau quand il aime » sur l’homosexualité, ne manquera pas de séduire l’âme blessée ou révoltée contre l’Église, d’anesthésier temporairement certaines douleurs liées à la pratique homo ou à la connaissance d’une personne homo de notre entourage, de conforter la personne gay friendly dans sa confusion entre l’amour des personnes et l’absence de jugement de leurs actes. Mai en réalité, il est inconsciemment homophobe car il ne reconnaît pas les individus homosexuels dans leur singularité et dans la réalité de leurs actes homos (« Ils sont comme tout le monde. », p. 47). Il leur bouche aussi l’accès à l’exigence, à la simplicité et à la grandeur de la continence. Bref, à la liberté et à la responsabilité.

 

Dans son essai, Henry Creyx justifie l’existence d’un « amour homo » ou d’un compagnonnage qu’il nomme « alliance ». Il cautionne de manière plus ou moins voilée le « couple homo chaste » : « On reconnaît aujourd’hui qu’il est préférable que les homosexuels ne se marient pas parce qu’ils sont impropres psychoaffectivement à une relation satisfaisante avec une personne de l’autre sexe et que de grandes probabilités de blessures aux êtres y sont à craindre. Pourtant ils brûlent. Alors ! Leur état n’est pas volontaire et pour eux aussi est cette parole : ‘Il n’est pas bon pour l’homme d’être seul.’ Ne serait-il pas mieux, pour qu’ils puissent paître dans le champ de Dieu, c’est le but de toute pastorale, de les encourager à se fixer plutôt que de les laisser dans leur dérive. » (p. 33) ; « Ne devrait-on pas abandonner l’idée d’accrocher nécessairement la notion de péché à leurs actes d’amour, quand, après un travail de sanctification et de maturation, ils ont atteint un degré tolérable du sens de l’autre, du sérieux de leur relation et qu’ils ont apprivoisé pour leur route d’humilité que requiert tout ce qui relève de cette beauté qu’est justement l’Alliance. » (p. 36) ; « des ressorts d’authenticité et de générosité » (p. 36) ; « leurs affections fidèlement stabilisées » (p. 51) ; « Il peut y avoir du diamant dans leurs cœurs même à l’occasion de leur vie affective. Cessons de n’y voir que de la boue. » (p. 37) ; « Va-t-on continuer à les empêcher de rendre grâce pour la joie qui naît d’un acte d’amour accompli dans une vérité d’alliance puisée au meilleur de l’être, sous le seul prétexte d’une non-complémentarité physiologique qui n’est d’aucune façon indispensable à l’expérience de cette joie ? » (p. 40) ; « Mariage ? Non ! Alliance ??? » (p. 49) ; « Ils veulent connaître, eux aussi, la possibilité d’une affection choisie et réciproque, faisant croître vers une maturité propre à leur être, et pouvant s’exprimer, selon la loi commune, dans le joyeux langage du corps. » (p. 56) ; « placer son talent à la banque de la tendresse et de l’affection partagées » (p. 60) ; « sous les voiles de l’alliance » (p. 78) ; etc.

 

On voit Henry Creyx justifier une sorte d’Union civile non légalisée officiellement. Ce qui le gêne dans le PaCS, ce n’est pas sa symbolique ni son existence : c’est uniquement son statut de loi publique, de mariage déguisé. Il ne veut pas d’une bénédiction officielle mais bien d’une bénédiction tacite des couples homos par l’Église : « Les homosexuels demandent aussi à vivre comme tous les autres, même si la conjugalité qu’ils envient a ses défauts, ses tiraillements, ses souffrances et ses échecs, et j’ai déjà dit que je ne les voyais pas mariés. » (p. 55) ; « Au fond, ce qui leur faut, c’est l’esprit de ce que l’on appelle alliance, une alliance forgée dans l’émerveillement de la rencontre et l’attente de ses ascèses consenties. L’alliance porte sur un choix réciproque constamment libre, parce que librement constant, investissant deux êtres et le tout des deux, corps, âme et esprit, dans une générosité interactive, débordant en témoignage de sérieux et de vrai, car scellée entre eux, sur leurs conditions de vie et les accueils enfin objectifs de leur entourage. » (p. 54) ; etc.

 

Sous la plume de Creyx, on retrouve cette idée (très protestante, très sentimentaliste, très individualiste et très post-moderne, finalement) que l’acte d’Amour ou la foi ne se jouerait qu’entre soi et Dieu, que la sexualité ne relèverait que du privé, que l’Amour ne pourrait être sondé que par Dieu, que l’universalité de l’Amour équivaudrait à la justification de tous les types d’« amour », que l’Amour ça ne serait pas sexuel, etc. : « Les homosexuels ont vocation à connaître Dieu qui n’est qu’Amour, et ils sont, corps et âme, appelés à aimer. Les modalités de leurs expressions amoureuses qui font partie, sauf appel particulier à la continence, de cet univers privé indispensable à la compréhension et manifestation de l’universalité de l’Amour touchant et devant toucher tout, ne regardent qu’eux seuls et Dieu dans leurs cœurs. Ah ! si l’on pouvait cesser de glisser l’œil à balances rétributives, dans la serrure de la porte de la chambre des amants ! […] Un seul témoin peut être admis dans les alcôves, c’est Dieu lui-même, la source de tout amour vrai. » (p. 46) ; « L’amour des conjoints y reste leur affaire privée, étrangère à l’intention de la loi qui régit cette convention. » (p. 49) ; « Comment peut-on gommer au plan moral toute cette anticipation indispensable qui ne regarde que ceux qui s’aiment et Dieu qui est leur inspirateur, quand ils n’ont pas décidé de s’aimer en révoltés contre lui ? Et quand il n’y a pas de possibilité de mariage pour des raisons tenant aux constitutions intérieures des intéressés non voulues mais honnêtement assumées, comment renier toute la vérité d’une relation authentique, simplement parce qu’on lui a donné le label de péché ? C’est vraiment prendre les choses à l’envers. » (p. 86) ; etc.
 

L’auteur fait preuve d’un relativisme spirituel. C’est là toute la perversion de son discours. Selon lui, tout lien humain serait justifié parce que finalement sanctifié en Dieu : « Tout ce que Dieu a créé est bon, et rien n’est à rejeter si on le prend dans l’action de grâce, car c’est sanctifié par la Parole de Dieu et la prière. » (p. 47) ; « Il est dit en effet dans l’Écriture : ‘Bénissez et ne maudissez pas’, et encore : ‘En toutes choses rendez grâce à Dieu !’ » (p. 54) À ses yeux, la génitalité (qu’il confond avec la sexualité), du fait d’avoir été soi-disant diabolisée par de nombreux catholiques ou ecclésiastiques, en deviendrait pure : « La souillure n’est pas dans notre sexe mais dans notre cœur. » (p. 71) ; « Un couple marié accomplit l’acte conjugal, c’est bien. Un couple non marié mais dont les deux partenaires s’étant donné leur foi, vivent dans la fidélité, accomplit un acte semblable, c’est mal. Le premier ne pèche pas, le second vit dans le péché. Or, ils font exactement la même chose. Ce n’est donc pas l’accomplissement de l’acte sexuel en lui-même qui les départage dans cet étrange jugement moral. Alors qu’est-ce ? C’est que le premier a fait en quelque sorte alliance avec Dieu en se donnant le sacrement béni par l’Église. Je crois de tout mon cœur en la grâce de ce sacrement. Ce n’est pas pour autant que le second couple, en situation, je le répète, de fidélité et de vérité d’amour humain confirmées, me paraît en état d’infidélité avec le modèle des modèles de l’amour qui est Dieu. Il faudrait pour cela qu’il y ait une rupture avec ce qui ressemblerait à cette alliance entre Dieu et lui-même. L’intention des partenaires, dans les deux cas, est droite, l’acte d’amour est le même. » (p. 97)
 

Pour Henry Creyx, c’est la bonne intention (spirituelle) qui ferait la vérité de tout acte. Il ne pense plus à l’acte en lui-même, ni à sa portée. « Pourquoi l’acte sexuel ordinaire, vécu comme une option prégnante de la vie dans le cadre des nécessités non sacramentalisées fait-il tant difficulté ? […] En soi, l’acte sexuel d’un homosexuel n’est pas le signe d’une rupture avec Dieu. Le péché est ailleurs. […] L’acte homosexuel ne peut être mauvais que subjectivement. » (pp. 98-99) Quand intention et acte sont autant dissociés, on est en plein subjectivisme ou schizophrénie spirituelle.
 
 

3) Le mépris caricatural pour la continence :

Le troisième écueil dans lequel l’essai Propos décousus, propos à coudre et propos à découdre d’un chrétien homosexuel tombe, me semble-t-il, c’est la légende noire et salissante que son auteur construit autour de la continence. Ce dernier la réduit au rang de particularisme, de bizarrerie ignoble à proposer, d’héroïsme inaccessible, parce qu’Henry Creyx confond la continence avec l’abstinence, ou bien encore la sainteté avec un devoir moral négatif ou un idéal de perfection désincarnée : « chasteté parfaite » (p. 24) ; « la continence parfaite » (p. 24) ; « Proposer le martyre, ce serait en tout cas faire appel à une volonté à l’héroïsme impossible. » (p. 25) ; « Il pourrait sortir de cette possibilité, je le crois, une aspiration à connaître et aimer le Christ plus efficace et salvatrice que les détours légalistes d’une ascèse étouffante qui ampute l’être de son trésor le plus sérieux. » (p. 56) ; « exiger une impeccabilité extérieure » (p. 57) ; « On ne peut pas empêcher un homosexuel d’aimer. On ne peut pas lui imposer de ne pas aimer du tout ou de n’aimer qu’avec la partie haute de son être. » (p. 84) ; « cet ersatz de sainteté de la continence » (p. 96) ; etc.
 

Henry Creyx verse ironiquement dans la caricature pour discréditer la continence et justifier la solution par défaut du « couple homo chaste » : « S’il n’y a pas de légitimité pour le langage du corps, il ne reste alors que cette alternative : ou le salut dans la continence ou la perdition dans la pratique. Et le tour est joué. » (p. 65) ; « Présenter aux homosexuels dès l’abord la continence absolue comme l’unique voie de satisfaction morale, est encore plus abusif quand on enrobe cette proposition dans l’idée exigeante d’une fidélité, la fidélité au ‘non’. » (p. 106)

 

En clair, l’auteur n’appelle pas à la continence, comme le suggère l’Église. Il cherche même à décourager de celle-ci. Le seul chemin de sainteté qu’il propose aux personnes homosexuelles est une espèce de « zone » fluctuante et floue de l’amour d’amitié, aire délimitée par l’empirisme de principe (comme s’il suffisait de vivre les choses pour être dans le vrai…) et le subjectivisme relativiste (= Chacun fait comme il peut à partir du moment où il essaie d’aimer en Jésus-Christ) : « On ferait mieux d’admettre pour ceux dont nous parlons, comme possibilité de vie tacitement reconnue, sans aller jusqu’aux constats législatifs et aux réglementations qu’ils engendrent souvent comme des rets où les intéressés se trouvent englués, une sorte de zone, non de nuptialité informelle ou mal formée, mais de convivialité affectueusement privilégiée, permanente sur un constat de fait, qui ne serait définie ni comme bringuant un état sacramentalisé par l’Église ni comme impliquant un état statutairement admis par la Cité. » (p. 52) ; « Je pense qu’il y a une zone de vérité d’amour qui peut être reconnue aux homosexuels. […] Cette zone de liberté de l’amour non colligée dans nos recueils de morale, ne devrait recevoir de contrôle que de la part de ceux qui l’empruntent. La véritable question est de former les homosexuels à l’amour pour que ce dernier soit vrai, et non de les contraindre à l’absence d’amour, en tenant le discours ici vide de sens (et de bon sens) et de réalisme, de la sublimation des désirs et des pulsions qui n’a de poids qu’en des situations d’exception promues sur un appel particulier reçu dans la foi. » (pp. 73-74) En réalité, il n’a rien compris de la continence, qu’il n’envisage que comme une rétention, une abnégation, un sacrifice dans le sens janséniste du terme. Alors que concrètement, elle est un recyclage, un don entier de on homosexualité et de sa personne, une paix, une libération, un moteur de sainteté qui conduit aux joies intenses et durables de l’évangélisation cohérente et originale.
 

Pour résumer, il reproduit exactement ce qu’il reproche à l’homme cachant son talent dans la Parabole des talents relatée dans l’Évangile : « Il croit entendre de la bouche du Maître un ‘Reste à jeun’ que le Maître n’a pourtant jamais prononcé. » (p. 60)
 
 

4) Le mépris de la morale catholique et de l’Église:

Cela a de quoi nous étonner tant le discours d’Henry Creyx est emprunt de religiosité, de belles pensées poétiques et spirituelles, de bonnes intentions de foi. Et pourtant, c’est la vérité : l’auteur n’aime pas autant l’Église et le Christ qu’il se l’imagine. Déjà, il s’annonce comme « chrétien » ; non comme « catholique » (et pas seulement dans le titre). Ce n’est absolument pas un détail. Ce désaveu confessionnel de l’Église-Institution romaine se remarque en filigrane dans tout le texte.

 

Ensuite, Henry Creyx justifie son discours relativiste et sentimentaliste sur l’homosexualité par la diabolisation d’un « moralisme » dont il parle sans arrêt dans son texte : « la chape d’une morale plombée qui fait table rase de la qualité du cœur » (p. 26) ; « légalisme satisfait » (p. 29) ; « la réprobation sociale, la culpabilisation » (p. 34) ; « l’insupportable fardeau des interdits et des jugements » (p. 37) ; « Alors, chers moralistes, qu’auriez-vous donc à craindre de celui et chez celui qui est rêne ? » (p. 42) ; « interdictions abusives imposées par de tristes sires » (p. 47) ; « Ils n’y trouvent que des juges. » (p. 55) ; « beaucoup de moralistes » (p. 72) ; « ces nouveaux agents de la morale » (p. 80) ; « le discours moral » (p. 82) ; « la voix terrifiante du juge » (p. 90) ; « les moralistes » (p. 99) ; etc. Il monte en épingle l’importance de la morale, surévalue son influence et sa violence, sans jamais rentrer dans les « détails » de fond du message moral de l’Église. Il participe à son insu à la construction de la victimisation qui stigmatise (d’une autre manière que l’homophobie frontale, car cette fois, ça s’opère par la déculpabilisation, ou par un battement de coulpe extériorisé) les personnes homosexuelles, à ce pharisianisme qu’il décrie tant.
 

Mine de rien, même si elles se disent chrétiennes, la plupart des lignes qu’Henry Creyx écrit suintent le mépris de l’Église et l’anticléricalisme, le cynisme et la vengeance : « L’Église ne voit-elle pas que la plupart des homosexuels ont déserté ses assemblées à cause de ce dessèchement d’un vieux langage d’où est absente toute tendresse ? » (p. 36) ; « la Sainte Église » (p. 57) ; « ce discours des confessionnaux » (p. 66) ; « ces bons théologiens à bésicles épaisses, et leurs émules rédacteurs de directives » (p. 78) ; « des scruteurs d’âme » (p. 79) ; « la rigidité du confesseur ou du conseiller spirituel ou du littérateur moraliste traditionnel » (p. 86) ; etc. À ce propos, l’essayiste tient des propos plus que limites, illustrant un rapport peu ajusté avec le Corps ecclésial : « Évidemment, je ne vois pas le prêtre en charge de ma paroisse venir m’embrasser sur la bouche. Mais alors, qu’il laisse cela à celui qui en aurait envie parce que cela monterait naturellement de son être accordé à cet embrassement. » (p. 32)
 

Il sous-estime notamment le mariage, en confondant le statut social et le sacrement : « Est-ce que le sérieux des mœurs sexuelles vient du mariage ou du sérieux des partenaires ? » (p. 39) ; « Quelle différence peut-il y avoir entre aimer dans le mariage et aimer hors du mariage ? Au plan personnel aucune. Le mariage n’ajoute rien à l’amour. » (p. 73) Ou alors il a tendance à le réduire à « l’hétérosexualité » ou/et à la procréation, bref, à une fonctionnalité nataliste ou à une vitrine sociale : « Les homosexuels n’ont pas dans la société les mêmes missions que les hétérosexuels et notamment, parmi ces derniers, ceux qui s’accouplent, c’est-à-dire engendrer et donner un nom. Les relations homosexuelles s’arrêtent justement au seuil de la reconnaissance sociale scellée par l’acte solennel du mariage, dont ils ne peuvent remplir les fonctions ainsi précisées. » (p. 51)

 
 
 

En conclusion, au vu de ces 4 problèmes criants que j’ai identifiés en lecture de cet essai, je me permets donc de remettre sérieusement en doute l’optimisme spiritualisé de l’auteur face à ses blessures du passé, survenues en grande partie à cause de sa pratique homosexuelle : « Les amourettes inquiètes d’homosexuel enténébré qui étoffent mon vieux passé personnel, malgré leurs émotions et leur poésie, n’ont laissé en moi que des traces de vent. » (p. 31) Je n’en serais pas aussi sûr… Ne sublime pas son désir homosexuel qui veut ! Il est extrêmement ardu, pour vivre en paix avec l’homosexualité, de faire l’économie de la Vérité, de l’étude sérieuse des mécanismes du désir homosexuel, de l’expérience concrète et heureuse de la continence, de l’amour personnel de l’Église et des gens d’Église, du respect de la différence des sexes et du mariage femme-homme aimant. C’est même, je crois, impossible.

Relevée par la Vierge

Rencontre rare et précieuse samedi dernier : j’étais à table à Notre-Dame de Compassion aux côtés d’une femme divorcée, discrète, 40 ans, qui ressemblait beaucoup à Caroline Fourest d’ailleurs (elle ne savait pas qui était Fourest quand je le lui ai dit!^^), qui s’est confiée à moi tout de suite (alors qu’elle n’en a pas l’habitude), et qui s’est fait cueillir le coeur par la Vierge Marie il y a 4 ans.
 

Elle ne croyait pas du tout en Dieu avant. C’était une femme agressive, dépressive, perturbée psychologiquement, allant de psychiatre en psychiatre, chutant constamment. Elle a à ce point touché le fond qu’elle s’était vu retirer par son ex-mari la garde de son fils (qu’elle n’a pas vu pendant 6 ans) et a été internée en Hôpital psychiatrique.
 

Et là, je me retrouvais face à une femme complètement transformée par Marie en femme douce au regard perçant et intelligent, à l’écoute, avec de l’humour, une grande paix. Ce qui s’est passé il y a 4 ans, c’est qu’une de ses collègues de travail, qui fréquentait l’église Saint Louis d’Antin, l’a prise par la peau du coup et lui a dit : « Je t’amène devant la Sainte Vierge ! ». C’est ce qui s’est passé. Alors que sa situation familiale, professionnelle, maritale, était bouchée, elle est allée tout déposer à Marie. Et miracle : la femme plus bas que terre, triste et violente, est devenue la femme douce et joyeuse qu’elle est maintenant. La Vierge Marie, pour toutes les femmes hystériques et profondément blessées, agit mieux que toutes les thérapies. Je le crois.

Ces petits vertiges face à la fragilité de la vie

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Je pense qu’il n’y a pas qu’à moi que ça arrive (enfin, j’espère… ^^), ces moments de vertige existentiel où la fragilité de la vie nous apparaît dans tout son éclat, où la prise de conscience que notre existence et celle des autres ne tiennent qu’à un fil se fait, où la mort pourrait surgir en un clin d’oeil si nous le décidions, où notre petite volonté humaine nous saute à la figure et nous semble trop grande, excessivement déterminante et toute-puissante : par exemple l’instant où l’on pourrait sauter dans le vide et faire une chute fatale, où l’on marche le long d’un précipice, où l’on se retrouve seul avec un bébé qu’on pourrait tout à fait casser ou égorger en deux secondes, l’instant où l’on tient en main un couteau. Fort heureusement, par réflexe de survie, mais aussi grâce à ce petit miracle quotidien que nous fait vivre l’Esprit Saint qui nous incite constamment à identifier/choisir le bien et le meilleur, et à faire la part des choses entre notre imaginaire et la réalité, nos pensées noires durent une demie seconde, et avec un peu de conscience du bien, nous ne les laissons pas agir à notre place, nous ne les laissons pas nous submerger et commettre l’irréparable. Certainement que les personnes psychotiques sont celles qui justement ne savent pas quoi faire de cet ébahissement face à la découverte de la vie et de la mort, de leur responsabilité de choisir l’une ou l’autre, qui ne savent pas comment gérer sur l’instant cette liberté universelle éminemment individuelle et impressionnante, précisément parce qu’on ne leur a pas appris qu’elles n’étaient pas seules, qu’elles étaient libres, qu’elles n’étaient pas virtuelles, qu’elles avaient le droit d’être vulnérables et limitées.
 
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Vallée puis Zaho

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Pour moi, la musique de la chanteuse des années 1990 Vallée (Valérie Stoffler) et son compositeur Antoine Essertier, c’est ce qui se fait de mieux au niveau arrangements et mélodie. Et plus proche de nous, la chanteuse franco-algérienne Zaho, à mon sens, est la plus grande chanteuse de tous les temps.
 
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