Archives de catégorie : Je l’ai dit

D’où ça vient ?

On entend parfois la question « D’où ça vient, l’homosexualité ? », ou même « De qui ça vient ? » et « À qui la faute ? ». Ce qui est pratique et juste quand on définit le désir homosexuel comme une blessure – et je crois que c’est ce qu’il est -, c’est que ce terme ne juge personne, et ne désigne aucun coupable, ni en amont, ni en aval. La blessure est la marque du mal, le signe du péché ; mais en aucun cas elle renvoie à un fautif, ou même à un état de pécheur de celui qui la porte. Elle est là, extérieure, et à reconnaître en tant qu’existante, et non fondamentale. La personne homosexuelle n’est pas pécheresse d’être blessée, mais le devient quand elle s’adonne en actes à sa blessure. Et si certains individus cherchent à dire qu’une personne homosexuelle est pécheresse de ressentir en elle un désir homosexuel, ou que les parents de celle-ci sont fautifs, vous pouvez toujours répondre ce qu’a dit Jésus quand, face à l’aveugle de naissance, les pharisiens ont cherché à rationnaliser et à culpabiliser la cécité : « Ni lui ni ses parents ont péché. »

Le mot « Homophobie » à la place de la reconnaissance du viol

Le gros problème en ce moment dans les discours habituels sur l’homosexualité, c’est qu’on se focalise sur le terme « homophobie » pour ne pas parler du viol… alors que pourtant ces deux mots sont synonymes ! La grande majorité des personnes homosexuelles les ont opposés, ont mis l’un pour l’autre, afin que le vocable « homophobie » serve de cache-misère à ce qu’il prétend pourtant très sincèrement dénoncer. « Homophobie » est devenu avec le temps un mot magique qui vaudrait comme un argument indiscutable, un idole qu’on ne veut pas analyser. Il est une glorification (de l’agresseur ou de la victime) ou une sacralisation des intentions (de l’agresseur ou de la victime) plutôt qu’une reconnaissance des faits et de l’universalité de toute violence humaine.

Je suis un exemple d’ « homophobie intériorisée » ?

Ceux qui m’accusent d’être un exemple typique d' »homophobie intériorisée » (savent-ils d’ailleurs ce que veut dire cette expression, pour la plaquer ainsi sur quelqu’un d’aussi heureux que moi?) avouent à leur insu leur déni : ils essaient de planquer l’homophobie (leur propre homophobie) à l’intérieur de moi, comme une boulette de papier froissée qu’on glisse dans une bouteille pour ne surtout pas la lire, la comprendre, la rendre publique, la faire sienne. Oui, en effet, cette homophobie est bien intériorisée. Mais ils oublient de dire par qui ! Car c’est par eux ! Pas par moi ! Moi, je ne demande qu’à ce que leur papyrus, où est écrit leur haine d’eux-mêmes, sorte de moi et soit lu à haute voix !

L’étrange banalité de la loi du mariage gay

Si la France approuve la loi du mariage gay en 2012 – et législativement/médiatiquement, tout semble y concourir -, ne croyez pas que ça va être un drame. Au contraire ! Le pire, c’est justement que ça risque d’être hyper banal, un vrai coup d’épée dans l’eau. On n’aura même pas de quoi se gendarmer, s’offusquer, ou hurler au scandale tellement ça va être une fausse révolution, un pauvre « fait divers » qui va faire la Une de Têtu et des grands journaux nationaux pendant tout au plus quelques semaines, une mascarade supplémentaire dans la course effrénée aux droits et à l' »Égalité » qu’on impose démagogiquement aux personnes homosexuelles pour mieux les enfermer dans le silence et qu’elles ne puissent plus se plaindre la bouche pleine. Sur le coup, il y a fort à parier pour que le « mariage gay » soit présenté comme une révolution extraordinaire, une occasion de déboucher le champagne. Les membres de la communauté homosexuelle, tels des moutons qui ne comprennent pas le sens du cadeau qui va leur être imposé, se feront une obligation d’être reconnaissants et d’applaudir à la fausse surprise de leur goûter d’anniversaire. Mais dans les faits et en désir, une loi pareille ne changera rien à leur réalité, à leur quotidien (l’Humanité et l’Amour ne changent pas sur décision légale ; une fois votée, un couple homosexuel restera non-procréatif et incapable de former une famille de sang) ; et l’autorisation à « se marier » n’apportera pas plus d’amour dans les couples homosexuels qu’avant. C’était déjà le cas du PaCS. Ce sera pareil avec le « mariage gay ». En revanche, les vrais drames et les blessures, nous les verront socialement sur la durée ; au niveau du désir beaucoup plus que des corps, d’ailleurs ; car une société humaine qui déforme certaines réalités humaines (comme la famille, le couple, l’arrivée au monde) à travers des lois sociales universelles inutiles et non-conformes au Réel s’apprête à accueillir les yeux fermés des formes inédites de névroses et de violences. Seul le Réel apaise et pacifie. Le fantasme génère des viols et des retours de bâtons inattendus, incontrôlables. Non, je ne hurle pas à l’Apocalypse, à l’extinction de l’Humanité par l’arrivée du « mariage gay », je ne sortirai pas ma Bible. Cependant, laissez-moi au moins dire ma crainte tout haut. Car elle n’est pas gratuite, elle!

Mon E = MC2 à moi

DÉFINITION SIMPLE DU DÉSIR HOMOSEXUEL

 
 
À ce jour, mes travaux sur l’homosexualité m’ont permis de dégager 7 grands axes pour définir le désir homosexuel (ce sont des constats fondés uniquement sur le bon sens, et qui permettent de justifier de manière humaine et non-catho que l’Église catholique a raison de dire que l’amour homosexuel est sincère sans être authentique ; c’est un peu mon E = MC2 à moi, si vous voulez, ma formule de Bombe « H »… comme Homosexualité!) :
 

1 – désir de viol (et parfois le signe d’un viol réel)
2 – éloignement du Réel (cf. les 4 « rocs » du Réel)
3 – désir d’être objet
4 – peur/doute d’être unique (…donc aimé)
5 – désir de se prendre pour Dieu
6 – désir idolâtre (divisant plus qu’unifiant ; pour et contre lui-même ; haine de soi ; désir homosexuel intrinsèquement homophobe ; les paradoxes de l’« homophobie »)
7 – désir de fusion-rupture (cf. gémellité de l’homosexualité et de l’hétérosexualité ; imposture de l’hétérosexualité)