J’ai beau le savoir à l’avance, je le redécouvre sans arrêt et sous un visage nouveau : ceux qui s’opposent à mon témoignage justifient la pratique homosexuelle (qu’ils appellent « amour »), et tôt ou tard, révèlent une pratique homosexuelle.
J’ai beau le savoir à l’avance, je le redécouvre sans arrêt et sous un visage nouveau : ceux qui s’opposent à mon témoignage justifient la pratique homosexuelle (qu’ils appellent « amour »), et tôt ou tard, révèlent une pratique homosexuelle.
Je crois que le désir homosexuel, étant particulièrement pulsionnel, sied naturellement non pas aux homosexuels (espèce qui n’existe pas) mais aux hommes et à la nature masculine, davantage titillés par les pulsions que les femmes. D’où ma conclusion : l’homosexualité est une étape masculine absolument pas bizarre, pas exceptionnelle, pas révélatrice d’une identité homo éternelle, fondamentale, durable et isolée.
Je sais que maintenant le « Gender » est la nouvelle bête à abattre après le « mariage pour tous ». Mais quand même : personne ne nous interdit d’être subtils et intelligents après notre « défaite ».
Un conseil. Rien ne sert de s’opposer à la « Théorie du Genre » en l’appelant ainsi. Rien ne sert de s’afficher anti-Gender, d’annoncer ses désastres ou les lobbys qui le promeuvent, de jeter le « Genre » à la vindicte populaire. Car ceux qui croient au Gender, qui le pratiquent et le défendent, n’ont même pas conscience qu’il s’appelle ainsi. Pour eux, c’est l’Amour avec un grand A. Le Gender, c’est l’ « être amoureux ». Ils aiment cette idéologie à partir du moment où elle ne porte pas de nom officiel, où elle ne peut pas être définie. Donc arrêtons de dire qu’il faut combattre les dangers du Gender. Ça ne sert à rien!
Tant que nous ne leur parlerons pas explicitement d’AMOUR (corporel, biologique, incarné, concret, divin), tant que nous ne les rejoindrons pas dans leur discours affectif et émotionnel des « sentiments », tant que nous resterons centrés sur le mot « Gender », nous ne ferons pas avancer les mentalités. Les gens n’ont soif que d’une chose : un discours sur l’AMOUR et sur les IDENTITÉS INATTENDUES !
PEUT-ON ÊTRE À LA FOIS CONTRE LE MARIAGE HOMO ET POUR UNE AMÉLIORATION DU PaCS, OU EN FAVEUR DE LA JUSTIFICATION SOCIALE DE « L’AMOUR HOMO » ?
(Autrement dit, peut-on – à moins d’être inconséquent – être à la fois pour le mariage homosexuel et contre ses conséquences (adoption, PMA, GPA, etc.)?)
Le fait que la plupart des opposants au « mariage pour tous » avancent qu’ils ne sont QUE contre le mariage pour les couples de même sexe mais absolument pas contre une union civile, non seulement ne blanchit pas leur opposition, ne la rend pas plus fine, plus « ouverte », plus justifiée et plus homos-phile, mais au contraire l’incrimine et l’invalide encore plus, prouve toute leur ignorance du sujet, leur incohérence, leur hypocrisie et leur homophobie ‘gay friendly’. Car le « mariage pour tous » pose réellement problème non pas uniquement par rapport à la filiation mais DÉJÀ dans la mesure où il justifie socialement la pratique homosexuelle, autrement dit le couple homo (… ce que faisaient déjà le PaCS et le CUCS), et aussi dans la mesure où DÉJÀ il met en péril l’Amour universel, le bonheur des deux membres du couple homo, l’accueil social de la différence des sexes. S’opposer au mariage homo tout en justifiant le PaCS, c’est presque totalement contradictoire. Je dis « presque », car seul le mariage ouvre effectivement à des droits spécifiques sur les générations et la filiation ; mais concernant strictement le couple, le mariage comme le PaCS sont des tentatives de justification des actes homosexuels, dont on veut, par la loi et le sentiment, édulcorer la violence, en leur conférant un statut d’amour universel équivalent à l’amour vécu dans la différence des sexes. C’est déjà une erreur et un scandale que de faire cela, surtout quand on voit le manque de stabilité des couples homosexuels. Le PaCS n’était que la première marche du mariage : il n’est donc pas mieux que lui. Et les actes homosexuels, de par leur expulsion de la différence des sexes – socle privilégié du Réel et de l’Amour… même si tous les couples femme-homme n’en profitent pas et ne l’honorent pas – sont d’une grande violence. Ils n’ont pas à être présentés comme des modèles de structuration d’une société. Enfant ou pas !
Redorer le blason de son opposition au « mariage pour tous » en ne parlant que des enfants, ou en se montrant favorable à une union civile « améliorée » pour les couples homos, c’est, que vous le mesuriez ou pas, une pirouette ‘gay friendly’ ET inconsciemment homophobe. Les opposants au « mariage pour tous » n’ont visiblement pas mesuré que bien avant les enfants, les deux dangers principaux de la circulaire Taubira sont 1) la banalisation sociale de la différence des sexes, 2) la justification/banalisation sociale des actes homosexuels. S’ils croient que le seul problème du projet de loi se situe sur les conséquences du « mariage pour tous » sur les enfants, ils n’ont rien compris de l’homosexualité, du mariage, ni du « mariage pour tous » (qu’ils se mettent, par leur ignorance, à justifier à leur insu, finalement).
Leur proposition du PaCS est une excuse-bidon pour ne pas assumer une opposition aux actes homos, quel que soit le nom qui leur est donné (« mariage », « amour », « alliance », « union », « PaCS ») ! J’ai envie de demander aux anti-mariage-pour-tous qui défendent une amélioration du PaCS et qui n’ont, selon leurs propres formulations, « rien contre les couples homos » : POURQUOI ET POUR QUI LUTTEZ-VOUS, AU JUSTE? Car non ! l’amalgame entre PaCS et mariage homo, ou la totale séparation entre les deux, ne vient pas que du Gouvernement et des pro-mariage-pour-tous : ils viennent aussi de la très grande majorité des anti-mariage-pour-tous (qui ne parlent que des enfants! et qui affichent maintenant leur bienveillance vis-à-vis des unions amoureuses homosexuelles) !
IL N’Y A PAS QUE LES PERSONNES HOMOS OU GAY FRIENDLY QUI N’AURAIENT PAS COMPRIS LES DÉBATS SUR LE « MARIAGE POUR TOUS »… LES ANTI NE FONT EN GÉNÉRAL PAS MIEUX.
Maintenant que les pro-mariage-pour-tous ont obtenu « leur droit », ils ont la victoire amère. Comme des adolescents après un caprice, ils deviennent triomphalement agressifs, jouent encore à ceux qui ont perdu et qu’on doit plaindre (alors que c’est quand même à la majorité des Français de se plaindre de ne pas avoir été écoutée). Ils boudent, même, en nous attribuant la faute de leur insatisfaction ou de leur déception d’avoir reçu une loi inutile et dangereuse.
J’aime l’esprit créatif de ma nièce Romane.
Grégory Turpin, c’est un nom qui vous dit quelque chose ? (et pas seulement parce que je l’ai cité dans ma chanson « C’est bien gentil ») J’espère bien !! parce que c’est « un peu » le nouveau – futur et déjà présent – Robert Hossein catholique ! Sans rire. Figure de la visibilité médiatique 100 % catholique en ce moment, chanteur émérite (il a notamment collaboré avec Nourith, Grégoire, Natasha st-Pier, fait plusieurs albums, produit des comédies musicales), ancien carme, auteur d’un livre-témoignage intitulé « Clair-Obscur » où il raconte comment il est sorti de l’enfer de la drogue grâce à sainte Thérèse de Lisieux, le jeune Grégory Turpin a le vent en poupe ! Le Saint-Esprit, quoi !
C’est drôlissime, d’ailleurs, de voir ce grand pudique actuellement propulsé sur le devant de la scène – notamment avec la sortie de l’album « Thérèse » (production TF1) qui marche du tonnerre – alors qu’il avait tout de l’ascète qui aurait pu passer toute sa vie à prier dans une cellule de moine, à l’abris des regards et des caméras de télévision !
Suite à notre rencontre fin 2012, nous nous sommes tout de suite très bien entendus, Greg et moi. Comme des frères (du même âge, en plus) qui se connaissaient de longue date, et qui se sont retrouvés, sans se le dire, dans l’humour et dans la continence (même si moi, je suis le seul à vivre celle-ci par rapport à l’homosexualité). Grégory a la timidité, la douceur, la sauvagerie asociale, qui me décomplexent complètement. Et moi, je sais que je le fais rire, que mon grain de folie le bouscule comme il aime, que mon choix de l’abstinence sexuelle l’interpelle et le met en confiance pour m’assumer en tant que frère de Mission. Au fond, sans nous être consultés, nous sommes tous deux très « monastiques » (non-agréés), des fonceurs, des fous de boulot, des passionnés de Dieu et d’art, des doux, des anciens adolescents complexés qui ne faisaient pas partie des « cools » mais qui ont toujours assumé leur exceptionnalité en la reconnaissant « de Dieu », des gars qui peuvent se passer de l’amour d’une femme (ou plutôt, en ce qui me concerne, de l’amour d’un homme hi hi hi) pour tout donner aux autres et au Ciel. Avec lui, j’ai l’impression de rattraper le temps perdu, en vivant à 33 ans l’amitié gratuite et masculine que je n’ai pas connue au collège ou au lycée, une grande fraternité spirituelle. Il me redonne sans le savoir ma masculinité enfouie.
Je discutais aujourd’hui avec un ami qui fréquente depuis 27 ans le « milieu homosexuel », et qui me racontait que la seule fois de sa vie où il s’est rendu, avec un autre pote gay, dans un bar lesbien, il avait été témoin d’une baston entre femmes-qui-« aiment »-les-femmes. Même si le constat est nié par les intéressées, parce qu’elles préfèrent cantonner la violence dans les mondes des hommes, et ne pas voir la brutalité de la pratique homosexuelle ou de la croyance en l’amour homosexuel tous sexes confondus, il apparaît que les femmes lesbiennes, entre elles, se crêpent énormément le chignon, se tabassent, s’insultent, sans que jamais personne ne relève cette forte tendance.
Mon ami me parlait par ailleurs d’une gérante de bar – qui connaît très bien le monde de la nuit, car elle a d’abord travaillé plusieurs années dans une boîte gay, puis ensuite dans une boîte lesbienne – et elle lui a assuré que dans le milieu homosexuel masculin, elle n’avait assisté qu’à 3-4 bagarres, alors que dans l’établissement lesbien qu’elle gérait, c’étaient des bagarres tous les jours ! Alors pour le refrain de la douceur lesbienne, nous repasserons ;-).
N.B. : Et faisons toujours gaffe à bien parler de la violence de l’acte homosexuel, et non de la violence des femmes lesbiennes prises individuellement.
« Jésus est l’Agneau de Dieu qui porte le péché du monde ». Souvent, en entendant cette phrase, nous sommes tentés de l’interpréter comme une icône misérabiliste de la victime innocente, encore belle dans l’humiliation. La gueule d’amour bafoué. Nous avons du mal à prendre toute la mesure de la vérité qui nous est dite : « Jésus est l’Agneau de Dieu qui porte le péché du monde ». Non seulement le Christ, en revêtant tous nos péchés, a revêtu le masque de la victime, mais aussi (et ça, c’est super dur à comprendre) celui du méchant, du brigand, du délinquant, du pervers, du menteur, du blasphémateur, du fou, de l’orgueilleux qui se prend pour Dieu, du paria, du diable ! Il a l’air de faire le mal, même s’il ne le fait pas. En tous cas, tout porte à le croire ! Et c’est normal que nous, qui souvent ne voulons voir en Lui qu’Amour, gloire, beauté et sacrifice, ayons du mal à penser qu’Il est allé jusqu’à tolérer cette ignoble apparence pour nous offrir la liberté, par amour. Or, c’est le cas. Le Juste porte le péché du monde, et donc l’apparence du mal. Pas seulement la douleur ou la souffrance. Il porte la violence, la méchanceté, la cruauté ! Il nous faut sans arrêt digérer ce mystère, regarder en face la gueule de connard du Christ ! C’est ainsi que j’explique que les prêtres catholiques, dont la plupart sont des justes car ils imitent le Christ et sont carrément – par le sacrement de l’ordre – le Christ, soient affublés de toutes les réputations diaboliques possibles imaginables (pédophiles, libertins, dictateurs, homosexuels, hypocrites, menteurs, frustrés, violeurs, criminels, etc.). À travers le sacerdoce, ils portent le péché du monde. Rien que ça ! Et nous aussi, catholiques, de par notre baptême, nous sommes appelés à porter le péché du monde, à assumer de passer pour les connards et les réactionnaires de service, car nous ne le sommes pas (si nous appliquons vraiment les commandements de Jésus), mais nous en avons l’air (parfois ;-)). Souvent, nous nous insurgeons qu’on nous traite de conservateurs, de fascistes, extrémistes, d’intolérants. Mais nous devrions nous réjouir au contraire, car ces étiquettes prouvent, dans les situations où nous n’avons objectivement pas mal agi, que nous avons revêtus le Christ (et sa gueule de connard) au moment où elles nous sont collées. Joie d’être traité de diables quand c’est pour et par le Christ !
À propos de l’homosexualité au Liban et en France, la plupart des gens rêvent d’une totale contradiction entre les deux pays. Mirages du relativisme culturel et de l’auto-victimisation, pour ne pas se regarder agir ou nier sa réalité nationale. Qu’ils se détrompent. Qu’on soit « contre » ou « pour » ou qu’on s’en foute, qu’on la diabolise et qu’on la cache (comme au Liban), qu’on la banalise ou la sacralise (comme en France), l’homosexualité n’est toujours pas expliquée, et donc est tout autant pratiquée.