Glorious : on a les « témoins » qu’on mérite…


 

En lisant ce matin le tweet du groupe de pop louange pseudo catho Glorious (… et lyonnais), les bras m’en tombent : « Si vous pleurez sur la mort de Jésus, qui avait une croix appuyée sur lui et criait ‘J’ai soif’, mais ne pleurez pas sur la mort de #GeorgeFloyd, qui avait un genou pressé contre lui et s’écriait : ‘De l’air’ comment pourrez-vous entendre le Saint-Esprit ? @JamesMartinSJ »
 

George Floyd serait le Nouveau Christ… le porte-parole du Saint Esprit ! Limite « I can’t breathe » devient « Éli, lama sabachthani ? ».
 

Peut-on écrire un tweet aussi stupide ? (N.B. : Je l’ai vu sans être abonné au compte de Glorious, juste parce que, comme par hasard, il a été « liké » par le père jésuite gay friendly James Martin et parce que le père James Martin a été tagué par les membres du groupe Glorious, pour le coup sans doute très gays friendly aussi. Je me souviens qu’à l’époque du « mariage gay », on s’était pris la tête Glorious et moi parce qu’ils trouvaient que cette loi était très bien… C’est magnifique l’hétérosexualité…). La question fondamentale, c’est : La mort cruelle fait-elle le saint ? Pas du tout. Sinon, on n’a rien compris à ce que dit saint Pierre : « Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d’autrui. » (1 Pierre 4, 15) ; « Quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes? » (1 Pierre 2, 20) ; « Il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu’en faisant le mal. » (1 Pierre 3, 17). Ce n’est pas le fait de mourir en victime ou de manière cruelle qui nous transforme en juste, en martyr, en saint ou en Jésus (Sinon, cela revient à sacraliser finalement la mort ou la violence en soi ! Et c’est bien mal connaître la parole de la Bible qui dit en gros qu’il vaut mieux mourir pour des actes justes que pour des actes injustes. En effet, un homme injuste peut mourir de manière injuste et ne pas être pour autant lavé de ses péchés : exemple avec le mauvais larron crucifié à côté de Jésus ; exemple avec les grands criminels exécutés sur la chaise électrique ou bien de toutes les crapules torturées puis tuées pendant des conflits armées). Croire que la mort cruelle lave des péchés et transforme la victime en saint, c’est même une manière islamique – et pas du tout catholique – de penser. Et penser que George Floyd était un enfant de choeur dans la vie, c’est réécrire complètement ses actes et son histoire…
 

En ces temps où le boboïsme (donc la Franc-Maçonnerie et la carrière) gagne y compris l’Église Catholique, on a les « témoins » qu’on mérite… #Boboland #PasFacileDêtreLyonnais On est gâtés en ce moment… (et surtout, on est bien dans la merde).

Gerson Gonzales, le BAGARREUR (Portrait du témoin péruvien du documentaire « Folles de Dieu »)


 

Si je devais définir en un adjectif Gerson Gonzales, le témoin péruvien de notre documentaire « Les Folles de Dieu », je dirais que c’est le BAGARREUR du groupe.
 

En effet, il est de ces téméraires qui aiment bien les duels, la castagne (mais en mode pacifique puisqu’il n’est pas un querelleur cherchant les embrouilles), qui se portent volontaires pour la baston collective, qui vont au front et s’engagent, qui mouillent leur chemise « s’il le faut » et surtout « si Dieu le veut ». Ce trait de caractère frondeur peut d’ailleurs lui attirer quelques critiques, attiser les jalousies des autres, lui donne parfois un petit côté asocial, cavalier solitaire à qui les flipettes de l’équipe de foot reprocheront de « se la jouer trop perso et de ne pas passer assez le ballon »… même si, il faut bien le reconnaître, c’est finalement lui qui dribble le mieux, qui fait le travail le plus propre, pro et abouti, c’est lui au final qui marque les buts, en gros c’est lui le meilleur buteur, celui qui mériterait le Ballon d’Or. Un vrai bulldozer du Christ ! Une Machine de guerre !
 

S’il avait l’argent, il se lancerait en politique (et le pire c’est que ça marcherait pour lui, le salaud !^^). S’il était dans les ordres, il serait évêque ou cardinal (et te guiderait le troupeau d’une main de fer !). S’il était l’un des 12 disciples du Christ, il serait saint Pierre. S’il intégrait une équipe de foot, il serait attaquant (… et à mon avis, il a loupé symboliquement parlant une vocation de rugbyman ou de boxeur ou de tireur à l’arc !). S’il était sur une cour de récré d’adultes (car enfant, il faisait profil bas et observait en silence), il serait chef de gang. Sans être du tout dirigiste ni autoritaire ni violent ni impulsif (car il est maître de lui-même, n’est pas du genre à s’imposer, et c’est un amoureux de la Paix et de la Justice de Dieu : Gerson est la douceur incarnée), il a néanmoins un caractère imprévisible, leader, entreprenant, conquérant, ardent, courageux et impétueux, très joueur mais en mode plutôt « guerrier/martyr tout donné qui n’a peur de rien… et ça ne rigole pas! ». Ce batailleur va-t-en-guerre et jusque-boutiste peut partir au quart de tour, sortir de la mêlée sans crier gare, ou taper un sprint gagnant à la surprise générale. Pourtant très raisonné, la tête brûlée indigène peut avoir ses accès d’héroïsme stupéfiants, ses « passages à l’action » spectaculaires (dignes des films nord-américains) pas toujours raisonnables (même si les risques encourus sont mesurés, calculés). Gerson n’est pas un ami du confort ni un partisan du moindre effort. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a le sang chaud (sans doute le sang de ses ancêtres incas…) !
 

Dans la vie, il est très entier (ce qui ne l’empêche pas d’avoir ses contradictions et ses lieux de relâchement). Même s’il est réfléchi, il ne se posera pas 36 000 questions : il se lancera dans les aventures qui lui semblent justes, quitte à se tromper bien comme il faut ou à se brûler les ailes (au moins, il aura essayé et tout donné !), quitte à se prendre des coups et en donner… et reviendra avec plein de bleus et la gueule ensanglantée chez lui pour se faire éponger « une fois de plus » par sa mère affolée devant « son incorrigible blessé de guerre ». Mais lui il s’en fout : il y sera allé ! Il aura fait « son devoir de catholique » ! Il aura fait le taf ! Et il reconnaîtra humblement ses erreurs ou ses coups de sang.
 

C’est pour ça que c’est le camarade de tranchée ou de front idéal. Un bras droit parfait, un « compagnon de Mission » de compétition, une épaule solide. Et dire qu’il était à 2 doigts de ne pas venir au tournage et de décliner mon invitation !^^ Heureusement que « le Bagarreur » résiste peu aux défis qu’on lui lance ! ^^ C’est vrai : il ne sait pas dire non aux « J’parie que t’es pas cap’… ». Et une fois qu’il s’engage, il le fait jusqu’au bout. Droit, intègre, précis (chirurgical, même !), consciencieux, soigneux, apprenant et comprenant super vite les choses. C’est en apparence le moins homosexuel du groupe… même s’il se fait parfois rattraper par son romantisme, sa paresse chronique (haha) et la faiblesse de sa chair. C’est le bagarreur au grand coeur, quoi. Passionné et passionnant. C’est Gerson Gonzales. Fils de Dieu. Venu tout droit du Pérou.
 
 
 

Le Costa-Rica approuve le « mariage » gay / Costa-Rica aprueba el « matrimonio » gay

 

Le Costa-Rica approuve aujourd’hui la loi mondialiste du « mariage » gay. Argument (très franc-maçon) avancé : l’amélioration ! (Ana Maria Chacón, la Christiane Taubira locale, prône comme par hasard un « pays meilleur »). Et vous pouvez être sûrs que les catholiques ne diront rien, ne parleront pas de l’événement ni d’homosexualité, et laisseront faire. Il y aura tout au plus quelques stupides pro-Vie pour défendre les concepts creux de « Vie », de « Famille » et de « Tradition ».
 

 

Costa Rica aprueba hoy la ley mundialista del « matrimonio » gay. Argumento (muy masónico) expuesto : ¡ la mejora ! (Ana Maria Chacón, la Christiane Taubira local, aboga como de casualidad por un « país mejor »). Y podéis estar seguros de que los católicos no dirán nada, no hablarán del evento o de la homosexualidad, y dejarán que la ley se apruebe. Solo se expresarán los estúpidos pro-Vida para defender los conceptos huecos de « Vida », « Familia » y « Tradición ».
 

Discuter mecs

Passer toute la soirée à « discuter mecs », avec un ou plusieurs amis gays, c’est vraiment un des petits plaisirs de la vie homo !^^ (Il en faut bien quelques-uns). Et j’adore ça ces moments de récré et de défouloir-là ! 😉

Retour à la messe

Voilà ! J’ai assisté à ma première messe depuis le 8 mars dernier ! Ça fait plaisir de recevoir Jésus-hostie à nouveau ! 😇. C’était à la basilique Notre-Dame du Perpétuel Secours (dans le 20e). Et je peux vous dire que les règles de sécurité ont été respectées scrupuleusement : impressionnant (on ne m’a jamais donné une dose pareille de gel hydro-alcoolique dans les mains : j’étais limite complètement bourré haha). Les anticléricaux (comme Jean-Loup Adénor) qui font courir le bruit que les lieux de culte seraient des foyers viraux n’auront plus rien à redire de ce côté-là.

L’Albanie approuve la loi d’interdiction des thérapies de conversion


 

L’Albanie vient d’approuver la loi d’interdiction des thérapies de conversion de l’homosexualité (juste après Malte et l’Allemagne). L’étau se resserre sur la France… même si les catholiques français ne diront rien et laisseront faire (ils n’ont même pas accueilli mon nouveau livre sur le sujet ; ils n’en ont rien à foutre des personnes homosexuelles ; et ils ne savent même pas ce que c’est que les thérapies de conversion). Pour les rares qui veulent savoir de quoi il s’agit et à quelle sauce l’Église va être mangée, commandez mon livre.
 

Confession post-confinement

Comique, ma première confession post-confinement. Même si sur le moment j’ai pleuré. J’étais allé exprès voir un prêtre assez âgé qui m’avait déjà super bien confessé il y a quelques mois, avec beaucoup d’empathie. Mais là, c’était pas les mêmes ni meilleures conditions : dans le choeur d’un église à l’acoustique parfaite. Et comme ce prêtre est vraiment dur de la feuille, on a été obligés de rapprocher les chaises (donc déjà, niveau distances de sécurité, c’était pas du tout ça 😂) ; et comme il n’entendait pas tout des péchés que je lui disais en baissant/infléchissant subtilement ma voix, évidemment, il me faisait répéter (« Vous avez quoi ?? » me demandait-il gentiment ; « Vous avez fait quoi ?? » 😂). J’ai dû hurler mes péchés. Et je crois que beaucoup de paroissiens qui étaient là pour le temps de prière de 18h ont été au courant de mes actes les plus glorieux 😁.

Ce qui cloche dans les récents propos d’Alain Soral sur le Sida


 

J’ai regardé cette vidéo récente d’Alain Soral envoyée par un ami qui me demandait ce que j’en pensais. Et comme ça parle de la pandémie du Sida – que Soral dit « anecdotique » puis même « inexistante » -, je me dis qu’il fallait que je m’y arrête un peu et que je vous dise en quoi sa démonstration témoigne d’un truc qui ne va pas. Et pour cela, j’ai relevé 4 grands axes.
 

LA VULGARITÉ :

Tout d’abord, la tonalité, c’est-à-dire comment Alain Soral s’exprime et comment il parle des gens. Ça a l’air d’être un détail par rapport au fond. Mais non, c’est très important, le ton. Ça indique si une personne est dans l’Amour ou pas. Et dans cet extrait vidéo, Soral se montre particulièrement vulgaire, tranchant, et que du coup, il n’y a pas d’Amour. J’ai relevé certaines expressions telles que « maladie d’homosexuels », « gueule », « l’autre enculé », « virus d’enculés », « pédosataniste », « ses potes », « junky », etc. Il se permet de parler des gens – même pour les défendre et pour dire qu’ils sont victimisés – de la manière la plus violente qui soit. À un moment, il parle même d’un « petit myopathe : un enfant en train de baver sur son fauteuil roulant ». Quel est le respect que Soral a vis-à-vis même des victimes qui soi-disant seraient persécutées par des plus grands bourreaux que lui ? Honnêtement, aucun. Rien qu’avec le ton de la démonstration d’Alain Soral, je vois qu’il y a un problème et qu’il y a une violence. Donc même si cette violence verbale se veut illustrative d’une autre violence censée la dépasser, il y a une violence.
 

TROUVER UNE CAUSE AU MAL :

Deuxième point : je me méfie beaucoup des gens qui veulent trouver une origine au mal. Alors qu’on sait très bien, grâce à la parabole biblique du bon grain et de l’ivraie, que lorsqu’on demande au maître du domaine d’où vient l’ivraie, il dit « Je ne sais pas. Mais ce n’est pas moi qui l’ai posée ». Donc Jésus ne trouve jamais de justification ni d’origine au mal. Et ceux qui veulent trouver une origine au mal, en général, sont des créateurs ou des justificateurs du mal qu’ils dénoncent… sauf qu’ils se cachent derrière l’identité d’accusateurs ou de lanceurs d’alerte pour ne pas se voir complices : comme ça, on ne va pas précisément les accuser du mal qu’ils pointent du doigt. Mais trouver une origine au mal, ça, c’est une démarche qui ne va pas. Et dès le début de la vidéo, il y a une recherche des « causes » du mal… donc finalement une justification en filigrane. Il est question d’« origine », de « la racine du Sida », et concernant les soi-disant causes du Sida, il est question des « drogués », des « pratiques de sodomie », du « business », du « lobby ». Pour lui, c’est ça « l’origine » du mal. Alors que nous catholiques nous reconnaissons le mal, nous ne nions pas qu’il existe, mais en revanche, si nous lui reconnaissons une origine, c’est celle du péché originel. C’est donc une origine surnaturelle, dans le cadre d’un combat spirituel angélique (et non prioritairement humain ni matériel) entre les forces du Bien et les forces du mal. Mais ce n’est certainement pas des causes humaines ni des pratiques. On ne cherche pas une origine au mal. Sinon, quelque part, on le justifie.
 

DES THÈSES PERTINENTES MAIS PARANOÏAQUES :

Troisième point : Alain Soral se base quand même sur des vérités pragmatiques qui sont pertinentes. Il dit des vérités. Déjà parce que Soral est un esprit brillant. Il est très très fort pour surprendre, retourner les évidences en scuds et en scoops. Par exemple, quand il balance cet effet d’annonce « Le Sida n’est pas une maladie », en soi, l’hypothèse est recevable : en effet, on peut envisager le Sida comme un symptôme. C’est intéressant de dire qu’il n’existe pas et que ce qu’on appelle « Sida » n’est autre que le Sarcome de Kaposi ou une misère nationale, et non – comme ça nous est annoncé – « le Sida » ni un virus ou une menace planétaire. Autre exemple : quand il dit aussi une autre vérité « L’antidote ou le traitement ou le vaccin est le possible poison », bon ben là, il ne peut pas le prouver, mais c’est une posture intellectuelle qui est intéressante. Alors bien sûr, ça reste quand même l’histoire insoluble de la poule et de l’oeuf (on ne saura jamais qui a commencé ! qui est l’origine ou le résultat de quoi !). Donc t’as toujours raison quand tu sors ce genre de vérités. La cause et la conséquence, a fortiori quand elles ne sont pas claires dans le cadre d’une épidémie, c’est toujours intéressant de les inverser. Il n’empêche que ce n’est pas pour ça que forcément il a raison, ou que l’antidote ou le traitement est nécessairement le poison. Ça, c’est un axiome, un a priori, un postulat déjà paranoïaque. Et je pense que quasiment tout suinte la paranoïa chez Soral.
 

OBSESSION POUR L’ARNAQUE :

Dernière chose : On a l’impression que le but d’Alain Soral, dans toutes ses prises de parole, en plus de cracher sur des gens dits « intouchables », c’est de prouver que tout est mensonge, qu’on « nous a mentis », que tout est manipulation. J’ai relevé le nombre de fois dans la vidéo où il a utilisé les mots « arnaque », « mensonge, « erreur », « escroquerie », « combine »… Et il développe tout un fatalisme du mensonge : c’est toujours « une fois de plus », et « une fois de plus ». Pour lui, tout est mensonge. Ou en tout cas, il est plus intéressé par le mensonge que par la Vérité-Charité. Et là, on voit qu’il y a un problème au niveau de la Priorité. Au niveau du Coeur. C’est le propre des personnalités paranoïaques souffrant du complexe de persécution ou du complot (fussent-elle ironiques sur leur propre réputation de « complotistes » !), et qui vont peu à peu, à force de tout inverser, de tout retourner ou de tout nier, tenir des raisonnements au révisionnisme exacerbé, même s’ils sont d’une grande brillance intellectuelle et qu’ils se tiennent.
 

Donc au-delà des vérités qu’Alain Soral peut sortir – et je pense que tout mérite d’être interrogé, y compris le Sida qui est, c’est vrai, sanctuarisé actuellement (Quand j’étais prof, dans mon ancien établissement scolaire, tous les 1er décembre, pour la journée mondiale de lutte contre le Sida, il y avait carrément un préservatif géant exposé au milieu de la cour : c’était vraiment Saint Sida !), ce n’est pas faux ce que dit Soral mais ce n’est pas vrai non plus. Dans le sens où la Vérité sans Amour n’est plus la Vérité. Finalement, l’agitateur public illustre et reproduit ce qu’il dénonce : il est aussi violent que les violents, il est marginalisé autant qu’il marginalise. Et ça, c’est pervers.

11 mai 2020 : Nuit parisienne historique… qui passera inaperçue

Nous sommes le lundi 11 mai 2020. Minuit. Heure officielle du déconfinement en France. Je tenais, après 2 mois vraiment enfermé dans mon appartement du Jardin des Plantes (j’ai dû sortir en tout et pour tout 2 fois seulement pour faire mes courses : si si), à sortir pour revoir « ma » ville chérie du haut du Sacré-Cœur de Montmartre. Je savais que c’était le seul moment pour voir Paris dans cet état-là, comme probablement je ne la reverrai plus jamais, et aussi comme les Parisiens ne la connaîtront jamais, y compris ceux qui ont pu la contempler pendant le confinement. Car c’était la dernière nuit du confinement et la seule nuit du déconfinement qui restera vierge. Comme lorsqu’il a neigé depuis suffisamment de temps en pleine ville pour que la neige tienne, et que personne n’a encore foulé et sali le tapis blanc. Les jours et les nuits suivants, ce temps suspendu et vierge sera introuvable.
 

C’est pourquoi, bizarrement, je me suis mis sur mon 31. Je me suis fait tout beau pour connaître cette nuit-là, ce moment historique : je me suis rasé de près, j’ai pris une douche. Pour personne, si ce n’est pour Paris. Et à minuit moins cinq, je suis sorti.
 

Je crois que la nuit et la météo pluvieuse ont aidé à rendre le tableau encore plus lunaire et unique. Car elles ont découragé les gens de sortir. Il n’y avait quasiment personne dans les rues. S’il avait fait beau, peut-être que le déconfinement aurait donné lieu à quelques sorties nocturnes, à quelques coups de klaxon dans les rues, à des scènes de liesse pour singer une « libération ». Mais là, non. Le temps a éteint la potentielle euphorie du passage entre fermeture et ouverture. Ça attendra demain.
 

Alors avant de vous décrire ce que j’ai vu, la bonne nouvelle, déjà, c’est que j’ai pu remarcher ! Moi qui adore marcher, j’avais peur qu’après 2 mois sans bouger, je perde le rythme et que mon corps ne suive pas. Eh bien j’ai fait à pied les 16 km aller-retour sans souci.
 

Après, en marchant, comme pour capter l’instant tel un appareil photographique, je me suis prêté à un exercice d’observation proche du « jeu des 7 différences », en tentant de détecter ce que je trouvais changé dans le paysage urbain depuis que je l’avais quitté. Et croyez-moi, j’ai une assez bonne connaissance de la marche dans Paris, notamment la nuit.
 

Et pour profiter pleinement de ce spectacle unique, alors même qu’il pleuvait et que j’avais pris mon gros casque au cas où, j’ai préféré ne pas ouvrir mon parapluie, pour ne pas réduire mon champ de vision, et je n’ai finalement pas écouté de musique dans mon casque, pareil, pour être pleinement disponible et ne pas gâcher le moment.
 

Et voici les « grands » changements que j’ai vus :
 

TRANSPORTS – Quasiment pas de voitures qui circulent (les seuls grands axes où j’ai dû regarder à gauche puis à droite pour traverser, ce sont l’avenue de Rivoli et les Grands Boulevards… et encore… ça ne roulait pas des masses là non plus). C’était la première fois que je voyais une ville où les feux tricolores ne servaient plus à rien et où le piéton pouvait déambuler librement dans les rues sans risque de se faire écraser. Les seuls véhicules qui circulaient étaient des bus vides et roulant plus vite que d’habitude car ils étaient seuls. L’autre fait étrange, c’était qu’il y avait très peu de taxis (alors qu’en temps normal, on ne voit que ça à Paris !). Pour continuer avec la description des transports, trois autres détails inhabituels m’ont étonné : on n’entendait plus aucune sirène de police ou de pompiers ; dans les rues de Paris, il y avait plein de places de parking vides (alors que d’habitude c’est blindé, surtout dans les petites rues où les pare-chocs se frôlent) ; et enfin, les trottinettes électriques abandonnées sauvagement sur les trottoirs (leur cimetière) avaient tout simplement disparu ! Volatilisées !
 

 

RUES – À ce propos, ce qui m’a marqué, c’était la propreté des trottoirs. Pas une feuille d’arbre qui traînait, pas de crottes de chien, pas de déchets (les seuls rares détritus que j’ai vus, c’étaient des cannettes de bière : normal, vu que le confinement était la « Fête du Boboïsme »…). Les poubelles de rue étaient quasiment toutes vides (du moins côté Rive gauche ; ça débordait parfois plus je montais vers le Nord). J’ai trouvé les trottoirs tellement nickels, brillants, propres et virginaux que j’aurais dit des patinoires ou des miroirs. Et je pense que c’était la seule et dernière « première fois » qu’il m’était possible d’observer ça à Paris ! J’ai également remarqué que dans les endroits (arcades, ruelles coupe-gorge, ponts, etc.) où normalement ça sent la pisse, eh bien ça ne sentait plus la pisse. L’autre détail qui m’a marqué – peut-être le plus important car c’est un changement qui concerne l’accroissement de la surveillance et l’invasion du dieu luciférien électrique –, c’est qu’il y avait plus de lampadaires, et même des nouveaux lampadaires superposés aux anciens. Alors soit je psychote et je ne les avais pas vus avant, soit effectivement nous sommes davantage éclairés et même filmés. Et « ils » (les illuminatis du Gouvernement Mondial) ont profité de notre enfermement pour installer des nouveaux éclairages. Ceci dit, du haut du Sacré-Cœur, c’était la première fois que je voyais une ville de Paris aussi éteinte et obscure. C’est donc les petits éclairages qui ont proliféré, je crois, tandis que les grands éclairages (ceux des monuments et des bâtiments imposants) ont baissé. À vérifier. Je ne fais que soulever une hypothèse.
 

 

HABITANTS – En me promenant dans Paris pendant cette nuit si spéciale – je ne dirais pas « post-apocalyptique » car on n’en est pas encore là et le terme serait trop fort –, j’ai quand même eu l’impression de marcher dans une ville-fantôme. Une ville comme dans les westerns (D’ailleurs, je me suis surpris à penser au « Nouveau Western » chanté par MC Solaar ; et j’ai même croisé tout près du Théâtre du Châtelet un homme habillé avec un chapeau de cow-boy et un long manteau en mode Jesse James). Car en temps normal, Paris, même la nuit, c’est vivant. C’était la première fois – et je pense que ce sera la seule fois de ma vie – que j’ai eu l’impression que Paris était une ville morte. D’ailleurs, j’entendais le moindre bruit beaucoup plus que d’habitude : le vent faisant claquer les portes, les bouches d’aération faisaient un boucan d’enfer, les poubelles étaient battues par les rafales de vent. Comme les humains se taisaient, c’étaient les objets qui se réveillaient (tout faisait du bruit, tout grinçait, tout claquait), ou bien la Nature et les animaux qui s’animaient (le bruissement du vent dans les arbres, la course des rats sur les places des Halles, etc. ; j’ai même vu un canard colvert de près qui marchait tranquillos le long d’un muret donnant sur les quais de Seine !). L’impression de ville-fantôme de western spaghetti était rehaussée par la désertion humaine des rues. La population parisienne observable cette nuit-là était quasi invisible : pas de touristes, beaucoup moins de mendiants et de clochards dormant ou marchant dans les rues, pas de prostitué(e)s, extrêmement peu de passants, pas de cris dans les rues ni de mecs bourrés, pas de bandes d’amis ni de couples, aucun enfant évidemment et – plus surprenant – aucune musique dans les rues ni de fêtes dans les appartements. Un véritable no man’s land. Quand je croisais des personnes, je voyais bien que de part et d’autre nous avions peur de marcher à trop proche distance. Les passants avaient peur les uns des autres. Je n’avais jamais vu une telle méfiance à Paris. Et paradoxalement, je crois que c’était la nuit parisienne la plus « secure » que j’ai jamais connue. L’ambiance ce soir-là était certes bizarre, troublante même, mais paradoxalement pas effrayante. Pourtant, je me disais en moi-même que si je me faisais attaquer par quelqu’un, je ne pourrais jamais me réfugier dans un restau ou un bar d’ouvert (puisqu’ils étaient tous fermés) et que je ne serais secouru par aucun passant (puisque je marchais seul et qu’il n’y avait pas âme qui vive dans mon champ de vision). Mais je pense malgré ça que c’était la nuit parisienne la plus sûre parce que les délinquants ou les mendiants étaient gentils et semblaient sobres (deux clodos m’ont gentiment demandé si j’avais des cigarettes : au final, les marginaux ont, je pense, été stérilisés et castrés par la crise sanitaire), les groupes de jeunes « blacks » de Montmartre écoutaient de la musique mais n’étaient « pas plus de 10 » pour respecter les règles de sécurité. Même les voitures de flics qui faisaient des rondes me fuyaient quand elles me voyaient (c’est arrivé au moins 3 fois pendant ma promenade ! Et sur le parvis de l’église Saint-Eustache, il y en a même une qui a carrément fait demi-tour devant moi !… genre ce soir-là, exceptionnellement, « c’est vous le bandit que tout le monde craint ». Le Nouveau Western, je vous disais…).
 

 

TEMPS – Le seul endroit dans Paris où il y avait de la vie, et où finalement l’espace-temps semblait réel et obéir au présent, c’était en hauteur : à Montmartre et sur le parvis du Sacré-Cœur. Là se trouvaient quelques rares groupes qui osaient parler, rigoler fort et écouter de la musique. Même les bandes de racailles « wesh wesh » réunies avaient l’air bon enfant. Car pour le reste des lieux parisiens, le temps semblait s’être arrêté à début mars. Y compris sur les colonnes Morris et les panneaux publicitaires qui pourtant sont connus pour devancer tous les événements et nous annoncer l’avenir, les affiches étaient chiffonnées (limite jaunies par la lune et le soleil) et n’ont jamais été retirées. Le futur placardé était périmé. Et devant les bureaux de vote des élections municipales, les affiches des candidats de début mars trônaient encore… et a fortiori sans graffitis moqueurs ou insultants ! C’étaient du « vieux neuf ». Soit le temps semblait figé (par exemple, les travaux urbains que j’avais vus avant la crise du Covid-19 stagnaient, ne paraissaient pas avoir bougé), soit le futur ressemblait au passé. J’avais l’impression de visiter un monde futuriste périmé ! Très étrange ! Enfin, pour terminer ma description de cette soirée historique dont personne ne parlera publiquement, je voulais mentionner un écriteau qui m’a intrigué. En passant devant une cordonnerie rue Rochechouart, j’ai vu ce petit papier scotché où était marqué à la main « FERMETURE OBLIGATOIRE JUSQU’À NOUVEL ORDRE ». J’ai pensé ironiquement, dans la foulée de mes délires eschatologiques : « Tiens, il manque un mot final. C’est l’adjectif ‘MONDIAL’… »
 

 

 
 
 

D’ailleurs, c’est drôle, cette « mystérieuse » odeur de soufre dont certains parlent hier soir hier soir à Paris. Spontanément, je pense à une raison surnaturelle (diabolique). Mais moi, en tout cas, je ne l’ai pas sentie.

L’Allemagne profite de la crise sanitaire pour faire passer sa loi d’interdiction des thérapies de conversion de l’homosexualité


 

Comme je l’avais annoncé dans mon dernier livre Interdiction des thérapies de guérison de l’homosexualité : la loi-bidon qui passera sans difficulté en France (éd. Vérone) pour l’Allemagne et la France en 2020, l’Allemagne profite de la crise sanitaire pour faire passer par étapes la loi d’interdiction des thérapies de conversion. D’abord les moins de 18 ans, puis après les adultes. Ce sera la même chose en France. Laurence Vanceunebrock-Mialon, la députée lesbienne qui porte la loi et qui a complètement orienté ses auditions à l’Assemblée Nationale pour faire passer les groupes d’accompagnement psychologique ou religieux pour des « sectes dangereuses », s’appuiera d’abord sur la jeunesse et les mineurs. C’est plus victimisant et persuasif. Raison de plus pour lire mon livre, même s’il arrive trop tard.