Le bonheur, c’est faire l’expérience de son grandissement.
Le bonheur, c’est faire l’expérience de son grandissement.
Je peux le dire : je n’ai plus peur ni envie du porno.
J’ai jamais pu garder de liens avec mes « ex ». La promesse des corps, quand elle n’est pas faite dans l’Amour vrai, est indélébile, même si les gestes n’ont a priori pas été violents. Les gestes de l’Amour sans l’Amour, ce n’est pas rien! Je m’en rends compte à mon insu : le mal n’est pas seulement dans la violence objective et perçue, mais aussi dans l’absence de bien.
30 octobre 2012. Sur France Inter, l’ « humoriste » Sofia Aram, en détournant de son contexte une phrase du Happening de l’Alliance VITA qui a eu lieu une semaine auparavant (« Papa, maman, on ment pas aux enfants »), entend ringardiser ce qu’elle considère comme une manifestation bourgeoise et homophobe. Le pire, c’est qu’elle se croit drôle et ultra-subversive, alors que son imitation de la bourgeoise prouve précisément qu’elle est encore plus ringarde que les soi-disant « ringards cathos » qu’elle attaque. Car qui, sinon les vrais « has been », peuvent encore s’imaginer que les bourgeoises d’aujourd’hui sont les répliques exactes de la parodie éculée des années 1990 des « Visiteurs »? Si cette journaliste veut vraiment être à la page et « casser du bourgeois des années 2010 », elle n’a qu’à se retourner contre elle-même, car les bourgeoises « nouvelle génération », ce sont précisément les bobos anti-cléricales, anti-traditions, gauche caviar, tyranniques dans leur révolte, faussement décontractées et déconneuses, qui ont jeté leur collier de perles pour le remplacer par les attributs mondains et conformistes de l’anti-politiquement correct… et elle les représente à merveille !
C’est avec plaisir que je serai des vôtres le samedi 17 novembre 2012 à Paris à la manif régionale contre le projet de loi du « mariage pour tous », et qui prépare la grande manif nationale du 20 janvier 2013. Vous pouvez compter sur moi en tant que parrain (parmi tant d’autres), en tant que personne homosexuelle déclarée, et aussi en tant qu’opposant à cette loi du « mariage pour tous ceux qui le désirent », loi surréaliste et inappropriée aux unions homosexuelles, qui va à la longue les desservir. J’essaierai de vous rappeler dans quel esprit doit, me semble-t-il, se vivre cet événement : non comme une croisade CONTRE les personnes homosexuelles ou un soi-disant « lobby gay » qui voudrait détruire volontairement la famille, les enfants, et le mariage ; mais bien comme une marche pacifiste POUR et AVEC les personnes homosexuelles qui, loin d’être à l’initiative du « mariage pour tous » ni ses bénéficiaires, sont en réalité les marionnettes d’une société gay friendly bisexuelle qui ne croit plus en l’Amour, qui a quitté le Réel, et qui veut embarquer la communauté homosexuelle dans sa rêverie amoureuse et existentielle désenchantée. Alors homosexuels ou pas, épargnez-nous, à nous personnes homosexuelles qui n’avons jamais voulu le mariage, ce cadeau empoisonné qui risque de nous attirer les pires foudres homophobes à l’avenir ! Venez défiler le 17 novembre !
Dire « Je suis choqué », c’est une dérogation de justification et de compréhension de son indignation? Je savais pas… ^^
N’ayons pas peur des ricanements du monde. S’ils viennent à cause de notre défense pacifique du Réel et des plus fragiles de la société, le bonnet d’âne de la honte homophobe qu’on nous fait porter se transformera en couronne de gloire et d’humilité. L’image médiatique n’est pas plus forte que le Réel qu’elle est censée cerner. Ne l’oublions pas.
La loi du « mariage pour tous ceux qui le désirent » est un alibi collectif lamentable, qui cache les véritables drames que vivent les personnes homosexuelles, les violences que certaines s’infligent entre elles et infligent à la société. Une négation de l’amour concret, incarné.
Certains me disent que, parce que je suis catholique pratiquant, toutes mes prises de position et mes opinions procèdent de ma foi, sont teintées de catholicité (que je m’en rende compte ou pas, ça serait plus fort que moi), et sont réductibles à un discours religieux. À cela, au lieu de répondre de manière épidermique : « Mais pas du tout!! Ce sont des points de vue que pourraient soutenir beaucoup de personnes athées, car avant d’être catholiques, ils relèvent du bon sens ! », je reconnais en effet que mon opinion est très religieuse, non pas de s’exprimer en des termes explicitement théologiques, mais dans le sens où la religion catholique occupe une place primordiale dans ma vie, et qu’elle est au plus proche du bon sens et de ce que vivent les êtres humains en général. C’est au nom de l’incarnation de Jésus que je peux dire que mon observation du Réel me conduit au religieux, au sacré. Plus notre discours est humain, basique, proche de l’Humanité, plus il est religieux, proche de Dieu, et touche au divin. Alors j’assume d’avoir un discours religieux, même quand j’exprime un avis sur une personne ou un fait de société sans prononcer le mot « Dieu » ! 😉
Le mariage, c’est une relation humaine à deux, qui cerne le Réel et qui se nourrit de l’accueil du mystère d’amour de la différence des sexes et de la fécondité de celle-ci (fécondité procréative ou pas, ce n’est pas sa condition de validité : les couples stériles femme-homme ne rejettent pas l’accueil de la différence des sexes ; les couples homosexuels, si). Le mariage est avant tout un service, un ajustement à la Nature, un engagement ; pas un droit, un ressenti, une construction uniquement humaine, un contrat.