Archives de catégorie : Je l’ai dit

La dénonciation méprisante de l’hétérosexualité et l’appel à interdire l’usage du mot, vous croyez sérieusement que ça me fait plaisir ??

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Certains cathos, actuellement présents à Rome pour les conférences de pré-Synode, s’imaginent que ça me fait plaisir d’entendre certains cardinaux et laïcs catholiques dénoncer l’utilisation du mot « hétérosexualité » et de l’étiquette « hétéros », au nom de la soi-disant « inutilité et erreur » du terme « hétérosexuel », et au nom surtout d’un humanisme universaliste religieux de bon aloi. Mais ça ne me fait absolument pas plaisir. Ça m’énerve, même ! Ils n’ont toujours rien compris à ce que j’écris et dit pourtant très clairement depuis longtemps sur l’hétérosexualité. Non seulement il est nécessaire d’employer le terme « hétérosexualité », mais il est fortement recommandé de le faire et de dénoncer EXPLICITEMENT l’hétérosexualité, non pas dans son sens communément partagé de « différence des sexes », mais en tant que système idéologique bisexuel menaçant la différence des sexes en se faisant passer pour cette dernière.
 

Déclarer que le terme « hétérosexualité » doit être banni des débats parce qu’il serait « inutile et insensé » (ce qui est absolument faux, en plus : le mal a sa logique et doit être nommé), c’est une catastrophe. Cela revient à laisser tous les pouvoirs aux non-dits sur l’hétérosexualité, et finalement à l’hétérosexualité !
 
 
 

Voir la traduction en italien sur ce lien. Je rajoute cet article capital sur la demande de « réforme » du discours ecclésial sur l’homosexualité.

L’homophobie dans l’Église catholique

 

Voici la nouvelle Vidéo de l’Araignée (n°9) : « L’homophobie dans l’Église catholique ». Appropriée pour le #Synode

 

Je n’ai pas fait exprès que cette vidéo tombe en même temps que le début des États Généraux du Christianisme à Strasbourg sur le thème du désir, États Généraux où pour la deuxième fois consécutive, ma présence a été annulée. Comme si l’Église pouvait actuellement se payer ce luxe, à la veille d’un Synode sur les familles qui va être centré médiatiquement sur l’homosexualité… #Toutvabien. Ça vous laisse deviner l’état de schizophrénie dans lequel se trouve l’Église catholique d’aujourd’hui, et la censure homophobe, le manque de hauteur de vue dont font preuve la plupart des hommes de médias « cathos » – la team de Jean-Pierre Denis de La Vie en première ligne, Jacques Arènes et affiliés aux francs-maçons dans l’Église. Pour boucler la boucle de ce triste tableau, j’apprends que Frigide Barjot, elle, s’y rend, à ces États du Christianisme Culturel. Ça me rassure: elle défendra “son” Pape (et tacitement l’Union civile et l’hétérosexualité) à la place des leaders de la Manif Pour Tous, qui sont tout aussi censeurs sur l’homosexualité qu’elle. #HappySynod

 

Au milieu de cette laideur interne, heureusement qu’on peut admirer, dans un contexte (tout aussi) dramatique, ce récent martyr en Oregon d’une immense et paradoxale beauté : ces 10 étudiants qui ont perdu la vie parce qu’ils ont assumé d’être chrétiens. Nous entrons dans une période mondiale de toute beauté.

 
 
 

N.B. : (Et pendant ce temps-là, sur Twitter, on me traite limite de menteur… alors que j’ai effectivement été invité cette année et il y a deux ans aux États Généraux : pour une table ronde avec Christine Pedotti, puis pour une table ronde avec Dominique Fernandez deux ans après.)
 
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P.S. : Je rajoute cet article capital sur la demande de « réforme » du discours ecclésial sur l’homosexualité.

Trois avertissements mondiaux puissants et mettant le feu au poudre

 

Trois événements mondiaux retiennent mon attention en ce moment. Ils sont à la fois déjà là et larvés. Ce relevé n’est donc absolument pas là pour faire déprimer ou paniquer, mais au contraire pour avertir et appeler à la confiance et à la conversion au Christ.
 

Le premier, c’est l’arrivée de la deuxième partie du Synode sur la famille, au Vatican, du 5 au 25 octobre 2015. Je vois d’une part les tentatives déjà nombreuses, venues des athées mais aussi malheureusement des cathos et des évêques, de prendre le Pape François à leur propre piège, et d’autre part, la nécessaire chute du discours papal sur l’homosexualité (j’en sais quelque chose : même quand on parle bien de ce sujet, on réveille une division forte dans le monde et dans l’Église, et on est incompris/détesté/craint de la très grande majorité. Ça va être – et c’est déjà – le gros bordel. Les médias et les cathos vont se déchaîner contre le Pape pour le perdre et perdre les bons cathos. Il ne faut pas se laisser troubler).
 
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Pape ridiculisé
 
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Le deuxième événement (puissant symboliquement), c’est le démarrage quasi officiel de la Troisième Guerre mondiale, avec l’envenimement de la situation au Yémen, et l’attaque des Russes en Syrie (pour soutenir Bachar ?) hier, mercredi 30 septembre 2015.

 

Le troisième événement, c’est l’inévitable (?) écroulement de Wall Street, et plus gravement de la monnaie extérieure à l’être humain (écroulement boursier qui annonce la « nécessité » de la puce électro pour tous). Certains économistes, plus ou moins solides (mais quand même), nous annoncent la chute des cours financiers pour l’automne de cette année.
 

 

Cela dit, il y a, dans ce ciel obscurci, un horizon d’Espérance. Les jeunes lycéennes nord-américaines veillent !

New Age : Tu seras ton propre Dieu

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Deux petites citations sur la « gnose » qu’impose le Gouvernement Mondial boboïste, qui promeut la séparation de l’Esprit et du Corps (ou, ce qui revient au même, la fusion entre les deux), en oubliant que leur lien, et qui purifie ce Mens sana in corpore sano (cet ésotérisme du développement personnel), qui apporte l’espace de vie, c’est le Christ.

 

« Le Nouvel Âge est une ‘gnose’ dans la mesure où il propose un chemin de libération réservé à des initiés et dont le ressort est une ‘connaissance’ (‘gnosis’ en grec) permettant de capter à son profit les bonnes énergies de l’Univers. Cette gnose est teintée de naturalisme (l’homme est une pièce de la nature) et de panthéisme (le divin est présent de façon diffuse dans le Tout). » (Mgr Léonard à propos du New Age, dans Les Raisons d’espérer (2008), p. 92)

 

« Pour Olivier Brand, ‘Dieu’ était la somme, toujours en développement, de la vie créée et l’unité personnelle de chaque individu formait un élément de cet être divin. D’où il concluait que les rivalités individuelles étaient la plus grande des hérésies, et le plus grand obstacle à tout progrès : celui-ci ne pouvant résulter que de la fusion des individus dans la famille, de la famille dans l’État, et des États particuliers dans le grand État universel. » (Robert-Hugh Benson, Le Maître de la Terre : La Crise des derniers temps (1905), p. 28)

Contractions eschatologiques

 

À ceux qui me disent qu’on n’a pas à parler des fins dernières ni de leur imminence du simple fait que, et c’est vrai, personne, ni le Fils ni la Mère, ne sait le jour et l’heure de la venue de Jésus, je leur réponds : Ce n’est pas parce qu’on ne connaît pas le jour et l’heure exacte de l’heureux accouchement qu’on doit ignorer les contractions.

Daniel 8

La vision du Bélier et du Bouc

La vision du Bélier et du Bouc


 

Ce matin, pendant l’oraison, le Seigneur m’a donné cette Parole (Daniel 8, 13-19). Pour les bons en calcul mental et qui veulent comprendre, c’est plutôt clair : « J’entendis alors un Saint parler. Et un Saint dit à Celui qui parlait : ‘Jusques à quand cette vision du sacrifice perpétuel, de la perversité dévastatrice, du sanctuaire livré et de l’Armée foulée aux pieds ?’ Il me dit : ‘Jusqu’à deux mille trois cents soirs et matins ; puis le sanctuaire sera rétabli dans ses droits.’ Or, tandis que moi, Daniel, je regardais cette vision et cherchais à la comprendre, voici que se tint devant moi une apparence d’homme. Et j’entendis la voix d’un homme au milieu de l’Oulaï qui criait et disait : ‘Gabriel, fais comprendre la vision à celui-ci !’ Il vint près de l’endroit où je me tenais ; et tandis qu’il venait, je fus terrifié et me jetai face contre terre. Il me dit : ‘Comprends, fils d’homme, car la vision est pour le temps de la fin.’ Tandis qu’il me parlait, je tombai en léthargie, la face contre terre. Il me toucha et me remit debout à l’endroit où j’étais. Puis il dit : ‘Je vais te faire connaître ce qui arrivera au terme de la colère, car la fin est pour une date déterminée. » (Daniel, écrit entre le VIe siècle av. J.-C.et le IIe siècle av. J.-C., soit entre – 600 et – 200)

cadeaux et Cadeau

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Hier soir, je me suis retrouvé à un anniversaire-surprise. Très très bonne soirée, avec des gens d’une grande qualité d’âme. J’ai eu le temps à un moment donné, au milieu du flot des conversations des invités, de glisser deux mots à l’ami au centre des attentions, sur l’imminence de la fin des temps et de la période où nous chrétiens allons être contraints de nous cacher pour survivre. Car lui-même, catholique pratiquant, partage mon intuition et mon empressement confiant. Cela fait un moment que nous en parlons ensemble dans nos échanges privés, et je lui donnais les nouvelles fraîches.
 

Culot de ma part. J’étais le seul des convives à arriver sans cadeau, estimant que ma seule présence suffisait (et c’était le cas en plus !) : mon ami était très heureux de me voir et moi aussi, il a matériellement tout ce qu’il lui faut, et ne recevait que des cadeaux somptueux et superflus (appareil à faire des pâtes soi-même, figurines Tintin, énième montre…).(Pour ma part, je n’ai jamais aimé les cadeaux – ni en donner, ni en recevoir – et je ne les tolère qu’en cas d’extrême nécessité ou pour éviter les incidents diplomatiques. D’aucun verront cela comme une impolitesse et un manque de savoir vivre… alors qu’en réalité, c’est un amour de la Vérité, de l’utilité et de la simplicité. Les cadeaux matériels me mettent très mal à l’aise et me font rarement plaisir.)
 

Et c’était très « fort », ce moment de la soirée où mon pote déballait toutes ses babioles devant ses amis/sa femme/ses enfants, où nos deux regards se sont croisés et fixés pour partager – sans tristesse aucune, bien au contraire – la vanité et la gravité eschatologique de la situation, où nous nous sommes extraits de la fête pour nous recentrer sur l’Essentiel : l’arrivée de Jésus.

À moitié

 

Hier soir, je me suis rendu voir Sofia Aram (en sortant, je ne tenais plus en place tellement mes réactions partaient tous azimuts : tant de choses à dire… et si peu de temps !). Aujourd’hui, beaucoup avancé dans ma lecture du Père Elijah (désolé d’employer cet adjectif bobo, mais bon, ici, il va quand même parfaitement bien : jubilatoire ! … surtout le moment où nous est décrit un frère dominicain appuyant l’Antéchrist). Et ce soir, je suis allé voir la pièce de Philippe Cassand Le Cheval bleu. À l’entrée, ce même Philippe Cassand, en me voyant, m’a arrêté : « Votre visage me dit quelque chose. » J’ai joué l’innocent : « Je ne sais pas… » Il en a déduit qu’il m’avait peut-être vu à la librairie des Mots à la bouche dans le Marais. Eh ouais, dommage pour vous les gars ! Votre homophobie homosexuelle à mon égard me couvre (encore un peu) et ne vous fait me reconnaître qu’à moitié ! Vous n’avez qu’à me lire.

On fait quoi ?

Alors là, les bras m’en tombent. lol. Le titre, le résumé, le programme. Déjà que la revue Limite, c’était justement limite, et que l’emballement qu’elle suscite me semble encore aujourd’hui incompréhensible, j’avoue que là, je me fais du souci pour l’ « intelligentsia » catho française actuelle et les directions qu’elle prend. Il faut quoi pour que les cathos français se réveillent et vivent la Pentecôte annoncée par Marthe Robin? Qu’on descende encore plus bas? Qu’on continue les blablas verbeux bobos pédants? Qu’on se retrouve attachés à nos poteaux d’exécution ou enfermés dans les catacombes? Peut-être.

 

P.S. : En attendant, je vous conseille le tout dernier livre de mon grand-frère, un peu plus centré sur l’Essentiel 😉 (et un peu moins pétri d’optimisme bobo #çairamieuxdemain).

C’est pas juste (Critique du film « Jongens » de Mischa Kamp)

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Mon cœur se divise en quatre après avoir vu le film « Jongens » (« Boys », 2013) de Mischa Kamp. Un très beau film. Certes sans message. Certes éloigné du Réel. Mais un film acidulé, tendre, pudique, esthétique, vraisemblable.
 

Une part de moi rend grâce à Dieu du Sens et de la Vérité universelle que je peux y trouver par défaut, rend grâce de la chance de connaître ce film, de pouvoir en parler, d’être capable de dire sereinement « C’est pas juste, et je comprends pourquoi. » Ça me rend toujours plus libre.
 

Une deuxième part de moi se laisse toucher par l’idylle entre les deux jeunes hommes, la souhaite même, et serait tentée de dire « C’est pas juste… mais c’est ça qui est bon. » Et il faut reconnaître que ce film marche. Sur le moment, il atteint son but. C’est là toute la souffrance qu’on peut ressentir face à un mensonge crédible, « réussi », beau. C’est un crève-coeur.
 

Une troisième part de moi crie à l’injustice, est révoltée contre ma propre tendance homosexuelle, demande au Ciel : « Pourquoi moi ?? Pourquoi ça me dépasse ? Pourquoi c’est si profondément ancré en moi ? Je n’ai rien choisi, dans cette affaire, moi ! ». L’envie de hurler intérieurement : « C’est pas juste. » Cette attraction est un handicap réel qui me dépasse, qui me gêne et m’invalide énormément par moment. Et c’est quand je vois un film comme ça que la conscience de la profonde injustice de ma condition se réveille et fait le plus mal. J’ai mal aussi contre ceux qui me sanctionnent pour ce non-choix.
 

Une dernière part de moi est révoltée contre le mensonge collectif de ces films gays friendly, agréables et faux à la fois, et qui déproblématisent l’homosexualité pour entraîner toute une foule d’âmes dans une illusion violente et insatisfaisante d’amour. Envie d’hurler « C’est pas juste ! », de traîner tous ces menteurs professionnels qui jouent avec nos sentiments, nos peurs, nos sens, en pensant nous aimer et nous défendre. Je suis aussi révolté contre le silence complice des nombreux individus qui se présentent comme « hétéros », et qui fomentent cette propagande LGBT.