Quand on n’a pas d’argument, on trouve chez celui qu’on se choisit pour ennemi un symptôme improuvable et irrationnel : la maladie psychiatrique. La présomption de folie, aujourd’hui, c’est plus efficace que le procès de honte, de monstruosité, de jalousie, de narcissisme… et même d’homophobie. « Ne lui parle pas et ne le lis pas : c’est un malade! » ; « Et pourquoi c’est un malade? » ; « Euh… parce que c’est un malade, c’est tout ! Et si tu le défends, tu es aussi malade que lui !!! ».
Archives de catégorie : Je l’ai dit
Signe incarné de « contradictions » selon notre époque
Pour les mentalités actuelles, j’incarne par ma seule personne l’impossible, l’inconciliable, l’incompatible, l’inouï. En effet, j’ai deux points jugés « forts » selon mon époque : je suis homo et de tendance gauche ; j’ai deux points « faibles » : je suis catho et je ne baise plus. Je suis aux yeux de mes ennemis au pire méprisable au mieux dangereux/monstrueux, et pour mes amis au mieux exotique au pire saint. Je suis donc extrêmement puissant et extrêmement faible.
Pas d’unité sans Vérité
« Ce serait bien que Frigide Barjot revienne et que notre mouvement s’unifie à nouveau autour d’elle qui a tant fait. »
Frigide Barjot, le visage le plus insoupçonné de l’homophobie gay friendly, qui s’entoure de personnes homosexuelles pour mieux les insulter dans le privé, et qui refuse d’aborder directement les réalités de l’homophobie et de l’homosexualité. J’ai passé un an avec elle. Je sais de quoi je parle ! Elle a eu le loisir de m’écouter de nombreuses fois, de l’été 2011 à mai 2012 (mois où j’ai vraiment pris mes distances avec elle suite à ses propos clairement homophobes à mon encontre, alors qu’ils ne se fondaient sur rien). Non seulement elle n’a rien retenu de mes enseignements sur l’homosexualité, mais à présent, le comble, c’est que, sans aucune preuve, et par le biais de personnes interposées (tel que son mari Basile de Koch dans la revue Causeur tout récemment), elle diffame sur mon compte en me faisant passer par un jusque-boutiste, un « homosexuel refoulé (et refoulant) », un « anti-homosexuels » qui satisferait les « ultras » et les « réactionnaires », autrement dit, selon ses dires, la majorité des troupes actuelles de la Manif Pour Tous (je serais curieux de savoir sur quoi elle se base concrètement pour soutenir que je serais homophobe : je lui souhaite bon courage pour trouver ! Car elle se retrouvera nez à nez avec sa jalousie maladive). Elle est d’autant plus mal placée pour le faire que j’ai entendu de sa propre bouche et de mes propres oreilles des propos d’une homophobie sans équivoque. Alors ne vous faites pas avoir par son discours paranoïco-solidaire « Les homos sont mes amis et je les protègerai des fascistes de mon propre camp ou du camp adverse ». C’est un mensonge et une manœuvre médiatique de plus de cette « fille à pédés » auto-proclamée qui se sert des personnes homosexuelles tout en leur tirant dessus quand les caméras de télé s’éloignent d’elle ou qu’elles ne lui laissent pas la première place. À ceux qui seraient tentés de réclamer son retour sur la scène médiatique et qui lui tressent des couronnes à propos de la forte mobilisation de l’hiver dernier pour défendre le mariage et contre le « mariage pour tous », je me permets de les mettre en garde contre la nocivité toujours très active de cette femme qui a bien plus desservi notre cause qu’elle ne l’a servie, et qui maintenant nous extrémise en cachette pour mieux se frayer un nouveau chemin télévisuel. Méfiez-vous de son homophobie cachée : ce n’est pas du mythe ni une manœuvre pour détourner l’attention sur moi. C’est une réalité qu’il faut connaître. Cette femme a des comptes à régler (un mélange de fascination jalouse et de vengeance) avec les personnes homosexuelles en particulier. Notre mouvement a été beau et restera beau parce qu’il traduit un grand éveil de conscience collectif qui ne fait que débuter. Frigide Barjot n’y est pas pour grand-chose. Elle a juste été « identifiée » par nos mass médias, soucieux de nous décrédibiliser et de trouver leur « conne exotique utile ». Elle a été visible, certes, mais pas pour les bons messages. Et là, elle retente une percée en divisant les troupes, en les faisant douter (« Écoute, Ludo, c’est ridicule… LA PAIX ce soir »), par un nouveau chantage affectif. Ses demandes actuelles de référendum ou d’Union civile, en plus d’être irréalistes, sont dangereuses : car on ne soumet pas le mariage à un référendum (y compris si c’est pour donner la parole au Peuple : le cas français est différent du croate, et le mariage n’appartient pas même au Peuple puisqu’il est de l’ordre du don extérieur à servir) ; et l’Union civile est le premier pas vers la justification sociale de la pratique homosexuelle (pratique qui, je le rappelle, est très violente et déstructurante pour toute société humaine car elle repose sur une discrimination : l’exclusion de la différence des sexes, différence qui nous permet d’exister et d’aimer). Par ailleurs, nous n’avons pas à soutenir son discours typiquement hétérosexuel « Tous nés d’un homme et d’une femme ». Civitas fait de même. Et là encore, la différence des sexes n’a pas à être défendue en soi. Elle ne devient belle que si elle est couronnée par l’amour (si elle est défendue pour elle-même, nous nous mettons à avoir un discours biologiste, naturaliste, sec, qui en plus de cela justifie les pratiques abortives, contraceptives, extra-conjugales, libertines, individualistes de beaucoup de couples qui intègrent la différence des sexes sans l’honorer. Il ne suffit pas de savoir qui sont nos parents biologiques. L’important pour tout être humain, c’est que ces deux parents biologiques s’aiment). Ce qui doit être notre seul combat, c’est la défense de l’alliance désirante entre Nature et Culture, Corps et Amour, et non pas tout l’un ou tout l’autre, ni l’un contre l’autre. On se réveille et on ne succombe pas au discours unitaire de la sirène. Pas d’unité sans Vérité. Pas de compromission ni de recherche de visibilité sans témoin qui vit ce qu’il dit !
Le plus sûr moyen de ne pas agir en bobo
Le meilleur moyen de ne pas agir en bobo, c’est de s’orienter vers les deux choses qui aident à incarner l’Amour et les personnes, et que la bobo-attitude cherche à éradiquer : l’Église et la différence des sexes.
Vendéen
C’est vrai que j’ai un nom de famille espagnol. Mais n’oubliez pas que je suis né à Cholet, dans le Maine-et-Loire : la capitale de la Vendée militaire. Mon terreau, mes idées, ma foi sont typiquement vendéens. La révolution et la lutte contre la République laïcarde qui cherche à substituer à la différence des sexes et à l’Église la conscience individuelle de l’Homme qui prétend se créer lui-même, j’ai ça dans le sang. Et à jamais.
Comment fais-tu pour connaître autant de choses ?
On me demande parfois comment je fais pour connaître autant de choses, et sur des domaines aussi variés. C’est très simple : je lis de tout, sur tous les sujets, même des merdes, et surtout, je prends des notes, surligne dans les livres ou les revues (pour que ce que je vois ne finisse pas dans les oubliettes de ma mémoire), recopie dans des fichiers word, en vrac. C’est comme ça que les bonnes idées s’impriment, que notre pensée peut se nourrir, s’organiser et faire ressortir nos essentiels, nos coups de cœur, nos bonnes surprises, nous faire saisir les élans mystérieux et internes de notre âme. Je regrette, avant d’avoir compris que je devais faire l’effort de retranscrire les phrases et les idées des autres qui ont bousculé mon cœur, de ne pas m’y être mis plus tôt ! Heureusement que la simple lecture de la Bible est une bonne séance de rattrapage de sagesse qui pourrait très bien se suffire à elle-même !
Virginité
Comment prétendre comprendre et vivre la continence si on n’aime pas la Vierge Marie et le mystère qu’elle incarne ? Nos amis protestants, évangéliques ou juifs, par exemple, ça leur échappe en grande partie, j’ai l’impression.
Gérer une grosse peine de cœur ou une envie de suicide liées à l’homosexualité
La seule vraie douleur causée par l’homosexualité ne consiste pas, contrairement à ce qu’on nous dit souvent, dans la pression (sociale, individuelle, appelée « homophobie » ou « homophobie intériorisée ») qu’on se donne pour ne pas croire en l’identité homo et en nos sentiments homos (= pour « ne pas s’assumer »), mais justement dans le fait qu’on s’impose ces derniers à soi-même, qu’on cherche à tout prix à y croire, et qu’on les intègre comme un fait ou une personne indiscutables… ce qu’ils ne sont pas ! C’est cette obstination qui nous rend malade. Tout s’éclaire et se pacifie dans notre vie, se remplit d’humour et d’air, quand on cesse de croire qu’on peut vraiment aimer d’amour un ami de même sexe. C’est l’imposition de cette fichue croyance que l’amitié entre deux individus de même sexe peut être exceptionnellement/platoniquement dépassée par l’amour charnel qui, au fond, nous mine, nous bouffe, nous déprime, nous rend si malheureux. Et c’est à partir du moment où on délaisse le rêve illusoire de transformation de l’amitié homophile en amour, c’est à partir du moment où on n’habille plus la pulsion de sentiments (à nous entendre, des sentiments « très asexués et à peine tactiles », « à peine charnels », « à peine sexuels », spiritualisés au maximum, esthétisés, rendus « désintéressés », « gratuits », « exceptionnels », « irrationnels » : ah ça… notre sincérité sait bien nous faire jouer l’hypocrisie, la fausse surprise et l’innocence !), c’est à partir du moment où on cesse de se persuader qu’« on est vraiment (homosexuellement) amoureux », que notre calvaire lié à l’homosexualité s’achève, que nous devenons tout léger, que notre théâtralité de drama queen homosexuelle – qui souffre vraiment même quand elle joue le désespoir, parce qu’elle a mordu à l’hameçon de sa propre sincérité – s’arrête net. Et là, ça fait du bien, on est libre, on se marre et on tourne durablement la page de notre caprice/chagrin/mirage sentimental !
Celui qui accueille toutes les différences est un despote qui s’ignore
Celui qui accueille toutes les différences est un despote qui s’ignore. Car tout ne se vaut pas, et parfois se contredit. Aimer les différences, c’est les reconnaître et les hiérarchiser (quand il s’agit des actes). Sinon, ça devient un joli slogan publicitaire qui ne veut rien dire et qui risque d’être dangereux car il gomme les différences, les priorités et les préférences. Il est facile, comme Mme Taubira, de dire à la fois « J’aime et j’accueille toutes les différences »… et « Les différences n’existent pas puisque nous sommes tous égaux ».
« Hollande démission » ? Arrêtons de nous planter de cible
Les râleurs qui clament « Hollande démission » font preuve de la même connerie simpliste que le passager excédé qui fusille des yeux les gamins braillant dans les trains au lieu de s’en prendre aux vrais responsables : leurs parents adulescents sans autorité. Si Hollande est au pouvoir, c’est qu’il a été élu démocratiquement par nous tous. Et ceux que nous devrions fusiller du regard, ce sont tous ceux qui n’assument pas le résultat du vote, qui hurlent « Hollande démission ! », et plus spécifiquement les sales gosses qui ont voté pour lui ou qui travaillent à ses côtés au gouvernement. Ne nous trompons pas de cible. C’est nous, électorat bobo, bien avant Hollande, les fautifs !

