Film « La Mante religieuse » de Natalie Saracco : rêverie de femme bobo exaltée
Le tout dernier film de Natalie Saracco, « La Mante religieuse », vient de sortir dans les salles françaises. Ne vous en faites pas : je ne vais pas dégainer et jouer mon rabat-joie. Tout ce qui contribue à grandir l’Église et à faire connaître le Christ « aux périphéries » me réjouit profondément et ne réveille en moi (du moins, j’essaie) aucune amertume ni jalousie mal placée. La preuve : j’ai adoré – dans le sens christique du verbe – des films comme « Des hommes et des dieux » et « Qui a envie d’être aimé ? ». Donc il m’arrive d’aimer très fort des films cathos-sur-les-cathos. Si si. Je n’hésite pas à applaudir quand ça me plaît franchement. Et quand je n’aime pas, je n’hésite pas non plus à ne pas applaudir.
Pour ce qui est de « La Mante religieuse », je n’applaudirai pas. Et j’entends déjà la cohorte de certains « cathos » se rêvant avant-gardistes et « ouverts » me traiter de « grand méchant blasé » parce qu’ils devinent (à raison) que je ne vais pas en dire que du bien. Ils me tiennent le discours de la bonne intention : « Pour une fois qu’au niveau artistique et médiatique les cathos de conviction montent au créneau avec une œuvre osée, originale, moderne, sans concession, accessible aux non-croyants, il y a à encourager plutôt qu’à chercher la petite bête. Un peu de hauteur de vue ! Mets ton égo et les détails qui te chiffonnent de côté ! On passe sur les imprécisions et on avance ensemble, comme une grande famille aux multiples sensibilités et parcours, y compris les moins ‘catholiquement corrects’ et les plus cabossés. C’est ça, la Charité et la Miséricorde divine ! ».
MAIS MAIS MAIS…
Ce n’est pas parce qu’une œuvre parle de Dieu, d’Amour, de conversion, de Miséricorde, qu’elle est forcément bien. Ce n’est pas parce qu’on est en gros d’accord sur les intentions et le But, que pour autant il ne faut pas être précis et qu’on ne peut pas discuter les formes et le fond choisis… surtout quand le fossé entre intentions et Vérité ne relève plus du détail et heurte notre conscience. L’exaltation de certains spectateurs autour de « La Mante religieuse » me fait penser à l’euphorie aveugle qu’il y a eue (et qu’il y a encore) autour de films comme « Tree Of Life » ou « La Passion » de Mel Gibson. À l’époque, je me souviens, au sujet de « La Passion », que je m’étais pris les foudres de certains cathos tradis/convertis parce que j’avais osé dire que j’avais trouvé ce film grotesque, risible, narcissique, manichéen, proche du délire mystique et du contre-témoignage chrétien (certes, Jésus nous demande à chacun de consentir à porter notre croix… mais en aucun cas c’est Lui qui nous donne notre croix ; jamais non plus Il nous demande de nous prendre pour Lui ; jamais Il nous demande de souffrir comme Lui a souffert : au contraire, Il se bat pour que nous n’ayons pas à souffrir comme Lui !). Toute création cinématographique catho, y compris celle qui défend l’Église, est critiquable. Ce n’est pas uniquement le thème qui fait la justesse et la légitimité d’une œuvre artistique. Ce n’est pas davantage la foi ou le parcours spirituel de l’artiste qui l’a créée. C’est avant tout l’œuvre elle-même et le traitement du thème religieux qui comptent. On peut tout à fait défendre artistiquement Jésus MAL, ou bien Le défendre artistiquement BIEN. Et parfois, on croit Le défendre, alors qu’en réalité on Le caricature, en sélectionnant ce qui chez Lui nous arrange, ou en choisissant de se placer devant Lui. Bref, artistiquement, on peut faire la moitié du bon chemin et se servir de cela pour ensuite s’arrêter à mi-parcours et se reposer sur ses lauriers. Et ça, ça ne va pas. Le dire n’annule pas la beauté et le mérite de la « première moitié de parcours ». Mais au moins, qu’on ne m’oblige pas à penser que celle-ci est aboutie, parfaite, sainte, incritiquable, 100% juste, car dans le cas de « La Mante religieuse », ce n’est pas vrai.
Il y a de belles pousses dans « La Mante religieuse ». C’est indéniable. C’est le récit d’une conversion spectaculaire qui force le respect. Il comporte de beaux messages (de Paix, d’Amour, d’Espérance, de défense de la vulnérabilité humaine, de l’accueil des pauvres et des pécheurs). En plus, les comédiens et la réalisatrice nous rabâchent les oreilles pendant les avant-premières pour nous dire que ce film a été une « aventure humaine » extraordinaire, a eu des fruits spirituels concrets, et que l’intrigue a débordé positivement sur le réel, sur les comédiens, sur le public, qu’il a produit de belles réflexions et de beaux échanges (l’actrice principale – Mylène Champanoï – va d’ailleurs se faire baptiser et faire baptiser son enfant). Je comprends les quelques amis qui l’ont trouvé magnifique et qui ont pleuré. Il y a dans ce film une mise à nue courageuse (presque humble), une audace et une sincérité (je n’ai pas dit « Vérité ») pour pousser un cri d’écorchée vive. Un cri certes maladroit et volontairement sale, agressif, provoquant, fougueux, désespéré. Mais un cri qu’on entend et qui ne laisse pas insensible, qui remue le cœur. Je comprends ce qu’a voulu faire passer Natalie Saracco, et je perçois un peu la foi sincère, impétueuse qui la traverse.
Je dis simplement que la sincérité (même spirituelle) n’excuse pas tout et ne suffit pas à faire une belle œuvre d’art mature et sainte. Il y a dans « La Mante religieuse » des immaturités (et nous sommes tous des cathos immatures, moi le premier) et des messages qui, à mon avis, ne sont pas évangéliques. Pire, je trouve qu’ils confinent parfois à la rêverie de la femme exaltée néo-convertie. C’est ce que j’appellerais la « tentation Frigide Barjot » : avancer sa rebellitude et sa conversion religieuse pour s’auto-proclamer sainte Marie-Madeleine des temps modernes ; agir dans la précipitation pour justifier l’urgence de l’Évangélisation. Désolé, mais ce chantage aux sentiments et cette prétention qui s’annonce comme de l’humilité ou du courage (alors qu’on peut tout à fait être blessé ET malhonnête, être audacieux ET inconséquent, être pauvre ET aussi orgueilleux qu’un riche, être athée converti ET aussi prétentieux qu’une grenouille de bénitier, être vulgaire ET manquer de sainteté), ils ne sont pas justes. Même si Natalie Saracco en a un peu conscience en s’auto-décrivant comme une femme « passionnée et intempérante », volcanique, battante, jusque-boutiste et excessive, un peu borderline, indigne d’être aimée de Dieu et des cathos, je ne pense pas qu’elle se rende compte de toutes les immaturités (spirituelles et affectives) qui transparaissent dans son film « struggle of life ». Car elle est prise dans la spirale de son volontarisme : elle parle de « cracher ses tripes », et semble défendre un cinéma de l’extrême (pas de l’ultra extrême, car elle veille à ne pas trop scandaliser ; mais elle veut quand même déranger à tout prix). Je doute aussi que ceux qui plébiscitent ce film se rendent également compte des immaturités dont je vais parler. Car quand je me permets de les évoquer avec eux, ils me rétorquent qu’elles constituent tout le charme incorrect du film, qu’elles seraient dénoncées parce que montrées, qu’elles seraient excusables parce qu’assumées. Mais moi, je ne me base pas sur des intentions apparentes ni affichées pour juger une œuvre. Je ne m’appuie pas sur ce que le film semble raconter, défendre, dénoncer, ou sur les effets qu’on souhaite lui prêtés, mais avant tout sur ce qu’il raconte, défend et dénonce concrètement. Et quand je regarde avec honnêteté les faits, je vois effectivement qu’il y a problème. Tant sur le fond que sur la forme.
LA SOUFFRANCE AVANT LA FORCE QUI LA LIBÈRE (ET QUI NE LA JUSTIFIE ABSOLUMENT PAS !)
La première chose qui me dérange et qui m’apparaît comme une immaturité, voire une fausseté, c’est le message de fond du film, qui pourrait se résumer à cette bonne intention = prouver l’humanité de tous les Hommes (y compris des saints prêtres) et dire que toute fragilité humaine est guérie par la Miséricorde divine. En théorie, rien à redire. Mais le film « La Mante religieuse » est tellement centré sur la « fragilité », qu’il en oublierait finalement de dire qu’elle n’est pas un but, mais seulement un moyen (non nécessaire et non justifiable, en plus !) pour conduire à Dieu.
« Les plus grands fans de films, ce sont des prêtres et des religieuses, qui m’ont dit : ‘Grâce à ton film, on va comprendre qu’on n’est pas des robots.’ » déclare Natalie Saracco pendant une de ses interviews (lors de l’avant-première au cinéma Publicis des Champs-Élysées, le 28 mai 2014 dernier). J’ai l’impression que la réalisatrice a fait la part belle à la base mais pas tellement au sommet. Elle se rend plus proche de l’humanité pécheresse (et elle s’est attachée à en grossir les traits les plus coupants) que de la divinité et de l’humanité rachetée. « C’est un film qui parle de notre fragilité. » ; « J’ai puisé dans mon cœur, dans mon ADN. Donc c’est vrai que Jézabel me correspond à fond. Par contre, j’ai absolument pas fait ce qu’elle a fait. J’ai fait des choses qu’elle a pu faire, que le père David a pu faire. Je suis un mélange des deux, et je l’assume complètement. Mais comme nous tous, quoi. L’ombre et la lumière, basta ! Je dirais : s’il y a qu’un seul saint, c’est Dieu. Nous on est juste humains. » N.S. défend l’idée (fausse à mon avis) selon laquelle la maturité serait réductible à la souffrance, ou en tout cas à l’expérience empirique de celle-ci et au nombre de galères qu’on aurait accumulées dans sa vie. Par exemple, en « castant » son comédien Marc Ruchmann pour jouer le rôle de David, elle a pensé au départ qu’il « n’avait pas la maturité pour faire le personnage : il n’avait pas assez souffert. […] Il fallait qu’il vive des trucs. »
L’un des grands messages du film, c’est qu’il faut tomber bien bas pour monter bien haut. « Le fait que David trébuche lui permet de se relever. » (Natalie Saracco) ; « Il faut que le grain de blé tombe en terre. Par sa mort, Il lui donne la vie. » (idem). Le mal est présenté comme un besoin, une condition de Salut, une action nécessaire pour revenir encore plus fort vers Dieu. « Jézabel avait besoin de ça pour se réveiller, d’un choc. » Dans le discours de N.S., la souffrance ou le péché sont survalorisés : « Tu te laisses déborder par la souffrance. » Le mal est montré comme le moteur du bien, ou comme au moins son plus grand détonateur. Ça, c’est une vision très manichéenne du Bien, et bien peu évangélique, à mon sens. Car en réalité, le Bien n’a jamais eu besoin du péché pour exister et pour être déjà grand. Et la souffrance ne purifie pas forcément. Il ne faut pas attribuer à la blessure humaine la Force qui la dépasse, qui lui donne vie et qui lui permet d’être fertile. Je crois qu’avec « La Mante religieuse », il y a inversion entre souffrance et « dépassement de la souffrance ». Et c’est gênant. Car le mal est toujours injustifiable, même si sa faiblesse laisse passer la victoire du Bien sur lui.
UNE FOI UN PEU JEUNE
« La Mante religieuse » a le défaut de sa qualité : c’est un film jeune. Il exprime une foi spontanée, débordante (« comme une sortie de boîte après avoir picolé », dira N.S.). Il part d’un bon sentiment, mais nécessiterait d’être consolidé. Il suffit d’écouter Natalie Saracco pendant les avant-premières pour comprendre qu’elle a la fougue des néo-convertis (« J’étais déjà barrée, la tête dans l’Amour de Dieu avant… » prévient-elle), mais aussi le discours encore bouddhisant du relativisme religieux. En effet, elle et ses acteurs parlent de la foi comme d’une nouvelle « came », d’une « énergie », d’un manichéisme (« Nous, humains, ballotés entre le bien et le mal, le yin et le yang qui est en nous… »), d’une « grande philosophie » (Mylène Champanoï), d’un équilibre parfait entre le Bien et le mal (qui seraient deux forces équivalentes). Cette foi n’est pas encore assumée comme préférentiellement catholique. « Je suis chrétienne, pratiquante et tout. Mon meilleur ami est musulman, l’autre il est juif. C’est le même Dieu d’Amour, d’accord ? Dieu rassemble. C’est l’humain qui fout la pagaille, comme d’habitude. » (N.S.)
Natalie Saracco prétend transcender la catholicité par des formules et des mots qui font joli mais qui gagneraient à être plus concrets, à dépasser le slogan poétique ou démago : « ‘La Mante religieuse’, c’est une histoire. C’est une histoire qui ne se limite pas à la religion catho. » ; « C’est un film qui parle de l’Amour. De la fragilité humaine. » (idem) ; « Je remercie le Ciel et les étoiles et tout le monde ! » (idem) ; « C’est un film qui s’adresse aux jeunes, à ceux qui n’ont pas la foi. » (idem) ; etc.
Et cette foi embryonnaire apparaît en filigrane dans « La Mante religieuse ». À l’intérieur du synopsis, il y a peu d’analyse et de raisonnements. C’est voulu, en plus. C’est surtout la quête de Sens et le témoignage émotionnel qui sont mis en avant : « On est dans le cadre du pur témoignage. » (N.S.) ; « Ce film pose la question du Sens de la Vie. » (idem). Selon ses défenseurs, en gros, « La Mante religieuse » ne se critiquerait pas, ne s’interprèterait pas trop, ne se rationnaliserait pas. Il se « vivrait », tout simplement. C’est avec une désinvolture travaillée (bobo, quoi) que Natalie Saracco nous propose son histoire : « Ce film ne parle pas de la religion catholique, ni des trois religions monothéistes. C’est un film à tiroirs. C’est un film qui pose des questions et qui n’a pas la prétention d’apporter des réponses. Donc c’est un film effectivement qui peut déranger. » Mais elle se soucie finalement peu du message. Et ça finit par se voir.
À bien y regarder, on entend de la bouche de certains personnages du film des messages à la rigueur théologique un peu douteuse (et ne commencez pas à me dire : « ouais, mais c’est pour montrer leur humanité… »). Par exemple, le père David tient un discours présenté comme profond, et pourtant, concrètement, il sort des phrases qui ne sont pas justes : « C’est mieux de ne pas avoir de limites. » (un prêtre catho digne de ce nom ne dirait jamais ça, puisqu’il reconnaît justement les limites humaines comme lieux d’expression de la Grâce divine) ; « Qui sait ? Peut-être que t’as l’âme d’une sainte… » affirme le père David à Jézabel (un vrai prêtre catholique ne douterait pas que tout être humain a déjà l’âme d’un saint !)
« La Mante religieuse » dénote au fond d’un manque de confiance aux sacrements : sacrement du sacerdoce (fortement remis en cause dans le film, rompu même, et qui ne sera réparé que dans la mort), sacrement du pardon inexistant (le pardon final de Jézabel ne passera pas par le sacrement de réconciliation, mais par une expiation bobo pathos avec la mise en scène de scarification à la cire rouge au milieu d’un cercle de bougies ; le père David, quant à lui, meurt sans rédemption, sans possibilité de se racheter : et ce n’est pas la gamine dans la bagnole qui lui donne l’absolution, faut arrêter le délire), sacrement du mariage (inexistant – on ne voit pas de couples ni de famille de tout le film –, voire carrément présenté comme une tentation, avec la glorification esthétisée et spiritualisée de l’amour impossible entre le curé et sa jeune brebis). La prière n’est pas non plus montrée comme un dialogue serein avec Dieu, mais uniquement comme une supplique, un cri inutile au moment de tomber.
La mort téléphonée du père David à la fin revient à régler le péché par l’accident puis par une conversion finale non moins téléphonée de l’héroïne. Et la vocation religieuse inattendue de Jézabel n’est pas libre : la jeune femme rentre au couvent parce qu’elle aime encore David et pour se consoler de son crime, pour remplacer son amour impossible par une vie monastique ; pas uniquement pour Dieu.
C’est plus fort que lui, on dirait ! Le bobo catho a cette passion – obsessionnelle et magique – de la rupture (exactement comme Frigide Barjot devant sa glace de salle de bain) : « Par rapport à moi, le détonateur de ce film, ça a été cet accident… puis la rencontre du cœur de Jésus. » (N.S. parlant de son accident de voiture qui a failli lui coûter la vie et qui, selon elle, a été le déclencheur du film) ; « C’est cet accident qui a été la source de tout ça. » (idem) Je crois que les ruptures font partie de la foi… mais qu’elles ne sont fécondes et ne prennent tout leur relief que dans une continuité dépassionnée.
Ce n’est pas pour des prunes si, dans les écoles de théâtre et les conservatoires, on nous apprend dans notre formation de comédiens à ne pas mimer de manière trop explicative ou stéréotypée les émotions : on ne doit pas jouer celui qui joue la tristesse, ni celui qui tombe amoureux, ni celui qui boit un verre. On doit juste être triste et tomber amoureux et boire un verre : point ! Dans le film de Natalie Saracco, beaucoup de scènes sont cousues de fil blanc : la séduction y est très appuyée, la mélancolie, le sexe, la souffrance, l’empathie, l’humour (très téléfilm TF1 ou France 2), la solidarité, la colère, tout est grossi à gros traits. C’est peu subtil et trop naïf. Bien sûr, un peu d’humanité et de sur-jeu ne fait pas de mal. Mais tout est une question de dosage. Et dans « La Mante religieuse », j’ai l’impression que Natalie Saracco a voulu s’imposer de ne pas user du doseur pour faire son gâteau, prouver qu’on peut être un excellent réalisateur sans s’imposer de contraintes. Alors que la contrainte est pourtant un gage de réussite et de respect plus solide que le soi-disant « lâcher prise ».
Par exemple, le traitement de la joie dans « La Mante religieuse » se fait sur le mode de l’illustration démonstrative. Il s’agit d’une joie très téléphonée, grossie, extatique, « visible » : l’accueil des SDF, la gamine dans la voiture, le sourire final de Jézabel dans son lit, etc. Désolé, ce n’est pas ça, la vraie joie. Elle ne se limite pas qu’aux sourires ou aux rires. Souvent, c’est plus grave, plus contenu et plus intérieur que ça. Idem pour la tristesse : Natalie Saracco la dépeint de manière très adolescente : le sang contre le mur, l’autoflagellation autour d’un cercle de bougies, le mascara qui coule, les larmes bien visibles, la sortie de boîte, etc. Navré de le souligner, mais la réalisatrice en a fait une caricature de tristesse, de souffrance.
Seule exception du film : il y a une scène où précisément la réalisatrice ne tombe pas dans son habituelle tarte à la crème émotionnelle : c’est (comme par hasard !) celle où Jésus est mis en avant en toute humilité, par le chant des religieuses (« Je viens vers toi, Jésus ») et par l’exposition du Saint-Sacrement. Ce film gagnerait tellement à être plus pudique, plus dans l’intériorité de la foi !
Néanmoins, il faut comprendre Natalie Saracco. Elle sort (à peine…) de la phase passionnelle et amoureuse de la première rencontre-claque avec l’Église, où tout est rose avec des angelots autour, où tout est voulu ensuite dark parce que ça donne à la conversion rose un côté plus « rock’n’roll » et plus mature. D’ailleurs, son film, selon ses propres dires, est construit comme une « tragédie grecque ». C’est en fait une comédie romantico-dramatique, façon « Les Oiseaux se cachent pour vomir ». À 20 ans, c’est mignon et compréhensible. À 40 ans, un peu moins…
Natalie Saracco (exactement à l’image de Frigide Barjot) a un petit côté femme-vampirisante, exaltée, accaparante, castratrice, bisexuelle latente, très maternelle… et mante religieuse, justement ! C’est le revers de médaille de sa générosité, de sa soif spirituelle et aussi de ses blessures d’enfance. Comme toute personne blessée et born again, qui essaie de se racheter une innocence béate après ses excès du passé, elle surfe sur le registre de la fusion. Fusion avec ses acteurs. Avec son public. Avec son Dieu. Avec sa propre histoire. Avec ses personnages. Par exemple, pendant les avant-première, Natalie Saracco simule la connivence parfaite avec ses partenaires, ses scénaristes et ses curés qu’elle appelle « chouchou » : « Ma chérie », « Mon cœur », « mon p’tit loup », « frère Sam » (au frère Samuel Rouvillois), etc. Ça sent la camaraderie (sincère mais forcée quand même) à plein nez. Moi, désolé, j’ai besoin de distance, de temps, de relation réelle, de Vérité surtout. Chez Natalie Saracco, l’élan est là, et c’est déjà super, très touchant. Mais il a besoin d’être purifié, je crois. Et je ne pense pas être le seul à trouver ça « too much ».
Pendant le film, pareil. La distance de chasteté entre le prêtre et l’Église n’est pas toujours respectée (le père David dit à un moment donné maintenir avec Elle un rapport « fusionnel » : où est la chasteté du sacerdoce là-dedans ? et l’Esprit Saint ?). La distance de chasteté entre l’héroïne et l’Église n’est pas toujours respectée non plus. Et ce, jusqu’à la fin : Jézabel qui lèche et touche le sang de David laissé contre le mur de son appartement, c’est du pathos superstitieux à deux balles, par exemple. Dans la Bible, Jésus avait déjà conseillé à Marie-Madeleine qui voulait Le retenir sur Terre de Lui lâcher la grappe. Là, on observe chez l’héroïne de « La Mante religieuse » mais aussi chez la réalisatrice ce même désir magdalénien accaparant (un peu hystérique, disons-le) de conserver sensiblement/matériellement le trésor christique fraîchement découvert. Et cette démarche de mettre la main sur le Prêtre n’est pas pleinement confiante et mature. On mettra ça sur le compte de la tentation typique de certains néo-convertis. Mais encore une fois, même si c’est pour les valoriser, les curés catholiques n’ont pas à être mis en cage, mis en boîte, dominés par des femmes séductrices, frigides et éplorées. Même si elles se présentent comme « converties ».
MÉPRIS INATTENDU ENVERS LES « CATHOS DE BASE »
C’est tout un rapport à l’Église (ni trop proche, ni trop éloigné) qui est à travailler, à mûrir. Et je le dis pour nous tous. Ce n’est pas si facile, d’autant plus quand on a la chance de découvrir l’Église comme la grande Passion de notre vie !
Je n’ai pas senti dans le film « La Mante religieuse » et dans le discours actuel de Natalie Saracco cette juste distance d’Amour. Ni même cette bienveillance vis à vis de l’« Église intermédiaire », de l’Église-classe-moyenne. Seules sont célébrées l’« Église d’en haut » et l’« Église underground ». L’Église des extrêmes, quoi.
C’est surprenant, les paradoxes de la sincérité et de l’idolâtrie. Au départ, c’est la minauderie et l’Opération « Charme ». On note chez N.S. un rapport de séduction par rapport à l’Église. C’est visible dans l’intrigue. Rien que le titre du film (= la Mante religieuse) annonce déjà l’attitude courtisane de la femme fatale vis à vis de la catholicité. Et le but affiché de Jézabel, l’héroïne, c’est de conquérir l’amour du jeune curé : le pire, c’est qu’elle arrive à ses fins, en plus ; et cet « amour », jusqu’à la fin du film, ne sera jamais remis en cause ni discuté. En plus, Jézabel parvient même à mettre la main sur le trophée qu’elle convoitait tant depuis le départ : le col romain ! Tout un symbole. Je sais bien qu’on peut arriver à Dieu pour les mauvaises raisons – et même dans ce cas-là, Il s’en arrange – mais quand même ! C’est mieux de se rendre compte avant qu’elles sont peu ajustées !
Et dans la vraie vie, Natalie Saracco ne paraît pas en être sortie, de ce rapport de séduction avec l’Église. Elle semble toujours flirter avec le public catho pendant les avant-premières (au moins une trentaine en France), elle leur tape dans le dos en leur laissant entendre que ça les décoince de boire cul sec le breuvage de sa provocation, et que ça leur fait du bien de sortir de leur petit monde guindé ! On sent dans son discours un mépris mi-taquin mi-sérieux contre « les bons paroissiens ». Un mélange de « On les aime bien au village » + « Ils sont quand même lourds… ». « Tu vois, les cathos, ils savent s’éclater au pieu ! (j’rigole). » (N.S. au Publicis) Par exemple, lorsqu’une spectatrice avoue qu’elle a d’abord été heurtée de voir le curé David succomber charnellement au charme de Jézabel et qu’ensuite elle s’est laissée émerveiller par ce dérapage ecclésiastique (« Ça m’a fait péter une case, j’avoue. »), Natalie Saracco réagit comme une adulescente attardée fêtant sa petite victoire d’avoir réussi à décoincer la catho prude et à lui faire vivre son premier dépucelage : « Yeah ! » Baby ! [vidéo ci-dessous à la 46’53] Non non, on n’est pas du tout, mais alors pas du tout, pris pour des cons…
Et dans le film, mine de rien, la césure entre les cathos gentils et les cathos pharisiens (qui ne changeront d’ailleurs pas !) est nette. On les voit, les méchants-cathos-hypocrites-qui-devraient-se-convertir-et-qui-n’y-parviendront-pas : Madame Marguerite (the best one, l’indéboulonnable chef de chorale qui a la « cruauté » de virer Jézabel du chœur de la paroisse, cette mégère improbable qui « viderait à elle seule les églises », qui à la fin ne pleure même pas la mort du curé, et qui même l’accuse : très crédible… : depuis la pub Carambar « Jeanine tu es sortie sans tes gants », je n’avais jamais vu pareil phénomène), le sacristain (jaloux et voleur), Madame de Courcy (la mère de l’héroïne, très à cheval sur les horaires de messes et d’enterrements), les parents beaufs de Miss Daisy le gars transgenre M to F (qui ont des images pieuses chez eux mais qui se font traiter de croyants hypocrites qui ne mettent pas leur foi en pratique parce qu’ils « jugent » le travesti), certaines religieuses (montrées comme des femmes peu épanouies et autoritaires), etc. On sent donc dans « La Mante religieuse » un mépris plus ou moins assumé du « bon paroissien » au profit de la promotion du « nouveau catho » (sale, blessé, en cuir, écorché, Marie-Madeleine), un catho New Generation soi-disant « tellement plus saint » que les cathos propres sur eux et irréprochables, soi-disant « tellement plus exemplaire par son contre-exemple » que les cathos ordinaires.
Moi, ce genre de manichéismes moralisateurs faciles me gave grave, je vous le dis tout de suite. D’une part parce qu’ils ne sont pas réalistes, et d’autre part parce qu’ils font l’inverse de la Charité qu’ils prétendent illustrer. On ne les sent pas du tout dans des films tels que « Des hommes et des dieux » ou « Qui a envie d’être aimé ? ». Pour le cas de « Qui a envie d’être aimé ? », par exemple, j’ai pleuré à chaudes larmes. Car la louange de Dieu n’a pas eu besoin d’arrogance, ni de couper l’Église en deux, pour prouver sa beauté. Et les méchants, eux, ont tous une seconde chance. Dans « La Mante religieuse », à part l’exception de conversion qu’est l’héroïne (et encore… je ne suis pas sûr que son amour du père David soit pleinement purifié même au final), les méchants ne se voient proposer aucun chemin de rédemption. Et dans le discours de la réalisatrice, ça casse encore un peu (et sans réalisme en plus) de la paroissienne, de la vieille bigote, de la « dame caté », et plus globalement « du vieux » (c’est ce qui s’appelle « tirer sur l’ambulance »…). Euh… on va peut-être songer à se calmer ? Ce film contient le paradoxe suivant : il réalise l’exploit d’être à la fois pro-Dieu/pro-Église/pro-catholiques, et anti-catholiques. Alors que Natalie Saracco ne s’étonne pas de voir un accueil mitigé et circonspect du public catho qu’elle drague…
COMPLAISANCE DANS L’EXCÈS
En général, le procès d’intentions intenté par Natalie Saracco et son équipe aux spectateurs qui n’ont pas apprécié le film – pour en réalité ne pas écouter leur juste gêne – est sensiblement le même : il repose d’une part sur l’idéologie du relativisme culturel (= les cathos ne sont pas culturellement préparés à regarder en face la sexualité et l’étendue du Salut du Peuple de Dieu = il faut les décoincer tout en montrant qu’on cherche à les comprendre et à les rassurer, ces braves bêtes), d’autre part sur la présomption que la foi éloignerait du réel et de l’incarnation humaine, ou bien que la Réalité serait du côté du « trash » et du « gênant » (« Beaucoup de cathos n’ont pas aimé et ont jugé certaines scènes trop réalistes. » m’a dit en toute bonne foi un journaliste catho acquis à la cause de « La Mante religieuse »). Non, je regrette, ce n’est pas ça qui fait qu’on n’aime pas le film. Il faut arrêter de prendre les cathos pour des cons.
Certes, Natalie Saracco nous assure que « rien n’est complaisant dans son film », qu’« il ne s’agit pas d’un film pornographique » (ce qui est vrai, en plus). Elle tourne en dérision l’indignation et la réserve que certains « cathos coincés et prudes » expriment (ou plutôt exprimeraient) à la vue de certaines scènes chaudes de son film. L’équipe du film n’assume pas ses immaturités et ses dérapages (autre preuve d’immaturité, d’ailleurs !) : Mylène Champanoï (l’actrice qui joue Jézabel) dit par exemple en interview qu’elle n’a pas joué « à poil » mais « nue » ; N.S. prétend sincèrement que le prêtre n’est pas « tombé » mais qu’il a « trébuché ». Bon, ok, si vous voulez…
Mais ce que Natalie Saracco ne comprend pas, c’est que ce n’est pas en soi le fait qu’il y ait des scènes érotiques qui dérangent (moi, personnellement, j’en ai vues d’autres, et des largement pires !) : c’est d’une part leur lien avec la thématique ecclésiale (j’ai envie de dire : « What’s the fuck ? » Faut-il nécessairement faire une « Vie d’Adèle bis » sauce catho ?), et d’autre part leur inutilité. On peut tout à fait suggérer filmiquement la débauche et la luxure sans les illustrer au pied de la lettre ou jusqu’à leurs ultimes conséquences. Les mises en scène de sexe ou de baisers dans « La Mante religieuse » sont tout simplement illustratives et inutiles. C’EST BON, on a compris que l’héroïne était bi-lesbienne (il aurait suffi de nous montrer deux femmes qui se tiennent la main et qui se disent « je t’aime » : pas besoin de la scène chaude et des nibards et des baisers). On a compris que l’héroïne était la tentatrice et le danger sexuel (pas besoin des regards appuyés, des gros plans sur les yeux et sur les toiles de tableau, pas besoin du fond rouge, des costumes « femme fatale » et des bains coulants et des nombreuses scènes de transgression de la limite fidèle/prêtre).
On a compris que le prêtre avait dérapé (pourquoi montrer qu’il se désape ? Pourquoi montrer presque tout le dérapage ? Un simple baiser aurait suffi). On a compris que l’héroïne culpabilisait d’avoir conduit son amant à la mort (Pourquoi cette mise en scène de scarification à la cire rouge et à poil ?). Quel est l’intérêt de tout ça, sinon de choquer pour choquer ? Justement, Natalie Saracco chante la puissance de la suggestion en se valant de la scène de l’homme marié dans la discothèque, où on comprend que Jézabel a fait une fellation ; et on ne voit rien du tout. Mais alors pourquoi elle n’a pas étendu cet effet à tout son film ? Ça restera pour moi un mystère. Ou plutôt la preuve d’un petit caprice propre à la frivolité bobo.
BOBO
On retrouve en effet dans « La Mante religieuse » tous les ingrédients de la culture bobo (bourgeoise-bohème) que je développerai dans mon prochain livre. Cette culture de la fausse décontraction, et qui, pour se rendre plus adulte, a parfois recours au trash : par exemple l’univers « sexe drogue & rock’n roll », la mise en scène émotionnelle de la rencontre entre l’intellectuel de gauche (ou le catho « cool ») et les « gens de peu », l’héroïne artiste peintre, le monde des vernissages, le curé trentenaire, barbu, roulant en scooter dans Paris, parlant comme un djeuns, les bougies, les potes gays ou travestis, etc. Certes, la réalisatrice en vient, de cet univers beaux-ardeux athée underground… mais on voit qu’elle ne veut pas en sortir pour autant. Elle se ligote justement à son côté marginale bipatride, « catho… mais sans l’image qui va avec ». Et ça, c’est hyper bobo.
Même « en live », Saracco se la joue « copine cool » avec tout le monde, en cultivant un langage vulgos (« Ouais », « Merci, c’est cool », « les gonzesses », « la meuf », etc.), qui se veut sans concession, mais qui en réalité est un rôle peu libre, un franc-parler pas si « franc » que ça. Car je suis sûr qu’elle pourrait employer un registre moins camionneur et tout aussi juste pour exprimer les mêmes choses. Il y a beaucoup d’image et d’insécurité derrière ce jargon. Et en plus, on n’est jamais « pote de tous » sur commande ; surtout pas en se contentant de sortir des gros mots en public, en forçant son rire pour se donner une contenance, et en offrant des images qui pourtant peuvent faire objectivement violence à un certain public.
Plus qu’un épate-bourgeois, le film « La Mante religieuse » est un épate-bobos : tous les spectateurs soucieux de ne pas entendre de messages moraux qui remettent trop en question leurs propres pratiques (religieuse, sexuelle), tous les cathos complexés d’être cathos ou complexés de l’Église-Institution traditionnelle sont enchantés, hurlent « Géniâl, ce film ! Trop ouf ! Trop jubilatoire ! Lumineux ! Dérangeant… », en s’excusant après d’une telle effusion soi-disant « anormale » chez eux (« D’habitude, les films cathos sur les cathos, ça me rase… »).
Personnellement, j’attends un cinéma catholique plus adulte… ce qui ne signifie pas « plus triste » ou « plus propre ». Mais là, c’est encore de la fausse rebellitude. Un conseil : allez voir « La Mante religieuse ». Mais avec la liberté de ne pas le trouver forcément génial… car en effet, je crois qu’il ne l’est pas. Et avec la solidarité fraternelle de promouvoir une œuvre qui, quand même, donne envie de croire en Dieu.
Deux bonnes nouvelles !
Deux bonnes nouvelles !
1) Je suis inscrit à la SACEM (bref, j’ai un nom en tant que chanteur et compositeur : et ÇA, c’est génial et prometteur!^^ Je suis très heureux!)
2) L’Éducation Nazie-onale m’a accordé ma troisième année de disponibilité (comme ils sont gentils là-bas !lol! Merci Madame Beloqui!^^ En plus, dans mon courrier de demande au Rectorat, j’avais fait exprès de mettre des formules bien cathos, du genre « Grâce à Jésus, mon premier album va bientôt sortir », ou « Je remercierais le Ciel si cette 3e année de dispo m’était accordée ». Et le pire, c’est que ça a marché!! mdr!). Alors pour ceux qui se demandent comment je fais pour vivre, eh bien en plus de la prostitution (LOL), j’ai la chance d’avoir un tout petit loyer sur Paris, de vivre de mes économies de mes 7 années de prof, de recevoir parfois un tout petit peu d’argent de la vente de mes livres et de mes conférences… donc je peux tenir encore un ou deux ans, si Dieu le veut (en plus, je ne vis pas encore la pauvreté matérielle que j’aimerais vraiment). Et pour rien au monde je regrette d’avoir pris le large de mon boulot de prof : seuls mes élèves (et quelques collègues) me manquent réellement. Mais sinon, je bosse plus maintenant que quand j’étais prof, et en plus, je fais ce que j’aime : annoncer Jésus et servir les pauvres, avec toute ma personne et ce que je suis!
Puisqu’on vous dit que le couple homo C’EST DE L’AMOUR, putain!!!
Peut-on vraiment parler d’Amour dans le cas des « couples » homos ? Peut-on parler d’Amour quand la différence des sexes est exclue d’une union? Non. Je ne crois pas. Dans le meilleur des cas, il ne s’agit que d’amitié (et encore… une amitié amoureuse, donc un lien souvent ambigu, compliqué et violent, qui satisfait sans combler). L’Amour, c’est l’accueil de la différence. Universellement. Dès qu’on rejette l’autre, on n’aime plus. Tout le monde en conviendra. Et l’Amour plein, c’est l’accueil de la différence des sexes. Il n’y a pas d’Amour dans le rejet de la différence des sexes, dans la discrimination de l’être humain et de la source de son existence à savoir la différence des sexes. Qu’on soit célibataire ou mariés femme-homme, d’ailleurs. Je pense que les personnes homosexuelles en « couple » ne vivent pas l’Amour plein. Elles vivent au mieux une amitié sincère, mais pas une amitié vraie ni un Amour vrai. Seule la différence des sexes accueillie librement permet un don total de soi, et donne accès à la sexualité, à la vie dans tout son rayonnement. La relation homosexuelle donne seulement accès à la génitalité ; pas à la sexualité, pas à l’Amour plein, pas au mariage ni à la procréation. Si elle veut se donner l’illusion d’avoir accès à la sexualité, au mariage et aux enfants, elle force la Nature et l’Amour à devenir autre chose, elle Les abîme, en plus de parodier/massacrer aussi l’amitié.
Homosexuál Philippe Ariño: Cirkev o homosexualite pochopila všetko (Slovaquie)
Od roku 2002 sa pohybuje v parížskom homosexuálnom prostredí, ktoré skúma, analyzuje a dokumentuje. Philippe Ariño začínal ako stredoškolský profesor španielčiny, potom ochotnícky herec, neskôr animátor v rádiu a autor siedmich publikácií o homosexualite. Bol pri zakladaní hnutia La Manif Pour Tous, aj keď názorovo sa s ostatnými osobnosťami hnutia nezhoduje. Raz organizátor, inokedy účastník konferencií o homosexualite, ochotne podáva svoje svedectvo na školách a v médiách. V septembri mu vyjde album a koncom roka ďalšia kniha. Spôsob, akým hovorí o homosexualite, nás asi prekvapí, ale zaiste rozšíri naše jednoduché videnie sveta homo-hetero a prinúti sa zamyslieť. Je pre neho paradoxom, že tí, ktorí neveria v Pravdu, nám tvrdia, že Ju vlastnia (Suite sur ce lien ; et ci-dessous, la traduction en français)
11 QUESTIONS POSÉES par le journaliste slovaque ŠTEFAN DANIŠOVSKÝ
1. Nos lecteurs ne vous connaissent vraisemblablement pas. Qu’est-ce que vous leur diriez de vous-même ? Je m’appelle Philippe Ariño. J’ai 34 ans. J’habite à Paris. Je suis bloggeur du site l’Araignée du Désert (www.araigneedudesert.fr), et j’ai créé un Dictionnaire des Codes homosexuels, unique en son genre. Beaucoup de gens me voient comme un extra-terrestre parce que je suis à la fois homosexuel et catholique pratiquant, parce que je dis que l’alliance entre les deux peut être tout à fait heureuse – et moteur de sainteté ! – à partir du moment où l’homosexualité est identifiée et donnée à l’Église et au monde sans être pratiquée.
2. Vous avez publié quelques livres sur l’homosexualité, sur l’homophobie, etc. Vos opinions sont forgées pas seulement par les études mais surtout par votre expérience personnelle. Vous aviez connu quelques relations homosexuelles, et puis, il y a trois ans, vous avez pris la décision de vivre en continence. Qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce qui vous a poussé à cette décision ? Quand j’ai compris que mon insatisfaction en « couple » homo ne venait ni des garçons adorables avec qui je sortais, ni de moi (qui suis adorable aussi !^^), mais uniquement de la pratique homo et des conséquences de l’expulsion de la différence des sexes dans toute union homo et hétéro, j’ai arrêté du jour au lendemain. Je n’allais pas essayer tous les mecs de la Terre pour découvrir finalement ce que j’ai toujours su : que l’Amour vrai n’est pas une question de sincérité, de sentiments ou de confort, mais une question de corps et d’accueil de la différence des sexes. Aimer, c’est choisir le meilleur incarné, le meilleur possible, et pas seulement le « convenable » ou la sécurité.
3. Un fois vous avez dit que la continence vous avait donné la liberté. C’est assez paradoxal, n’est-ce pas ? On a plus de plaisir durable à arrêter de fumer que de connaître le petit plaisir de « s’en fumer une » régulièrement. Pareil pour l’homosexualité. On a largement plus de plaisir à ne pas la pratiquer qu’à la pratiquer. Je vous jure, j’en connais tous les avantages et pas les inconvénients (sauf la privation de génitalité… mais la génitalité sans véritable amour, quelle angoisse et quel ennui !). Vous savez, la liberté, ce n’est pas la soumission à toutes ses pulsions. C’est le choix de les canaliser pour en tirer le meilleur. Je connais davantage le plaisir en me privant de ce que j’aime (= le sexe et l’affectivité homosexuels) qu’en m’en gavant et qu’en gâchant les belles amitiés masculines désintéressées qui font aujourd’hui ma joie de vivre.
4. Je suppose que ce fût surtout votre expérience personnelle dans laquelle vous avez puisé pour écrire votre livre L’homosexualité en vérité. Dans ce livre vous décrivez l’homosexualité comme la souffrance par laquelle toutes les personnes sont marquées. Vous pensez vraiment que ça s’applique à tous ? J’imagine qu’il y des personnes homosexuelles parmi nous qui ne perçoivent aucune souffrance de ce genre. Ce n’est pas parce qu’on ne ressent pas de douleur qu’on ne souffre pas… surtout dans le climat mondial actuel qui banalise toutes les souffrances humaines sous prétexte que personne ne devrait souffrir et que tout le monde devrait « tomber amoureux », « former un Couple », jouir. Je n’homosexualise pas le viol et ne causalise pas le lien entre viol et désir homosexuel (même si, à ce jour, 90 amis homos m’ont révélé avoir vécu un viol). Je me contente simplement de montrer que le désir homosexuel est le signe mondial d’une peur de la sexualité et d’un contexte d’absence de liberté humaine. L’homosexualité n’est qu’une blessure particularisée (elle s’est fixée en désir érotique chez certaines personnes) d’une blessure universelle qu’est la sexualité (en latin, sexualité vient du verbe « secare », qui veut dire « couper »), qu’est la difficulté d’union entre l’homme et la femme, et qu’est le péché originel.
5. Dans un entretien vous avez dit que « l’Église a tout compris de l’homosexualité ». Là, les catholiques seront d’accord mais croyez-vous que ça parle aussi à ceux qui ne reconnaissent pas l’Église ou ceux qui se moquent d’elle ? Détrompez-vous. Mon discours ne fait pas l’unanimité chez tous les cathos, et ne flatte absolument pas les cathos puisque je leur révèle que si l’homosexualité existe, c’est parce qu’ils n’ont pas formé de couples femme-homme assez aimants et qu’ils se sont éloignés de l’Église ! Il y a mieux, comme nouvelle ! Et concernant les personnes homosexuelles, c’est parce qu’elles souffrent dans leur identité et dans leurs amours, qu’elles sont particulièrement ouvertes aux questions spirituelles… même si, par orgueil, elles n’assument pas souvent cette soif de foi et se présentent comme athées. Mais il y a un grand fossé entre ce qu’elles pensent en grand groupe et ce qu’elles connaissent de leur homosexualité dans leur cœur. Le jour où elles cessent de jouer un rôle et qu’elles se regardent en vérité, elles lâchent les armes et m’écrivent des mails-fleuve ! Actuellement, je reçois beaucoup de confidences de frères homosexuels qui, en off, m’avouent que j’ai identifié dans mes écrits plein d’éléments précis de leur propre vie… alors que j’étais censé ne pas les connaître du tout. Ces coïncidences troublantes que j’ai soulignées ont agi en eux comme une bombe intérieure. Elle n’a pas fini d’exploser !
6. On peut dire alors que l’Église est le mieux préparée et munie à aider ces personnes. Est-ce qu’elle le fait bien et suffisamment ? L’Église catholique le fait super bien. Elle réussit à mettre en pratique l’alliance entre la Charité et la Vérité. En revanche, ce sont certaines gens d’Église qui, parce qu’elles ne L’écoutent pas toujours bien et qu’elles ne tiennent pas assez compte de la justesse des propos de Jean-Paul II et de Benoît XVI sur l’homosexualité, qui ont de sérieux progrès à faire ! Encore trop de croyants catholiques pensent que le simple fait de parler d’homosexualité est dangereux, revient à lui donner trop d’importance et à la justifier, nie qu’elle puisse être guérie par Dieu. Ils pensent à la guérison avant de savoir ce qu’il y a à guérir, ou bien décident à la place de Dieu comment Celui-ci va guérir la personne qui se ressent homo.
7. Dans votre dernier livre L’homophobie en vérité vous parlez du lien non-causal entre le désir homosexuel et viol. Vous avancez que la véritable homophobie, c’est la pratique homosexuelle. Une allégation choquante qui a provoqué une forte désapprobation dans le milieu homosexuel mais aussi pas mal des doutes de la part d’hétérosexuels. Pourriez-vous justifier cette allégation ? Tous les cas d’homophobie que je connais (insultes, attaques physiques, viols, meurtres) ont lieu dans des cadres de pratiques homosexuelles, c’est-à-dire entre personnes homosexuelles, dans les sphères amoureuses ou prostitutives. Sans exception. Ce n’est pas un hasard si, étymologiquement, « homophobie » signifie la « peur du même » ! Les agresseurs des personnes homosexuelles ne supportent pas de voir reflétée en elles leur propre blessure au niveau de la sexualité. L’homophobie, c’est l’acte homosexuel, car celui-ci étant l’expulsion concrète de la différence des sexes, alors que toute personne homosexuelle existe grâce à la différence des sexes, il rejoue, à chaque fois qu’il se pose, l’exclusion de la personne homosexuelle. Par ailleurs, l’homophobie n’est pas que la pratique homosexuelle : elle est aussi l’identité homosexuelle. Et ça s’explique très bien. Enfermer une personne dans son orientation homosexuelle, la définir selon ses pulsions, selon ce qu’elle fait au lit ou selon personnes qui l’attirent sexuellement, cela revient à la prendre pour une « bite sur pattes » ou un « vagin sur pattes », c’est lui retirer son humanité et la réduire à un animal. Pour cette raison, les lois pro-homos et gay friendly, malgré les apparences, sont extrêmement homophobes.
8. Le livre est alors basé sur votre expérience, ce qui est très intéressant mais difficile à soutenir avec les arguments scientifiques et médicaux. C’est d’ailleurs ce qui vous est reproché par vos critiques. Avez-vous trouvé les faits similaires soutenant votre thèse ailleurs, chez autre auteurs, dans d’autres pays,… ? Je tiens à préciser que mes livres ne sont absolument pas un témoignage individuel (auquel cas il aurait une valeur bien relative et bien peu intéressante), mais bien des essais analytiques tout à fait sérieux scientifiquement, et qui se basent sur de nombreux témoignages et enquêtes que j’ai faits dans le cadre de mes études (rien que pour le théâtre, j’ai vu plus de 500 pièces traitant du sujet de l’homosexualité). D’ailleurs, plein de psychologues et psychiatres de renom s’y réfèrent et me félicitent. Si j’avais voulu raconter ma vie, j’aurais écrit une autobiographie ! Si mes détracteurs veulent absolument individualiser mon discours et lui retirer sa valeur universelle, en m’interdisant d’employer le « nous » ou en m’imposant leur relativisme subjectiviste (« Si Philippe Ariño parle, ce n’est qu’en son nom ! Il ne doit pas prendre son cas pour une généralité. Il faut prendre ce qu’il dit avec des pincettes, pour un témoignage. »), ce sont de la caricature et de la censure de leur part.
9. Vous êtes un opposant ardent de la loi du mariage pour les couples homosexuels adoptée l’an dernier en France, mais pas à cause de la protection d’enfant ou de la famille. Vous demandez son abrogation parce que la loi ne respecte pas la spécificité des personnes homosexuelles. Pour vous, elle est homophobe de même manière qu’aurait été la loi sur les unions civiles. Mais les autres le voient différemment ; plutôt comme quelque chose auquel ils ont droit. Dans le cadre du « mariage pour tous », je ne défends pas en priorité la famille ni l’enfant car le mariage n’est pas qu’une question de filiation : il est d’abord et avant tout question d’amour dans la différence des sexes, qu’on soit célibataire ou en couple. Le seul crime de la loi Taubira, et il est énorme, c’est d’autoriser tout enfant à avoir minimum trois « parents », et surtout de supprimer la condition d’amour entre les deux parents biologiques comme meilleur cadre d’existence et de construction pour un enfant. Les pro-mariage-pour tous se disent également en faveur de l’enfant et de la famille. La seule chose qui nous distingue d’eux, c’est la croyance en la différence des sexes en tant que meilleur socle d’amour et d’existence humains. Ceux parmi les opposants au « mariage pour tous » qui ne se sont basés que sur la filiation pour argumenter notre combat ont contribué à créer deux choses catastrophiques : d’une part à faire que la loi Taubira soit coupée hypocritement en deux (elle est passée au nom de « l’amour » puisque nos gouvernants ont estimé que notre seul problème était celui des conséquences de la loi sur la filiation), d’autre part à justifier tacitement l’Union civile.
10. Très récemment vous avez écrit sur la résistance contre cette loi « nous avons la trouille d’exposer ouvertement ce que nous pensons, ce contre quoi nous nous battons ». C’est comme si chacun a besoin de faire son « coming out » contre l’inacceptable, et sans quoi il est presque impossible d’arrêter la pression de lobby. Pourquoi on n’entend pas plus de témoins comme vous, personnes qui se disent homosexuelles, y a-t-il la peur, l’indifférence, … ? Oui. Nous avons eu honte ET de nous présenter comme catholiques, ET de parler clairement du couple homosexuel. Puis à propos des témoins ouvertement homos opposés au « mariage gay » (une grande majorité des personnes homos, en réalité, avant que celui-ci devienne soudainement à la mode), je constate que dès qu’il y a une pratique homosexuelle, il y a une honte (inconsciente) qui s’installe. Car la pratique homosexualité exprime un mal-être existentiel et un rejet de la source de vie universelle qu’est la différence des sexes – rejet qui n’est pas soulagé par une amitié désintéressée, malheureusement, et qui induit une forte culpabilité. C’est ce qui explique, à mon sens, le silence et l’autocensure des personnes homosexuelles vis à vis d’elles-mêmes. La continence – c’est-à-dire le don total de son homosexualité aux autres et à Dieu – libère tout d’un coup la parole, et fait que l’homosexualité devient une joie de vivre et la consolation de toutes les blessures humaines. C’est très étonnant. Par ailleurs, il ne faut pas désespérer de la rareté des témoins homos. Elle est logique – avec les personnes homos, nous avons affaire à une majorité d’individus blessés, donc souvent timorés, mal dans leur peau, peu courageux – mais pas irréversibles : Dieu utilise particulièrement les personnes blessées pour annoncer Sa résurrection. Enfin, le « lobby LGBTI » n’a que la puissance que la société bisexuelle et hétérosexuelle lui donne. Sinon, il est très divisé… et mort de peur.
11. Le mois prochain est dédié à la lutte contre l’homophobie et nous allons voir des actions et des parades publiques dédiées à son soutien. Qu’est-ce que ça représente pour vous et comment allez-vous le vivre personnellement ? La lutte contre l’homophobie est ma priorité et me tient particulièrement à cœur. Car l’homophobie, envisagée comme une violence universelle et humaine, est la haine de soi qui, si elle n’est pas identifiée, peut se traduire par des viols, des suicides et générer beaucoup de mal être au sein de la communauté homosexuelle. Malheureusement, aujourd’hui, ceux qui se présentent comme « anti homophobie » considèrent l’homophobie comme tout frein qui est fait à leurs désirs de toute-puissance ou comme tout lien entre homosexualité et souffrance/violence, et empêchent de parler du viol… alors que la véritable homophobie, ce n’est pas autre chose que le viol ! L’homophobie est devenue l’insulte facile et le prétexte pour ne pas regarder l’identité des agresseurs homophobes, qui est particulièrement bisexuelle ! Je veux dénoncer cette hypocrisie. Le meilleur moyen de lutter contre l’homophobie, c’est précisément de l’identifier comme ce qu’elle est – un viol – et d’en décrire les mécanismes pour mieux l’enrayer. C’est ce que je fais par mon travail. Et c’est très motivant. Ça donne un sens et un combat à ma vie.
Si encore les cathos médiatiques bien-pensants, qui se saisissent de l’affaire de l’« abomination » de Christine Boutin pour ne pas soutenir FORCE VIE, avaient le courage de la Vérité… Mais même pas !
Si seulement les figures de proue du catholicisme médiatique actuel (Frigide Barjot, Laurence Tcheng, Koz Toujours, Ludovine de la Rochère, etc.) qui n’ont pas voté Force Vie sous le prétexte de l’affaire de l’« abomination » de Christine Boutin (et en réalité, sur la seule base de la sauvegarde de leur image de « cathos ouverts et pas homophobes » ; ou sur leur crispation à défendre politiquement « la DROITE » via Sens Commun), avaient le courage au moins de parler ouvertement des actes homos, avaient l’audace de poser un jugement sur la pratique homosexuelle (car le terme biblique « abomination » s’applique bien à 2 des 5 dimensions de l’homosexualité que j’ai développées récemment dans mon article « Merci Christine Boutin ! »), avaient l’honnêteté de remettre en cause l’attribution du mot « amour » ou « mariage » ou « union civile » à la réalité de l’union homosexuelle, on pourrait se dire : OK ! Quel courage ! Ils peuvent se permettre de critiquer Christine Boutin. Mais ils n’ont même pas ce courage-là ! Ces hypocrites girouettes donneuses de leçon (le comble, c’est qu’ils sont présentés et se laissent présenter comme des « rebelles »… alors qu’il n’y a pas plus consensuels) vont exactement là où la mode, leurs peurs et leur narcissisme les guident. Ils affichent leur indignation sans ne rien expliquer du tout. Pitoyable et lâche.
(ci-dessous, des tweets de Christine Boutin ou encore de Marc-Yvan, auquel je souscris complètement ; postés le 28 mai 2014)
Homme, privilégié de Dieu par rapport aux anges
Ce matin, à la sortie de la messe de l’Ascension à saint Nicolas des Champs, je me suis fait frapper (symboliquement ^^) par le père Benoît Guédas !!! Je comprends pas du tout pourquoi. Je lui ai juste dit : « Il faut que tu partes de la paroisse pour que tu commences à faire des homélies bien, dis donc ! » 😉 (ce jeune prêtre est muté à Paray-le-Monial) C’est vrai qu’elle était géniale, son homélie. J’ai appris plein de choses qui m’ont dilaté le cœur. Et puis Benoît a cité le curé d’Ars en disant que l’être humain était plus grand que les anges car Jésus a décidé de l’habiter intimement. Cela a fait écho en moi à une phrase que j’avais lue dans Les Attaques du démon contre l’Église (Éd. Bénédictines, 2010) et qui m’avait étonnée, déjà, à l’époque. Cette préférence de Jésus pour l’Humanité, par rapport aux anges : « Surnaturellement, nous dépendons des anges mais ils dépendent de nous, puisque Dieu a voulu que nous soyons le centre de sa grâce, que nous soyons les plus bénéficiaires de son mystère – ce que le démon ne supporte pas et qu’il n’a pas supporté, et qui le fait homicide. » (p. 67, père Samuel, exorciste) Chaque Homme a revêtu le Christ (et encore plus par le baptême). Ce n’est pas arrivé aux anges. Et d’ailleurs, cela explique le caprice, la jalousie de Lucifer, qui n’a jamais digéré que l’Homme soit choisi par l’Incarnation de Dieu.
Le pauvre, il ne le fait pas exprès…
mdr!!! C’est énorme. Je suis en ce moment en train de finaliser mon troisième livre sur les bobos, avec notamment tout un chapitre sur l’importance de l’ESPOIR et de l’OPTIMISME dans l’idéologie bourgeoise-bohème (deux notions apparemment positives, mais qui en réalité s’écartent de l’Espérance chrétienne et enfoncent l’Occident dans la déprime relativiste).
Et ce matin, v’là t’y pas qu’en épluchant distraitement le fil de discussion Facebook de mes amis, je tombe sur l’un de mes contacts (Hdebonnevolonté, c’est de ta faute!!^^) citant une critique-ciné de Koz Toujours (encore lui lol! : j’ai l’air de m’acharner, mais je vous promets, je n’ai rien demandé et je n’en rêve pas la nuit!^^ Ce mec est juste un sketch bobo vivant) à propos du film « La Vie des autres » (une critique déjà datée de 2007). Avec cette phrase finale magistrale : « Et dans ce cadre oppressant, ce film angoissant, tragique, pourtant, on trouve aussi l’espoir, l’espoir en l’homme. Et, peut-être, une telle raison de vivre, la seule qui vaille, peut-être, pour un artiste et pour tout homme : transmettre l’espoir ?«
Je ne connaissais pas cet article, mais bon, là… juste LOL. Obligé, je le cite dans mon livre (déjà trop long).
Et ça m’a rappelé un autre pamphlet de Koz Toujours sur l’Optimisme, qu’il faut absolument que je cite également. Là, pareil : le « courage » bobo est édifiant.
Le pire, c’est que je crois que ce monsieur est sincère et qu’il ne le fait pas exprès :-). Et je vous jure pour ma part que je ne connaissais pas cet article de Koz avant ce matin, et que mes chapitres sur l’optimisme et l’espoir étaient déjà écrits depuis longtemps.
Bon, allez, je retourne à l’écriture. C’est pas le trou, mais « faut sourire à la vie » :-).
Soutenir que Dieu n’existe pas
Soutenir que Dieu n’existe pas, c’est comme dire que le Ciel serait vide parce que personne ne peut le toucher.
TORINO CONFERENZA OMOSESSUALITA (13 maggio 2014)















