Et ils ont peur d’une petite araignée de rien du tout… ?
Et ils ont peur d’une petite araignée de rien du tout… ?
Ce n’est pas le mariage civil que les militants pour le « mariage pour tous », qui n’ont que le mot « reconnaissance de l’amour » en bouche, demandent : c’est un mariage religieux athée, en réalité. Car dans le mariage civil ne figure pas une seule fois le mot « amour » ; il n’y a que l’Église qui pose la liberté, la différence des sexes, la filiation biologique et aimante, comme conditions du mariage. Si les couples homosexuels sont vraiment logiques avec leur demande, ce n’est ni vers la Justice ni l’État qu’ils doivent se diriger, mais uniquement vers l’Église. Et comme ils La rejettent et ne remplissent pas ses clauses, leur demande du mariage n’a plus lieu d’être.
Ayant étudié de manière fouillée et approfondie les nombreux liens non-causaux entre homosexualité et inceste, ou bien entre homosexualité et multi-partenariat/adultère/infidélité (cf. mon « Dictionnaire des Codes homosexuels »), je suis scandalisé par le mauvais accueil social qui a été réservé récemment au Cardinal Barbarin. Manipulés par certains médias, un grand nombre de gens (homosexuels, certes, mais aussi beaucoup d’individus « gay friendly » et de Messieurs Tout-le-monde) se sont indignés que Monseigneur ait osé dénoncer explicitement quelques-unes des violences que cache, illustre et annonce concrètement la pratique et la justification du désir homosexuel. Ils n’y connaissent rien à l’homosexualité, ne savent pas de quoi ils parlent, s’improvisent défenseurs de leurs brebis immaculées homosexuelles (sans reconnaître pour autant les drames et les réalités qu’elles vivent vraiment, sans s’intéresser à elles), s’offusquent de simplement entendre qu’il puisse y avoir une relation entre homosexualité et violence, entre homosexualité et souffrance. Et l’un des seuls à mettre les pieds dans le plat pour dénoncer à juste titre leur hypocrisie (ignorante d’elle-même), ils se permettent de le faire passer pour le Grand Méchant Loup?!? Alors que ce sont eux, les Méchants Loups déguisés en grand-mère compatissante !!! On nage en plein délire ! Si un jour j’ai la chance que Monseigneur Barbarin lise ces lignes, j’ai envie de lui demander pardon pour la bêtise et la violence de mes frangins (très barbares, hein?), de l’encourager à poursuivre son combat pour la Vérité et la défense lucide des plus fragiles de notre société, de lui dire bravo pour avoir nommé les choses (…avant que ce ne soit les pierres qui le fassent). Il n’a pas à avoir honte de ce qu’il a dit. Je n’ai vu aucun dérapage. L’Amour, ce n’est ni mou ni cucul. On peut très bien être dans l’Amour vrai par la dénonciation de certains désirs et de certains actes, et par la crainte justifiée de leurs conséquences. Il y a des peurs saintes : elles s’appellent la crainte.
Ce que j’aime dans l’Islam, c’est ce qui l’a motivé au départ : sa dénonciation des idolâtries humaines (adoration de l’argent, soumission à la chair et au sexe, sacralisation des médias et des images déréalisantes, enchaînement aux drogues, pratique de la débauche, du vol, du viol et de l’adultère, etc.). Car en effet, cette dénonciation me semble juste ; et les idolâtries sont des esclavages plus que jamais à combattre. L’Islam exprime un ras le bol des instrumentalisations de Dieu/Allah, un désir sincère et entier d’obéissance au plan de Dieu. C’est aux musulmans d’aujourd’hui de garder leur cap (personne ne leur demande de changer de direction ou de renoncer à leur foi ; c’est plus sur les moyens et les chemins choisis qu’on peut discuter). C’est aux musulmans d’aujourd’hui d’être à contre-courant, de continuer à suivre la bonne intuition/révélation de Mahomed et son juste combat contre les conduites idolâtres. C’est aux musulmans d’aujourd’hui de ne pas renoncer à leur recherche de pureté, en faisant toujours bien attention à ne pas tomber dans le purisme déshumanisé et désincarné, à ne pas reproduire, par impatience, par réaction épidermique, par iconoclastie, par instrumentalisation de Dieu/Allah, les iconodules (= adorateurs d’images) qu’ils voient en beaucoup d’Occidentaux. Leur guerre ne sera sainte que s’ils n’imitent pas le mal de leurs ennemis en cherchant à le détruire.
La Réalité, c’est l’Amour.
Comment ça, « l’Amour n’a pas de prix » ? Et la Croix de Jésus, c’est quoi ?
Un de mes grands plaisirs, c’est de chanter à tue-tête des chansons populaires de Daniel Balavoine, Marc Lavoine ou France Gall, à la radio, et de danser, mes écouteurs sur les oreilles, dans les rues de Paris !
Quand j’écoute la ministre actuelle de la famille, Madame Bertinotti, s’exprimer à la télé, je suis atterré et inquiet pour la France.
« Mêmes conditions d’adoption pour homosexuels et hétérosexuels » dit la ministre Christiane Taubira, le 10 septembre 2012 dans la revue La Croix. Et je réponds très sérieusement : « Oui. Tout à fait. Exactement les mêmes. » Les conditions qui soient les plus restrictives possible, car quand il y a si peu d’amour et de stabilité dans un couple (comme c’est le cas dans les couples homosexuels et les couples hétéros), il vaut mieux qu’ils soient logés à la même enseigne : pain sec et eau ! En revanche, je ne veux pas des mêmes conditions d’adoption pour les couples femme-homme aimants (qui ne ressemblent en rien aux couples déstructurés hétéros), car eux seuls méritent les pleins droits pour l’adoption.
« Faut-il reconnaître l’homoparentalité? » Oui. La justifier en tant qu’homoparenté, à mon avis, non, car l’homoparenté n’existe pas. Le couple homosexuel ne sera jamais, à lui seul, procréatif (désolé de rappeler cette évidence que certains arrivent encore à récuser énergiquement!). La parentalité adoptive existe, qu’elle soit appliquée par une personne homosexuelle ou une personne non-homosexuelle; et elle mérite d’être reconnue, même si elle est plus limitée et plus complexe que la paternité biologique (les parents qui ont adopté le reconnaissent parfaitement). Mais le problème du nouveau projet de loi sur l’adoption pour les couples de même sexe, c’est que concrètement, il y a un amalgame grossier qui est fait entre le terme « homoparentalité » (autrement dit la paternité adoptive) et « homoparenté » (paternité biologique fictionnelle). En jouant sur la confusion des mots et des réalités auxquelles ces mots renvoient, cette loi justifie un mensonge anthropologique, nous engage à entériner socialement une irréalité sentimentalisée. La parenté dans le couple homosexuel, que certains baptisent « homoparentalité », n’existera jamais. On aura beau la nommer comme on veut, faire intervenir les amis ou les techniques scientifiques, ça ne changera rien. C’est pour cette raison que je ne suis pas « contre » l’homoparentalité, mais bien contre le « projet de loi qui, en amalgamant l’homoparenté avec l’homoparentalité, vise à nous faire croire que l’homoparenté est une réalité, et de surcroît une réalité heureuse »; car avant même que l’homoparenté soit jugée « fausse et mauvaise », elle est surtout déjà IRRÉELLE. Or les lois sont justement là d’abord pour accueillir et appréhender le Réel, et ensuite L’orienter vers le bien commun et les gens incarnés. Le projet de loi sur l’adoption ne se base pas sur le Réel en postulant implicitement que le couple homosexuel serait procréatif à partir du moment où il serait reconnu légalement et socialement comme une « famille ». Et comme tout mensonge anthropologique qui nous éloigne du Réel et de l’Homme (même s’il prend l’apparence d’une « loi étatique » ou qu’il se charge de « sincérité »), il est dangereux et violent.
(Ce message a été posté sur le forum du site Newsring le jeudi 13 septembre 2012)