Qui pour se soucier de la différence des sexes ?

Qui pour se soucier de la survie de la différence des sexes ? A-t-on compris le tournant historique grave que constitue la loi du « mariage pour tous ceux qui le désirent », loi qui ne concernera pas qu’une minorité de personnes mais l’ensemble de notre société, puisqu’elle se propose de passer la différence des sexes – celle dont nous sommes tous issus et qui permet la vie et l’amour incarné – à la moulinette des bonnes intentions, au karcher de l’égalité et du légalisme le plus désincarné ? Dans le Code Civil, il n’y aura plus de père ou de mère, mais des « parents » ; il n’y aura plus de mari et de femme, mais des « conjoints ». Le Code Civil sera tout bonnement déshumanisé, asexualisé. C’est très grave, ce qui est en train de se passer en France. Et je dis cela sans alarmisme. La loi ne gommera pas la différence des sexes ni ne l’interdira : elle ne fera « juste » que la banaliser et dire qu’elle est « annexe », ce qui est non seulement irrespectueux de tout être humain mais aussi un blanchissement anthropologique : sans la différence des sexes, nous n’existerions même pas ! ; sans la différence des sexes couronnée par l’Amour, moins d’identité, moins d’Amour incarné, moins de Nature, moins de Réel, moins de complémentarité sociale. Réveillons-nous ! N’oublions pas notre humanité, d’où nous venons et comment nous aimons !

 

François, j’ai confiance en toi !

FRANÇOIS, J’AI CONFIANCE EN TOI !

François (Hollande), j’ai confiance en toi (pour supprimer cette loi du « mariage pour tous ceux qui le désirent » avant qu’il ne soit trop tard) ! Tu as encore le choix de te rétracter. Tu as aussi le droit et la liberté de te contredire parfois. Ne l’oublie pas ! Vraiment, rappelle-toi ta liberté et ton libre arbitre. Si tu te permets d’en user, tu seras un grand président aux yeux de beaucoup de Français qui jusqu’à présent t’ont méprisé. Tu seras un homme libre, pragmatique, fort et doux à la fois, capable de tenir tête aux chantages sentimentaux et aux sirènes de l’image. Car tu sais comme moi que tu n’es pas plus aimé par ceux qui te pressionnent de faire passer la nouvelle loi sur le mariage. J’ai donc la folie et l’humilité de croire en toi ! Mon opposition à « ton » projet n’est pas une affaire d’homophobie (je suis homosexuel ; et je n’ai jamais insulté ni attaqué mes amis homos) ni de clivage manichéen gauche/droite, mais une affaire d’humanité, de bon sens et de respect des plus fragiles.  François, j’ai confiance en toi !

 

Homosexualité : blessure universelle de sexualité

Les personnes homosexuelles ne sont pas les seules personnes blessées dans leur sexualité. Tout être humain est marqué par la coupure de la différence des sexes, par cette blessure du manque. D’ailleurs, le mot sexualité vient du verbe latin « secare », qui signifie « couper ». Mais au lieu, comme les personnes non-homosexuelles, de faire de la déchirure universelle une porte ouverte à l’altérité sexuelle, à la complémentarité, les personnes homosexuelles ont voulu la nier ou au contraire l’agrandir, en l’élargissant et en prétendant l’incarner à elles seules. Finalement, l’homosexualité n’est pas une blessure spécifique aux personnes homosexuelles : elle est l’autre nom de la sexualité, ou plus précisément d’une mauvaise gestion de celle-ci.

 

Nous sommes tous abstinents

Nous sommes tous abstinents. Plus ou moins sans le savoir. Mais nous sommes tous abstinents. Quand on me fait remarquer agressivement que mon statut d’abstinent est ultra-minoritaire, ne parle à personne, qu’aucun ne pourra s’y identifier et croire que ça rend pleinement heureux, c’est qu’on veut finalement nier la beauté de la liberté humaine. Car tout être humain est amené plusieurs fois dans sa vie à être abstinent génitalement (bébés, enfants, adolescents, célibataires, personnes handicapées, veufs, prêtres, vieillards, et même les hommes mariés ou en concubinage qui ne font pas l’amour 24h/24 à leur compagne)… sauf que certains l’assument et le donnent aux autres (ils s’appellent les continents) et que les autres ne l’assument pas et sont prisonniers de ne pas le savoir (ils s’appellent les frustrés libertins).

 

Peu de nos larmes sont vraies

Peu de nos larmes sont de vraies larmes. Peu de nos tristesses sont de vraies tristesses. Peu de nos déceptions sont de vraies déceptions. Peu de nos cris sont de vrais cris. Peu de nos colères sont de vraies colères. Peu de nos révoltes sont de vraies révoltes. Car ils célèbrent bien plus souvent la destruction que la vie.