Archives de catégorie : Je l’ai dit

Os advierto en cuanto al cardenal Sarah (je vous avertis à propos du cardinal Sarah)

Os había advertido pero no me habéis escuchado : si respaldáis a este impostor de cardenal Sarah, os quito de mi lista de contactos Facebook. ¿ Me habéis oído bien ? Ya se han ido 4 personas más. ¡ Basta ya de ceguera y de estupidez !
 

Je vous avais prévenus mais vous ne m’avez pas écouté : si vous soutenez cet imposteur de cardinal Sarah, je vous enlève directement de ma liste de contacts Facebook. Est-ce que c’est clair ? 4 personnes supplémentaires ont déjà viré. Ça commence à bien faire, cet aveuglement et cette bêtise !

L’affaire Enthoven sur l’islamophobie de la nouvelle traduction du Notre Père : le bon élève qui se fait gronder puis applaudir par ses maîtres bobos cathos


 

La preuve que les bobos cathos (de droite « pondérée » du style Koz Toujours, Padreblog, Cédric Burgun, ou carrément d’extrême droite – qui ne s’assume pas d’extrême droite – du style Fikmonskov) ne savent pas penser et se ressemblent (alors même qu’ils croient s’opposer) : en ce moment, ils se mettent tous à applaudir comme une marque de « courage » le rétropédalage du journaliste Raphaël Enthoven qui sur l’antenne d’Europe 1 avait associé le 21 novembre dernier la suppression du verbe « soumettre » de la prochaine nouvelle version du Notre Père à de l’islamophobie de la part des catholiques :
 

 

Ont-ils réellement écouté le faux mea culpa d’Enthoven trois jours plus tard, le 24 ? Visiblement non. Ils n’ont relevé que la bonne intention, sans aller voir plus loin. Je dis « faux mea culpa » car à quoi sert de demander pardon pour les mauvais motifs, ou juste pour la convenance ? Dans la première émission, Enthoven a eu raison de dire que ce changement textuel du Notre Père était inutile, frisait l’hypocrisie, et cachait quelque chose d’une islamophobie. Il a eu raison d’y voir un symptôme révélateur d’une islamophobie dans le sens noble et premier du terme (« peur de la soumission/obéissance » puis « peur de l’islam ») chez les catholiques : 1) l’islamophobie – qui est « gêne par rapport à l’islam » et non « persécution des musulmans » – est justifiée car je crois que l’islam est mauvais (pas les musulmans, bien évidemment) ; 2) je constate aussi que dans l’effacement du verbe « soumettre » dans le Notre Père, il y a une islamophobie mauvaise car beaucoup de catholiques ont peur – à tort – de se soumettre à Dieu, refusent l’obéissance et la juste soumission. Je ne vois donc pas pourquoi la chronique d’Enthoven a été épinglée par une grande majorité des leaders d’opinion catholiques… si ce n’est parce qu’il a effectivement mis le doigt sur leur révolte cachée contre Dieu, et leur refus de se soumettre à Lui. Il y a en ce moment une réelle islamophobie chez les catholiques. Et la proposition de réforme de la prière du Notre Père en est le signe.
 

Par ailleurs, pourquoi la plupart des catholiques se félicite de la deuxième version « corrigée » et polie d’Enthoven, et considère ses plates excuses comme une magnifique preuve d’humilité de sa part, alors que c’est précisément une lâcheté qui vient tout gâcher de sa première bonne intuition ? Enthoven bat sa coulpe sur la forme, pas le fond. Ce n’est pas ça, demander pardon. Formuler un « mea culpa » n’est pas en soi à célébrer, d’autant plus si celui-ci est appris, ne revient pas sur les faits et ne s’appuie pas sur la Vérité. Il regrette d’avoir froissé une susceptibilité, un objet affectivement chargé telle qu’une prière, alors qu’il n’avait rien cassé du tout : il n’a fait que critiquer une traduction et non le Notre Père en lui-même. Et son procès d’intention d’islamophobie me semble tout à fait avéré dans les faits, en plus. Je ne vois pas non plus en quoi exposer un avis et une hypothèse – en plus vraie – sans droit de réponse immédiat ou de contre-avis, serait une « connerie », une « inculture » (Enthoven est loin d’être con) ou une « atteinte à la démocratie et aux croyants catholiques de bonne foi ». C’est le principe d’une chronique journalistique que de soumettre un avis et de bousculer, que je sache ! C’est le propre d’un travail de journaliste que d’expliquer les intentions et les contextes qui conduisent à certains faits sociaux. Je ne vois pas non plus en quoi Enthoven n’aurait pas son mot à dire sur une traduction du Pater objectivement inutile et pour autant très signifiante : Dieu permet que nous puissions obéir et nous soumettre au mal. Quel est le problème, puisque c’est la Vérité ? Et la phrase de conclusion d’Enthoven « Tout procès d’intention condamne l’accusateur lui-même. » est complètement faux cul, soumise (au paraître et à l’applaudimètre, pour le coup) et conne. Il y a des procès d’intention qui se révèlent vrais car ils collent au réel et à l’amour des personnes : tout intellectuel doit assumer de penser, d’interpréter. Le bon procès d’intention mérite juste de s’appeler « critique », « jugement », « hypothèse », « interprétation », « corrélation », « synthèse », « dénonciation ». Et il existe de bonnes accusations : celles qui condamnent le mal et non le pécheur.
 

Ce petit « incident » radiophonique prouve bien une chose : l’état déplorable du journalisme « catholique » actuel. Nous n’avons quasiment plus de penseurs, y compris chez nos prêtres. Et trouver « héroïque » le mea culpa d’Enthoven, alors qu’il est précisément la marque de son orgueil et de sa soumission hypocrite au qu’en-dira-t-on et à sa peur du scandale de la Vérité, illustre combien ce n’est pas Enthoven qui « ne fait pas son travail » mais bien les intellectuels catholiques actuels. Le seul moment où Enthoven n’a pas fait son travail, c’est précisément quand il s’est aplati pour effacer sa copie et pour se conformer aux critiques infondées de son premier bon travail de journaliste. Notre monde et notre Église vont très mal.
 

Le Synode des jeunes d’octobre 2018 : mais de quels « jeunes » parlez-vous ?



 

Ça fait très longtemps que le fossé se creuse entre les gens d’Église et les jeunes. Cela se voyait déjà avec les Journées Mondiales de la Jeunesse, dans lesquels les messages principaux sont souvent inconsistants. Et ça se voit encore plus à l’occasion des semaines préparatoires du Synode des jeunes (16-29 ans) prévu pour octobre 2018 prochain : il suffit de regarder les images de groupes de jeunes complètement photoshopées (cf. photos ci-dessous) pour comprendre que la jeunesse à laquelle s’adresse les évêques est une jeunesse majoritairement virtuelle, rêvée par les évêques et les délégués en pastorale de jeunes, mais qui ne correspond pas à la réalité. Les gens d’Église, en particulier les évêques et les cardinaux, sont totalement déconnectés des jeunes. Et cette déconnexion, même si j’ai l’air d’exagérer et d’être homosexualo-centré, repose en majeure partie sur le non-traitement ecclésial de l’homosexualité. Alors que le malaise vocationnel et juvénile vis-à-vis de l’Église se cristallise inconsciemment sur ce sujet. Aussi dingue que cela puisse paraître, c’est parce que nos jeunes ne comprennent pas le positionnement de l’Église à l’égard des « couples » homos qu’ils la quittent. Pour colmater les brèches et se voiler la face, les clercs et les responsables au service jeunes emploient des mots coup-de-poing, des slogans dynamiques, des formules floues (« être acteur », « énergie », « engagement », « accompagnement », « partenariat », « formation »), qui ne nomment pas le mal, en particulier en lien avec la sexualité : ils simulent démagogiquement une écoute qui n’est en réalité qu’une rétention d’informations et une négation/déformation des besoins énormes et réels de nos jeunes d’entendre parler correctement d’homosexualité. Quelle douleur de voir un mensonge aussi sincère.
 

Photo-montage photoshopée à mort


 

Le pardon conditionnel des pharisiens

Les pharisiens n’accueillent le pécheur qu’à partir du moment où il s’est repenti et a admis qu’il avait tort. Mais alors, quel est la valeur de leur pardon ? Quelle est la difficulté ou leur combat ? Leur « pardon » est conditionnel et marchand : il n’arrive que lorsque le pécheur se rallie à eux. Sinon, rien. Ils ne font jamais le pas d’aimer le pécheur avant sa conversion. Or Jésus aime le pécheur au-delà des mérites et des preuves de repentance-conversion. Il n’attend pas, montre en main, que le pécheur se convertisse pour déjà l’accueillir, même si la réparation et la contrition compteront par la suite. Je vois sur les réseaux sociaux beaucoup de pharisiens pro-Vie accuser tout le monde (« les homos », « les avorteurs », « les communistes », « les féministes », « les antifas », « les gauchistes », « les ennemis de la Vie », etc.) en étant persuadés d’être malgré ça très charitables dans leur jugement (et beaucoup plus charitables qu’eux ! Un comble) sous prétexte que leur ouverture aux autres est conditionnée au changement et à la conversion de ces derniers (ouverture qui ne viendra jamais, d’ailleurs, car même quand la repentance finit par advenir, ils ne la voient même pas: rien finalement n’est trop beau que l’hypothèse qu’ils pardonnent), sous prétexte que « leur » Vérité prévaudrait sur la Charité (d’ailleurs, ils s’appuient souvent sur le « Va et ne pèche plus » de l’épisode biblique de la femme adultère pour justifier leur intransigeance et le « triomphe » de leur rigidité sur la Miséricorde). Le pardon conditionnel – que ces pharisiens prennent pour effectif, dans leur schizophrénie et hypocrisie monstrueuses – ne vaut rien, en réalité. L’Amour, le vrai, aime tout court, et sa seule condition, c’est l’accueil du Christ en croix. Quel mérite avons-nous à aimer uniquement celui qui se repent de ses fautes? Le véritable Amour est celui des ennemis et des pécheurs, pas celui des amis et de ceux qui pensent comme nous.

Un féminisme encore plus dur à la place de l’homosexualité

J’ai remarqué que l’opposition des mouvements gays aux mouvements pro-Vie dans les pays de l’hémisphère sud (Argentine, Chili, Pérou) prenait le visage du féminisme et non de l’homosexualité (exemple : #NiUnaMenos ou bien encore les féministes argentines attaquant les cathédrales). Les mouvements pro-Vie sont responsables de cette « féminismisation » homophobe des pro-gays car ils n’abordent jamais l’homosexualité et ne traitent celle-ci que sous l’angle de la famille, de l’avortement. Ils ont donc encore plus de mal à mener leur combat (le féminisme est socialement bien plus agressif que l’homosexualisme), à comprendre la primauté de l’homosexualité, et à reconnaître leur ennemi puisque ce dernier se déguise avec l’habit nataliste que leur patriarcat hétérosexuel a lui-même confectionné. Ils récoltent la monnaie de leur pièce, et surtout de leur déni d’homosexualité. Ce féminisme vient surtout de l’homophobie des catholiques.

Spectacle Jésus de Pascal Obispo


 

Je suis allé voir la comédie musicale Jésus composée par Pascal Obistrot. J’aurais dû me douter, vu qu’elle était encensée par le Padreblog et Koz Toujours (Erwann le Morhedec), que ce n’était pas une réussite. Même si esthétiquement et techniquement elle est parfaite, même si il y a du boulot derrière, et qu’on peut toujours se dire que c’est mieux que rien et que ça peut conduire certains athées à franchir le pas de la foi, il y a trop de simplifications (Romains = méchants Nazis ; Béatitudes rétrécies au lavage ; Judas qui ne se pend pas mais saute dans le vide ; etc.), de contre-vérités bibliques et d’omissions (il n’est même pas question de Résurrection, du Jugement Dernier, de conversions, et quasiment pas des miracles, alors que les 3/4 des paroles de Jésus se réfèrent précisément au Jugement Dernier) pour qu’on puisse s’en satisfaire. De manière très superficielle et bébé, chacun des tableaux qui composent cette « fresque » musicale ne représente pas Jésus mais une émotion, comme au théâtre mélodramatique et tragique : la peur, la colère, la passion, le dilemme, le doute, la nostalgie, la fête, le remord, l’optimisme. Je crois que Pascal Obispo a confondu la Bible avec Plus belle la Vie, et le lac de Tibériade avec la Cannebière.

Conflit Iran-Israël à travers le cas libanais


 

Je viens d’écouter sur France Culture une émission passionnante sur l’Arabie Saoudite (en lien avec le cas libanais). Émission que je vous conseille de réécouter en podcast. Ça recoupe complètement ce que j’ai écrit à la fin de mon livre Homo-Bobo-Apo à propos du conflit mondial final entre les musulmans (bloc Iran) et les juifs sionistes (bloc israélio-américano-saoudien)… et les chrétiens (bloc libano-européen + les juifs bons et les musulmans bons) pris en étau entre les deux.

Journal de l’Antéchrist, du 16 novembre 2017

J’ai un milliard de choses à vous dire et à faire. Je ne sais pas comment je vais m’en sortir (haha !), mais j’ai la joie de Jésus au cœur, donc tout va bien !
 

J’ai appris plusieurs bonnes nouvelles : je vais témoigner à Orléans en décembre prochain ; je serai aussi l’invité (pour la première fois) à Radio Courtoisie en décembre ; je suis invité à Louvain-la-Neuve (Belgique) en mars 2018 ; et je témoignerai au Festival d’été du Chemin Neuf « Welcome to Paradise » (Hautecombe) en août.
 

Et là, dans les semaines qui viennent, je vais me lancer dans la finalisation de mon livre L’homosexualité en Suisse, puis sur un autre livre qui me tient à cœur, L’homosexualité dans la série Joséphine Ange-Gardien. Peut-être que ça débordera sur la série Demain nous appartient. Vu le nombre de fois que je suis allé en Belgique, je pense qu’un nouveau livre L’homosexualité en Belgique se profile aussi, mais pour plus tard. Et j’aimerais beaucoup, entre-temps, enregistrer en audio mon livre Homo-Bobo-Apo un jour (il n’existe pour l’instant qu’en version papier).

 

À propos de ce dernier, quand je constate actuellement les efforts que le Gouvernement Mondial déploie pour nous obliger (sans que nous nous en rendions compte) à avoir à tout prix un téléphone portable (et donc la puce électronique) et à nous y identifier, je me pose la question du « Comment va-t-on réussir à nous débarrasser du téléphone quand nous le souhaiterons ? ». À moins d’avoir un potager, d’être célibataire, ou d’avoir un compte en banque vide, je ne sais pas comment quelqu’un va réussir à vivre sans téléphone, sachant que maintenant, notre portable devient notre banque (de plus en plus de banques veulent que nous télécommandions notre compte à partir de notre portable), devient notre main (avez-vous vu les nouvelles publicités de soirées jeux vidéos où tout un public de « gamers » se sert de son téléphone portable comme d’un joystick ?). Va-t-on avoir, à un moment donné, la possibilité de nous passer du portable, et si oui, dans quelle condition et à quel degré de renoncement (autre que la mort) ? Je me pose la question. Le téléphone portable va bientôt demander à faire corps avec notre corps, comme il cherche désormais à faire corps avec notre banque.
 

Enfin, dernière chose que je voulais vous dire : j’ai regardé en replay l’émission Zone Interdite spéciale « transgenres », diffusée dimanche dernier sur M6. Ce n’est que le début d’une longue série d’émissions de vulgarisation et de banalisation de la transidentité et de la transition puisque mercredi prochain, 22 novembre, sur la chaîne France 2, va passer un téléfilm – « L’Épreuve d’amour » – sur la question transsexuelle, suivi d’un débat sur la question « transgenre ». Et sur Anal + arrive la série Vernon Subutex. Au-delà de la gravité du phénomène et de la peine qu’il peut générer, je mesure ma chance de connaître personnellement des amis transgenres/transsexuels, et de pouvoir débriefer/critiquer/commenter/confronter ensemble nos impressions sur ces reportages. Là, je viens d’avoir un coup de téléphone avec l’un d’eux. C’est une joie de pouvoir parler librement, et de comprendre à deux la perversion de ces émissions qui nous dressent un tableau idyllique de la transition/réassignation/dysphorie tout en nous mentant sur la réalité de la transidentité (suicide, isolement, risques décuplés d’embolie et de cancers, drogues, exploitation, fausses amitiés, business, prostitution, possible ratage d’opérations, haine du corps, problèmes du passé non réglés, viol, etc.) et de l’homosexualité par la même occasion. Jésus m’a permis de ne pas approcher le phénomène social et médiatique à distance, comme un fait désincarné, effrayant et désespérant, mais de le rattacher à des personnes, des amitiés, une relation belle, un accompagnement mutuel, la chaleur d’une fraternité et de la Vérité.

Le Je vous salue Marie bobo

 

Je viens de pondre, pour le délire, le Je vous salue Marie des bobos cathos (gauchistes et anars d’extrême-droite) :

 

« Je vous salue Marie, pleine de gratitude.

La Force divine est en vous.

Vous êtes bénie entre toutes les mères,

Et Jésus, le fruit de nos racines chrétiennes est la Vie.

Sainte Marie, sœur de Dieu,

Pensez à nous, pauvres prêcheurs,

Maintenant, de la conception jusqu’à notre mort naturelle.

Ainsi soit-il. »